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  • Conjoints de fait au Quebec Comprendre vos droits et obligations

    Conjoints de fait au Québec : quels sont vos droits et obligations en cas de séparation, pension alimentaire ou succession ? Découvrez comment vous protéger grâce au contrat de vie commune et éviter les pièges juridiques. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Article Mariage civil devant notaire : Une union sécurisée et sur-mesure https://www.henkelmedia.com/articles/mariage-civil-devant-notaire-une-union-securisee-et-sur-mesure LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article L’importance d’un testament pour les conjoint·e·s en union de fait Dans le tissu social du Québec contemporain, une réalité se dessine : un couple sur trois... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Obligations alimentaires entre conjoints de fait Contrairement aux conjoints mariés, les conjoints de fait ne sont pas légalement tenus de verser une pension alimentaire à leur ex-partenaire, quelle que soit la durée de leur union. Ainsi, même si l’un des conjoints est en difficulté financière après la séparation, aucune obligation alimentaire ne s’applique. Cependant, cette règle ne concerne pas les enfants issus de l’union. Les deux parents restent responsables de leurs enfants et doivent subvenir à leurs besoins financiers, même après la séparation. En cas de désaccord, la cour peut intervenir pour déterminer les modalités et le montant de la pension alimentaire pour enfants. 👉 Nouveauté à partir de juin 2025 : L’introduction de l’union parentale apportera de nouvelles règles pour les couples avec enfants, tout en respectant les droits des couples déjà établis. Séparation et pension alimentaire : les règles générales Lorsqu’une séparation survient entre conjoints de fait, il n’est pas nécessaire d’entamer une procédure judiciaire pour officialiser la rupture. Contrairement aux couples mariés, qui doivent souvent passer par des démarches plus complexes pour divorcer, les conjoints de fait peuvent se séparer simplement d’un commun accord. Toutefois, en cas de désaccord sur des questions importantes, telles que la garde des enfants ou la pension alimentaire, ils peuvent saisir le tribunal. Dans ce cas, un juge interviendra pour trancher les différends. Pour que la pension alimentaire pour enfants soit gérée automatiquement par Revenu Québec , un jugement doit être obtenu ou une entente écrite doit être homologuée par le tribunal. Les biens après la séparation Lorsque les conjoints de fait se séparent, la répartition des biens diffère de celle des couples mariés. En principe, chacun garde ses biens personnels, sauf en cas d’entente écrite contraire. Cette séparation peut devenir complexe, notamment lorsqu’il s’agit de répartir les meubles, gérer le logement ou régler des dettes communes. De plus, les conjoints de fait n’ont aucun droit automatique à l’héritage, à moins d’être spécifiquement désignés dans un testament valide. Ce manque de protection peut poser des défis financiers, en particulier en cas de décès. L’importance du contrat de vie commune Afin de prévenir les désaccords et protéger leurs intérêts, les conjoints de fait peuvent signer un contrat de vie commune . Ce document est un outil juridique qui définit clairement les attentes, droits et obligations des partenaires, tant pendant leur vie commune qu’en cas de séparation. Avantages du contrat de vie commune : • Définir les responsabilités financières  : Qui prend en charge les dépenses quotidiennes ou les dettes ? • Prévoir la répartition des biens personnels et communs  : Identifier ce qui appartient à chacun et ce qui est partagé. • Organiser les responsabilités liées aux enfants  : Prévoir les modalités financières et pratiques en cas de naissance ou d’adoption. • Clarifier les conséquences en cas de séparation  : Préciser les modalités de partage des biens, de répartition de la maison familiale, ou encore les conditions pour une éventuelle pension alimentaire. Pour garantir sa validité, il est recommandé de faire rédiger ce contrat sous forme notariée. Cela permet de recevoir des conseils juridiques adaptés et de rendre le contrat difficile à contester à l’avenir. Un inventaire des biens et dettes peut aussi être inclus pour une protection supplémentaire. Régime de répartition et convention d’indivision En l’absence de régime matrimonial, les conjoints de fait peuvent s’inspirer des modèles suivants pour leur contrat : • Société d’acquêts  : Une séparation entre les biens propres et les biens acquêts (acquis pendant l’union), ces derniers étant partagés à parts égales en cas de rupture. • Séparation de biens  : Chaque conjoint conserve la pleine propriété de ses biens, qu’ils aient été acquis avant ou pendant l’union. Pour les couples investissant dans un bien immobilier commun, il est essentiel de consulter un notaire pour établir une convention d’indivision . Celle-ci définira comment le prix de vente sera réparti en cas de vente ou de séparation. Sans accord préalable, les conjoints sont présumés copropriétaires à parts égales, quelle que soit leur contribution respective. Conclusion : Prévenez pour mieux protéger vos droits Bien que les conjoints de fait soient nombreux au Québec, leur protection juridique reste limitée par rapport aux couples mariés. Il est donc crucial de bien comprendre leurs droits et obligations pour éviter des complications en cas de séparation. La signature d’une convention de vie commune sous forme notariée est un moyen efficace de protéger ses intérêts, en clarifiant les attentes et en réduisant les risques de conflits. En anticipant, les conjoints de fait peuvent vivre leur relation avec sérénité et préserver leur sécurité financière et juridique. Besoin de conseils éclairés ? Votre notaire est là pour vous guider. Conjoints de fait au Québec : Comprendre vos droits et obligations 2025-06-19 HENKEL 6 minutes Les conjoints de fait sont de plus en plus nombreux au Québec, mais beaucoup ignorent les implications légales de leur statut, notamment en cas de séparation, de pension alimentaire ou de protection des biens. Contrairement aux couples mariés ou unis civilement, les conjoints de fait sont soumis à des règles spécifiques prévues par le Code civil du Québec. Découvrez dans cet article tout ce qu’il faut savoir pour protéger vos droits et éviter les pièges juridiques. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) JURIDIQUE

  • Entrepreneurs 8 films a voir en ce deuxieme confinement

    Le deuxième confinement de la pandémie de Covid-19 nous force tous à devenir des as du cocooning! Voici une liste de films pour ceux qui cherchent l’inspiration, le divertissement ou matière à réflexion pour les prochains défis à relever, individuels et collectifs. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Documentaires Brené Brown: A Call to courage (2019) Résumé: Sous forme de conférence filmée devant le public, Brené Brown détaille le chemin à parcourir pour choisir le courage au lieu du confort dans une société où règnent trop souvent la peur et l’incertitude. Son thème de prédilection, la vulnérabilité, demeure au centre de son discours. Pourquoi il faut voir: L’auteure et chercheuse en sciences humaines texane est un véritable phénomène parmi les speakers de ce monde. Son Ted Talk The Power of Vulnerability a été téléchargé plus de 50 millions de fois. Avec l’humour, l’aplomb et l’empathie qu’on lui connaît, elle réussit une fois de plus susciter la réflexion, l’émotion et la motivation à partir d’exemples concrets et de faits vécus. Un antidote à la peur qui paralyse et aux doutes qui s’installent bien malgré nous. Une voix à entendre et à partager, spécialement en cette période pandémique. Sur Netflix She Did That (2019) Résumé: Une plongée au cœur du quotidien de quatre entrepreneures afro-américaines qui ont brisé les barrières et fait leurs marques. La réalisatrice et blogueuse Renae L. Bluitt a voulu dépeindre une image plus représentative de ces femmes qui ont construit leur affaire, brique par brique, et qui laisseront un riche héritage à celles qui leur succéderont. Pourquoi il faut voir: Les femmes noires sont le groupe d’entrepreneurs qui connaît la plus forte croissance aux États-Unis. Pourtant, elles sont peu reconnues. On y découvre avec intérêt les parcours de Luvvie Ajayi, autrice et conférencière, Lisa Price, fondatrice de Carol’s Daugher, de Melissa Butler, fondatrice de The Lip Bar et de la gourou de la finance, Tonya Rapley, de My Fab Finance. Toute l’équipe de production de ce film était composée de femmes noires. Il s’agit du premier documentaire présentant des femmes noires entrepreneures lancé par Netflix. Sur Netflix The Creative Brain (2019) Résumé : Le neuroscientifique et auteur à succès David Eagleman est fasciné par les prouesses quotidiennes de l’imagination humaine. Dans ce documentaire, il se penche sur le processus créatif de plusieurs innovateurs en explorant les multiples façons de stimuler et de cultiver notre créativité. Pourquoi il faut voir : À travers des rencontres fascinantes avec des scientifiques, designers, architectes, acteurs, musiciens, écrivains et enseignants, le film de Jennifer Beamish et Toby Trackman met en lumière ce dont le cerveau humain est capable. Et ce, peu importe le domaine dans lequel on brille. La musicienne Grimes et le réalisateur et acteur Tim Robbins offrent les entrevues parmi les plus intéressantes du film. Une façon très sympathique de nourrir sa créativité depuis son salon! Sur Netflix Becoming (2019) Résumé: Ce documentaire fait suite au livre autobiographique éponyme paru en 2018 chez Fayard, vendu à plus de 10 millions d’exemplaires dans le monde. Il propose une plongée intime dans la vie de l’ancienne première dame des États-Unis, Michelle Obama. On la suit dans les coulisses de sa tournée de promotion de son livre alors qu’elle visite 34 villes américaines. Pourquoi il faut voir: Pour cet accès privilégié à Michelle, la femme, sans être dans l’ombre de son illustre mari. On la retrouve dans toute sa splendeur: charismatique, drôle, avec une répartie à tout casser alors qu’elle va à la rencontre de différentes communautés, revisite la maison de son enfance dans le sud de Chicago et revient sur des moments marquants de sa vie d’avocate et de mère de famille. Sur Netflix et iTunes Store Rapide et dangereuse: une course fiscale vers l’abîme (2020) Résumé : Brigitte Alepin, professeure en fiscalité au Campus de Saint-Jérôme de l’UQO, signe ce documentaire ayant pour thématique une réalité mondiale: les multinationales et les milliardaires paient de moins en moins d’impôt. Depuis 30 ans, les pays se livrent à une compétition acharnée pour attirer les multinationales, en baissant les taux d’imposition. Résultat: ce jeu dangereux avantage les géants et tue à petit feu les PME et le service public au sein des démocraties occidentales. Pourquoi il faut voir : Pour les entrevues avec des sommités mondiales telles que Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie et Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie. Pour l’examen critique de la situation et les pistes de solutions à cette importante faille de la mondialisation. Sur Tou.tv FILMS DE FICTION The Assistant (2020) Résumé : Thriller mettant en vedette Julia Garner dans le rôle de l’assistante junior d’un magnat des médias qui découvre petit à petit un monde d’abus et de secrets. Pourquoi il faut voir : Dès sa sortie, le film de la jeune cinéaste australienne Kitty Green a fait grand bruit dans le monde du cinéma qui sort à peine du cataclysme entourant l’affaire Harvey Weinstein. Son récit dénonce les climats de travail toxiques à l’ère post-#metoo à travers l’humiliation, le harcèlement et les abus de pouvoir. Un film oppressant et claustrophobe qui montre les effets multiples et insidieux du pouvoir qui prend de l’ampleur dans les jeux de coulisses. Sur Crave, illico, YouTube et iTunes Store The White Tiger (2021) Résumé : Cette fable raconte l’histoire de l’ascension fulgurante de Balram Halwai, un chauffeur ambitieux au service d’une richissime famille indienne, qui use de son intelligence et de sa ruse pour devenir un entrepreneur prospère. Pourquoi il faut voir : Pour l’humour noir du récit basé sur le bestseller éponyme de Aravind Adiga (Prix Booker 2008). Pour l’adaptation habile du cinéaste irano-américain Ramin Bahrani qui était son camarade de classe à l’Université de Columbia. Pour la réflexion sur la corruption sociale et politique ainsi que sur les rapports de forces (dominants/dominés) du système capitaliste. Sur Netflix Tesla (2020) Résumé : Ce biopic de Michael Almereyda relate l’histoire fascinante de Nikola Tesla, le scientifique serbo-américain qui a permis par son génie le transport généralisé de l’électricité. On y suit l’amitié, puis la rivalité, avec Thomas Edison alors que Tesla se bat pour capitaliser financièrement ses inventions. Pourquoi il faut voir : Pour la performance très convaincante d’Ethan Hawke dans le rôle de l’inventeur et pour les relents modernes et les anachronismes en tout genre qui ponctuent le film et le rendent bougrement intéressant. À titre d’exemple, la narration du film est assurée à la caméra – prenant place devant un MacBook – par le personnage d’Anne Morgan, fille du magnat de la finance J.P. Morgan, amie et bienfaitrice de Tesla. Au final, on découvre l’histoire d’un homme qui a été révolutionnaire rétrospectivement et non de son vivant. Sur Netflix, iTunes Store, illico, Crave, Youtube et Google Play Séries humoristiques En rafale, une liste de séries entrepreneuriales, légères et humoristiques, à voir ou à revoir: Silicon Valley (2019) Sur Crave Girlboss (2017)Sur Netflix Better Call Saul (2015) Quatre saisons Sur Netflix The Office (2005) Neuf saisons S ur Youtube et Netflix Mad Men (2007)Sept saisons Sur AMC Workin’ Moms (2017)Cinq saisons Sur Netflix Silicon Valley (2014) Sept saisons Sur Crave/HBO Entrepreneurs: 8 films à voir en ce deuxième confinement 2021-02-08 MÉLISSA PROULX 6 minutes Le deuxième confinement de la pandémie de Covid-19 nous force tous à devenir des as du cocooning! Voici une liste de films pour ceux qui cherchent l’inspiration, le divertissement ou matière à réflexion pour les prochains défis à relever, individuels et collectifs. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) CULTURE

  • Succession et dettes Faut-il toujours accepter un heritage

    Henkel media - Lorsqu’un proche décède, devenir héritier peut sembler une évidence. Pourtant, accepter une succession n’est pas toujours avantageux. Imaginez hériter d’un patrimoine lourdement endetté : accepter pourrait vous exposer à des dettes écrasantes… Le notariat décrypté pour des décisions éclairées Succession et dettes : Faut-il toujours accepter un héritage ? 2025-01-31 HENKEL 7 minutes Lorsqu’un proche décède, devenir héritier peut sembler une évidence. Pourtant, accepter une succession n’est pas toujours avantageux. Imaginez hériter d’un patrimoine lourdement endetté : accepter pourrait vous exposer à des dettes écrasantes… Renoncer à une succession est parfois la meilleure décision pour protéger vos finances et éviter des complications juridiques. Mais comment faire ? Dans cet article, découvrez tout ce qu’il faut savoir pour prendre une décision éclairée. QU’EST-CE QUE LA RENONCIATION À UNE SUCCESSION? La renonciation à une succession est une procédure légale où un héritier potentiel choisit de ne pas accepter l’héritage après le décès d’un proche. Cette décision peut être prise pour plusieurs raisons comme éviter de devoir assumer les dettes du défunt ou pour permettre à d’autres héritiers de recevoir une part plus importante de l’héritage . Une personne peut renoncer à une succession, à condition de n’avoir pas déjà accepté l’héritage , ni posé un acte signifiant son acceptation, comme vendre un bien ou effectuer des transactions bancaires. De plus, elle ne doit pas avoir été reconnue comme héritière par un jugement. La renonciation à une succession doit être effectuée dans un délai de six mois suivant le décès. Cette démarche doit obligatoirement être réalisée devant un notaire, par acte notarié en minute, ou être reconnue par un jugement. En principe, les héritiers ne sont pas responsables des dettes de la personne décédée pour un montant supérieur à l’héritage qu’ils vont recevoir. Toutefois, ils peuvent être tenus de payer toutes les dettes de la personne décédée dans les cas suivants : s’ils ne respectent pas la procédure légale pour régler la succession; s’ils refusent ou négligent de régler la succession ; ou s’ils décident de ne pas faire l’inventaire des biens de la succession ou bien si les héritiers s’approprient les biens du défunt avant la fin de l’inventaire. Qu’est-ce qu’un inventaire? Un inventaire successoral est une procédure qui consiste à dresser un état détaillé des biens et des dettes laissés par une personne décédée. Il permet de recenser tous les actifs (comme l’immobilier, les comptes bancaires, les objets de valeur) ainsi que les passifs (dettes, crédits, impôts dus) afin d’évaluer la valeur de la succession avant que les héritiers prennent une décision. L’inventaire successoral n’est pas toujours obligatoire au Québec, mais il est recommandé dans la plupart des cas pour protéger les héritiers et s’assurer de la bonne gestion des biens et dettes de la succession. Si vous êtes héritier et que vous vous trouvez dans une situation où les dettes semblent importantes ou si vous souhaitez limiter votre responsabilité, il est sage de faire appel à un notaire pour effectuer un inventaire. POURQUOI RENONCER À UNE SUCCESSION? Plusieurs raisons peuvent pousser un héritier à renoncer à une succession : Les dettes du défunt : Si le défunt laisse plus de dettes que d’actifs, l’héritier peut choisir de renoncer à la succession afin de ne pas être tenu responsable de ces dettes. En cas de dettes importantes, accepter l’héritage pourrait entraîner l’obligation de les régler. Les conflits familiaux : Des conflits familiaux peuvent amener un héritier à renoncer à une succession pour éviter les tensions ou les litiges. Les avantages fiscaux : Dans certains cas, lorsqu’un héritier renonce à une succession, cela peut permettre de réduire les impôts sur les successions pour les autres membres de la famille qui héritent. La renonciation peut ainsi alléger la charge fiscale globale des héritiers. L’incompatibilité morale ou personnelle : Certaines personnes préfèrent ne pas hériter pour des raisons éthiques ou personnelles. Renoncer à une succession est parfois une décision stratégique pour éviter des complications financières ou familiales, tout en préservant les avantages fiscaux. QUELLES SONT LES ÉTAPES POUR RENONCER À UNE SUCCESSION ? Ce processus permet aux héritiers de renoncer à un héritage légalement et de se protéger contre les dettes du défunt. 1. Vérifications préliminaires : veiller à connaître tous les aspects de la succession, y compris les dettes et les actifs, idéalement en dressant un inventaire détaillé. 2. Acte notarié ou déclaration judiciaire : Préparer un acte notarié devant notaire ou une déclaration judiciaire de renonciation. Un acte de renonciation notarié présente plusieurs avantages importants : Sécurité juridique : Un acte notarié garantit que la renonciation est réalisée conformément aux lois et règlements en vigueur, offrant ainsi une sécurité juridique maximale. Clarté et précision : Le notaire s’assure que tous les termes et conditions de la renonciation sont clairs et précis, évitant ainsi toute ambiguïté ou malentendu. Preuve irréfutable : Un acte notarié constitue une preuve formelle et irréfutable de la renonciation, ce qui peut être crucial en cas de contestation future. Enregistrement officiel : Le notaire enregistre l’acte de renonciation dans les registres appropriés, assurant ainsi sa reconnaissance officielle et sa traçabilité. Conseils professionnels : En travaillant avec un notaire, l’héritier bénéficie de conseils professionnels et personnalisés, s’assurant que la renonciation est réalisée de manière éclairée et en connaissance de cause. Délai respecté : Le notaire veille à ce que la renonciation soit effectuée dans le délai légal imparti, généralement six mois à partir du décès, pour éviter toute invalidation de la procédure. 3. Inscription au registre : La renonciation à la succession doit être inscrite au Registre des droits personnels et réels mobiliers . 4. Délai : L’héritier dispose d’un délai six mois à partir du décès pour renoncer à la succession, Passé ce délai, il est présumé avoir accepté la succession, sauf s’il demande une prolongation. CONSÉQUENCES DE LA RENONCIATION À UNE SUCCESSION Renoncer à une succession a plusieurs conséquences juridiques et financières : Perte des droits : Une fois la renonciation effectuée, l’héritier perd tous ses droits sur les biens, les dettes et les obligations du défunt. Il n’est plus tenu de régler les dettes et ne peut revendiquer aucun actif de la succession. Sa part est alors attribuée aux autres héritiers selon les règles de la dévolution successorale. Transmission aux autres héritiers : La part de l’héritier renonçant est redistribuée parmi les autres héritiers, conformément aux règles de dévolution successorale. Irrévocabilité : La renonciation est en principe irrévocable. Une fois la décision prise et la déclaration déposée, l’héritier ne peut plus revenir sur sa décision. Renoncer à une succession est une démarche importante qui doit être mûrement réfléchie. Cette décision, bien qu’elle permette d’éviter des dettes ou des conflits, exige une compréhension claire des enjeux juridiques et personnels. Pour vous assurer de prendre la meilleure décision, nous vous conseillons de consulter un notaire afin d’obtenir des conseils juridiques éclairés et de suivre correctement les procédures légales ! PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Series Frais notariaux démystifiés : Qui paie lors de l’achat d’une... Dans le monde de l’immobilier, il existe une idée reçue : seuls les acheteurs sont responsables... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article TUTELLE DES ENFANTS MINEURS... L’une des questions les plus fréquemment posées aux notaires... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article L’importance d’un testament pour les conjoint·e·s en union de fait Dans le tissu social du Québec contemporain, une réalité se dessine : un couple sur trois... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE JURIDIQUE

  • Preparer votre entreprise aux transformations du marche du travail

    Le marché de l’emploi évolue à une vitesse vertigineuse, et les entreprises qui veulent rester compétitives doivent faire preuve de créativité et d’anticipation. Il ne s’agit plus seulement d’ajuster les stratégies existantes, mais de repenser complètement les structures organisationnelles. Les états financiers, votre nouveau meilleur ami en affaires. Préparer votre entreprise aux transformations du marché du travail 2025-03-03 HENKEL 7 minutes Le marché de l’emploi évolue à une vitesse vertigineuse, et les entreprises qui veulent rester compétitives doivent faire preuve de créativité et d’anticipation. Il ne s’agit plus seulement d’ajuster les stratégies existantes, mais de repenser complètement les structures organisationnelles. Pour se démarquer dans ce contexte en transformation, les entreprises doivent anticiper les tendances du marché, diversifier leur vivier de talents et valoriser les compétences transversales et atypiques. Explorons ensemble comment ces stratégies peuvent transformer votre entreprise ! Anticiper les évolutions du marché Dans un contexte où le marché de l’emploi évolue à un rythme effréné, la planification proactive de la main-d’œuvre n’est plus une option, mais une nécessité absolue. Pour les employeurs, il est crucial de comprendre que s’adapter aux nouvelles dynamiques du marché ne signifie pas seulement réagir aux changements lorsqu’ils surviennent, mais plutôt anticiper ces évolutions pour mieux aligner leurs stratégies de ressources humaines avec les objectifs à long terme de l’entreprise. Le marché du travail est en transformation, et c’est à nous de rester connectés sur ces mouvements pour aider nos clients à prendre les meilleures décisions concernant leur processus de recrutement. Valérie Saint-Pierre, directrice en acquisition de talents chez Caméléon, souligne cette importance : « Le marché du travail est en transformation, et c’est à nous de rester connectés sur ces mouvements pour aider nos clients à prendre les meilleures décisions concernant leur processus de recrutement. » Cette approche proactive permet non seulement de prévoir les défis potentiels, tels que la pénurie de talents ou l’émergence de nouveaux métiers, mais aussi de transformer ces défis en opportunités stratégiques. Anticiper les évolutions du marché implique une analyse constante des tendances économiques, technologiques et sociales qui influencent l’offre et la demande de talents. Par exemple, l’essor de l’intelligence artificielle et de l’automatisation modifie les compétences requises dans de nombreux secteurs, rendant obsolètes certains métiers traditionnels tout en créant de nouvelles opportunités. Les entreprises qui réussissent à anticiper ces changements seront mieux équipées pour recruter, former et retenir les talents nécessaires à leur croissance. Prévoir, pour prospérer Anticiper les besoins futurs en matière de main-d’œuvre permet aux entreprises de se préparer aux défis à venir, tels que la pénurie de talents et l’émergence de nouveaux métiers. Selon des experts consultés par Dell Technologies, 85% des postes en 2035 seront des métiers qui n’existent pas encore aujourd’hui. Pour s’adapter à cette réalité, il est crucial de revoir la structure organisationnelle et de redéfinir les rôles en fonction des compétences transversales. « Nous encourageons nos clients à être stratégiques en prévoyant leurs besoins de main-d’œuvre en fonction du marché actuel. Il faut anticiper les difficultés de recrutement et mettre en place des actions concrètes pour intégrer et engager le personnel qu’on embauche, » ajoute Valérie. Créer un vivier de talents diversifié Dans un marché du travail de plus en plus globalisé, la diversité des talents devient un atout indispensable pour répondre efficacement aux besoins organisationnels. En repensant leur structure, les entreprises doivent adopter des stratégies de recrutement innovantes qui leur permettent d’élargir leur vivier de talents. Cela ouvre la porte à un éventail plus large de compétences et leur donne accès à des candidats qu’elles n’auraient peut-être jamais considérés auparavant. « Les entreprises font place à la relève, rappellent leurs retraités, s’ouvrent sur le recrutement international. On sent une plus grande ouverture sur les profils plus atypiques, » explique Valérie. Elles embauchent également des consultants, des employés à temps partiel, et prennent le temps de les former pour qu’ils puissent contribuer pleinement à l’organisation. En élargissant leur horizon pour inclure des profils atypiques, les entreprises se dotent d’une capacité unique à innover et à anticiper les besoins futurs. Cette ouverture est le gage d’une compétitivité durable et d’une adaptation continue aux évolutions du marché. Pour développer un vivier de talents diversifié, il est essentiel d’explorer des sources de recrutement non traditionnelles. Cela inclut par exemple le recrutement international, ou encore l’inclusion de talents issus de bassins diversifiés. Par exemple, des partenariats avec des organisations communautaires et des institutions académiques peuvent aider à attirer des candidats sous-représentés qui possèdent des compétences et des perspectives uniques. Les entreprises doivent également repenser leurs critères de sélection pour inclure des compétences non conventionnelles, comme celles issues de parcours atypiques. Cela permet non seulement d’élargir le vivier de talents, mais aussi d’enrichir l’organisation en termes de diversité cognitive et d’innovation. Valoriser les compétences et intégrer des profils atypiques Dans un contexte où les métiers évoluent rapidement, il est crucial de valoriser un large éventail de compétences et de parcours. « Il ne faut pas hésiter à revoir nos attentes et à trouver des solutions alternatives pour tirer parti des compétences diversifiées, y compris celles issues de profils atypiques.” Ajuster les critères de recrutement Les entreprises doivent adapter leurs critères de recrutement pour inclure des compétences non traditionnelles qui peuvent apporter une valeur ajoutée significative à l’organisation. Par exemple, des compétences en gestion de crises ou en innovation peuvent s’avérer inestimables dans un environnement de travail en perpétuelle mutation. Il est important de ne pas se limiter aux qualifications académiques traditionnelles, mais d’être ouvert à des compétences plus larges et transversales, qui peuvent apporter une perspective nouvelle et dynamique à l’organisation. Il est également crucial de revoir les attentes en matière de recrutement. Cela peut inclure l’ajustement des descriptions de poste pour refléter les compétences réellement nécessaires, plutôt que de se concentrer uniquement sur les qualifications formelles. La formation continue : un atout indispensable Une fois ces talents recrutés, il est important de les intégrer de manière efficace et de leur offrir des opportunités de développement continu. « Pour rester compétitif, il faut travailler sur l’expérience de nos employés, ce sont nos plus grands ambassadeurs, » rappelle Valérie. Un bon plan d’intégration, accompagné de suivis réguliers et d’opportunités de formation continue, permettra à votre équipe de s’adapter aux évolutions du marché du travail et de contribuer de manière significative à la croissance de l’entreprise. La formation continue est essentielle dans un marché du travail en constante évolution. « De nouvelles compétences émergent. Il faut s’assurer de prévoir la formation à nos employés et le transfert des connaissances, » précise Valérie. Cela permettra non seulement de maintenir un haut niveau de compétence au sein de l’entreprise, mais aussi de préparer les employés aux défis futurs. Le marché du travail de demain ne ressemblera en rien à celui d’aujourd’hui. Les entreprises qui réussiront ne seront pas simplement celles qui suivent le mouvement, mais celles qui anticipent, qui osent diversifier leurs talents et qui valorisent des compétences diversifiées et transversales. Le futur du marché du travail est rempli d’opportunités pour ceux qui osent adopter une vision audacieuse. Votre entreprise est-elle prête à tirer parti de ces nouvelles dynamiques ? L’avenir appartient à ceux qui se préparent aujourd’hui pour les succès de demain ! PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article COMMENT VONT MES EMPLOYÉS? Investir dans la santé globale de ses employés, un incontournable pour la prospérité LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE GESTION & RH

  • COVID La lueur despoir sest transformee en frustration Jessy Riel experte en sante psychologique en entreprise

    Certes, les impacts physiques de la COVID-19 sont nombreux. Or, plusieurs spécialistes arguent que les effets psychologiques, quoique moins apparents au printemps 2020, se sont bel et bien installés après 22 mois de crise sanitaire historique. Henkel média a discuté avec la fondatrice de l’entreprise Ax Conseil, Jessy Riel, qui est experte en santé psychologique et organisationnelle, afin d’en apprendre davantage quant aux répercussions de la pandémie sur les travailleurs. Lorem Ipsum is simply dummy text of the printing and typesetting industry. Lorem Ipsum has been the industry's standard dummy text ever since the 1500s, when an unknown printer took a galley of type and scrambled it to make a type specimen book. It has survived not only five centuries, but also the leap into electronic typesetting, remaining essentially unchanged. JEAN-FRANÇOIS CYR À PROPOS DE Article L’HÔPITAL EST MALADE | «NOTRE MANDAT EST D’OFFRIR DES SERVICES.. Alors que le réseau public de la santé, affaibli depuis des années, continue.. LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article SANTÉ MENTALE AVEC MARTIN ENAULT Martin Enault est reconnu comme étant un bâtisseur avant-gardiste de nouvelles industries. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Stress, anxiété, fatigue, détresse, frustration, colère sont des symptômes associés aux diverses phases de la pandémie. En juillet 2021, l’Organisation mondiale de la santé prévenait que différents effets seraient notables à long terme sur la santé mentale des populations. La transmission du virus, le confinement, l’auto-isolement, l’exclusion sociale, la contradiction de certaines mesures, la perte d’emploi temporaire, l’incertitude professionnelle et financière, la fermeture des écoles, les changements de routine, pratiquement personne ne sort indemne de ce paradigme singulier. Il en va de même pour le monde du travail. L’essoufflement « Depuis le début de l’hiver 2021, j’ai observé un accroissement de l’essoufflement. De nombreux clients exprimaient leur désarroi alors que plusieurs n’avaient jamais fait d’anxiété. Ils affirmaient perdre le contrôle… J’ai dû leur expliquer qu’une année d’adaptation par rapport à la crise pouvait avoir un impact sur leur vie. » « Pendant un bon moment, les gens ont cru qu’ils ne seraient pas affectés. Mais, un jour, boum, ils ont été happés par la crise comme bien d’autres. Au printemps et à l’été 2021, une vague d’espoir a déferlé sur la population québécoise : le déconfinement, les promesses de la vaccination, la réouverture des commerces… les gens ont surfé sur une période d’enthousiasme et de liberté. Ils pouvaient enfin respirer. Malheureusement, tout s’est évanoui à l’approche de l’hiver. » Jessy Riel observe que des sentiments différents habitent dorénavant ses clients. Les gens ne sont plus déstabilisés par la menace du virus, mais plutôt par les mesures sanitaires, qui changent d’un mois à l’autre. « Un jour le gouvernement affirme ceci, puis la semaine suivante il dit cela », souligne la spécialiste de santé mentale en milieu de travail. En d’autres termes, plusieurs personnes ont perdu le nord. Et cette déroute engendre évidemment de l’anxiété. « Par exemple, la fermeture temporaire des écoles. C’est un stress pour les parents de ne pas savoir, avec certitude, si leurs enfants iront bel et bien à l’école à la date envisagée (à noter que le 13 janvier, le gouvernement Legault a réaffirmé sa volonté de rouvrir les écoles quatre jours plus tard). Cela a un impact majeur sur le noyau familial et par la même occasion sur le milieu professionnel. Je dois dire que les parents se préoccupent aussi grandement de la qualité de l’enseignement offert à leur enfant depuis près de deux ans… À quoi les citoyens s’accrochent-ils actuellement ? À quoi les employeurs peuvent-ils croire, eux qui avaient fait de nombreux efforts durant une année ? » Au travail, les effets de cette incertitude sont palpables. Une étude récente publiée en octobre par la firme de consultation en gestion LHH auprès de 14 800 travailleurs issus de 25 pays indique qu’ils sont plus épuisés que jamais. 40 % des employés canadiens affirment avoir souffert d’épuisement professionnel dans la dernière année 27 % des employés canadiens ont le sentiment que leur équilibre travail-vie personnelle s’est détérioré dans la dernière année. 54 % des jeunes dirigeants indiquent avoir souffert d’un épuisement professionnel et trois sur dix mentionnent que leur santé mentale et physique a décliné ces 12 derniers mois. De l’avis de Mme Riel, environ la moitié des travailleurs québécois qui font appel à ses services, depuis décembre, sont étroitement liés à la répercussion de la COVID-19. « Les gens se sont longtemps ralliés à la Santé publique. En ce moment, mes clients se questionnent beaucoup quant à la pertinence de ces efforts. La confiance s’étiole. Il y a beaucoup de déception, de découragement. L’être humain n’aime pas les zones floues, car c’est anxiogène. La fatigue morale et physique, déjà présente l’an passé, est exacerbée depuis décembre. La frustration s’ajoute à l’épuisement. » « À l’hiver dernier, les problèmes de santé mentale étaient surtout provoqués par l’isolement et la solitude. En ce moment, j’observe que les causes se sont transformées sous les effets du doute et de la confusion : la colère, l’écœurement, l’abattement ont pris le relais. Le spectre a changé par rapport à l’an passé. 18 mois plus tard, je parle encore de la COVID-19, mais les sentiments se sont modifiés. Et de toute évidence, ces symptômes seront détectés durant longtemps. » Un lourd bagage au travail Les clients de Jessy Riel, qui sont issus d’entreprises de tout acabit, expriment souvent que ce lourd bagage personnel est « transporté » dans leur environnement professionnel. L’employé, fatigué et stressé, côtoie un patron tout aussi préoccupé. « Ce n’est certainement pas une période facile pour les travailleurs, mais les employeurs sont également très affectés par la crise sanitaire », précise-t-elle. En effet, ils doivent composer avec une multitude de problèmes liés à la fragilité financière de leur compagnie, la pénurie de main-d’œuvre, les restrictions, les fermetures temporaires et imprévisibles des commerces, des fournisseurs, des partenaires… « Ça accroche entre dirigeants et employés. Je parle énormément de l’importance de la flexibilité et de l’indulgence. Au cours d’une séance de consultation, je rappelle toujours à mon client la réalité de l’employeur. L’empathie est une clé pour une meilleure relation. Tout le monde navigue dans ce contexte de pandémie. Parfois, les gens oublient ce constat, car ils ont le nez dans leur caca ! Comment maintenir le cap, sans s’épuiser ? Il faut notamment éviter les dangers du ruminement. » Au dire de Jessy Riel, de nouveaux clients sont apparus en raison de la crise. Assurément, le milieu du travail a été extrêmement chambardé. Les gens ne sont pas conscients de leur fragilité face à la COVID-19. Ils manquent de nuance dans leur analyse. De plus, de nombreux travailleurs tardent à demander du soutien, que ce soit auprès du département des ressources humaines de leur entreprise… Des conseils pour atténuer les impacts néfastes de la pandémie sur soi ? « Il faut prendre du recul, se reposer, extérioriser son trop-plein, nuancer son analyse de la crise, éviter les scénarios catastrophiques, choisir avec précaution ses sources d’information, diminuer les heures d’exposition aux médias, passer du temps de qualité en famille ou en couple, retrouver les petits plaisirs de la vie, vivre le moment présent… » COVID-19 | « La lueur d’espoir s’est transformée en frustration » – Jessy Riel, experte en santé psychologique en entreprise 2022-01-14 JEAN-FRANÇOIS CYR 6 minutes Certes, les impacts physiques de la COVID-19 sont nombreux. Or, plusieurs spécialistes arguent que les effets psychologiques, quoique moins apparents au printemps 2020, se sont bel et bien installés après 22 mois de crise sanitaire historique. Henkel média a discuté avec la fondatrice de l’entreprise Ax Conseil , Jessy Riel, qui est experte en santé psychologique et organisationnelle, afin d’en apprendre davantage quant aux répercussions de la pandémie sur les travailleurs. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) SANTÉ & BIEN-ÊTRE

  • Six marques quebecoises affichent les couleurs LGBTQ2AI

    Dans le cadre du Mois de la fierté, la nouvelle agence Muze Influence a lancé la campagne #FierDeToutesLesCouleurs. Six entreprises québécoises ont saisi l’occasion pour se démarquer. Entretien sur le pouvoir d’influence du marketing pour promouvoir la diversité avec Pierre-Olivier Beaudoin, l’instigateur du projet. Mon handicap, mon unicité Six marques québécoises affichent les couleurs LGBTQ2AI+ 2021-06-28 ISABELLE NEASSENS 7 minutes Dans le cadre du Mois de la fierté, la nouvelle agence Muze Influence a lancé la campagne #FierDeToutesLesCouleurs. Six entreprises québécoises ont saisi l’occasion pour se démarquer. Entretien sur le pouvoir d’influence du marketing pour promouvoir la diversité avec Pierre-Olivier Beaudoin, l’instigateur du projet. Le mouvement Black Lives Matter a mis l’enjeu à l’avant-scène depuis l’été dernier… La diversité est large: sa définition n’a cessé de se préciser au gré des revendications de chacun, incluant celle de genre et sexuelle. Pierre-Olivier Beaudoin, fondateur de Muze Six marques québécoises qui représentent ou célèbrent la diversité ont joint la campagne multiplateforme #FierDeToutesLesCouleurs initiée par Muze. Nail Création a présenté le coffret de vernis Pride ; Womance , les chaussettes et t-shirts à l’effigie du hashtag; Kandju , des bonbons multicolores; Eska , les six mocktails aux couleurs de l’arc-en-ciel imaginés par deux mixologues de la communauté; Kaseme , la collection d’étuis de téléphone Fierté de sept créateurs LGBTQ2AI+ et finalement, Girl Crush , qui a fait une vidéo promotionnelle de type défilé live. Le co-branding fonctionne bien quand il y a une complémentarité entre les marques, qu’elles partagent des valeurs communes, affirme Pierre-Olivier Beaudoin. « Eska n’hésite pas à promouvoir le vidéo de Girl Crush parce qu’elle est fière de s’associer à une compagnie de mode qui est écoresponsable comme elle, cite-t-il à titre d’exemple. Le co-branding permet de relier les produits entre eux selon la ligne directrice de la campagne et de faire bénéficier de la notoriété et des réseaux de tout un chacun ». Promouvoir un enjeu social « La diversité est sur toutes les lèvres en ce moment, mais c’est aussi un sujet qui me touche personnellement, confie le jeune homme. J’ai fait mon coming-out très tard. Encore aujourd’hui, on ne sait jamais comment ça peut être perçu par rapport à notre carrière ». Celui qu’on surnomme PO Beaudoin, animateur en France et aux États-Unis, a révélé qu’il était gai en 2017 sur sa chaîne YouTube, P.O & Marina . « J’étais ému et nerveux, mais ça s’est bien passé. Par contre, j’ai reçu tellement de témoignages de tristesse, de colère, de rejet, de discrimination en tout genre, que je me suis dit que j’avais le devoir d’en parler ». En mettant sur pied son agence marketing l’année dernière, il a choisi de faire de cet enjeu sa signature. « Il y a deux ans, j’avais créé un projet personnel sur mon Instagram en déclinant les couleurs du drapeau de la Fierté en 18 tableaux . J’ai eu envie de reprendre le concept en mettant de l’avant d’autres entreprises, positionnant la mienne chemin faisant. Une belle façon de me définir en tant que fondateur et de positionner ma marque ! ». Les entreprises participantes versent un pourcentage de leurs ventes à la Fondation Émergence , un organisme à but non lucratif qui lutte contre l’homophobie et la transphobie. En embrassant une cause sociale, l’agence fait dans la stratégie marketing: les produits associés à un enjeu social sensible véhiculent une image positive pour la marque », explique le jeune entrepreneur. S’affirmer dans la création « Offrir des contenus artistiques de qualité est indispensable pour attirer l’œil tout en faisant passer un message, assure-t-il. Le clip qu’on a tourné avec Girl Crush a été, selon les 30 vidéastes, danseurs et mannequins qui ont participé, l’un des plus formidables qu’ils aient développés. C’est ça qui permet d’aller loin sur les réseaux sociaux ». L’équipe de Muze est constituée d’influenceurs choisis pour leur personnalité unique, leur base de fans et leur façon de présenter les marques avec de belles images et des mots qui résonnent. Ils savent comment développer des campagnes. Le marketing d’influence donne instantanément accès à des tribunes plus larges. « Ce n’est pas juste une question de se coller à la tendance du moment. Il faut savoir rejoindre les gens. Cela va bien au-delà du selfie avec un pot de crème! Selon moi, la création de contenus, lorsqu’elle est belle et réfléchie, peut être engageante et même faire une différence ». PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article YMMA : DEUX PAPAS ET DES POUPÉES Créer des poupées noires et métisses, voilà le projet qui a réuni deux papas autour.. LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article 5 CONSEILS POUR TOUCHER LES COEURS... ET LES PORTEFEUILLES Le marketing est devenu une façon de faire des affaires. Ironiquement, les médias ... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Entretien CODE DH: «ÊTRE VULNÉRABLE» Accepter sa vulnérabilité LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE CULTURE

  • Avoir la vingtaine et racheter Capitaine Homard deux amis vivent le reve a Sainte-Flavie

    Le repreneuriat peut s’avérer un processus complexe et long comme il peut se révéler simple et rapide. C’est le cas pour l’entreprise Capitaine Homard, une entreprise du Bas-Saint-Laurent rachetée par deux jeunes amis dans la vingtaine. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article REPRENDRE L’ENTREPRISE DU PATRON : CONFIANCE ET ENGAGEMENT... Le repreneuriat est plus qu’un transfert de titres. Même lorsque le cédant met les clés... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article REPRENDRE L'ENTREPRISE FAMILIALE Les sœurs Monna mènent la barque d’une entreprise familiale de l’île d’Orléans LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien PAPA, JE REPRENDS L'ENTREPRISE! Danièle Henkel s’est rendu à Salaberry-de-Valleyfield pour rencontrer Renée Demers, la présidente... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Sainte-Flavie, c’est la porte d’entrée de la Gaspésie, l’appel du fleuve avec ses grands vents et ses couchers de soleil parmi les plus beaux du Québec. C’est aussi la longue bâtisse rouge et blanche au style un peu art déco des années 60 : Capitaine Homard . Ses viviers et ses fumoirs, sa poissonnerie, son restaurant, sa boutique, son camping et la poignée de chalets léchés par les vagues. Pendant près de 20 ans, Alain Bellavance a été le capitaine. Depuis un an, ce sont deux jeunes amis de Rimouski qui mènent la barque. Laurence Marquis et Nicolas Horth, âgés respectivement de 26 et 27 ans, ont déjà le vent dans les voiles. Reprendre une business entre amis « Nic et moi, on faisait partie de la même gang d’amis à Rimouski qui se fréquentait depuis qu’on avait 14 ans, raconte Laurence. Quand est venu le temps d’aller à l’université, on s’est retrouvés tous les deux à Montréal. C’est là qu’on a appris à se connaître ». Les deux copains ont découvert la ville ensemble et ont partagé leurs rêves d’avenir. Un projet en immobilier ou un café, pourquoi pas? C’était dans les cartes… Nicolas a étudié en actuariat et son parcours semblait tracé d’avance. Laurence a complété un baccalauréat en commercialisation de la mode parce qu’elle aimait toucher à tout: la vente, le lancement d’affaires, l’image de marque. Moins studieuse, plus ambitieuse peut-être, elle était surtout pleine d’idées. Elle a travaillé dans une agence marketing et en restauration. « J’aime apporter de nouvelles idées, confirme-t-elle. C’est enrageant par contre, quand c’est quelqu’un d’autre qui récolte les bienfaits ». Nicolas retournait dans son patelin pour renflouer ses caisses durant les étés. « Chez Capitaine Homard, il a gravi tous les échelons pendant six ans : il a été busboy, puis serveur, avant d’être gérant puis bras droit du patron, explique Laurence. Quand la fille du proprio a texté Nic pour dire que son père était prêt à vendre, on s’est regardé en souriant et on s’est dit: on l’achète? ». Avoir des étoiles dans les yeux Alain Bellavance, propriétaire depuis 1968, était seul à la barre de Capitaine Homard depuis une dizaine d’années. « Il n’avait plus autant d’énergie à mettre dans toutes les activités ici, explique Laurence. Ses trois enfants ne souhaitaient pas reprendre. L’entreprise était quand même son bébé, il ne voulait pas la laisser aller à n’importe qui. Il avait établi avec Nic un lien de confiance. Alors, quand on s’est assis tous les trois ensemble, et qu’on s’est mis à lui proposer plein d’idées, à lui parler du potentiel qu’on voyait pour le futur, il avait des étoiles dans les yeux. Et nous aussi ». Le propriétaire, heureux de passer la main, a soutenu les deux jeunes et partagé ses connaissances. « Il a toujours été très ouvert et transparent avec nous, confie Laurence. Il nous a montré les choses qui allaient bien et moins bien ». Le Centre de transfert d’entreprises du Québec a encadré le trio cédant-repreneurs. Plusieurs rencontres ont eu lieu, entre eux, puis avec toute la ribambelle d’experts impliqués, notaires, avocats, les SADC et CAE , etc. « Alain a misé sur nous, on a même pu compter sur lui comme créancier principal », énonce Laurence avec gratitude. Le transfert a pris moins d’un an de mai 2019, quand on a monté notre plan d’affaires, à la signature le 1er avril 2020! » Pour Laurence, reprendre une entreprise, en région, quand on est une femme et qu’on est jeune, comporte son lot d’avantages. « Il suffit de faire ses recherches, il y a des aides partout, assure-t-elle. On a eu une subvention de 7500 $ pour refaire le site internet, et plusieurs prêts. Il y a du soutien financier pour les salaires, les crédits d’impôt, l’achat d’équipement, le soutien pour l’éco-rénovation et d’autres ressources ». Rajeunir l’espace ensemble Un vent de fraîcheur a secoué Capitaine Homard à l’été 2020. Les deux acolytes, qui se sont départagé les tâches assez aisément, l’un en comptabilité et l’autre en marketing et service à la clientèle, ont dû réajuster le tir. Bien qu’ils aient accueilli à bras ouverts et le sourire aux lèvres le raz-de-marée humain qui a afflué en Gaspésie, ils ont dû donner un coup de main en cuisine, en salle, aux réservations… Le personnel de l’entreprise, qui reste saisonnière, était au rendez-vous, mais l’achalandage a été tel que la nouvelle copropriétaire a fait de la plonge, et sa mère aussi! Un système de réservation en ligne pour le camping et la restauration, des aires d’accueil séparées, des chalets rénovés et une nouvelle gérante aux ressources humaines font partie des nouveautés de cette année. « On veut que Capitaine Homard soit à notre image, martèle Laurence. Je suis en train de développer des produits dérivés, des vêtements à l’effigie de la marque. L’idée, au-delà d’être une institution touristique, c’est que les gens du coin se réapproprient le lieu et qu’on se défasse de l’étiquette qu’on est cher. On a créé des menus qui intègrent les produits régionaux, la laitue de mer, les herbes salées, le fameux riz gaspésien. Sur la nouvelle grande terrasse, on peut siroter un gin de Mitis ou un hydromel de bleuet du Vieux-Moulin de Sainte-Flavie, les pieds dans l’eau et les yeux rivés sur le soleil couchant. Ça vaut tout l’or du monde, ça ». Avoir la vingtaine et racheter Capitaine Homard: deux amis vivent le rêve à Sainte-Flavie 2021-05-04 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Le repreneuriat peut s’avérer un processus complexe et long comme il peut se révéler simple et rapide. C’est le cas pour l’entreprise Capitaine Homard, une entreprise du Bas-Saint-Laurent rachetée par deux jeunes amis dans la vingtaine. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • DOMINIQUE VALLEE TRIOMPHE AVEC SES PLANCHES QUEBECOISES

    Comment une athlète, Dominique Vallée, est devenue entrepreneure ? Concevoir et fabriquer des planches à pagaie (SUP) performantes et uniques, selon Henkel Media. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article TOURISME: UN JEUNE ENTREPRENEUR FAIT VIVRE L’EXPÉRIENCE... Avec la pandémie, la Belle Province a revêtu ses plus beaux atours pour séduire ses habitants... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article REPRENDRE L'ENTREPRISE FAMILIALE Les sœurs Monna mènent la barque d’une entreprise familiale de l’île d’Orléans LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article Écotourisme: un été de villages éphémères Il y a de ces entrepreneurs en démarrage qui ont su pivoter pendant la pandémie ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Des plages dorées à la poussière d’un atelier À six ans, Dominique Vallée avait déjà les cheveux dans les voiles et les pieds scotchés sur une board . La sportive sait de quoi elle parle quand il est question de planches : à pagaie (ou SUP, stand-up paddle ), rigide ou gonflable, de sauvetage nautique, de surf, de wake , et maintenant de wing . « Je ride au top dans mon entreprise! », lance-t-elle à la volée. «Dodo la crevette québécoise», comme la surnomment ses amis athlètes français, est une véritable passionnée. Elle s’est donc entourée d’une équipe de « fous furieux » comme elle pour concevoir et fabriquer des planches. « Même à -20, on plonge dans le fleuve glacé de Trois-Rivières en face de l’atelier pour vérifier si nos produits font exactement ce qu’on veut qu’ils fassent dans l’eau!, illustre-t-elle en riant. Il y en a plusieurs parmi nous qui font aussi de la compétition ». Les planches à pagaie de DoSport conçues et fabriquées à Trois-Rivières Concevoir des planches performantes « Je conçois, je fabrique, je teste, lance l’ex-championne qui a toujours la performance accrochée à son cadran ». Dominique a maintenant le contrôle complet de la production et peut inclure les détails précis qui font toute la différence. « Je suis capable de faire du sur-mesure pour des athlètes à travers le monde parce que je sais exactement ce qu’il faut faire pour rendre la planche infaillible et l’adapter sur n’importe quel plan d’eau », confirme la médaillée d’argent des Jeux panaméricains de Saint-Domingue 2003 et d’or de Rio en 2007. Lors de ses derniers Jeux, elle a intégré la planche à pagaie, encore peu connue, à son programme d’entraînement. En 2012, Dominique a décidé de monter une entreprise pour faire connaître le SUP au Québec. Elle a alors pris les bouchées doubles : la même année, elle devenait entraîneuse à la Fédération de voile du Québec. « Dormir quatre heures par nuit, c’est tout à fait moi! », rit-elle. D’athlète à entrepreneure Pour donner de l’élan à son projet, la kinésiologue de formation a contacté le CLD de sa région. « Ils ont mis tout le monde autour d’une table et j’ai présenté ma vision, se rappelle-t-elle. Ils m’ont aidé à démarrer. L’entrepreneuriat m’animait beaucoup. Comme avec le sport, il n’y avait pas grand-chose qui me faisait peur! ». Jouissant d’une bonne réputation comme athlète, elle a facilement obtenu des prêts et des subventions. Devant l’absence de planches à pagaie au Québec, elle s’est d’abord tournée vers l’Asie. « En voyant l’intérêt des gens pour ce sport, j’ai commencé à en importer plus sérieusement », explique Dominique. Ce qu’elle a fait de 2012 à 2016, en étant toujours coach à temps plein, se refusant à prendre sa retraite. « Avoir une entreprise, c’est comme être dans la compétition, mais sans régime et sans douleur! », assure-t-elle. Des planches artisanales et écoresponsables Do Sport inc. intègre des matériaux locaux, naturels et recyclés à ses produits. « Ramener la production des planches rigides de Chine au Québec a permis de mettre nos valeurs environnementales au coeur de notre entreprise. Ici, on fabrique nos composites avec du foam recyclé et des tranches de bois de la Mauricie recouvertes de résine époxy ». L’équipe de huit employés est constamment à l’affût des dernières techniques et tendances en matière de conception et de fabrication. Elle crée ses propres moules de manière traditionnelle, avec des moyens modernes. « On est tous des créatifs, des esprits libres et nomades, alors les dessins et les couleurs sur les planches sont pétés ! Il y en a même qui sont incrustés de pierres! Nos wakesurfs , laminés à la main depuis 2018, sont de véritables œuvres d’art! Très peu de monde sait faire ça. En 2019, on a même mis au point une planche à pagaie adaptée aux personnes en fauteuil roulant. On est vraiment fiers d’être les seuls au Canada à concevoir et fabriquer des planches artisanales d’une grande qualité ». DOMINIQUE VALLÉE TRIOMPHE AVEC SES PLANCHES QUÉBÉCOISES 2021-05-18 ISABELLE NEASSENS 4 minutes Deuxième, troisième vague… des termes qui ont envahi notre quotidien, mais que Dominique Vallée maîtrise depuis longtemps. Les vagues, elles les chevauchent depuis qu’elle sait pédaler. Athlète internationale de planche à voile devenue entraîneuse puis fondatrice de Do Sport inc. , elle raconte le défi entrepreneurial qu’elle a relevé haut la main. La petite compagnie trifluvienne de conception et de fabrication artisanale de planches est entraînée par le courant et crée des remous jusqu’en Europe. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) INNOVATION

  • Sur quoi se baser pour prendre la decision dinvestir

    On parle souvent de l’importance de faire des prévisions financières au démarrage de son entreprise, mais un entrepreneur devrait en faire pour chaque projet d’investissement. Et cela peut se faire simplement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’outil Previsio a été créé par l’École des entrepreneurs du Québec. Les outils DH Sur quoi se baser pour prendre la décision d’investir ? 2020-09-30 MARTINE LETARTE 7 minutes On parle souvent de l’importance de faire des prévisions financières au démarrage de son entreprise, mais un entrepreneur devrait en faire pour chaque projet d’investissement. Et cela peut se faire simplement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’outil Previsio a été créé par l’ École des entrepreneurs du Québec. Les chiffres sont super importants pour Nathalie Niemeyer, conseillère formatrice en croissance d’entreprise à l’École des entrepreneurs du Québec. Mais, à ses yeux, avant de faire des prévisions, il faut commencer par réfléchir à ses attentes en terme de rentabilité. « Chaque personne est différente et le contexte influence aussi les décisions », affirme-t-elle. Par exemple, en raison de la COVID-19, des entrepreneurs ont dû accepter de prendre plus de temps pour rentabiliser certains investissements. Aussi, ils ont dû regarder les autres options qu’ils avaient devant eux. « J’étais récemment avec des entrepreneurs du domaine de la créativité et des métiers d’art, raconte Nathalie Niemeyer. Ce qui revenait le plus, c’était comment ils avaient du plaisir à faire ce qu’ils font. La rentabilité ne sera peut-être pas au rendez-vous aussi rapidement qu’ils le souhaitent, mais abandonner leur entreprise pour se trouver un emploi est pour plusieurs inconcevable. Ils sont donc prêts à accepter une rentabilité moindre. » Voir plus clair grâce aux chiffres Une fois que l’on sait ce que l’on veut en terme de rentabilité et pourquoi, il est temps de se pencher plus attentivement sur les chiffres. « Les résultats ne seront jamais exactement ceux que l’on avait prévus, bien que proches, mais les prévisions faites viendront augmenter les chances de succès d’un projet d’investissement », affirme Maxim Montminy, conseiller formateur en croissance d’entreprise à l’École des entrepreneurs du Québec. Alors que les entrepreneurs ne maîtrisent pas tout le vocabulaire des comptables, Previsio leur permet d’entrer facilement les chiffres nécessaires pour réaliser leurs prévisions financières. Nathalie Niemeyer pense à cinq grands facteurs à considérer pour évaluer la rentabilité d’un investissement : 1- Le prix de vente du produit; 2- Les coûts variables liés au produit vendu ou au service rendu comme le coût des matières premières; 3- Le volume de vente escompté à court terme et la capacité d’augmenter ce volume avec le temps ; 4- Les coûts fixes nécessaires à sa création; 5- La capacité à optimiser les processus. « Parfois, les entrepreneurs sont mis face à leurs chiffres et ils ne les acceptent pas, précise la formatrice. C’est là qu’ils se mettent à créer de nouvelles solutions pour optimiser les processus afin d’être capables de faire plus avec les mêmes ressources.» Elle pense aussi à un petit bonus non négligeable : l’état d’âme ou les valeurs de l’entrepreneur. « Parfois, on va voir des entrepreneurs qui vont être capables de voir des compétiteurs comme des alliés, par exemple pour acheter de la matière première à moindre coût, explique-t-elle. Cet esprit de collaboration peut venir grandement influencer la rentabilité. » Grâce à Previsio, l’entrepreneur peut donc avoir une bonne idée de ce qui l’attend s’il maintient le cap, ou s’il agit sur certaines variables. « Ce n’est pas une fois par année qu’il faut se tourner vers son comptable pour lui demander si on fait de l’argent, affirme Maxim Montminy. Il faut regarder régulièrement soi-même sa rentabilité et analyser de près ses projets d’investissement pour s’assurer qu’on reste sur la bonne voie. » DÉCOUVREZ LA SOLUTION PREVISIO et diffusez-la dans votre réseau, au bénéfice des entrepreneurs. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article PREVISIO, PAR ET POUR DES ENTREPRENEURS Alors que les entrepreneurs doivent s’adapter à la vitesse grand V dans le contexte de la pandémie.. LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article PREVISIO, UN OUTIL GRATUIT DE PRÉVISIONS FINANCIÈRES Alors que de nombreuses entreprises encaissent une baisse de leurs activités et... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Journaliste indépendante MARTINE LETARTE À PROPOS DE FINANCE & COMPTABILITÉ

  • D ailleurs et d ici Leslie Mbimbi

    2024-01-26 D’ailleurs et d’ici – Leslie Mbimbi Plongez dans notre toute nouvelle série «D’ailleurs et d’ici», en partenariat avec Réseau Mentorat. À travers cinq épisodes, nous vous invitons à rencontrer des mentor.e.s et entrepreneur.e.s inspirant.e.s qui, comme Leslie Mbimbi, contribuent à façonner un paysage économique diversifié et inclusif. Bien plus qu’un simple soutien, le mentorat est une véritable force motrice pour l’innovation et la croissance. Vous aussi, impliquez-vous et façonnez un monde où chaque rêve a sa place! ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article FIÈVRE DU PRINTEMPS : MODE, SANTÉ, SPORT ET GRAND MÉNAGE ... Les journées rallongent et le cœur se met à battre plus vite avec la soif de découvrir ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article CARGOROU | VÉLO CARGO ET TRANSPORT ACTIF POUR NOS KIDS Le pickup Ford F-150 est le véhicule le plus vendu au Québec depuis douze ans ! LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article ADÈLE BLAIS ... Cette série met en lumière des artistes entrepreneurs LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article RELANCE CULTURELLE : VERS UNE REDÉFINITION DU MODÈLE D’AFFAIRES La pandémie a révélé la précarité du milieu culturel au Québec et un modèle d’affaires.. LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Sous-Rubriques

  • Alexandre Cecchi virtuose de lebenisterie Sauvegarder les metiers dart techniques

    Il y a de ces savoir-faire qui ne s’inventent pas, qu’il faut avoir apprivoisés, puis maniés des années durant, façonnant un tour de main qui ne s’apprend qu’avec le temps, après avoir poli mille fois des surfaces et des courbes aux petites heures du matin. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article SENS ET CONNEXIONS AU TRAVAIL... On dit avec perspicacité qu’il faut à l’entrepreneuriat des leaders plus humains et bienveillants.. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article ADÈLE BLAIS ... Cette série met en lumière des artistes entrepreneurs LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article ALEXANDRA BACHAND : LA HAUTE PARFUMERIE ET L’ART DU SLOWPRENEURIAT Dans cette série, les entrepreneurs artisans révèlent leurs talents de niche... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Marqueteurs, tourneurs sur bois, tonneliers, vernisseurs, doreurs, tapissiers, sculpteurs, ornemanistes… autant de métiers des arts du bois qui semblent enfouis sous une couche de poussière. Ils ont pourtant tout à voir avec l’ébénisterie, un art plus raffiné que la menuiserie, à des années lumières de ce que Ingvar Kamprad a mis sur les rayons d’Ikea, des meubles identiques, fonctionnels et économiques. Ce que conçoit et fabrique Alexandre Cecchi, ce sont des pièces d’art qui subliment des essences de bois précieux et traversent le temps sans flétrir. Du bout de son crayon, il les a imaginées. Puis il a modelé la matière, il a façonné sa chimère afin qu’elle puisse prendre forme. Comme un musicien qui jouerait avec les vibrations harmoniques, l’artisan raccorde des fibres de bois vivant, creuse des rosaces, dessine des médaillons et réalise des placages ornés de frisages. Alexandre est un génie du bois qui rêve la perfection et réalise l’œuvre. Se former autrement, une inspiration pour le Québec ? « L’ébénisterie… c’était assez flou pour moi au départ, et ce qui m’y a conduit relève du mystère ! avoue Alexandre avec un air amusé. Comme bien des jeunes qui cherchent leur voie, j’étais indécis ». À ses dix-huit ans, il était loin de se douter de la place qu’occuperait ce métier si particulier dans sa vie, et des années qu’il y consacrerait. « Après mon diplôme en ébénisterie traditionnelle, j’ai entamé mon Tour de France au sein de la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment. C’est une très vieille institution, dont les origines remontent à plus d’un millénaire. C’est un prolongement pratique de l’enseignement, basé sur une forme ancestrale de transmission des savoirs auprès de maîtres expérimentés ». Un peu comme un stage en entreprise chez nous, sauf que… quatre à six ans sont nécessaires avant d’être reçu compagnon, et que l’on incarne cette fonction à vie. « On s’engage à partager ce que l’on a appris aux maillons suivants ». Ce modèle de formation est aussi résolument plus intime. « Une ville, une année, une embauche et un projet personnel qui synthétise les compétences apprises. Plus on avance, plus la maquette se complexifie. Il faut vraiment être passionné, c’est très exigeant. Le jour, on est un ouvrier salarié, en entreprise. Puis on rentre dans le foyer, un hébergement commun à plusieurs sociétés de métiers engagées dans le compagnonnage. Les ouvriers dînent ensemble en col, cravate et veston. C’est un respect de la table, envers soi et envers les autres, un moment dédié, presque sacré. Puis le soir, on travaille sur les dessins techniques, on appréhende de nouveaux problèmes, et on peaufine notre maquette. Tout le monde a sa chance, mais huit ou neuf personnes sur dix partent avant la fin ». La confrérie, sous des airs de Harry Potter avec des tablées à la façon Poudlard, fait l’éloge du métier d’ouvrier, mais aussi l’apprentissage du savoir-être. Au-delà de la découverte des différentes techniques et méthodes de travail à travers les régions, le voyage est un véritable parcours de vie, qui forme l’étudiant à devenir professionnel, et l’itinérant (c’est le terme utilisé pour faire référence aux nombreux déplacements) à devenir un homme accompli. « Le métier devient vecteur de valeurs ». Devenir entrepreneur Devenu contremaître au sein de la prestigieuse Maison Dissidi du non moins célèbre Faubourg Saint-Antoine, le jeune homme se dédie alors aux fastidieuses répliques de meubles du XVIIIe siècle, ceux du Louvre ou de Versailles par exemple. Puis, la vie parisienne étant ce qu’elle est, il décide de lever l’ancre et de faire confiance à la vie. C’est en plein Centre-du-Québec qu’il amarre en 2017, alors que le CV qu’il a jeté à la mer est reçu de l’autre côté de l’océan par Dominique Repetti, propriétaire de l’atelier Ébéniste d’art. Talentueux, Alexandre devient rapidement son associé. Mais il a aussi beaucoup d’idées, et dès le printemps 2018, il commence à les faire valoir en son propre nom. Il fonde Cecchi . En toute humilité, il insiste : « comme dans n’importe quel métier, il faut être passionné. On ne s’invente pas artiste. C’est un mot galvaudé. À la base, la formation doit être technique. Puis, avec toute cette caisse à outils, on peut éventuellement faire quelque chose de créatif. Je suis avant tout un créateur de meubles ». « Il y a eu ce premier mécène qui a déposé une liasse de 50 000 dollars sur le bureau pour que je confectionne des consoles contemporaines dans son hall d’entrée, faites de palissandre de santos, délicates à fabriquer. Il me faisait confiance à 100%. Grâce à lui, j’ai pu commencer à monter un portfolio avec des images réelles de ma vision qui allie traditions françaises et esthétiques nouvelles. » Le maître ébéniste manie l’art du beau comme il peaufine la technique. Il porte en lui des années de tradition, qu’il parvient à transmuter. Quand il travaille, il est dans un état méditatif de contemplation et de concentration exceptionnels. « Ce qui me fascine, c’est de pouvoir m’exprimer à travers le bois, d’y mettre mes années d’apprentissage, mais aussi d’y déverser mes rêves et mon âme, tout ce qu’on ne peut dire avec la voix ». Alexandre Cecchi, virtuose de l’ébénisterie | Sauvegarder les métiers d’art techniques 2022-04-22 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Il y a de ces savoir-faire qui ne s’inventent pas, qu’il faut avoir apprivoisés, puis maniés des années durant, façonnant un tour de main qui ne s’apprend qu’avec le temps, après avoir poli mille fois des surfaces et des courbes aux petites heures du matin. Alors, les yeux rougis par un travail minutieux, l’échine courbée par les efforts et le front plissé de patience, la technique fait place au chef d’œuvre. Sous cette forme, l’ébénisterie est un métier qui tend à disparaître. Dans un contexte de fuite des talents, il est utile de s’arrêter quelques instants pour mieux comprendre une profession qui allie art, histoire et science, et qu’il faut préserver. Voici comment l’entrepreneur Alexandre Cecchi a su garder vivant ce savoir-faire ancestral. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • EE 2021 Discussions autour des enjeux de relance

    Quels sont les nouveaux enjeux pour les entreprises à l'horizon de la relance? Discussions autour des enjeux de l'international, de l'économie verte, du repreneuriat et du solopreneuriat, avec une attention particulière portée à l'impact des médias sur ces dynamiques, notamment à travers des initiatives telles que celles de Henkel Media. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Article 11 RECOMMANDATIONS DE LA RELÈVE D’AFFAIRES POUR RELANCER LE QUÉBEC La relève d’affaires désire faire entendre sa voix pour la reprise économique à la suite ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article Q&R: QU’EST-CE QU’UN ENTREPRENEUR DOIT ÊTRE PRÊT À INVESTIR... La mise de fonds personnels est un incontournable pour tout entrepreneur en devenir. LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article 10 TENDANCES EN ENTREPRISE À SURVEILLER EN 2021 Si l’année 2020 n’a pas du tout été celle que nous avions prévue, nous avons désormais LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION ( Vous pouvez aussi Aimer ) Démarrer l’aventure entrepreneuriale à l’international S’implanter ou s’exporter? Distribuer avec un ou plusieurs partenaires? Les experts s’entendent : le prérequis est d’avoir une certaine assise dans le marché local d’abord. Antoine Cauchon insiste de s’autoévaluer avant d’ouvrir ses ailes: connaître ses capacités, ses forces et ses faiblesses. Il faut ensuite être structuré, et surtout, bien accompagné. Il existe un large éventail de partenaires avec lesquels s’entourer: les institutions financières, le réseau des organismes régionaux de promotion des exportations ( ORPEX ), Exportation et Développement Canada (EDC), la Banque de Développement du Canada, Investissement Québec. Sans oublier les représentants commerciaux dans les ambassades et délégations du Québec à l’étranger qui peuvent activer leurs réseaux locaux et vous aider à passer au travers des mille-feuilles administratifs. L’animateur rappelle par expérience que pour chaque marché, il s’agit de trouver le juste fit pour ses produits. Les approches sont différentes selon la géographie: il faut une sensibilité particulière par rapport aux us et coutumes, connaitre les réglementations, les différents marchés et ajuster ses stratégies. Laurent Surrusca conclut que la mission commerciale vient à la suite de toutes ces étapes pour explorer le marché et valider sa proposition. Table ronde L’international : les pièges à éviter – 15 mars 2021 Animation: Julien Tougeron (Business France) Panélistes: Antoine Cauchon (Missions commerciales de l’Université Laval) Julian Lucchesi (Centech) Laurent Surrusca (Accompagnement international, Desjardins) Économie verte: des opportunités pour les entreprises Saviez-vous que les Orcades, un archipel au large de l’Écosse, étaient 100% autonomes énergiquement? Patrick Goulet est optimiste, il voit un boom dans les installations autonomes. Le Québec a un potentiel fort : il est le seul au monde à produire de l’électricité renouvelable. Anne-Josée Laquerre, du think tank Québec net positif , souhaite positionner le Québec comme accélérateur de l’économie sobre en carbone et affermir notre leadership dans ce domaine.Selon tous les intervenants, la reprise économique sera étroitement liée aux questions environnementales. Nicolas Gagnon du Conseil québécois en développement durable parle de la tendance lourde en approvisionnement responsable et Mme Laquerre assure que “l’économie linéaire que l’on connaît se dirige vers l’éco-circularité et la réutilisation des matières”. Le Plan pour une économie verte (PEV 2030) lancé par le gouvernement du Québec en novembre 2020 est l’occasion pour les entreprises d’effectuer le virage vers une économie durable et résiliente. Renaud Gignac souligne que les entreprises devront inscrire des scénarios d’impact dans leurs stratégies. Il parle aussi des capitaux qui seront disponibles pour développer de nouvelles technologies, de nouveaux projets et de nouveaux marchés à saisir (voir le Fonds Écoleader notamment). L’électrification tient une grande place dans le PEV, notamment pour les transports, ainsi que le développement des technologies propres et d’infrastructures à faibles émissions de carbone. Plusieurs trajectoires de transition sont envisageables selon les secteurs. Les filières porteuses sont celles de l’innovation technologique, l’énergie (solaire, biomasse, éolien, marées motrices, biométhanisation et biocarburants), la gestion des matières résiduelles et le recyclage, ainsi que la production agricole durable. Table ronde L’économie verte : les tendances de fond, les filières, enjeux et occasions – 15 mars Animation: Éric Ferland(Groupe Ecosphère) Panélistes: Renaud Gignac (Institut canadien pour des choix climatiques) Nicolas Gagnon (Centre québécois de développement durable) Patrick Goulet (Énergie Solaire Québec) Anne-Josée Laquerre (Québec Net Positif) Reprendre, c’est parfois mieux! « Quand tu reprends une entreprise, tu arrives dans la culture existante. C’est un peu comme si tu arrivais dans la maison d’une autre personne sans nécessairement la connaître. » C’est en ces mots que Dominique Brown, président de Chocolats Favoris, a illustré une des différences fondamentales entre le repreneuriat et l’entrepreneuriat. L’homme d’affaires a admis qu’il a dû relever de nombreux défis lorsqu’il a repris l’entreprise de Québec fondée en 1979. « Changer la culture d’entreprise, à ce jour, c’est la seule chose que je n’ai pas été capable d’accélérer », a-t-il témoigné. Ses conseils pour embarquer dans un train déjà en marche sans trop se casser les dents? Trouver ses repères. Tout d’abord, comprendre les finances et ensuite savoir bien s’entourer. « Reprendre une entreprise donne l’impression d’arriver dans une ruche où tout le monde sait quoi faire sauf toi. Ces repères permettent de travailler sur du tangible et d’opérer éventuellement les changements et la croissance voulus. » Plus de 15 000 dirigeants souhaitent transférer leur entreprise selon l’ Enquête canadienne sur la situation des entreprises , réalisée au début de l’automne pandémique par Statistique Canada, a souligné Vincent Lecorne, PDG. Une accélération sans précédent est d’ailleurs observée depuis quelques semaines au centre. Avec le vieillissement de la population, c’est 50 000 entreprises qui risquent de disparaître ces prochaines années si on ne s’intéresse pas davantage au repreneuriat, avertit-il. Selon Jessica Grenier, présidente de l’agence Oria, une éducation repreneuriale formalisée fait toujours défaut au Québec. « Il faut répliquer la recette des années 2000 pour mobiliser le Québec vers une culture entrepreneuriale. Mettons maintenant l’accent sur le repreneuriat comme possibilité d’entreprendre. Il faut en parler, ouvrir le champ des possibles et montrer des modèles différents.» « Car partir en affaires, c’est bien! Reprendre en entreprise, c’est parfois mieux! » de conclure M. Lecorne. Ressources: CTEQ Livre: Génération repreneurs (2020) EE-MAX Transfert et repreneuriat: quelle est la suite? – 17 mars Animation: Charles-André Morel, CTEQ Invité: Dominique Brown, Chocolats Favoris Panélistes: Jessica Grenier (Agence ORIA) Vincent Lecorne (Centre de transfert d’entreprise du Québec) Richard Quinn (Mouvement Desjardins) Porter un rêve: de solo à plusieurs Comment passe-t-on du solopreneuriat à l’entrepreneuriat? Cette question, fondamentale, a été abordée lors d’un panel animé par Sophie Dudot de Futurpreneur. Le solopreneuriat n’est pas un entrepreneur de seconde zone, mais bien une étape à travers laquelle la plupart des entrepreneurs passe, ont voulu rappeler d’emblée les invités. Les meilleurs outils selon les invités? Bien comprendre sa raison d’être (avec le Golden Circle de Simon Senek , par exemple). Avoir recours à un mentor ou un coach pour se développer personnellement et s’aider à cheminer. Réseauter et mettre à contribution les pairs (gens du milieu, clients, écosystème, etc.) Et en troisième lieu, les finances, qui constituent le nerf de la guerre. Au départ, il y a toujours une personne un peu idéaliste qui croit en son rêve, a rappelé avec beaucoup d’humour Marilyne Marti des Talents M. Et à un certain moment, le projet devient plus grand que soi et se transforme un mouvement. « Le premier fan, il faut bien s’en occuper, a-t-elle insisté. Il peut s’agir du premier client ou du premier employé, mais c’est lui qui va voir en nous ce leader inspirant et cet entrepreneur. » Il faut planifier l’embauche éventuelle de personnel, a pour sa part recommandé Kimberly Guillaume-Kacou de MTL Market dont les robes ont été portées par des célébrités. «N’attendez pas comme moi d’avoir trop de clients et ne plus savoir répondre à la demande. Prévoyez le moment où vous aurez besoin d’engager des collaborateurs ou des employés, quitte à les prendre à temps partiel dans un premier temps. » Ressource: futurpreneur.ca/fr/get-started/side-hustle/ Table-ronde Du solopreneuriat (ou travail autonome) à l’entrepreneuriat ou comment créer encore plus d’impact au service de sa vision personnelle? – 19 mars Animation: Sophie Dudot (Futurpreneur) Panélistes: Laura Ducharme (Maïkana) Pierre-Luc Thivierge (Collab Machine) Maryline Marti (Les talents M) Kimberly Guillaume-Kacou (MTL Market) EE 2021: Discussions autour des enjeux de relance 2021-03-21 HENKEL 7 minutes Expo Entrepreneurs 2021, un rassemblement dédié aux entrepreneurs du Québec a eu lieu virtuellement du 15 au 19 mars. Tables rondes, cliniques experts-conseils et conférences… on y parlé de tout, de l’innovation technologique au repreneuriat en passant par l’économie sociale. Voici quatre panels auxquels nous nous sommes attardés. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE

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