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  • 10 ans en affaires 10 conseils par Marilyne et Jimmy

    Henkel media - Cela fait maintenant une décennie que Marilyne Vallières et Jimmy Girard, couple dans la vie et partenaires en affaires, ont fondé Signalisation de Ville. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Article DU BRÉSIL AU QUÉBEC : L’HISTOIRE DE TRANSFORMATION DE MARINA... Émigrer vers un nouveau pays est une aventure qui change une vie remplie d’incertitudes,... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article LES 5 ARTICLES LES PLUS LUS SUR HENKEL MEDIA EN 2024 Alors que 2024 s’achève, impossible de ne pas faire un retour ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article SIGNALISATION DE VILLE ... Le secteur de la signalisation routière est souvent perçu comme figé... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) 1. Écouter et apprendre des autres Apprendre des autres est un moyen puissant de rester compétitif et de faire progresser votre entreprise. « Il est essentiel d’écouter les experts du secteur, les clients et même les concurrents, » explique Marilyne. « Chacun a quelque chose à enseigner, et il faut savoir tirer profit des expériences des autres pour éviter des erreurs coûteuses. » Échanger avec d’autres professionnels, que ce soit lors de réunions, de collaborations ou de discussions informelles, peut offrir des perspectives différentes et des pratiques éprouvées à intégrer dans votre propre modèle d’entreprise. En écoutant activement les retours des clients et en observant les pratiques des concurrents, il est possible de repérer des opportunités d’amélioration et d’innover continuellement. Le secret : rester humble ! 2. Innover constamment L’innovation est au cœur de la philosophie de Signalisation de Ville. « Nous devons rester à la pointe de la technologie et des méthodes de travail pour offrir à nos clients les meilleures solutions possibles, » partage Jimmy. « C’est ainsi que nous nous démarquerons. » Ils ont notamment investi dans des pickups électriques, démontrant leur engagement envers la durabilité et l’innovation. Ces véhicules non seulement réduisent leur empreinte carbone, mais permettent également des économies sur les coûts de carburant et de maintenance, tout en offrant une performance fiable et écologique sur les chantiers. 3. Prendre soin de son équipe Le succès d’une entreprise repose largement sur la qualité et la cohésion de son équipe. « Nous avons la chance de travailler avec des professionnel·le·s passionné·e·s et dévoué·e·s, » affirme Marilyne. Ayant vécu des expériences où les employés étaient sous-évalués et peu soutenus, Marilyne et Jimmy se sont promis de ne jamais reproduire cela dans leur propre entreprise. Ils placent donc le bien-être de leurs employés au cœur de leur stratégie, créant une entreprise modèle où chaque membre se sent valorisé et respecté. Lorsque les employés sont heureux et valorisés, ils sont plus motivés, plus engagés et plus performants. En investissant dans des initiatives comme des politiques de flexibilité du travail et des programmes de reconnaissance, les entrepreneurs peuvent créer un environnement de travail positif et motivant. 4. Comprendre le marché Une connaissance approfondie du marché est essentielle pour assurer la réussite et la pérennité de Signalisation de Ville. En restant attentifs aux évolutions du secteur et aux besoins émergents des clients, Marilyne et Jimmy ont su ajuster leurs offres pour non seulement répondre aux attentes, mais souvent les surpasser. Rester en phase avec les tendances et les changements du marché permet d’anticiper les demandes et d’innover en conséquence. Cette vigilance nous donne la possibilité de conserver un avantage compétitif, tout en maintenant l’entreprise à la pointe de son domaine. Cette stratégie proactive garantit à Signalisation de Ville d’être toujours prête à relever les défis d’un environnement en constante évolution. 5. Cultiver des relations solides Les relations solides avec les clients, les fournisseurs et les partenaires sont cruciales pour la pérennité de l’entreprise.« La confiance et la fidélité se construisent avec le temps, » explique Marilyne. « Il est essentiel de maintenir des communications ouvertes et transparentes avec tous les acteurs impliqués. » Des relations qui perdurent dans le temps nécessitent un soin constant et un respect des engagements. « Nous faisons tout notre possible pour respecter les délais et les attentes de nos partenaires, » ajoute Jimmy. Ce réseau de confiance devient alors un atout majeur, permettant non seulement de maintenir la continuité des opérations, mais aussi de saisir de nouvelles opportunités de croissance. 6. Planifier avec flexibilité Marilyne et Jimmy ont appris que la planification est essentielle, mais qu’il faut aussi savoir s’adapter aux imprévus. »Il est important de se préparer à différents scénarios et d’avoir des plans de secours, » conseille Jimmy. « La flexibilité permet de réagir rapidement aux changements et de saisir les opportunités. » Cette capacité à s’adapter permet de minimiser les impacts financiers et d’assurer la continuité des projets. 7. Garder une vision à long terme Le succès immédiat ne doit jamais faire perdre de vue les objectifs à long terme. Marilyne insiste sur l’importance de garder une vision claire pour l’avenir de l’entreprise.« Il est facile de se laisser distraire par les succès à court terme, mais il faut toujours garder en tête où nous voulons aller et comment y parvenir. » Cette vision à long terme inclut l’expansion vers de nouveaux marchés et l’exploration de partenariats stratégiques, essentiels pour une croissance durable. 8. Faire preuve de rigueur en tout temps Pour Marilyne et Jimmy, la discipline et la rigueur sont les pierres angulaires du succès de Signalisation de Ville. « Il est crucial de maintenir des standards de qualité élevés et de gérer efficacement le temps et les priorités, » explique Jimmy. Une éthique de travail rigoureuse renforce la crédibilité et la réputation de l’entreprise. Cette approche sans compromis a propulsé Signalisation de Ville au sommet de son secteur.« Nous ne sommes pas en compétition contre les autres. On est en compétition contre nous-mêmes pour toujours être meilleurs, » ajoute-t-il. 9. Être passionné La passion est le moteur de tout entrepreneur, selon Jimmy.« Si vous n’êtes pas passionné par ce que vous faites, il sera difficile de surmonter les défis et de se dépasser chaque jour. » Cette passion est contagieuse, inspirant l’équipe à donner le meilleur d’elle-même et à maintenir une énergie positive dans tous les aspects de l’entreprise. 10. Rester fidèle à ses valeurs Ne compromettez jamais vos principes, car ils sont le véritable moteur de votre succès ! Marilyne et Jimmy insistent sur l’importance de la rigueur, de la discipline et de la persévérance. « Ces valeurs sont au cœur de Signalisation de Ville. Elles guident toutes nos décisions et actions. » Respecter ses engagements envers les clients et partenaires, même dans des situations difficiles, est non négociable. Une éthique de travail rigoureuse et disciplinée renforce la réputation et la crédibilité sur le marché. La persévérance permet de surmonter les obstacles et de maintenir un niveau de qualité exceptionnel. En restant fidèle à ces valeurs fondamentales, vous pourrez bâtir une base solide pour votre entreprise. Une décennie de succès et au-delà Grâce à ces dix principes, Marilyne Vallières et Jimmy Girard ont su construire une entreprise prospère et respectée. Signalisation de Ville est aujourd’hui un leader d’opinion et une référence dans le secteur de la signalisation routière et de la sécurité des chantiers. Alors qu’ils célèbrent cette décennie de succès, ils restent déterminés à continuer d’innover, de s’adapter et de se développer. Pour l’avenir, Marilyne et Jimmy envisagent d’élargir encore leur gamme de services et d’atteindre de nouveaux marchés. Ils prévoient également de renforcer leur présence internationale, en ciblant des marchés émergents où la demande pour des solutions de signalisation de haute qualité est en croissance. Cependant, il reste encore de beaux marchés à approfondir, et nous travaillons fort au développement de notre clientèle dans le Grand Montréal et les périphéries. Le parcours de Marilyne Vallières et Jimmy Girard est bien plus qu’un simple succès entrepreneurial : c’est une leçon de détermination, de résilience et d’humanité. Lorsque passion, rigueur et valeurs s’unissent, il est possible de transformer une vision en une réalité florissante. Pour les entrepreneurs d’aujourd’hui, ces dix conseils sont autant de balises pour naviguer dans les eaux parfois turbulentes de l’entrepreneuriat. Ils rappellent que la clé réside dans une vision claire, un travail acharné et la fidélité à ses valeurs. Alors, que vous soyez au début de votre aventure entrepreneuriale ou en pleine croissance, prenez exemple sur cette belle réussite. Et souvenez-vous : le plus beau voyage est celui qui vous permet de bâtir quelque chose de durable, pour vous et pour les autres. 10 ans en affaires, 10 conseils par Marilyne et Jimmy 2025-01-07 HENKEL 7 minutes Cela fait maintenant une décennie que Marilyne Vallières et Jimmy Girard, couple dans la vie et partenaires en affaires, ont fondé Signalisation de Ville . Au cours de ces dix années, ils ont transformé leur entreprise en une référence incontournable dans le domaine de la signalisation routière et de la sécurité des chantiers. Pour célébrer cet anniversaire, ils partagent avec nous dix précieux conseils d’entrepreneuriat qui ont guidé leur succès ! PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • Batir un reseau de franchises brique par brique

    Le franchisage est un mode d’exploitation intéressant qui permet à certains entrepreneurs de connaître un important succès commercial. La récente diffusion de la vidéo avec Nancy Raymond Guillaume est un avocat d’affaires passionné par l’entrepreneuriat qui est à l’affût des besoins de ses clients et soucieux de leur fournir les meilleurs outils et conseils. Son objectif: aider les entrepreneurs à diminuer leurs risques et à structurer adéquatement leurs activités tant sur le plan légal que sur le plan des affaires. Engagé dans sa communauté, il n’hésite jamais à user de stratégies et d’audace afin de trouver des solutions efficaces et pratiques aux enjeux juridiques actuels. ME GUILLAUME LAPIERRE À PROPOS DE Article FRANCHISÉS: 4 QUESTIONS CRUCIALES À SE POSER AVANT DE SIGNER En pleine expansion partout en Amérique du Nord, le franchisage est un mode d’exploitation qui... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien NANCY RAYMOND, UN AN APRÈS Cette rencontre avait été un véritable coup de coeur pour l’équipe de DanieleHenkel.tv... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien DH DÉCOUVRE: NANCY RAYMOND DE STEAMATIC CANADA Dans la série DH découvre, Danièle Henkel part à la rencontre d’entrepreneurs d’exception. LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) BIEN CONNAÎTRE LE MODE D’EXPLOITATION Avant toute chose, un entrepreneur désirant lancer son réseau doit comprendre la mécanique de ce mode d’exploitation et ses inconvénients. Le franchisage permet à un entrepreneur de croître en augmentant considérablement son chiffre d’affaires tout en limitant son risque commercial. En effet, ce sont les franchisés qui acquièrent les droits d’exploitation de commerce, ils assument donc une part importante des risques commerciaux associés au démarrage d’un nouvel établissement. Afin que cette aventure en soit une positive, les futurs franchiseurs doivent bien sélectionner leurs franchisés dès le départ, afin de limiter les risques de conflits commerciaux ou de personnalités. LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE Avant même de démarrer un réseau de franchises, un entrepreneur doit protéger adéquatement sa propriété intellectuelle, laquelle représente l’un de ses principaux actifs, et ce, assez tôt dans son stade de croissance. Il est primordial de protéger notamment le nom de son entreprise, ses principaux slogans ainsi que ses logos et dessins lui permettant de se distinguer. L’histoire du franchisage au Canada regorge d’exemples* où des dirigeants ont tenté de franchiser leur entreprise sans procéder à l’enregistrement préalable de leurs éléments de propriété intellectuelle ou en choisissant des noms ou des éléments qui ne peuvent être «protégeables» au sens de la loi, comme les idées ou les innovations en phase de création. L’ACHALANDAGE Pour le développement d’un réseau, une certaine reconnaissance et notoriété publique sont primordiales. La clientèle d’un franchisé se doit d’être sans cesse en progression. Un investissement en publicité et en marketing de la part du franchiseur est donc non négligeable. Habituellement, dans les contrats de franchise, ce sont les franchisés qui doivent investir dans le fonds publicitaire du réseau, qui est cependant géré par le franchiseur. LA PROTECTION DES ACTIFS De plus, il est important de protéger les éléments d’actifs personnels du franchiseur. Pour ce faire, il existe plusieurs structures corporatives , notamment la société par actions, favorisant cette protection, d’où la pertinence de bien les comprendre et de les mettre en application dès le moment où une entreprise désire étendre ses activités vers un réseau de franchises. LA STANDARDISATION Ensuite, la standardisation des opérations est un autre élément important à prendre en considération. Un futur franchiseur se doit de mettre en œuvre des politiques internes de même que des processus favorisant les plus hauts standards de qualité. À titre illustratif, certains franchiseurs se dotent d’un manuel d’opérations dans lequel sont expliqués l’ensemble des processus à suivre pour l’exploitation du concept par un franchisé. Cette façon de procéder permet par ailleurs aux franchiseurs d’uniformiser leur concept. Se préparer tôt est primordial pour qui aspire à franchiser son entreprise. S’entourer de professionnels compétents dans le domaine du franchisage est d’autant plus utile afin de faire croître son entreprise et d’éviter notamment de sérieux faux pas. *Les entreprises qui n’effectuent pas ces démarches de protection encourent un risque accru de confusion avec d’autres concepts similaires ou de violation de leurs actifs de propriété intellectuelle. Bâtir un réseau de franchises, brique par brique 2021-05-13 ME GUILLAUME LAPIERRE 3 minutes Le franchisage est un mode d’exploitation intéressant qui permet à certains entrepreneurs de connaître un important succès commercial. La récente diffusion de la vidéo avec Nancy Raymond , présidente de Steamatic Canada, témoigne de ce phénomène. Or, mettre sur pied une bannière et devenir un franchiseur émérite ne se fait pas du jour au lendemain. Voici quelques étapes que l’entrepreneur aurait avantage à suivre afin d’éventuellement bâtir un réseau de franchises. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) FINANCE & COMPTABILITÉ

  • Jacob Isa et le Mixbus Studio Pas de blues pour des businessmen heureux

    Entrepreneur culturel créatif en temps de pandémie : le Mixbus Studio. Comment réinventer la musique, les festivals et les tournées ? Un défi soutenu par Henkel Media dans sa volonté d'encourager l'innovation dans le secteur culturel. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article RELANCE CULTURELLE : DES DIFFUSEURS... La relance tant annoncée est enfin là : les festivals d’été reprennent... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article CATHERINE MAJOR: NOUVELLE VIE D’AUBERGISTE POUR L’ARTISTE La prolifique auteure-compositrice-interprète Catherine Major a fait le grand saut... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article TOURISME: UN JEUNE ENTREPRENEUR FAIT VIVRE L’EXPÉRIENCE... Avec la pandémie, la Belle Province a revêtu ses plus beaux atours pour séduire ses habitants... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Cette industrie a, comme tant d’autres, subi de plein fouet la valse lente des restrictions sanitaires, en mode stop-and-go . « En plus d’être un casse-tête logistique, une salle à 50 % de capacité fonctionne à perte », peut-on lire dans la plus récente lettre d’un collectif du secteur culturel adressée au premier ministre. « Nous assistons à une vague d’annulations sans précédent (…) D’ailleurs, une conséquence prévisible mais regrettable de la situation actuelle sera l’accentuation de la pénurie de main-d’œuvre et d’expertise dans notre milieu. Qui veut encore travailler dans une industrie aussi instable aux prises avec des règles toujours changeantes ? » Réponse : le Mixbus Studio. Entreprendre autrement et rêver mieux De la bouette collée sous les Doc , des piqûres de moustique en rang d’oignon, la voix éraillée et la tête dans un étau… les matins flous succèdent aux levers de soleil précoces qui jouent au chat et à la souris avec les dernières flammes d’un feu de camp improvisé. The life ! C’est un peu (souvent) l’univers de Jacob et Isabelle, jeunes trentenaires à la tête pourtant bien vissée sur les épaules, porteurs d’un projet qui souffle sur les ailes des artistes émergents, et ravive la lueur dans les yeux des artistes consacrés, des promoteurs de spectacles et des organisateurs d’événements culturels. Hubert Lenoir s’est prêté au jeu, tout comme Philippe Brach et Safia Nolin, pour ne nommer que ceux-là. Au fond d’un bus revampé insonorisé, planté là le temps d’un festival, se cache un studio multifonctionnel top notch dans lequel ils se sont rejoints entre chums pour jammer . Il y a tout ce qu’il faut : instruments, matériel audio de qualité, les plus récents logiciels de production musicale, un espace de mix sonorisé. Pour les artistes émergents, c’est un enregistrement de qualité à moindre coût, et pour les autres, un vent de fraîcheur! Enregistrement de chansons, d’albums et de vidéos live session , le Mixbus Studio fait même dans la post-production ainsi que le mixage d’albums et de podcasts. Jacob, créatif sonore, producteur, multi-instrumentiste, a réalisé son rêve d’allier sa passion pour la musique à celle du voyage, des rencontres et de la spontanéité. Avec son paternel et des copains, il a acheté et revampé un autobus scolaire en 2017. Il y enregistrait son album cet hiver-là, entre le poêle à bois et les chaudrons. Dès 2018, il sillonnait le Québec comme un escargot avec sa maison et son gagne-pain accrochés sur le dos. Financièrement soutenu par la Société de développement économique de sa région, il a fait une première tournée exploratoire d’une trentaine de festivals, attirant les regards sur sa joyeuse installation insolite. C’était l’été expérimental des premiers live sessions . S’adapter au gré du vent En 2019, une rencontre fortuite (c’est toujours les meilleures) amène le Mixbus Studio encore plus loin. À l’offre de création, s’ajoute une offre de diffusion : « C’est encore plus d’enregistrements et de festivals, mais aussi des shows sur le rooftop pour des artistes en performance ou pour faire des DJ sets malades. On crée des moments magiques, tellement rassembleurs », lance Isabelle, une autre cool kid, qui a croisé le chemin de Jacob et est devenue sa co-pilote. Elle aussi est une trippeuse à l’effigie de cette génération qui voit l’entreprise comme un projet de vie. Le duo s’inspire de Timothy Ferriss et sa semaine de 4 heures, du mouvement nomade Go Van et du studio mobile des Rolling Stones. « C’est génial, on sème la magie partout où on passe ! Ce travail, c’est des heures qu’on ne compte pas, mais y’a aucun sacrifice. C’est un mode de vie en soi ; il y a un nom pour ça : le skoolie ». Autodidactes, les jeunes entrepreneurs, qui suivent la route que l’école de la vie trace pour eux, n’ont pas vraiment de structure stricte établie. « C’est l’fun de toujours s’adapter, clame Isabelle. C’est justement ça la beauté de la chose, on n’est pas pris dans un carcan ». La jeune femme, rédactrice culturelle et recherchiste pour la télévision, a pris le volant du bus et les rênes de la communication de l’entreprise, pendant que son chum dirige la console. « On apprend sur le tas aussi. Je viens de refaire le site web, merci Google ! » Elle touche à tout, de la coordination des événements à la gestion des réseaux sociaux, le booking, la photographie et la vidéo pour monter des clips. « Et puis, il y a les rencontres spontanées avec les bonnes personnes au bon moment. Des collaborateurs vraiment hot dans leur domaine nous ont approchés, on est tellement chanceux ». Des pigistes viennent se greffer aux projets en technique de scène, en vidéo, réalisation et production. La pandémie, les jeunes et les aînés « Avec la pandémie, tout est tombé à l’eau, alors on a saisi les opportunités pour continuer à être dans l’action, affirme Isabelle. En 2020, on a acheté et aménagé un nouveau bus, plus grand, avec une scène de 30 pieds de long, pour faire des spectacles qui répondent aux consignes sanitaires avec des artistes en distanciation sociale ». En solidarité avec les festivals annulés, et avec le soutien de la SODEC, le Mixbus a trouvé une façon de consommer numériquement la culture en réalisant une série de concerts extérieurs en mode pop-up sur sa scène mobile devant des spectateurs en présentiel dans des lieux inspirants des quatre coins de la province. Six spectacles uniques qu’il a webdiffusé gratuitement en direct sur la page Facebook d’Urbania et des festivals partenaires : La Noce, le Festival d’art urbain MURAL, le Festival en Chanson de Petite-Vallée, Go-Van, le Festival BleuBleu et le Festival de la solidarité musicale. « Ça nous a ouvert les yeux sur le volet événementiel et la promotion des artistes ». Avec ses installations interactives, en mode fixe ou déambulatoire, le Mixbus séduit tout le monde, jusqu’aux résidences pour personnes âgées. « Pour moi, l’entrepreneuriat, c’est la quête infinie d’accomplissements et de défis sociaux et personnels, dit Jacob. Il n’y a pas de problème, juste des solutions ! » Et Isabelle de renchérir : « On était inspirés par les Italiens qui jouaient du violon sur leur balcon. Nous, on a un balcon roulant ! Alors j’ai contacté la résidence de ma grand-mère, et on a organisé des spectacles pour 35 résidences de leur groupe. » En 2020, le Mixbus Studio remportait le prix Oser Innover du MTLab . En 2021, les entrepreneurs étaient finalistes des Grands Prix de la relève d’affaires de la RJCCQ . Un troisième autobus-scène voyait le jour. La trôlée de bus se rapprochait même des bancs d’école qu’ils avaient connus en réalisant une tournée des CPE avec Atchoum, et des écoles secondaires, dans le cadre des Rendez-vous panquébécois de Secondaire en spectacles annulés, faute de pouvoir se produire en salle. Les municipalités sont aussi devenues des clients pour des spectacles dans les rues. En tout, cette année-là, il y a eu près d’une centaine de jours de shows et 34 live sessions. Laurence Anne, Matt Hullobusky, Louis-Jean Cormier, Sarahmée, Elisapie et Émile Bilodeau ont fait vibrer le Mixbus studio. « Notre but, c’est que la musique voyage partout au Québec, que les bands puissent diffuser leur musique et que les gens se rassemblent et profitent de la culture. » Vivre le moment présent et penser au futur 2022 commence sur les chapeaux de roue avec l’enregistrement de la chanson thème de Star Académie, une belle façon pour Jacob de renouer avec son premier amour, les artistes émergents. Et l’occasion aussi pour le Mixbus de charmer le grand public. Isabelle vient par ailleurs de faire une présentation à titre de finaliste pour les bourses d’honneur du ministère de l’Économie et de l’Innovation, ce qui témoigne du succès de l’entreprise. Et pour l’avenir justement, les deux entrepreneurs sont prêts à se lancer dans la réalité virtuelle, pour que tout le monde puisse aller à la rencontre des communautés, des territoires et des artistes. « Nous souhaitons capter des prestations musicales sur les sites en 360 degrés. Il s’agit de créer un parcours de capsules vidéo des shows à expérimenter de façon intime, comme si le band était autour de toi, avec un simple code QR que tu peux scanner en passant sur le site du festival ou dans le centre-ville ou ça a été enregistré, explique Isabelle. En fait, l’idée maintenant, c’est de sortir le contenu numérique dehors. » Jacob, Isa et le Mixbus Studio | Pas de blues pour des businessmen heureux 2022-02-08 ISABELLE NEASSENS 8 minutes Claude Dubois en aurait des chills partout dans le dos. Jacob Pomerleau n’a pas perdu le sens de l’humour depuis qu’il a le sens des affaires. Le businessman est heureux. Ses cheveux longs, parfois roses, parfois verts, ses petits yeux cernés et son sourire honnête flanqué d’une stache suave à la Tom Selleck, font de lui un entrepreneur pop punk dans l’air du temps. Sa jolie blonde Isabelle Langlois, qui l’a rejoint dans le projet, peut aussi dire j’ai réussi et j’en suis fière. Le duo mélomane vit d’amour et de bière fraîche, au gré des festivals qui rythment le Québec estival. Dans leur studio nomade ou sur le toit de leur bus revampé en scène mobile, le Mixbus Studio refait le monde de la musique, un live à la fois. Parké au Manoir Maplewood, il vient même de se faire consacrer par les célébrités de Star Académie. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • Equite salariale employeurs voyez y

    Secrétaire, préposée, adjointe à la direction… Les femmes que vous employez au sein de votre organisation sont-elles rémunérées à leur juste valeur ? Subissent-elles les effets de la discrimination systémique? Ces questions trouvent leur réponse au terme de l’exercice d’équité salariale auquel doivent se conformer 36 245 entreprises au Québec. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article ENTREPRENDRE ET OEUVRER DANS DES MONDES D’HOMMES Depuis le début de leur carrière, Anne-Sophie Riopel-Bouvier et Souad Elmallem... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article PÉNURIE DE TALENTS : EMPLOYEURS, RÉVEILLEZ-VOUS! Une entrevue d’embauche se ponctue immanquablement par la question suivante... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Chaque année, de nouvelles entreprises deviennent assujetties à la Loi sur l’équité salariale (LES). Dès qu’elles atteignent une moyenne de 10 personnes salariées, elles disposent de quatre ans pour réaliser l’exercice initial. L’employeur doit ensuite évaluer le maintien de l’équité salariale tous les cinq ans. « Le concept d’équité salariale demeure mal compris par les employeurs ainsi que les travailleuses et les travailleurs, concède Anouk Gagné, vice-présidente à l’équité salariale à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Dans un contexte de pénurie de la main-d’œuvre, les employeurs gagnent pourtant à être proactifs , car son application devient un facteur d’attraction et de rétention important pour les personnes salariées. » Anouk Gagné, vice-présidente à l’équité salariale à la CNESST. Comprendre l’équité salariale La confusion entre égalité salariale et équité salariale explique en grande partie la méconnaissance de la population. « L’égalité salariale, c’est s’assurer qu’un homme et une femme reçoivent le même salaire dans une même catégorie d’emploi, comme les comédiens qui tiennent un rôle dans une série télévisée, énonce Anouk Gagné. L’équité salariale, c’est s’assurer qu’un emploi historiquement ou majoritairement féminin reçoive une rémunération égale à un emploi historiquement ou majoritairement masculin similaire et de valeur équivalente au sein d’une même entreprise. L’exemple souvent employé est la préposée à l’entretien des chambres et le portier d’hôtel. La préposée peut avoir été historiquement sous-payée par rapport au portier. Dans certaines entreprises, ces deux emplois pourraient être évalués comme ayant une valeur équivalente. » Dans chaque organisation, l’exercice initial d’équité salariale permet donc de donner à chaque emploi un pointage en fonction des qualifications requises, des responsabilités assumées, des efforts fournis et des conditions dans lesquelles le travail est effectué. Historiquement, la LES a été mise en place en raison de la discrimination systémique envers les femmes, de préciser Mme Gagné : « Lorsque les femmes sont arrivées sur le marché du travail, elles ont majoritairement occupé des emplois s’inscrivant dans la continuité des tâches liées au foyer. Les caractéristiques comme l’écoute, la courtoisie, la minutie, l’empathie étaient donc moins reconnues. Typiquement, ces emplois ont été moins rémunérés que ceux des hommes. Cela dit, d’autres facteurs entrent en jeu pour expliquer l’écart salarial qui persiste encore aujourd’hui entre les femmes et les hommes. » 10,2 % Ce pourcentage correspond à l’écart salarial actuel entre les hommes et les femmes au Québec. Au moment de l’entrée en vigueur de la Loi sur l’équité salariale en 1997, il était de 15,8 %. Source : CNESST Atteindre l’équilibre C’est en 2002 que l’équipe de l’hôtel Le Bonne Entente à Québec a exécuté ses premiers travaux en matière d’équité salariale. « Les ressources humaines dans notre industrie, c’est le nerf de la guerre, affirme Alain April, copropriétaire. Implanter l’équité salariale a été relativement facile. Nous n’avions pas à virer une situation bout pour bout. » Au terme de l’exercice, les salaires de deux postes ont été augmentés, soit ceux de pâtissière et de préposée à la garderie. Une hausse de 0,25 $ de l’heure. « On a constaté que nous avions déjà un excellent équilibre pour les postes typiquement féminins, explique Gilles Defoy, directeur administratif de l’établissement. Ce travail de réflexion nous a démontré que notre souhait d’être équitable pour tous a été corroboré par un processus structuré, ce qui rejoignait aussi notre philosophie d’entreprise. » « L’exercice nous a permis de réfléchir à chaque type de poste, aux exigences et aux compétences propres à chaque emploi, qu’il soit syndiqué ou administratif, poursuit Marylène Labrie, directrice générale adjointe. Doser l’échelle salariale nous a permis d’excellentes réflexions à l’interne. Nous avons beaucoup appris. Maintenant, l’équité salariale fait partie de notre culture d’entreprise. C’est la beauté de la chose : on continue d’évoluer et cela fait maintenant partie de qui on est. » Effets positifs décuplés « Lorsque l’employeur termine l’exercice et constate que la structure salariale est équitable, il a tout intérêt à le promouvoir, souligne par ailleurs Anouk Gagné. L’effet positif se fera également sentir au sein des organisations qui doivent faire des ajustements de salaires. Comme l’employeur qui fait des travaux se doit d’afficher les résultats, cela entraîne généralement une mobilisation accrue du personnel. » Dans tous les cas, les travaux permettent de mettre en place une cohérence dans la structure salariale d’une entreprise, permettant ainsi de simplifier la gestion de la rémunération, souligne Gilles Defoy de l’hôtel Le Bonne Entente. « Nous avons désormais une échelle de salaire bien établie. Nous n’avons donc plus à négocier les salaires à la pièce », observe-t-il. « L’équité salariale consiste tout simplement à reconnaître le travail féminin à sa juste valeur », conclut pour sa part Anouk Gagné. Boîte à outils Parlerequitesalariale.com La CNESST met à la disposition des entreprises de nombreux outils pour les accompagner dans l’implantation et le maintien de l’équité salariale, notamment : un outil de calcul gratuit permettant de réaliser l’équité salariale et d’en évaluer le maintien : le Progiciel ; des webinaires en équité salariale; une formation en ligne . Pour en savoir plus sur la LES, cliquez ici . Équité salariale: employeurs, voyez-y! 2020-02-23 MÉLISSA PROULX 5 minutes Secrétaire, préposée, adjointe à la direction… Les femmes que vous employez au sein de votre organisation sont-elles rémunérées à leur juste valeur ? Subissent-elles les effets de la discrimination systémique? Ces questions trouvent leur réponse au terme de l’exercice d’équité salariale auquel doivent se conformer 36 245 entreprises au Québec. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) GESTION & RH

  • Emilie Pelletier en selle pour laventure entrepreneuriale

    Âgée d’à peine 22 ans, Émilie Pelletier a lancé son entreprise touristique l’hiver dernier dans le Vieux-Québec. Elle a alors découvert ce qui se rapprochait le plus de ce qu’elle était depuis l’enfance: une entrepreneure née. Rencontre avec la fougueuse propriétaire de Tuque & Bicycle expériences. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article CÔTE-NORD: LE TOURISME A LE VENT DU FLEUVE DANS LES VOILES À l’instar de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord reçoit une des palmes... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article TOURISME: UN JEUNE ENTREPRENEUR FAIT VIVRE L’EXPÉRIENCE... Avec la pandémie, la Belle Province a revêtu ses plus beaux atours pour séduire ses habitants... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article AVOIR SU: «LE POUVOIR DU PITCH» Alors qu’elle occupait la fonction de responsable de la production logistique pour l’un des plus LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Alors qu’elle étudiait les sciences naturelles au Cégep Limoilou dans le but de devenir médecin, Émilie Pelletier a pris un emploi d’été chez Cyclo Services dans le Vieux-Québec, tombant irrémédiablement sous le charme du tourisme à vélo. En partenariat avec son employeur – qui flairait assurément sa fibre entrepreneuriale – elle a mis sur pied un service de fat bike l’hiver. The rest is history , comme disent les voisins du Sud. Tuque & Bicycle expériences voyait le jour en décembre 2020, offrant des initiations guidées au fat bike avec arrêts gourmands sur le parcours. « Je ne suis ni une cycliste ni une athlète, mais j’aimais l’idée de découvrir le Québec autrement, de sortir des circuits habituels pour profiter de son séjour », explique-t-elle. Plonger dans l’hiver Les six premiers mois d’opération ont été frénétiques. Pandémie oblige, ce sont des touristes québécois (locaux et provinciaux) qui ont afflué. « Dans le Vieux-Québec, il n’y a pas beaucoup d’activités sportives pendant la saison froide, précise-t-elle. Il faut sortir de la ville pour profiter des joies de l’hiver. » L’engouement pour ses services a été immédiat dans un contexte où les Québécois étaient en manque de distractions « L’imprévisibilité des mesures sanitaires m’a créé de nombreux casse-têtes, relate-t-elle. En janvier dernier, j’ai dû rappeler tous mes clients à qui j’avais vendu l’activité pour transformer l’offre. J’ai dû refaire mon modèle d’affaires pour devenir une flotte de location mobile pour les particuliers, les municipalités et les écoles. » Le déclic du pitch Entrepreneure avant l’heure, Émilie faisait du porte-à-porte à 11 ans afin de distribuer des cartes d’affaires pour offrir ses services de gardiennage d’enfants. « Mon père a lancé son entreprise alors que j’étais au primaire. S’il avait su ce que c’était, il l’aurait fait beaucoup plus tôt, répétait-il. Je n’ai donc pas hésité quand l’occasion s’est présentée. » Au cégep, un kiosque d’entrepreneuriat-études avait attiré son attention: « Je tournais autour, je posais des questions… Quand j’ai commencé à avoir mes idées d’entreprise, mon cerveau travaillait 24 h sur 24! Je voyais tous les problèmes et je voulais les régler! Mon ressenti était tellement fort que je ne pouvais pas l’ignorer. » Émilie a participé au concours Propulse ton idée organisé par son cégep. Sur scène, en faisant son pitch final, elle a senti qu’elle était à sa place. « Je n’ai jamais ressenti autant de plaisir et d’adrénaline à faire quelque chose. J’ai gagné , ce qui m’a donné confiance pour la suite. Au lieu d’entrer à l’université, je suis allée travailler en tourisme! » Une première saison Premier constat: les touristes (même québécois!) ne savent pas s’habiller pour pratiquer les sports d’hiver! « J’ai acheté de l’équipement: des bottes, des manteaux, des gants et des tuques et j’ai dépanné ma clientèle. Mes grands-parents se sont occupés de les laver entre chaque utilisation. » D’autres membres de la famille ont été mis à contribution – Émilie habitant dans une maison intergénérationnelle avec sa tante, son cousin et ses grands-parents. « C’est difficile d’entretenir des vélos l’hiver. Alors, les matins tôt, mon cousin m’aidait à les nettoyer et faire l’entretien de base. » Pour rassurer la clientèle et rendre l’activité encore plus sécuritaire, elle a fait clouter les pneus de vélo. « Je suis la première à être frileuse et à ne pas être friande de l’hiver. Conséquemment, je me suis organisée dans mon pitch de vente pour répondre à tous les “oui, mais…” avant même qu’ils ne soient formulés. » Au printemps dernier, après six mois à travailler sans relâche des 14 à 15 heures par jour, la jeune femme était sur le bord de l’épuisement: « J’étais censée offrir des services cet été, mais j’ai décidé de ralentir pour mieux me relancer à l’automne. » La jeune femme a partagé ses états d’âme avec sa communauté sur les réseaux sociaux. « Comme entrepreneure, j’estime qu’on est responsable de l’image qu’on projette, formule-t-elle. C’est important de montrer qu’on n’est pas surhumaine, qu’on a des hauts et des bas. J’aurais aimé voir cette facette chez les modèles d’entrepreneures féminines qui sont trop peu nombreux. Montrer qu’on peut avoir une vie en dehors de la business, s’amuser, bouger. J’utilise donc mes réseaux sociaux de la manière la plus authentique possible. » « J’ai réalisé que l’entrepreneuriat, c’était mon métier, ma façon de vivre. Même si dans le futur, j’entrais en médecine, je serai quand même entrepreneure. Je ne pourrai pas m’en empêcher! » Rêver grand Pour la prochaine saison, la propriétaire compte engager du personnel et faire passer sa flotte de 12 à 33 vélos. L’ambition entrepreneuriale d’Émilie ne s’arrête pas là. « J’aimerais devenir la référence touristique à Québec, lance-t-elle avec entrain. Je caresse aussi le rêve de me spécialiser en rachat d’entreprise. Il y a plusieurs dirigeants qui sont fatigués, qui veulent vendre et n’ont pas de relève. Surtout à Québec. Je souhaite faire l’acquisition de sociétés qui vont bien, mais qui ont besoin de renouveau, d’une image de marque plus moderne, d’une présence en ligne. Tuque & Bicycle expériences a un gros potentiel de croissance, mais coûte cher à opérer. C’est un peu comme si je m’étais payé une école d’entrepreneuriat qui deviendra rentable un jour. » Une entrepreneure en série en devenir qui n’a pas fini de grandir et de faire parler d’elle. Émilie Pelletier: en selle pour l’aventure entrepreneuriale 2021-02-15 MÉLISSA PROULX 5 minutes Âgée d’à peine 22 ans, Émilie Pelletier a lancé son entreprise touristique l’hiver dernier dans le Vieux-Québec. Elle a alors découvert ce qui se rapprochait le plus de ce qu’elle était depuis l’enfance: une entrepreneure née. Rencontre avec la fougueuse propriétaire de Tuque & Bicycle expériences . PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • Et si on franchisait

    L’industrie de la franchise fait partie intégrante de l’économie québécoise. Christian Champagne, PDG du Conseil québécois de la franchise (CQF), a accepté de répondre à nos questions sur ce modèle d’affaires parmi les plus performants. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article BÂTIR UN RÉSEAU DE FRANCHISES, BRIQUE PAR BRIQUE Le franchisage est un mode d’exploitation intéressant LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien DH DÉCOUVRE: NANCY RAYMOND DE STEAMATIC CANADA Dans la série DH découvre, Danièle Henkel part à la rencontre d’entrepreneurs d’exception. LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article LA PLUS FORTE, C’EST MA FRANCHISEUSE Avant de devenir franchisé avec sa conjointe CARINE LEROUX, ÉRIC FILIATRAULT avait touché ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) La France est un pays champion en matière de franchisage. Où se situe le Québec sur l’échiquier? Le Canada compte 1200 réseaux en activité, dont 457 sont situés au Québec. Certaines bannières arrivent, d’autres partent ou fusionnent, mais la croissance est soutenue. La franchise représente 405 390 emplois et 10% de la force du travail du Québec. À titre comparatif, la France compte 2000 réseaux de franchise, mais pour une population nettement supérieure. Les Français sont très actifs dans certains secteurs comme les vêtements alors qu’ici on opère plutôt de manière corporative. Au Canada, c’est le secteur de la restauration (rapide, semi-rapide, service aux tables) qui se démarque. Quelles sont les histoires à succès au Québec? Il y a bien évidemment les grosses bannières de la restauration comme McDonald’s et Tim Hortons. Parmi les grands réseaux, il y a le groupe Canadian Tire qui comprend la bannière Sports Experts très connue au Québec. Dans le service automobile, il y a notamment Uniban Canada et ses filiales, dont VitroPlus, qui sont en progression. Autrement, les secteurs des concessionnaires automobiles et de la pharmacie sont parmi les plus importants en termes de chiffres d’affaires et d’emplois. La franchise intéresse-t-elle les jeunes entrepreneurs? J’observe que les jeunes générations ont la fibre entrepreneuriale très développée. Chaque année, on donne des séminaires sur comment franchiser son entreprise et l’on rencontre des entrepreneurs qui arrivent à la croisée des chemins et qui se demandent si c’est la bonne avenue. Investir dans un commerce comporte toujours des risques et la franchise demeure un modèle performant dont le taux de succès est plus élevé. "Pas moins de 80% des entrepreneurs qui sont à l’intérieur d’un réseau de franchise sont toujours dans les affaires après 5 ans. Chez les entrepreneurs indépendants, c’est l’inverse: seulement 20 % sont toujours en activité après 5 ans." Quels sont les réseaux de franchise qui se démarquent à l’heure actuelle? Copper Branch est un nouveau réseau québécois qui a bien su s’imposer ici et qui est en train de réussir son implantation en Europe. Le président Rio Infantino a d’ailleurs remporté le prix Franchiseur émergent lors du gala Maillon d’or 2019 du CFQ. Il y a Idolem, un petit réseau de franchise en yoga chaud qui fait les choses différemment et qui tente de démocratiser cette pratique. Je pense aussi à Daoust Forget qui oeuvre dans le secteur traditionnel du nettoyage de vêtement, mais qui a su innover avec une technologie écologique unique au monde. Y a-t-il un renouveau dans l’industrie de la franchise? Comment s’exprime-t-il? Certains secteurs d’activité prennent de l’importance ces dernières années, comme les résidences pour personnes âgées et tout ce qui touche les services ménagers ou à domicile pour cette clientèle. D’autres réseaux de franchises se démarquent de par leur modèle d’affaires comme Cardio Plein Air qui n’ont pas pignon sur rue, mais qui ont des cellules un peu partout au Québec. Les franchiseurs font eux aussi face aux défis qu’impose la popularité de l’achat en ligne alors ils doivent s’adapter avec, notamment, des services de comptabilité ou de formation en ligne, par exemple. Donc on voit la transformation de certaines bannières ou la création de nouvelles bannières dans le commerce en ligne. Quels types d’entrepreneurs font de bons franchiseurs/franchisés? Un bon franchiseur doit s’assurer de pouvoir donner le support à ses franchisés pour les aider à perdurer dans le temps. Les franchisés sont des entrepreneurs qui investissent leur temps, leur passion, leur expertise, leur savoir dans un réseau. Ils achètent une recette, une manière de faire que le franchiseur a développé au fil des années. Or, le franchisé ne doit pas avoir l’esprit entrepreneurial trop développé, car il y a des normes et des règles à respecter. Autrement dit, il doit suivre la recette d’une très bonne soupe et non pas tenter de la changer pour la mettre à son goût. Y a-t-il néanmoins place pour innover au sein des franchises? Chaque secteur d’activités a ses façons de faire. Certains réseaux laissent davantage de place à la créativité alors que d’autres requièrent beaucoup d’encadrement. Cela dit, tout bon franchiseur qui se respecte met en place une structure qui peut prendre la forme d’un comité sur lequel siègent des franchisés et dont la mission est de faire évoluer le concept, d’innover. *en termes de points de vente, selon la banque de données Indicia (mise à jour : 2017) Quelques ressources en franchisage: Conseil québécois de la franchise Association canadienne de la franchise FlagFranchise – outil qui analyse les occasions d’affaires en franchise Et si on franchisait? 2021-04-03 MÉLISSA PROULX 4 minutes L’industrie de la franchise fait partie intégrante de l’économie québécoise. Christian Champagne, PDG du Conseil québécois de la franchise (CQF), a accepté de répondre à nos questions sur ce modèle d’affaires parmi les plus performants. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) FINANCE & COMPTABILITÉ

  • on m-a dit non pendant une decennie avec hassoun camara complices ep26

    C’est la rentrée pour Complices !Dans ce nouvel épisode de 2025 avec Hassoun Camara, on démarre avec une bonne dose de motivation pour se réaliser cette année. De footballeur professionnel à entrepreneur et conférencier international, Hassoun partage comment la persévérance et la passion l'ont aidé à surmonter les obstacles et à bâtir son empire. Rejoignez-nous pour une discussion précieuse qui vous inspirera à exploiter votre potentiel intérieur !Quel moment de l’épisode vous a le plus inspiré ? Partagez en commentaire !Restez au courant de l'actualité de Hassoun Camara par ici : https://hassouncamara.com « On m’a dit non pendant une décennie » | Avec Hassoun Camara | Complices #EP26 7 janvier 2025 C’est la rentrée pour Complices ! Dans ce nouvel épisode de 2025 avec Hassoun Camara, on démarre avec une bonne dose de motivation pour se réaliser cette année. De footballeur professionnel à entrepreneur et conférencier international, Hassoun partage comment la persévérance et la passion l'ont aidé à surmonter les obstacles et à bâtir son empire. Rejoignez-nous pour une discussion précieuse qui vous inspirera à exploiter votre potentiel intérieur ! 💬 Quel moment de l’épisode vous a le plus inspiré ? Partagez en commentaire ! ➡️ Restez au courant de l'actualité de Hassoun Camara par ici : https://hassouncamara.com PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien NOS PARTICIPANT( e) S ( Vous pouvez aussi Aimer ) UNIVERS SPORTIF

  • Daniele Henkel recoit Nadine Renaud Tinker

    Plus jeune banquières parmi ses homologues au pays. Elle est à la tête de la plus grande banque à charte et institution financière du Canada. Nadine Renaud-Tinker, présidente de la RBC Banque Royale pour le Québec, est l’invitée de Danièle Henkel. FINANCE & COMPTABILITÉ Danièle Henkel reçoit Nadine Renaud-Tinker Henkel média 2020-05-20 Entretien Plus jeune banquières parmi ses homologues au pays. Elle est à la tête de la plus grande banque à charte et institution financière du Canada. Nadine Renaud-Tinker, présidente de la RBC Banque Royale pour le Québec, est l’invitée de Danièle Henkel. Apprenez à découvrir la femme et la présidente de banque, mais aussi ses causes de prédilection et son engagement en philanthropie. Une belle rencontre en direct entre deux grandes passionnées de l’entrepreneuriat féminin! PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article FAIRE PIVOTER SON ENTREPRISE La situation actuelle avec la COVID-19 frappe les entrepreneures de plein fouet. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article LA COVID-19, LES FEMMES ET L’ENTREPRENEURIAT Politiques d’intervention afin de protéger et de renforcer les femmes entrepreneures pendant et à... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE

  • Succession et dettes Faut-il toujours accepter un heritage

    Henkel media - Lorsqu’un proche décède, devenir héritier peut sembler une évidence. Pourtant, accepter une succession n’est pas toujours avantageux. Imaginez hériter d’un patrimoine lourdement endetté : accepter pourrait vous exposer à des dettes écrasantes… Le notariat décrypté pour des décisions éclairées Succession et dettes : Faut-il toujours accepter un héritage ? 2025-01-31 HENKEL 7 minutes Lorsqu’un proche décède, devenir héritier peut sembler une évidence. Pourtant, accepter une succession n’est pas toujours avantageux. Imaginez hériter d’un patrimoine lourdement endetté : accepter pourrait vous exposer à des dettes écrasantes… Renoncer à une succession est parfois la meilleure décision pour protéger vos finances et éviter des complications juridiques. Mais comment faire ? Dans cet article, découvrez tout ce qu’il faut savoir pour prendre une décision éclairée. QU’EST-CE QUE LA RENONCIATION À UNE SUCCESSION? La renonciation à une succession est une procédure légale où un héritier potentiel choisit de ne pas accepter l’héritage après le décès d’un proche. Cette décision peut être prise pour plusieurs raisons comme éviter de devoir assumer les dettes du défunt ou pour permettre à d’autres héritiers de recevoir une part plus importante de l’héritage . Une personne peut renoncer à une succession, à condition de n’avoir pas déjà accepté l’héritage , ni posé un acte signifiant son acceptation, comme vendre un bien ou effectuer des transactions bancaires. De plus, elle ne doit pas avoir été reconnue comme héritière par un jugement. La renonciation à une succession doit être effectuée dans un délai de six mois suivant le décès. Cette démarche doit obligatoirement être réalisée devant un notaire, par acte notarié en minute, ou être reconnue par un jugement. En principe, les héritiers ne sont pas responsables des dettes de la personne décédée pour un montant supérieur à l’héritage qu’ils vont recevoir. Toutefois, ils peuvent être tenus de payer toutes les dettes de la personne décédée dans les cas suivants : s’ils ne respectent pas la procédure légale pour régler la succession; s’ils refusent ou négligent de régler la succession ; ou s’ils décident de ne pas faire l’inventaire des biens de la succession ou bien si les héritiers s’approprient les biens du défunt avant la fin de l’inventaire. Qu’est-ce qu’un inventaire? Un inventaire successoral est une procédure qui consiste à dresser un état détaillé des biens et des dettes laissés par une personne décédée. Il permet de recenser tous les actifs (comme l’immobilier, les comptes bancaires, les objets de valeur) ainsi que les passifs (dettes, crédits, impôts dus) afin d’évaluer la valeur de la succession avant que les héritiers prennent une décision. L’inventaire successoral n’est pas toujours obligatoire au Québec, mais il est recommandé dans la plupart des cas pour protéger les héritiers et s’assurer de la bonne gestion des biens et dettes de la succession. Si vous êtes héritier et que vous vous trouvez dans une situation où les dettes semblent importantes ou si vous souhaitez limiter votre responsabilité, il est sage de faire appel à un notaire pour effectuer un inventaire. POURQUOI RENONCER À UNE SUCCESSION? Plusieurs raisons peuvent pousser un héritier à renoncer à une succession : Les dettes du défunt : Si le défunt laisse plus de dettes que d’actifs, l’héritier peut choisir de renoncer à la succession afin de ne pas être tenu responsable de ces dettes. En cas de dettes importantes, accepter l’héritage pourrait entraîner l’obligation de les régler. Les conflits familiaux : Des conflits familiaux peuvent amener un héritier à renoncer à une succession pour éviter les tensions ou les litiges. Les avantages fiscaux : Dans certains cas, lorsqu’un héritier renonce à une succession, cela peut permettre de réduire les impôts sur les successions pour les autres membres de la famille qui héritent. La renonciation peut ainsi alléger la charge fiscale globale des héritiers. L’incompatibilité morale ou personnelle : Certaines personnes préfèrent ne pas hériter pour des raisons éthiques ou personnelles. Renoncer à une succession est parfois une décision stratégique pour éviter des complications financières ou familiales, tout en préservant les avantages fiscaux. QUELLES SONT LES ÉTAPES POUR RENONCER À UNE SUCCESSION ? Ce processus permet aux héritiers de renoncer à un héritage légalement et de se protéger contre les dettes du défunt. 1. Vérifications préliminaires : veiller à connaître tous les aspects de la succession, y compris les dettes et les actifs, idéalement en dressant un inventaire détaillé. 2. Acte notarié ou déclaration judiciaire : Préparer un acte notarié devant notaire ou une déclaration judiciaire de renonciation. Un acte de renonciation notarié présente plusieurs avantages importants : Sécurité juridique : Un acte notarié garantit que la renonciation est réalisée conformément aux lois et règlements en vigueur, offrant ainsi une sécurité juridique maximale. Clarté et précision : Le notaire s’assure que tous les termes et conditions de la renonciation sont clairs et précis, évitant ainsi toute ambiguïté ou malentendu. Preuve irréfutable : Un acte notarié constitue une preuve formelle et irréfutable de la renonciation, ce qui peut être crucial en cas de contestation future. Enregistrement officiel : Le notaire enregistre l’acte de renonciation dans les registres appropriés, assurant ainsi sa reconnaissance officielle et sa traçabilité. Conseils professionnels : En travaillant avec un notaire, l’héritier bénéficie de conseils professionnels et personnalisés, s’assurant que la renonciation est réalisée de manière éclairée et en connaissance de cause. Délai respecté : Le notaire veille à ce que la renonciation soit effectuée dans le délai légal imparti, généralement six mois à partir du décès, pour éviter toute invalidation de la procédure. 3. Inscription au registre : La renonciation à la succession doit être inscrite au Registre des droits personnels et réels mobiliers . 4. Délai : L’héritier dispose d’un délai six mois à partir du décès pour renoncer à la succession, Passé ce délai, il est présumé avoir accepté la succession, sauf s’il demande une prolongation. CONSÉQUENCES DE LA RENONCIATION À UNE SUCCESSION Renoncer à une succession a plusieurs conséquences juridiques et financières : Perte des droits : Une fois la renonciation effectuée, l’héritier perd tous ses droits sur les biens, les dettes et les obligations du défunt. Il n’est plus tenu de régler les dettes et ne peut revendiquer aucun actif de la succession. Sa part est alors attribuée aux autres héritiers selon les règles de la dévolution successorale. Transmission aux autres héritiers : La part de l’héritier renonçant est redistribuée parmi les autres héritiers, conformément aux règles de dévolution successorale. Irrévocabilité : La renonciation est en principe irrévocable. Une fois la décision prise et la déclaration déposée, l’héritier ne peut plus revenir sur sa décision. Renoncer à une succession est une démarche importante qui doit être mûrement réfléchie. Cette décision, bien qu’elle permette d’éviter des dettes ou des conflits, exige une compréhension claire des enjeux juridiques et personnels. Pour vous assurer de prendre la meilleure décision, nous vous conseillons de consulter un notaire afin d’obtenir des conseils juridiques éclairés et de suivre correctement les procédures légales ! PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Series Frais notariaux démystifiés : Qui paie lors de l’achat d’une... Dans le monde de l’immobilier, il existe une idée reçue : seuls les acheteurs sont responsables... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article TUTELLE DES ENFANTS MINEURS... L’une des questions les plus fréquemment posées aux notaires... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article L’importance d’un testament pour les conjoint·e·s en union de fait Dans le tissu social du Québec contemporain, une réalité se dessine : un couple sur trois... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE JURIDIQUE

  • concentre toi sur toi meme avec aurelie rivard complices edition olympique ep09

    Une rencontre exceptionnelle avec Aurélie Rivard ! Véritable force de la nature et icône de l’équipe canadienne de paranatation depuis plus d'une décennie. « Concentre toi sur toi-même » - Avec Aurélie Rivard | Complices, Édition Olympique #EP09 19 août 2024 Une rencontre exceptionnelle avec Aurélie Rivard ! 🌟🏊🏻♀️ Véritable force de la nature et icône de l’équipe canadienne de paranatation depuis plus d'une décennie. En trois participations aux Jeux paralympiques, elle a remporté 10 médailles, dont cinq en or, et 19 aux championnats du monde, faisant d'elle la Canadienne la plus décorée de tous les temps dans cette discipline. Dans cet épisode, Aurélie partage avec nous son incroyable parcours, de son adolescence marquée par les sacrifices que demande le sport de haut niveau, ses moments de gloire où elle a battu des records du monde – y compris les siens. En route pour ses quatrièmes Jeux paralympiques à Paris, elle nous livre un témoignage puissant de détermination et de persévérance. 🏅 PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien NOS PARTICIPANT( e) S ( Vous pouvez aussi Aimer ) UNIVERS SPORTIF

  • L-UOF-Une-Universite-Francophone-en-Ontario-l-Episode-1

    L’UOF : Une Université Francophone en Ontario | Épisode 1 2024-11-11 L’UOF : Une Université Francophone en Ontario | Épisode 1 28 mars 2024 L’UOF : Une université qui change la donne pour la francophonie en Ontario ! Dans ce tout premier épisode de notre série « Apprendre aujourd’hui, transformer demain », Normand Labrie, recteur de l’Université de l’Ontario Français, nous partage sa fierté de voir cette université devenir une réalité après plus de 40 ans de revendications. Bien plus qu’un établissement d’enseignement : l’UOF est un acteur clé pour l’avenir des francophones, au cœur de Toronto, une métropole dynamique et diversifiée. D’autres épisodes arrivent pour vous plonger au cœur de cette université unique. ( Vous pouvez aussi Aimer ) Voir tous les Medias de cette série ÉDUCATION

  • 9 trucs pour trouver un emploi chez un bon employeur

    Nos méthodes de recherche d’emploi ont bien évolué ces dernières années. Il est désormais plus facile de trouver un poste qui saura nous faire grandir dans une entreprise bienveillante. Mais comment faire pour décrocher le gros lot? 9 trucs pour trouver un emploi chez un bon employeur 2021-01-25 6 minutes Jenny Ouellette Fondatrice de BonBoss Jenny Ouellette Recrutement et management Nos méthodes de recherche d’emploi ont bien évolué ces dernières années. Il est désormais plus facile de trouver un poste qui saura nous faire grandir dans une entreprise bienveillante. Mais comment faire pour décrocher le gros lot? PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Chronique Immobilier: petit guide de la négociation La négociation peut sembler intimidante à première vue. Je dois admettre que lors de mes premièr... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Chronique LE DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES À L’HEURE DE CHATGPT Tout le monde parle de ChatGPT, le célèbre outil conversationnel propulsé par... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Jenny Ouellette À PROPOS DE Jenny est la fondatrice de BonBoss.ca inc., l’entreprise qui a pour mission de changer le monde du travail, un bon boss à la fois. Détentrice d’un baccalauréat en relations industrielles, elle commence sa carrière en gestion des ressources humaines avant d’amorcer sa vie d’entrepreneure en marketing de contenus. Son parcours atypique l’amène à développer une expertise et une vision uniques de l’avenir du recrutement et de la gestion. Passionnée par le leadership, cette visionnaire développe avec son équipe des services et des formations servant à mettre l’humain au coeur du travail. Ensemble, ils instaurent un mouvement servant à valoriser les bons gestionnaires et à inspirer les prochains leaders dans leurs fonctions. S’illustrant comme une leader de la relève, Jenny cumule les distinctions depuis 2018: prix du Leadership au féminin au Gala des Grands Prix de la relève d’affaires du RJCCQ, prix Nueva 2018 de Femmes Alpha pour sa mission commerciale aux Entretiens Jacques-Cartier de Lyon et prix Leadership 2019 du Business Community 360. Depuis le début de la pandémie, je constate que de plus en plus de personnes cherchent davantage à travailler pour une entreprise humaine qui prend soin de ses employés, surtout en temps incertain. La façon dont leur gestionnaire a géré la crise a modifié leur perception et leurs priorités. Maintenant, les chercheurs d’emploi s’attardent à la mission d’entreprise, à la culture organisationnelle, aux gestionnaires et à la vie au travail. Ils ne cherchent pas un emploi; ils trouvent plutôt un bon boss qui met en place une qualité d’emploi. Et c’est là toute la différence. Pendant la recherche d’emploi Trois étapes pour trouver un bon poste et un bon employeur Comment faire pour trouver chaussure à son pied professionnellement? Découvrez quelques trucs pratiques. 1. Chercher autant un bon employeur qu’un bon emploi Qu’est-ce qui est plus important? Un bon boss ou un bon poste? En fait, quand vous choisissez le premier, le reste suit presque invariablement. Mon conseil est le suivant: demandez-vous: « quel serait le patron idéal pour moi? » Notez les réponses et gardez-les en tête. 2. Visiter le site Web de l’entreprise Informez-vous sur les valeurs de l’entreprise, sa culture, ses postes offerts et demandez-vous: «cette entreprise investit-elle dans ses employés?» Dans vos recherches, misez sur un employeur qui prend soin de son personnel et qui le démontre. 3. Préparez-vous à l’entrevue N’anticipez pas les questions du recruteur. Démontrez que vous vous connaissez vous-mêmes, que vous voulez l’emploi, que vous aimez votre métier, que vous vous intéressez à l’entreprise. Un bon employeur valorise son équipe, forme ses gestionnaires, s’attarde à la culture de l’entreprise et donne les bons outils pour travailler. Surtout, il s’intéresse autant que vous à votre réussite dans ce nouvel emploi. Un tel employeur existe, il suffit de savoir le repérer dans votre recherche d’emploi. À l’entrevue avec le recruteur L’entretien avec un recruteur vous donne l’opportunité d’en apprendre plus sur l’entreprise. C’est un premier pas dans la boîte qui vous en dira long sur la façon dont elle soutient ses employés. Saisissez cette chance pour savoir si cet employeur et ce poste sont faits pour vous. Voici ce que je propose. 4. L’affichage de poste vs la réalité Comparez ce qui a été écrit sur l’affichage de poste et ce qui a été présenté par le recruteur en entrevue. Y a-t-il un écart? Si oui, cela peut laisser croire qu’il y a une différence entre la réalité terrain et le poste présenté. Une fois en poste, vous pourriez vivre une déception quant à vos attentes initiales. Pour l’éviter, interrogez le recruteur sur les tâches et la vie quotidienne en emploi. La question suivante est un bon exemple: Pouvez-vous me décrire une journée de travail type dans ce poste? 5. L’expérience candidat L’expérience candidat est le thème qui désigne l’expérience que vous vivez dès le moment où vous lisez l’affichage de poste jusqu’à la fin du processus de recrutement. De plus en plus d’entreprises s’y intéressent afin de rendre le tout agréable, transparent et surtout, non discriminatoire. C’est un bon indicateur de la vie au travail qui vous attend et de l’importance que ces organisations accordent à leur gestion de leurs ressources humaines. Choisissez ces employeurs, si vous en avez la chance. 6. Le recruteur lui-même Portez attention au recruteur, il s’agit de votre principal point de contact avec l’entreprise. Semble-t-il vous juger ou vous écouter? Semble-t-il épanoui dans son emploi ou démotivé? Les réponses à ces questions peuvent vous en dire long sur l’emploi qui vous attend et le climat de travail. 7. L’inclusion et la non-discrimination Outre les entrevues en vidéoconférence qui rendent difficile le contact humain, rien ne devrait justifier une mauvaise expérience. En 2021, le manque d’écoute, le jugement précoce et les questions discriminatoires ne devraient jamais avoir lieu pendant un entretien d’embauche. Éloignez-vous de ces employeurs. C’est aussi leur responsabilité de s’assurer que la personne chargée du recrutement est formée, outillée et bienveillante. Après l’entrevue Félicitations, vous obtenez le poste! Votre nouvelle carrière débute et il reste d’autres indices à cerner pour vous assurer d’obtenir le gros lot et d’évoluer dans une bonne organisation. Les voici. 8. Le travail à faire À la fin de l’entrevue, demandez-vous: « Ai-je une bonne idée du travail à faire? » C’est une des clés importantes à détenir avant d’accepter un emploi. Plus vous saurez à quoi vous en tenir, plus vous serez en mesure d’évaluer si ce poste et cette entreprise vous conviennent. Le rôle du recruteur est de bien vous informer sur le travail à faire et l’entreprise. 9. Les premiers jours Avez-vous déjà constaté qu’une entreprise n’était pas préparée à votre arrivée en poste? Pourtant, vous aviez convenu d’une date d’entrée il y a déjà plusieurs jours. Comment se sentir motivé au travail quand l’employeur ne nous donne pas les bons outils et informations pour réussir dans notre nouveau poste? C’est difficile! Pour éviter ce scénario, posez des questions lors de l’entrevue sur le programme d’accueil des nouveaux employés. Le choix final À mes yeux, le plus beau recrutement est celui où les deux parties, candidat et employeur, se choisissent en toute connaissance de cause. Avant de dire « oui », assurez-vous d’avoir en main des réponses satisfaisantes à ces questions: ● Avec qui vais-je travailler? (Le boss) ● Pour qui vais-je travailler? (L’équipe) ● Vais-je faire ce que j’aime? (Le travail) ● Dans quelle ambiance vais-je évoluer? (La culture et le climat de travail) Choisir un emploi, c’est aussi encourager cette entreprise en y investissant votre temps. À mes yeux, il s’agit du pouvoir des chercheurs d’emploi. Opter pour une organisation aux valeurs humaines, c’est donc contribuer à un meilleur marché du travail. Alors, qui sera votre prochain employeur? GESTION & RH

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