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- Est-ce que cest normal docteur
Le mardi 15 septembre dernier, la température était froide. Assez pour qu’on en déduise que l’été était fini. Pour plusieurs, cela voulait aussi dire la fin des rencontres amicales dans les parcs ou autour d’un BBQ. L’automne arrivait et, avec lui, le confinement naturel dû aux conditions météo. Je me souviens ce jour-là d’avoir remarqué un changement dans l’humeur des gens. Les clients me demandent s’ils ont besoin d’acheter une lampe pour contrer la dépression saisonnière (réponse courte: non, à moins d’avoir un diagnostic!), si c’est normal d’avoir envie de s’isoler, si ne pas avoir envie de faire certaines choses relève de la paresse ou de la déprime… Est-ce que c’est normal, docteur ? 2020-09-29 4 minutes Nicolas Chevrier Psychologie du travail Nicolas Chevrier Psychologie du travail Le mardi 15 septembre dernier, la température était froide. Assez pour qu’on en déduise que l’été était fini. Pour plusieurs, cela voulait aussi dire la fin des rencontres amicales dans les parcs ou autour d’un BBQ. L’automne arrivait et, avec lui, le confinement naturel dû aux conditions météo. Je me souviens ce jour-là d’avoir remarqué un changement dans l’humeur des gens. Les clients me demandent s’ils ont besoin d’acheter une lampe pour contrer la dépression saisonnière (réponse courte: non, à moins d’avoir un diagnostic!), si c’est normal d’avoir envie de s’isoler, si ne pas avoir envie de faire certaines choses relève de la paresse ou de la déprime… PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article ET LA SANTÉ MENTALE, ELLE? La situation que nous vivons actuellement est sans précédent et elle bouscule nos habitudes, LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Chronique DORMEZ-VOUS? Pierre angulaire de notre santé mentale, la gestion du sommeil reste une question nébuleuse... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Nicolas Chevrier À PROPOS DE Le Dr Nicolas Chevrier, psychologue, est titulaire d’une maîtrise en psychologie clinique et d’un doctorat en psychologie du travail et des organisations dans lequel il s’est intéressé aux impacts des facteurs organisationnels sur le développement de l’épuisement professionnel chez les travailleurs. Comme je l’ai souvent dit depuis quelques mois, on doit faire attention lorsqu’on se pose la question : « Est-ce que c’est normal… ? ». Nous sommes actuellement dans une situation extraordinaire, situation qui provoque également des réactions émotionnelles hors de l’ordinaire. Est-ce normal de se sentir un peu déprimé à l’idée de retourner dans une situation où beaucoup de nos plaisirs se sont envolés (arts, culture, sport, gastronomie, fêtes entre amis, etc.) ? Absolument! Est-ce normal de se sentir irrité par des inconnus qui ne respectent pas les mesures prescrites par le gouvernement ? Absolument! Est-ce normal d’être en colère contre une situation qui s’étire au-delà de nos espérances (notre patience ?) et qui a un impact sur plusieurs facettes de notre vie ? Absolument! Une situation anormale provoque des émotions également anormales. Gardons cela en tête. Maintenant, au-delà de ce constat, que puis-je faire pour prendre soin de moi ? Deux choses. D’abord, en restant très sensible à deux attitudes qui peuvent avoir un impact important sur notre humeur: l’apathie et l’anhédonie . L’apathie c’est la difficulté à se mobiliser pour faire des tâches quotidiennes (passer la journée à ne rien faire, par exemple). L’anhédonie, c’est la perte graduelle de ma capacité à bien évaluer le plaisir ressenti (trouver que tout est plate). Comment puis-je rester à l’affût de ces deux manifestations ? Lorsque j’ai l’impression de ne pas avoir envie de faire quelques chose qui est déjà planifiée, je ne me fie plus à mon émotion et me force pour effectuer le comportement. Ainsi, si je sens que je n’ai pas envie d’aller courir un matin et que je me sens en forme physiquement, je force la sortie en y allant quand même. Ensuite, à mon retour, je me questionne sur le plaisir ressenti, sur une échelle de 1 à 10, 10 étant l’extase totale et 1 étant une visite chez le dentiste. À combien est-ce que j’évalue le plaisir ressenti avant l’activité et à combien est-ce que j’évalue le plaisir réellement ressenti après l’activité? Si j’évalue ma course à 3/10 et qu’au retour je constate que c’était plutôt un 7/10, c’est une belle victoire qui aura un impact positif sur le reste de ma journée ! Une stratégie payante est de développer une liste des activités qui vous font plaisir et de les saupoudrer dans vos semaines . Peu importe l’activité, lorsque le plaisir et la motivation plongent vers le bas, il devient très important de stimuler la production d’émotions positives. Pour ce faire, avoir une liste sous la main d’une vingtaine de suggestions (regarder un épisode d’une vieille série comique, jouer à un jeu vidéo, aller cueillir des légumes, bricoler, etc.) peut s’avérer fort utile. Les prochaines semaines seront objectivement difficiles et nous sommes tous encore un peu atteints par le printemps éprouvant que nous avons vécu. Dans un tel contexte, aussi bien être proactif et se préparer à prendre soin de notre moral avant qu’il ne dépérisse trop… SANTÉ & BIEN-ÊTRE
- AGENCES DE VOYAGE VENDRE DU REVE VRAIMENT
Le tourisme, un moteur économique mondial, a subi des pertes de 2000 milliards de dollars en 2020 et 2021. Découvrez la situation des voyagistes québécois à travers les témoignages de Moscou Côté et Éric Boissonneault de l'AAVQ. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article TOURISME: UN JEUNE ENTREPRENEUR FAIT VIVRE L’EXPÉRIENCE... Avec la pandémie, la Belle Province a revêtu ses plus beaux atours pour séduire ses habitants... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article TOURISME: LES ENTREPRENEURS EN MODE SÉDUCTION Aux quatre coins du Québec, les entrepreneurs qui oeuvrent en tourisme ont repris leurs... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article TOURISME: LES HAUTS ET LES BAS D’UNE INDUSTRIE EN REDÉMARRAGE L’industrie touristique est parmi celles qui ont été les plus durement touchées par la COVID-19... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) « Le jour de la marmotte, version 4 ou 5 » « On ne sait même plus c’est la combientième fois, mais on s’en vient bon, lance à la dérision M. Côté. Le moral des troupes est vraiment au plus bas ». L’arrivée du variant Omicron est venue doucher les espoirs de l’automne. « De septembre à novembre, on était occupé, enfin… rappelle M. Boissonneault. Même si les consommateurs étaient frileux, ils avaient hâte de partir se détendre pour Noël et la relâche. C’est notre période la plus achalandée ; décembre à mars représentent 40 % de notre année ». Le 15 décembre, l’annonce du ministre fédéral de la Santé M. Jean-Yves Duclos, de reconsidérer et d’éviter (encore) tout voyage non essentiel a eu l’effet voulu, à la veille des Fêtes : « C’était une recommandation, et non une interdiction de voyager. Mais plusieurs ont annulé, se désole-t-il. Actuellement, ceux qui tiennent bon roulent à 5 ou 10 % tout au plus ». Pédaler dans le vide, fusionner ou fermer « Chaque fois, il faut défaire les factures, rappeler les clients pour annuler ou reporter, demander des remboursements pour les cartes de crédit, contacter les assureurs… on travaille en double, sans avoir été payé une seule fois, se fâchent les représentants de l’AAVQ. Et il faut qu’on paie l’employé qui a piloté le dossier avec les clients, et qui le rouvre pour tout fermer. Nous, on est payé qu’au départ des clients, à la commission. Avec les vols groundés , ça fait zéro, avec en plus des frais sur les bras ». Avant la crise, les agences de voyages québécoises employaient environ 11 000 conseillers et la valeur du marché se situait autour des 4,5 milliards de dollars. « 25 % des agences ont fermé, ainsi qu’un tiers des points de vente. Il y a eu des fusions, car certains ont dû se regrouper pour survivre, explique Éric. Pour aider celles-ci, le gouvernement a décidé de donner les permis gratuitement. « ce qui se passe en réalité, c’est que le permis est accroché au mur, l’agence est théoriquement ouverte, mais les heures d’ouverture sont temporairement indisponibles ». Aides et subventions pour ne pas se noyer Le Programme fédéral de relance pour le tourisme et l’accueil accorde jusqu’à 75 % de subventions pour les salaires et le loyer aux entreprises ayant subi des pertes de revenus de plus de 40 %. « C’était indispensable pour nous garder à flot », affirme M. Côté. Pour les entreprises les plus durement impactées, Québec a mis sur pied un financement d’urgence, le Programme d’Action Concertée pour les Entreprises (PACTE), volet Tourisme. « Nous avons fait du lobby auprès du ministre de l’Économie, M. Pierre Fitzgibbon, pour faire valoir notre point de vue. Et nous avons réussi. À ce jour, on est la seule province à recevoir un montant substantiel pour les agences de voyage, annoncent les deux acolytes fièrement. Ces prêts, en partie pardonnables, ont permis d’injecter des liquidités. Plusieurs ont pu éviter la faillite de justesse. Certes, ce sont encore des dettes, mais si c’est bien géré, c’est comme des subventions ». Conseiller en voyages, un métier plus qu’utile Faudra-t-il mettre les bouchées doubles pour redorer le métier et regagner la confiance des touristes ? « S’il est bien un point positif à cette crise, c’est que les gens ont compris, qu’au même prix qu’internet, un conseiller en voyages est vraiment un métier avec une valeur ajoutée, estime M. Boissonneault. Il y a eu une fausse perception selon laquelle les voyages en ligne sont moins chers, mais on est tous des grossistes, qui achetons un lot de forfaits, et en plus, on a la connaissance du terrain et des enjeux, et une relation personnelle avec le client que Expedia ou Booking n’ont pas ». « En ce moment, on gère les émotions des clients. Ils sont frustrés, enragés et mêlés. On passe du temps à répondre à leurs insécurités. On calme le jeu. On connaît les clauses d’assurance et les possibilités de remboursement, crédit ou rapatriement. On informe sur ce qui se passe réellement sur place, sur les destinations sécuritaires et sur les récentes mesures sanitaires. Étrangement, le Canada est parmi les pays les plus vaccinés, mais qui impose le plus de restrictions de voyage. Les Américains n’ont jamais cessé de voyager : ils ont appris à vivre avec le virus. On peut l’attraper ici ou ailleurs. Il y a de bons hôpitaux à l’étranger. Saviez-vous que certains croisiéristes offrent un retour en jet privé si vous êtes déclaré positif, que des chaînes hôtelières réservent des sections de plage et de restauration protégées ? » L’ AAVQ appelle à dédramatiser cette peur paralysante. Avec le temps, le monde s’ajuste et s’organise. Peut-être faudra-t-il désapprendre certaines choses pour continuer à rêver et sortir de notre bulle? AGENCES DE VOYAGE | VENDRE DU RÊVE, VRAIMENT ? 2022-01-18 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Le tourisme, une filière qui regroupe l’hôtellerie, l’événementiel, la restauration, les loisirs, le transport et les agences de voyage, est un véritable moteur économique. « Le tourisme emploie une personne sur dix dans le monde et fait vivre des centaines de millions d’autres », rapporte Entonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU. Mais en 2019, cette industrie a été stoppée net dans sa croissance ininterrompue depuis des décennies. Les pertes essuyées en 2020 sont similaires à celles de 2021 : 2000 milliards de dollars, estime l’Organisation mondiale du tourisme. Tous les acteurs en ont payé les frais. Nous avons parlé de la situation des voyagistes québécois à Moscou Côté et Éric Boissonneault, président et vice-président de l’ Association des agences de voyage du Québec (AAVQ). PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE
- pourquoi personne ne veut plus faire denfants
Les berceaux se vident partout dans le monde. En France, au Québec, en Corée du Sud... Même les politiques les plus généreuses n'y changent rien. La vraie raison ? Nos priorités ont changé. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Chronique RÉALISER UN PROJET DE RÉNOVATION POUR AIDER LES ENFANTS Depuis mon jeune âge, j’ai toujours admiré les personnes qui ont rendu ce monde ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Videos NADIA: MA FAMILLE, MON ÉQUILIBRE La gratitude. C’est le sentiment qui habite l’esprit de ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Imaginez une école transformée en refuge pour chats. Des garderies reconverties en maisons de retraite. Des fabricants de lait pour bébés qui vendent maintenant des smoothies aux seniors. Ce n'est pas de la science-fiction, c'est la réalité en Corée du Sud aujourd'hui [1]. Avec seulement 0,75 enfant par femme, la Corée détient le record mondial de la faible natalité. Mais elle n'est pas seule. La France vient d'enregistrer son taux le plus bas depuis 1918 : 1,62 enfant par femme [2]. Au Québec, c'est encore pire avec 1,33 enfant par femme [3]. Même la Chine, le Brésil et les États-Unis sont passés sous la barre fatidique de 2,1 enfants par femme - le minimum pour renouveler une population. Les chiffres qui font peur Les statistiques donnent le vertige. En France, 663 000 bébés sont nés en 2024, soit 21% de moins qu'en 2010 [4]. Au Québec, l'âge moyen pour avoir son premier enfant est passé de 27 ans en 1976 à 30 ans aujourd'hui [5]. Et ce n'est que le début : selon l'ONU, les deux tiers de la planète vivent déjà dans des régions où on fait moins d'enfants qu'il n'en faut pour maintenir la population [6]. En Corée du Sud, si la tendance continue, chaque génération ne représentera qu'un tiers de la précédente. Concrètement, ça veut dire qu'un pays de 51 millions d'habitants pourrait se retrouver avec 17 millions dans 30 ans. "C'est trop cher !" La première explication qui vient à l'esprit, c'est l'argent. Et c'est vrai que les chiffres font mal. Élever un enfant jusqu'à 25 ans coûte 264 000 euros en France - soit le prix d'un appartement [7]. Au Canada, c'est 300 000 dollars jusqu'à 17 ans seulement [8]. Une récente enquête de l'ONU auprès de 14 000 personnes dans 14 pays confirme cette réalité [9]. En Corée du Sud, 58% des gens citent l'insécurité financière comme frein principal. Même en Suède, pourtant réputée pour ses aides sociales, ils sont encore 19% à s'inquiéter de l'argent. Mais attention : contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas juste une question de revenus. Même les couples aisés font moins d'enfants qu'avant. Le problème est plus profond. Les femmes ont d'autres projets La vraie révolution, c'est l'émancipation des femmes. Aujourd'hui, elles font des études, ont des carrières, voyagent. Avoir des enfants à 20 ans ? Très peu pour elles. Au Québec, 56% des bébés naissent maintenant de couples en union libre, pas mariés [10]. Les femmes ne se sentent plus obligées de suivre le schéma traditionnel. Le problème, c'est que malgré tous les discours sur l'égalité, ce sont encore elles qui s'occupent principalement des enfants. Cette "double journée" - boulot le jour, enfants le soir - en décourage plus d'une. Comme le dit Sophie, 35 ans, cadre à Montréal : "Même avec 100 000 dollars, je n'aurais pas eu un quatrième enfant. Je voulais retourner au travail." L'angoisse du futur Une nouvelle peur s'ajoute : l'écoanxiété. 19% des gens interrogés par l'ONU citent le changement climatique comme raison de ne pas avoir d'enfants [11]. "Pourquoi mettre un enfant au monde s'il va vivre l'apocalypse climatique ?" se demandent beaucoup de jeunes. Cette angoisse dépasse l'environnement. Guerres, crises économiques, instabilité... L'avenir semble incertain. Avoir des enfants, c'est faire un pari sur l'avenir. Un pari que beaucoup ne veulent plus prendre. Les gouvernements paniquent (et se trompent) Face à cette situation, les politiques sortent l'artillerie lourde. En Chine, des fonctionnaires appellent les femmes pour connaître leur cycle menstruel [12]. En Turquie, on interdit les césariennes non médicales. En Hongrie, les mères de deux enfants ne paient plus d'impôts. Résultat ? Ça ne marche pas. L'exemple du Québec est parlant : en 1988, le gouvernement offrait jusqu'à 8 000 dollars pour un troisième enfant. "Ça marche un petit bout de temps, puis les gens reviennent à leurs habitudes", explique Sophie Mathieu, spécialiste des politiques familiales [13]. Pourquoi ces mesures échouent-elles ? Parce qu'elles ne s'attaquent pas au vrai problème. Donner de l'argent, c'est bien. Mais si les crèches manquent, si les horaires de travail sont impossibles, si les femmes doivent choisir entre carrière et famille, ça ne sert à rien. Ce qui marche vraiment Les pays qui s'en sortent le mieux ne misent pas sur les primes, mais sur la qualité de vie. La Suède, par exemple, offre des congés parentaux partagés entre père et mère, des crèches abordables, des horaires flexibles. Résultat : seulement 19% des Suédois s'inquiètent de l'argent pour avoir des enfants, contre 58% en Corée du Sud [14]. Mais même la Suède ne remonte pas vraiment sa natalité. Pourquoi ? Parce que le problème dépasse les politiques publiques. Nos modes de vie ont changé. Nos priorités aussi. Une révolution silencieuse Ce qu'on vit, c'est une révolution des mentalités. Avant, avoir des enfants était automatique, obligatoire même. Aujourd'hui, c'est un choix. Et ce choix, beaucoup le reportent ou y renoncent. Les nouvelles générations veulent d'abord voyager, faire carrière, profiter de la vie. Elles ne voient plus la parentalité comme un passage obligé vers l'âge adulte, mais comme une option parmi d'autres. Une option coûteuse, contraignante, et pas forcément épanouissante. Cette transformation reflète aussi une élévation des standards. Nos grands-parents se contentaient de nourrir et habiller leurs enfants. Nous, on veut leur offrir le meilleur : écoles privées, activités extra-scolaires, voyages éducatifs... Le "coût" d'un enfant a explosé, pas seulement financièrement, mais aussi en temps et en énergie. L'immigration, solution miracle ? Face à cette réalité, certains pays misent sur l'immigration. Au Québec, 40% des nouveau-nés ont déjà au moins un parent né à l'étranger [15]. C'est trois fois plus qu'en 1980. L'immigration compense en partie la baisse de natalité, mais elle soulève d'autres questions sur l'identité et l'intégration. Et maintenant ? Faut-il paniquer ? Pas forcément. Cette transition démographique peut aussi être vue comme une chance. Moins d'enfants, mais mieux éduqués et accompagnés. Des sociétés plus durables, moins consommatrices de ressources. Le défi, c'est d'adapter nos systèmes à cette nouvelle réalité. Repenser les retraites, optimiser la productivité, mieux intégrer les immigrés. Et surtout, arrêter de culpabiliser ceux qui choisissent de ne pas avoir d'enfants. Comme le souligne le rapport de l'ONU : "Les gens veulent des enfants, mais disent que les conditions ne sont pas bonnes" [16]. Le problème n'est pas un rejet de la parentalité, mais l'inadéquation entre nos aspirations et nos réalités. Conclusion : accepter le changement La baisse de la natalité dans les pays riches n'est ni une crise temporaire ni un caprice de jeunes égoïstes. C'est le reflet d'une société qui a évolué, où l'autonomie individuelle prime sur les injonctions collectives. Plutôt que de forcer les gens à faire des enfants, mieux vaut créer les conditions pour que ceux qui le souhaitent puissent le faire sereinement. Crèches accessibles, horaires flexibles, partage équitable des tâches domestiques, soutien aux familles... Voilà les vraies solutions. Car au final, la question n'est pas de savoir combien d'enfants nous faisons, mais dans quelles conditions nous les élevons. Et sur ce point, il y a encore du travail. Sources [1] Radio-Canada, "Les taux de natalité sont en chute libre", juin 2025 [2] INSEE, "Bilan démographique 2024", janvier 2025 [3] Institut de la statistique du Québec, "Naissances et fécondité", mai 2025 [4] INSEE, op. cit. [5] Institut de la statistique du Québec, op. cit. [6] INED, "Baisse massive de la fécondité mondiale", janvier 2024 [7] Capital, "Avoir un enfant coûte aussi cher qu'un appartement", mars 2025 [8] Les Affaires, "Coûts associés à l'arrivée des enfants", mai 2025 [9] UNFPA, "La véritable crise de la fécondité", juin 2025 [10] Institut de la statistique du Québec, op. cit. [11] UNFPA, op. cit. [12] Radio-Canada, op. cit. [13] Ibid. [14] UNFPA, op. cit. [15] Institut de la statistique du Québec, op. cit. [16] UNFPA, op. cit. Pourquoi personne ne veut plus faire d'enfants ? 2025-10-09 HENKEL 6 minutes Les berceaux se vident partout dans le monde. En France, au Québec, en Corée du Sud... Même les politiques les plus généreuses n'y changent rien. La vraie raison ? Nos priorités ont changé. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) SANTÉ & BIEN-ÊTRE
- procuration generale ou specifique differences et avantages
Vous manquez de temps pour gérer vos affaires courantes ? Vous partez en voyage pour une longue période ? Peut-être que vos affaires sont devenues trop complexes ou que vous rencontrez des difficultés de santé qui vous empêchent de tout gérer seul·e ? Il est alors peut-être temps de penser à faire une procuration générale ou procuration spécifique pour déléguer certaines tâches à une personne de confiance. AP Notaires vous dévoile tout ce que vous devez savoir sur ces deux types de procurations. Le notariat décrypté pour des décisions éclairées Procuration générale ou spécifique ? Différences et avantages 2024-10-24 HENKEL 7 minutes Vous manquez de temps pour gérer vos affaires courantes ? Vous partez en voyage pour une longue période ? Peut-être que vos affaires sont devenues trop complexes ou que vous rencontrez des difficultés de santé qui vous empêchent de tout gérer seul·e ? Il est alors peut-être temps de penser à faire une procuration générale ou procuration spécifique pour déléguer certaines tâches à une personne de confiance. AP Notaires vous dévoile tout ce que vous devez savoir sur ces deux types de procurations. Qu’est-ce qu’une procuration ? Une procuration est un document juridique qui permet à une personne (le mandant) de désigner une autre personne (le mandataire) pour agir en son nom dans le cadre d’une relation juridique avec des tiers. Cela peut couvrir une large gamme d’actions telles que la gestion des comptes bancaires, la vente ou l’achat de biens ou encore la prise de décisions légales en son nom. Ce type de délégation est souvent utilisé lorsque le mandant n’est pas en mesure de gérer ses affaires lui-même, que ce soit pour des raisons personnelles, professionnelles, ou médicales. Quelle différence entre procuration générale et procuration spécifique ? Il existe deux principales catégories de procurations : la procuration générale et la procuration spécifique. Chaque type de procuration a une portée différente selon les besoins du mandant. Procuration générale : Elle permet au mandataire de prendre en charge tous les aspects de la gestion des affaires du mandant, de manière globale et indéfinie. Elle couvre un large éventail de responsabilités, incluant la gestion financière, les affaires personnelles et les questions juridiques. Le mandataire a donc une grande liberté d’action pour représenter le mandant dans presque tous les domaines. Procuration spécifique : Comme son nom l’indique, la procuration spécifique est beaucoup plus restreinte. Elle donne au mandataire des pouvoirs précis et limités, pour une tâche ou une série de tâches bien définies. Cela peut inclure des actions comme la vente d’une propriété, la gestion d’une transaction particulière ou la représentation du mandant dans un dossier spécifique. Ce type de procuration a généralement une durée limitée dans le temps et se termine une fois que l’objectif est atteint. Conditions de validité Il est important de noter que pour qu’une procuration soit valide, le mandant doit être en pleine possession de ses facultés mentales. Cela signifie qu’il doit comprendre les implications juridiques de la procuration, être capable de donner son consentement éclairé et être apte à prendre soin de ses propres biens et affaires. Une procuration signée par une personne incapable de comprendre ce qu’elle signe ou contrainte de signer n’aura aucune valeur légale. Les éléments essentiels d’une procuration Une procuration, qu’elle soit générale ou spécifique, doit comporter un certain nombre d’éléments essentiels : Le nom du mandant : La personne qui délègue ses pouvoirs. Le nom du mandataire : La personne désignée pour agir au nom du mandant. Les pouvoirs accordés : Les tâches spécifiques ou les domaines dans lesquels le mandataire pourra agir. La signature du mandant : Ce qui rend la procuration valide. La clarté des pouvoirs accordés et des responsabilités déléguées est essentielle pour éviter tout malentendu entre le mandant, le mandataire et les tiers impliqués. La procuration générale : une gestion étendue de vos affaires La procuration générale notariée est un document qui offre une grande flexibilité dans la gestion des affaires d’une personne. Elle permet au mandataire de prendre en charge tous les aspects de la vie financière, juridique et personnelle du mandant. Voici quelques exemples des domaines couverts par une procuration générale : Affaires financières : Le mandataire pourra gérer les comptes bancaires du mandant, effectuer des virements, payer des factures, et gérer des investissements. Affaires juridiques : Le mandataire sera habilité à signer des contrats, représenter le mandant devant les tribunaux, ou encore engager des procédures judiciaires. Affaires personnelles : En plus des aspects financiers et juridiques, la procuration générale peut permettre au mandataire de prendre des décisions concernant la santé du mandant, en particulier si celui-ci est incapable de le faire. La procuration spécifique : pour des actions précises La procuration spécifique est, quant à elle, beaucoup plus ciblée. Elle ne couvre que des actions spécifiques et clairement définies. Vous pourriez en avoir besoin dans les situations suivantes : Vous partez en voyage à l’étranger et vous ne pouvez pas vous occuper de la vente de votre maison ou de la signature d’un bail. Vous avez des problèmes de mobilité et avez besoin de quelqu’un pour réaliser une transaction en votre nom. Vous êtes surchargé de travail et souhaitez déléguer la gestion d’une action spécifique à un proche ou à un professionnel. Contrairement à la procuration générale, la procuration spécifique est limitée dans le temps et dans sa portée. Elle se termine une fois que la tâche pour laquelle elle a été donnée a été accomplie. Pourquoi choisir une procuration notariée ? Bien que la procuration puisse être faite sous seing privé ou devant deux témoins, il est fortement recommandé d’opter pour une procuration notariée. Voici pourquoi : Authenticité et validité légale : Une procuration notariée a une valeur juridique supérieure et est difficile à contester en cas de litige. Conseils juridiques : Un notaire, en tant qu’expert du droit, s’assure que la procuration est rédigée de manière claire et qu’elle protège les intérêts du mandant. Conservation sécurisée : Le notaire conserve un exemplaire de la procuration, ce qui en garantit la sécurité. Reconnaissance officielle : Les institutions financières et les entités gouvernementales reconnaissent plus facilement une procuration notariée. Prévention des abus : Le processus de notarisation inclut une vérification stricte de l’identité du mandant, réduisant ainsi les risques de fraude. Responsabilités du mandataire Qu’il s’agisse d’une procuration générale ou spécifique, le mandataire est tenu de respecter les limites fixées par le document. Il doit également tenir le mandant informé de toutes les actions entreprises et s’assurer que ses décisions sont conformes aux attentes du mandant. Quand et comment annuler une procuration ? Une procuration peut être annulée dans plusieurs cas : Le décès ou l’incapacité du mandant ou du mandataire. La révocation par le mandant. La renonciation par le mandataire. Il est important de noter que si le mandant devient inapte, la procuration est automatiquement révoquée. Seul un mandat d’inaptitude pourra alors permettre à une tierce personne de gérer ses affaires ou de prendre des décisions médicales à sa place. Une procuration, qu’elle soit générale ou spécifique, est un outil juridique précieux pour déléguer la gestion de ses affaires en toute sécurité. En consultant un·e notaire, vous pouvez vous assurer que votre procuration est rédigée de manière à répondre parfaitement à vos besoins et à vous protéger contre tout abus. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet d’AP Notaires . PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article TUTELLE DES ENFANTS MINEURS... L’une des questions les plus fréquemment posées aux notaires... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article L’importance d’un testament pour les conjoint·e·s en union de fait Dans le tissu social du Québec contemporain, une réalité se dessine : un couple sur trois... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE JURIDIQUE
- COVID 19 ET LOYER COMMERCIAL SUIS JE TENU DE PAYER
Découvrez comment les locataires liés à un bail commercial peuvent être libérés de leur obligation de loyer pendant les fermetures liées à la COVID-19. Me Patricia Chamoun vous éclaire sur ce sujet crucial. Pour des analyses approfondies, consultez Henkel Media. Avocate, Associée-Directrice, Chamoun Légal Me Patricia Chamoun et son cabinet représentent des PME, plus particulièrement dans le domaine du droit des affaires, de l’immobilier, de la construction et de la technologie. Aussi, grâce à sa passion pour les arts, la musique et la cinématographie, depuis les dernières années elle a développé une expertise dans le domaine du droit du divertissement. PATRICIA CHAMOUN À PROPOS DE Article D’AILLEURS ET D’ICI – DOUDOU SOW Vous êtes un(e) entrepreneur(e) de la diversité, prêt(e) à convertir vos défis en succès? LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article D’AILLEURS ET D’ICI – SARAH SEDDIKI Le mentorat transforme vos ambitions en réalités palpables! LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Récemment, le gouvernement du Canada annonçait, l’ Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC) en collaboration avec la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL). Ce programme vise à donner un soutien aux entreprises admissibles, afin de réduire le paiement de leur loyer pour la période d’avril, mai et juin 2020. Cette aide est sous forme de prêts-subventions aux propriétaires d’immeubles commerciaux éligibles et selon certaines conditions essentielles , dont la volonté des propriétaires d’immeubles à participer au programme. Si vous n’êtes pas admissible à l’AUCLC destinée aux petites entreprises, le gouvernement du Canada offre d’autres mesures de soutien aux entreprises et aux particuliers dans le cadre du Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19 . Si vous n’êtes pas un propriétaire d’immeuble commercial, le Report des paiements hypothécaires pourrait être ce qu’il vous faut. Le portail de demande de l’AUCLC destinée aux petites entreprises ouvrait le 25 mai 2020 à 8 h (HE). En tant que locataire visé par l’avis de fermeture, suis-je libéré de mon obligation de payer le loyer durant cette période? A priori, l’article 1854 du Code civil du Québec expose l’obligation principale du locateur soit celle de procurer à son locataire la jouissance paisible des lieux loués pendant toute la durée du bail. En contrepartie à cette obligation, le locataire est tenu au paiement du loyer convenu (article 1855 C.c.Q). Cependant, lorsque le débiteur d’une obligation ne peut l’exécuter en raison d’une force majeure , il est libéré de son obligation (article 1693 C.c.Q). Nous pouvons raisonnablement concevoir qu’un locateur, à la suite des dernières mesures gouvernementales, n’est plus en mesure d’assurer la jouissance des lieux loués à son locataire. Or, l’article 1694 du Code civil du Québec, ainsi que la jurisprudence à cet effet, vient préciser que si le débiteur (le locateur) est libéré de l’exécution de son obligation en raison d’une force majeure, il ne peut exiger en contrepartie à son créancier (le locataire), de payer le loyer. Mon bail comporte-t-il une clause de force majeure? Avant de déterminer si vous pouvez invoquer la libération de votre obligation corrélative, il faudra vérifier si vous avez dérogé, dans votre bail, aux principes généraux de droit civil (les articles 1854 et 1855 C.c.Q. énoncés ci-haut). En effet, il se pourrait que vous ayez stipulé dans votre bail qu’aucun cas de force majeure ne peut vous libérer de votre obligation de paiement de loyer. Dans un tel cas, cette clause l’emporterait sur le droit civil à moins que, selon les circonstances, elle ne soit invalide, si vous n’aviez pas librement négocié les clauses de votre bail, par exemple. Aussi, il se pourrait que votre bail comporte d’autres clauses pertinentes à votre situation actuelle (une clause de renégociation de loyer, de libération de certaines obligations, de résiliation de bail, entre autres exemples), qui auront une conséquence directe sur vos obligations courantes envers le locateur, notamment de payer le loyer pour la période visée. Le programme AUCLC est une solution offerte aux propriétaires d’immeubles commerciaux et aux locataires afin d’alléger leur fardeau financier, tout en minimisant le risque que le locataire devienne insolvable ou même un failli et qu’il demande la résiliation de son bail pour cause de force majeure. Référez-vous au site de SCHL pour connaître les conditions d’admissibilité ainsi que les réponses aux questions les plus fréquemment demandées. Puis-je demander la résiliation de mon bail ? Oui, le locataire pourrait obtenir la résiliation d’un bail commercial s’il ne peut pas utiliser les lieux loués à la fin prévue. Cependant, une telle résiliation ne pourra être que judiciaire, c’est-à-dire qu’elle devra être prononcée par un tribunal, suite à une demande formelle par le locataire, et ce sur preuve d’un préjudice sérieux. Par exemple, les mesures d’interdiction mises en place par le gouvernement, n’autorisant pas un locataire d’ouvrir son commerce au grand public, durant la période de confinement, pourraient être considérées comme un motif sérieux. Toutefois, considérant que ce genre de demande n’est pas instruite en urgence pour le moment, le locataire qui cherche à obtenir la résiliation de son bail risque de ne pouvoir présenter sa demande qu’après la situation actuelle et une fois que les tribunaux québécois auront repris leurs activités réguli ères. Finalement, il est crucial d’examiner son bail commercial avant d’entamer quelconque action. Faire un arrangement vaut mieux qu’un litige coûteux et long! 9185-4000 Québec inc. c. Centre commercial Innovation inc. (2016 QCCA 538) Henri c. 9131-5267 Québec inc., (2017 QCCS 716) Place Fleur de Lys c. Tag’s Kiosque Inc. [1995] R.J.Q.1659 (C.A.) COVID-19 ET LOYER COMMERCIAL : SUIS-JE TENU DE PAYER ? 2020-05-26 PATRICIA CHAMOUN 5 minutes ME PATRICIA CHAMOUN CONSEILS JURIDIQUES ET D’AFFAIRES Les locataires liés à un bail commercial et visés par une fermeture pendant la COVID-19 pourraient être libérés de leur obligation de payer leur loyer pour la période visée. Voici tout ce que vous devez savoir à ce sujet. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT
- Lhopital est malade Notre mandat est doffrir des services rapides et de qualite une proprietaire de clinique privee
Alors que le réseau public de la santé, affaibli depuis des années, continue de s’étioler avec une pandémie qui n’en finit plus, les cliniques médicales privées prennent une partie de la charge de travail sur leurs épaules. En marge du débat sur l’égalité d’accès et la gratuité de ce service essentiel, elles continuent de soigner les Québécois. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article ENTREPRENDRE POUR PRÉVENIR ENSEMBLE LE CRASH ÉMOTIONNEL Personne n’est à l’abri de la dépression. Jean-François Lacasse était loin de se douter qu’il en ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article EN QUOI VOUS AI-JE INSPIRÉ? Vous me dites souvent que je vous inspire. Chaque fois, une question me brûle... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) À l’orée de la nouvelle année, ce sont plus de 50 000 travailleurs de la santé qui sont absents, selon le ministre québécois de la Santé et des Services sociaux. Parmi eux, 20 000 infectés et autant qui sont exténués. Le nombre d’hospitalisations est en hausse depuis la mi-décembre 2021 avec la présence du variant Omicron et le délestage est à un niveau effrayant. L’hôpital déborde ou, comme disait Sol il y a déjà plusieurs décennies, l’hôpital est malade. Comment soigner dans la tourmente actuelle ? L’heure n’est pas aux tergiversations entre privé et public. Les cliniques médicales privées aident à garder le navire à flot. © Yan Bleney Pour les p’tits bobos : innover et soulager le système « Dès le printemps 2020, le service de télémédecine a pris une ampleur considérable, explique la Dre LeBlanc. C’est une fonction qui existait déjà, mais elle est devenue essentielle pour éviter les déplacements et la contagion. Quand tout a commencé, les gens restaient chez eux, en mode panique : pendant trois mois, il y a eu une chute drastique de l’achalandage. Sauf que les problèmes de santé ont pris de l’ampleur. Il fallait donc trouver une solution pour continuer les consultations. » Avec la télémédecine, les renouvellements d’ordonnance se font plus simplement, ainsi que plusieurs soins qui ne nécessitent pas d’examen physique : « Les rhumes et grippes, problèmes ponctuels légers, les suivis de médecine familiale et les cas bénins de COVID peuvent être traités à la maison sans passer par l’hôpital », explique-t-elle. Certes, l’engorgement du système public n’est pas nouveau, mais il faut laisser la voie libre aux vraies urgences. « La moitié de nos clients ont un médecin de famille, mais ils ne sont tout simplement pas capables de le voir quand ils en ont besoin ! » Sans compter ceux qui n’en ont pas… Au Québec, le délai d’attente moyen avant d’être pris en charge par un médecin de famille est de près de 600 jours, et plus de quatre ans à Montréal, selon l’étude des crédits de 2021. « Nous offrons un rendez-vous dans les 48 heures », souligne l’entrepreneure. Des services spécialisés plus rapides Pour voir un des 25 types de spécialistes (psychologues, dermatologues, gastro-entérologues, pneumologues, oncologues, etc.), les listes d’attente sont longues dans le secteur public, de l’ordre de 324 jours, d’après les plus récentes données du ministère de la Santé et des Services sociaux. Il y aurait actuellement près de 600 000 requêtes en attente. Or, les cliniques privées regroupent des médecins généralistes et spécialistes, du personnel infirmier, et souvent des annexes pour réaliser certains examens, comme un laboratoire pour les analyses de sang. Chez Leblanc Savaria, il y a aussi un service de gynécologie et d’obstétrique, de dépistage de la COVID-19, et de psychologie pour enfants et adultes, entre autres. « La santé mentale constitue 20 % de nos services. En ce moment, l’anxiété est latente ; on ne voit que la pointe de l’iceberg. Les gens sont en mode résilience, mais ils sont épuisés. Cette part de notre travail va exploser dans un avenir très proche, et il va falloir répondre présent, tout de suite ». En travaillant en collaboration, l’accessibilité aux soins est améliorée. « Cela nous permet de devancer le système et d’offrir des services plus rapidement. Comme n’importe quelle entreprise, nous entretenons des relations d’affaires avec nos partenaires. On peut accélérer les scans ou les échographies, et ne pas avoir à refaire des examens qui sont périmés quand les délais sont trop longs ». Le délestage actuel dans les hôpitaux induit le report de rendez-vous et de chirurgies mineures, considérées non urgentes. En pleine crise, le Gouvernement du Québec a conclu des ententes de deux ans avec les cliniques privées pour qu’elles s’acquittent de ces interventions, ont expliqué les journalistes Daniel Boily, David Gentile et Thomas Gerbet dans deux articles parus sur le site web de Radio-Canada en février 2021 et janvier 2022. Réhumaniser les soins « Notre mandat est d’offrir des services rapides et efficients, des soins empathiques et de qualité. C’est pour cela que les patients sont prêts à payer ». La Dre LeBlanc a œuvré dans le public quelques années comme médecin de famille et urgentologue avant de se tourner vers le privé. « J’ai vu de grosses lacunes, ça fait un moment que le système ne va pas bien, et les conditions de travail sont déplorables. » Marie Andrée LeBlanc milite pour une médecine humaine, préventive et holistique. Depuis 2009, elle est à la tête de trois succursales à Blainville, Mont-Tremblant et Laval. Quinze médecins et cinq infirmières prennent en charge 30 000 patients. « Les bonnes secrétaires médicales, ça ne s’invente pas, elles sont précieuses ! Sans elles, il n’y a pas de rendez-vous, elles sont aussi essentielles que notre personnel infirmier ». Quel est le défi du jour ? « Le personnel. S’il y en a qui manque à l’appel, tout peut s’écrouler ». La pandémie fait déborder le vase. Elle fragilise le socle déjà instable sur lequel dansent, désarticulés et fatigués, infirmières et infirmiers, médecins et préposés, au public comme au privé. Comment dérouiller un système à deux vitesses et assurer un mariage plus serein ? Pour certains, comme la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, une organisation syndicale de 75 000 membres, la solution réside dans le public, à cent pour cent. Pour d’autres, c’est le privé qui assure la qualité et la rapidité des soins. Et il y a des avenues tierces, comme subventionner le privé pour alléger les coûts. Dans tous les cas, l’accessibilité des soins, leur efficience et leur universalité restent primordiales. Chose certaine, il faut se tenir debout dans l’urgence, main dans la main. L’hôpital est malade | «Notre mandat est d’offrir des services rapides et de qualité» – une propriétaire de clinique privée 2022-01-11 ISABELLE NEASSENS 6 minutes Alors que le réseau public de la santé, affaibli depuis des années, continue de s’étioler avec une pandémie qui n’en finit plus, les cliniques médicales privées prennent une partie de la charge de travail sur leurs épaules. En marge du débat sur l’égalité d’accès et la gratuité de ce service essentiel, elles continuent de soigner les Québécois. Comment ces entreprises privées traversent-elles la tempête ? Nous en avons parlé avec la docteure Marie Andrée LeBlanc, médecin de famille et propriétaire de la Clinique LeBlanc Savaria de Blainville, Laval et Mont-Tremblant. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) SANTÉ & BIEN-ÊTRE
- Mandys les soeurs salade
Il y a de ces relations fraternelles qui propulsent les plus beaux projets entrepreneuriaux. Dans la série Fratrie, nous retrouvons des frères et des soeurs qui font équipe pour créer, croître et redonner. Comment ce lien fraternel se traduit-il dans les affaires? Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article UNE CRÈME À GLACE AVEC… NANCIE FERRON DE LA MAISON LAVANDE Cet été, l’équipe de DanieleHenkel.tv prend la route et va à la rencontre d’entrepreneurs... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article RÉINVENTER L’ART D’ASSAISONNER Concrétiser une idée de telle manière qu’elle bouscule les habitudes de vie... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article LA RELÂCHE… DES ENTREPRENEURS! Que font les parents chefs d’entreprise pendant la relâche scolaire ? Ils s’organisent! Entre ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Le rendez-vous est fixé au restaurant Mandy’s de Westmount pour rencontrer les soeurs Wolfe, à la tête de la chaîne de comptoirs. L’une est fougueuse et aventurière. L’autre est sage et réfléchie. Toutes deux se complètent merveilleusement bien et terminent les phrases l’une de l’autre. Discussion libre plantée dans leur décor, pendant que le dernier-né dort dans son landau. Rencontre avec deux mères, soeurs, entrepreneures. Mandy Wolfe Comment le projet des restaurants Mandy’s a-t-il pris forme? Mandy : Rebecca est revenue de New York en 2003 en me disant à quel point elle avait été inspirée par les comptoirs à salade qu’elle avait fréquentés. Elle m’a demandé si je souhaitais en ouvrir un avec elle. Elle s’occuperait de l’aménagement intérieur et je créerais le menu et les recettes. J’ai répondu: certainement et on s’est presque immédiatement mis au travail. Rebecca : On ne se doutait pas à l’époque que ça allait devenir un gagne-pain viable ou un projet à long terme. L’idée était amusante et le projet a grandi organiquement de lui-même. Sans qu’on ait eu une vision claire dès le premier jour… Mandy : …ou un plan d’affaires sur 5 ou 10 ans. Rebecca Wolfe ÂMES SOEURS Avez-vous fait l’objet de préjugés en tant que sœurs, que femmes à la tête d’une entreprise? Mandy : Certaines personnes ont douté de nous et de la pérennité du projet. Parfois, il y avait cette perception : comme c’est mignon, deux sœurs qui ont un comptoir à salade. Ça fait un peu “comptoir de petits gâteaux”. Mais une fois que les gens ont découvert le projet légitime que l’on bâtissait, le nombre de personnes que l’on employait et notre contribution à l’économie québécoise, on nous a accordé plus de crédibilité et d’amour. Pourriez-vous décrire votre relation entre soeurs? Mandy : Rebecca est la plus aventureuse de nous deux. Elle est colorée et fougueuse. Le décor des restaurants reflète bien sa personnalité. Elle a toujours été une inspiration pour moi pour me montrer plus audacieuse et essayer de nouvelles choses. Rebecca : Mandy est mon aînée de cinq ans. Elle a toujours été protectrice, bienveillante et aimante. Nous avons été élevés avec les mêmes valeurs et cela se traduit dans nos prises de décision, car nous avons une confiance absolue envers l’autre. Nous savons que chaque décision est prise avec la bonne intention. LA FAMILLE Quelles sont-elles ces valeurs? Mandy : La famille, d’abord. Ensuite, la loyauté, l’honnêteté, le respect, la bonne éthique de travail. Les enfants sont la priorité. Lorsqu’on a lancé notre entreprise, nous n’étions pas mamans. Maintenant, à deux, nous avons sept enfants. Rebecca : La compassion en est une autre. Quand on me demande ce qui différencie une entreprise à propriété féminine en 2020, je réponds que ces éléments de compassion, de bienveillance et d’amour sont très présents. Et qu’un plus grand nombre d’entreprises devraient être dirigées ainsi. Deux soeurs à la tête d’une entreprise, cela fait-il forcément une entreprise à échelle humaine et familiale? Mandy : Absolument. Nous formons une grande famille avec nos employés. On tente de leur offrir du confort, de l’empowerment, de la confiance et un environnement sécurisant, comme dans une famille saine. On souhaite qu’ils sachent que nous avons leurs intérêts à coeur. LES DÉFIS Avec l’entreprise qui grandit, cette dynamique familiale est-elle difficile à maintenir? Rebecca : Assurément. Mandy et moi aimons faire plaisir. On répond presque toujours oui. Lorsqu’on avait que quelques employés à gérer, ça allait. Peu importe ce qu’ils nous demandaient, de l’augmentation de salaire aux vacances prolongées en famille, c’était toujours oui. Maintenant que la compagnie a grandi, on a dû implanter des politiques pour la gestion des employés. Ça a été une adaptation difficile pour Mandy et moi, mais c’était devenu inévitable. Mandy : Lorsqu’on a ouvert nos premiers restaurants en 2015, on connaissait le nom de chaque employé, leur domaine d’étude jusqu’au nom de leur animal de compagnie! Tous les partys de Noël se faisaient chez Becca. Maintenant, nous avons 350 employés et c’est difficile de garder une proximité avec chacun d’eux. Lorsque tu passes de travailler dans la compagnie à travailler sur la compagnie, le défi est de trouver des gestionnaires de confiance qui seront tout aussi dévouées et engagées que l’équipe fondatrice. "Les premiers temps, je travaillais dans la cuisine à faire les vinaigrettes. C’était très intense et très long. On a dû engager plus de monde parce que ça devenait intenable. Aujourd’hui, la frénésie de la cuisine me manque, être recouverte d’avocat et de vinaigrette avec la laitue qui revole dans les airs… J’ai tenté d’y retourner, mais j’étais juste dans leurs jambes. Nos équipes sont tellement bien rodées que j’étais une nuisance (rires). – Mandy Wolfe" LES FLEURS Comment vous aidez-vous mutuellement à être une meilleure personne? Mandy : Elle me pousse à toujours faire mieux. Rebecca a cette aura. Dans plusieurs situations, je me pose la question : Que ferait Rebecca? Parce que je sais qu’elle le ferait bien. Elle fait toujours les choses correctement, jusqu’au bout, sans jamais tourner les coins ronds. Elle est très positive, cherche les bons côtés à chaque chose et se concentre sur ceux-ci. Rebecca : Mandy est la personne la plus spirituelle, ouverte d’esprit et éclairée que je connaisse. Elle travaille constamment sur elle-même et conséquemment, a un impact positif sur toutes les personnes qui l’entourent. Je me tourne vers elle pour apprendre toutes les façons de m’élever et de m’améliorer. Elle est très sensible, compréhensive et à l’écoute. Un jour, c’est sûr qu’elle écrira un livre sur comment faire pour rendre le monde meilleur. Après ouvert leur huitième restaurant à Laval, les soeurs Wolfe partent maintenant à la conquête de Toronto. En mai, elles feront paraître leur premier livre de recettes. Au cours des prochaines années, elles aimeraient continuer à partager l’expérience Mandy’s à travers le Canada et même dans certaines villes américaines. Mandys les soeurs salade 2020-03-13 MÉLISSA PROULX 6 minutes Il y a de ces relations fraternelles qui propulsent les plus beaux projets entrepreneuriaux. Dans la série Fratrie, nous retrouvons des frères et des soeurs qui font équipe pour créer, croître et redonner. Comment ce lien fraternel se traduit-il dans les affaires? PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT
- REALISER UN PROJET DE RENOVATION POUR AIDER LES ENFANTS
Depuis son enfance, l'auteur admire ceux qui améliorent le monde par leur engagement humanitaire. Découvrez comment cette admiration a cultivé son désir de contribuer à sa communauté, tout en remettant en question l'idée que le succès financier est une condition préalable pour faire la différence. RÉALISER UN PROJET DE RÉNOVATION POUR AIDER LES ENFANTS 2022-05-16 5 minutes Gabriel Ccopa CHRONIQUEUR EXPERT EN IMMOBILIER Depuis mon jeune âge, j’ai toujours admiré les personnes qui ont rendu ce monde meilleur par leur contribution humanitaire. Je crois que c’est de cette admiration qu’est né chez moi le fervent désir de faire une différence auprès de ma communauté. Cependant, j’ai cru longtemps que je ne serais en mesure d’aider ma communauté seulement lorsque j’aurais atteint le succès financier ayant ainsi davantage de temps libre. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Chronique QUELQUES PISTES POUR DEVENIR UN BON LEADER Si vos actions inspirent les autres à rêver mieux, apprendre... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Chronique L’IMPORTANCE DE DÉFINIR SA MISSION D’ENTREPRISE Le monde des affaires n’est pas de tout repos. Et il faut faire beaucoup... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Chronique ÉVITER BIEN DES TOURMENTS EN AFFAIRES GRÂCE AU MENTORAT Un jeune homme rempli d’ambition et d’enthousiasme m’a récemment posé la question ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) GABRIEL CCOPA À PROPOS DE Gabriel Ccopa est le fondateur d’Excellence Construction Rénovation, une entreprise spécialisée en projets immobiliers de luxe. Ce jeune entrepreneur a pour mission de redéfinir les standards de qualité en rénovation de propriétés haut de gamme. Sa participation à des émissions télévisées telles que Vie de chalet et On efface et on recommence présentées à Canal Vie lui ont permis de se faire connaître du grand public. Depuis 2015, Excellence Construction Rénovation aspire à défier le statu quo existant du service à la clientèle tant au niveau de la qualité des travaux que du respect de l’environnement du client. C’est ce dévouement qui lui a permis de remporter les 37e Prix Domus dans la catégorie Choix de l’acheteur en 2020. En côtoyant des entrepreneurs qui ont réalisé des projets philanthropiques malgré leur horaire chargé, j’ai fini par réaliser que nous avons tous la capacité de faire une différence dans la vie des autres, peu importe notre situation. Quelle que soit la grandeur de cette contribution, mieux vaut passer à l’action que de rester passif. Face à cette constatation, je n’avais plus d’excuse à procrastiner plus longtemps. Le plus grand défi auquel je faisais face ? Je ne savais pas par où commencer ni dans quelle sphère concentrer mes énergies. C’est à la suite de la lecture du livre «The One Thing» de Gary Keller que j’ai réussi à élaborer le projet le plus audacieux de ma vie. Pour leur fondation, Bill et Melinda Gates ont décidé de se concentrer sur un seul enjeu. Ils se sont posé la question suivante : « Where’s the place where we can have the biggest impact with the money ? » C’est en choisissant d’écarter les autres enjeux qu’ils ont réussi à faire un choix stratégique et à se concentrer sur le développement des vaccins. CONSTRUIRE DES ENFANTS FORTS J’ai donc commencé par un processus de réflexion afin de déterminer l’enjeu social pour lequel j’aimerais m’investir. Dans mon cas, j’ai passé les sept dernières années à bâtir mon entreprise nommée Excellence Construction Rénovation . Ceci m’a permis d’acquérir de l’expérience en gestion de projet de rénovation et de développer des relations d’affaires avec des partenaires de confiance. Cela dit, c’est depuis que l’entreprise a commencé à faire des flips de maisons en 2020, que j’ai constaté que je pouvais aider ma communauté en mettant en pratique la réalisation de projets de rénovation. Frederick Douglass a dit qu’« il est plus facile de construire des enfants forts que de réparer des hommes brisés ». Un environnement familial sain est selon moi un facteur crucial durant l’enfance. Ayant eu la chance de grandir auprès d’une famille qui m’a soutenu durant développement, j’ai eu la volonté de redonner cette chance à mon tour à certains enfants. C’est finalement en juin 2021 que j’ai décidé de rencontrer la directrice de la Fondation du Centre Jeunesse de la Montérégie pour lui faire part de mon intention de contribuer à ma façon. À la suite de plusieurs mois de travail, j’ai mis sur pied – avec plus de 20 partenaires – le projet bénévole Unis Pour l’Excellence ayant pour objectif de rénover la Maison l’Escargot. Il s’agit d’une résidence qui accueille des enfants à risque (de 0 à 6 ans) de la Montérégie. La réalisation de ce projet a nécessité beaucoup de changements au niveau de la gestion de mon temps. Avec mon horaire chargé, je savais que je n’aurais pas eu le temps de réaliser ce projet avec mes anciennes habitudes de travail. C’est pourquoi j’ai réorganisé mon horaire professionnel de sorte que la première heure de ma journée était consacrée uniquement à la préparation, planification et la réalisation de ce projet. Autrement dit, une heure de travail dédiée au projet Unis Pour l’Excellence sans distraction, sans télévision et sans téléphone. « Le succès dans n’importe quoi se résume toujours à ceci : concentration et effort », a affirmé Dwayne « The Rock » Johnson. Je ne saurais dire mieux. Afin de réaliser un projet bénévole audacieux avec le peu de temps que j’avais à ma disposition, il fut nécessaire de déterminer les tâches les plus importantes, de consacrer le temps nécessaire à leur réalisation ainsi que de déléguer le reste des tâches à mes partenaires et mon équipe. Les résultats extraordinaires dans n’importe quelle sphère sont souvent le résultat d’un effet domino. Chaque matin, je renouvelais mes priorités, je trouvais le domino principal et mettais toute mon énergie à le faire bouger. C’est cette méthode de travail qui m’a permis de dénicher les partenaires clés pour ce projet et de trouver des solutions à des défis tels que le manque d’approvisionnement de certains matériaux. En rétrospective, ce projet m’a fait comprendre davantage l’importance de déléguer le plus de tâches possibles et de ne jamais être trop plongé dans les opérations au point de perdre le « big picture ». Lorsque toutes les tâches semblent urgentes, on a l’impression qu’elles ont toute une valeur égale quant au résultat. C’est pourquoi à mes débuts en affaires, j’étais constamment en train de courir à gauche et à droite pour essayer de tout accomplir et je n’y arrivais tout simplement pas. À présent, je priorise mes tâches à chaque début de journée et je délègue le reste des tâches à mon équipe. De cette façon, je ne perds jamais de vue les éléments importants de la gestion du projet. Je dirais que cette façon de m’organiser à bien fonctionné, car après plus de quatre semaines de rénovation à la Maison l’Escargot, nous avons réussi à accomplir des travaux dont la valeur est de plus de 80 000 $. Parmi ceux-ci : une salle de bain rénovée au complet, des planchers refaits à neuf, des améliorations au réseau électrique, du plâtrage et de la peinture. Le projet Unis Pour l’Excellence fut d’ailleurs grandement médiatisé. Par ailleurs, le projet a eu un impact plus grand que je l’aurais imaginé sur la vie des enfants. Je crois que c’est en voyant des étrangers rénover leur maison sans aucune attente en retour, que cela leur a permis d’avoir une nouvelle perspective par rapport à la vie. Les personnes les plus motivées et épanouies sont celles qui cherchent à mener une vie de contribution pour une cause plus grande qu’elles-mêmes – Tony Robbins ENTREPRENEURIAT
- Le passeport vaccinal un retour au travail a geometrie variable
Découvrez les implications du passeport vaccinal pour les entreprises au Québec : défis juridiques, choix des employeurs, télétravail et formules hybrides. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Chronique APRÈS 8 MOIS DE TÉLÉTRAVAIL : LES BONNES PRATIQUES POUR PRÉSERV... Depuis le mois de mars 2020, le télétravail a pris une place prépondérante dans nos vies. Plusie... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article COVID-19 : MESURES ÉCONOMIQUES POUR ENTREPRENEURS Entrepreneur(e)s, gestionnaires ou travailleuses/eurs autonomes, vous avez du mal à vous retrouver LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Si les commerces en restauration, culture, sports et loisirs ont été parmi les plus impactés par la pandémie de COVID-19, la nouvelle mesure, qui s’adresse à eux sans équivoque, devrait leur permettre de rester ouverts et d’élargir la capacité maximale de clients dans les lieux fermés (voici la liste des entreprises concernées ). « Le passeport vaccinal permettra d’éviter que certaines entreprises ferment leurs portes », soutient la Fédération. Est-ce que le passeport vaccinal est une condition d’emploi pour ces commerces? À moins qu’il ne devienne lui-même client, le serveur ou l’entraîneur n’y est pas tenu, le niveau de risque n’étant pas suffisamment élevé pour le justifier . Essayons d’y voir plus clair… Le passeport vaccinal, un incontournable pour certaines industries? « Ce que l’on veut, c’est relancer l’économie. Les gens ont hâte de retourner au bureau », affirme M. Rhéaume, directeur principal des communications et relations externes de la Fédération des Chambres de commerce du Québec qui encourage le déploiement du passeport vaccinal, incluant la vérification du statut vaccinal des employés à l’aide de tests de dépistage réguliers. Au niveau fédéral, plusieurs entreprises sont soumises à la vaccination obligatoire d’ici la fin octobre : les banques, les entreprises de radiodiffusion et de télécommunications, les compagnies de transport aérien, ferroviaire et maritime. Air Canada a pour sa part fait de la vaccination une condition d’emploi, en décidant de ne pas proposer de test rapide comme option aux employés réfractaires. Au Québec, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet a précisé que le statut vaccinal ne peut être un facteur de discrimination à l’embauche ni un motif pour congédier un employé. Une consultation provinciale en commission parlementaire a fait le point sur la vaccination obligatoire des employés les 26 et 27 août 2021. Pour le moment, tous les intervenants de la santé et des services sociaux, en contact ou non avec des patients, doivent être vaccinés à compter du 15 octobre, sous peine de suspension sans solde. Au moment d’écrire ces lignes, l’obligation gouvernementale n’a pas été élargie à d’autres catégories de travailleurs. Choix discrétionnaire de l’entreprise : du cas par cas Il revient à l’employeur de statuer sur la nécessité du passeport vaccinal au sein de son personnel. Le gouvernement du Québec dit ne pas vouloir s’immiscer dans la gestion des employeurs. Cependant, l’évaluation à faire n’est pas simple : il y a d’un côté les droits fondamentaux, dont celui à l’intégrité physique des salariés qui ne se font pas vacciner. Il y a, de l’autre, la responsabilité de l’employeur de protéger ses travailleurs. À l’heure actuelle, selon notre compréhension, les employeurs doivent prévoir pour ceux qui ne se font pas vacciner des tests de dépistage réguliers, la réaffectation à d’autres tâches ou d’autres horaires, ou le télé-travail. L’exigence d’être vacciné doit être raisonnable dans le contexte propre à chaque milieu de travail et aux fonctions de l’employé. Dans les milieux où des contacts directs et fréquents sont requis entre les employés ou avec des clients, l’employeur pourrait démontrer que la vaccination des employés constitue une exigence professionnelle justifiée, avec un niveau de risque suffisamment élevé pour qu’il n’y ait pas d’autre alternative possible . Les discussions sont en cours. Télétravail et formule hybride Dans tous les cas, la Santé publique privilégie le télétravail lorsque c’est possible, un accommodement raisonnable qui a somme toute fait ses preuves, et qui est devenu une réelle alternative à l’activité professionnelle en présentiel. Le plus récent sondage de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) confirme par ailleurs que les travailleurs préfèrent un retour hybride, à savoir en présentiel et à distance : 51 % favorisent une présence de deux ou trois jours par semaine. Par ailleurs, 78 % des personnes sondées sont satisfaites du télétravail, citant l’économie de temps de déplacement et un meilleur équilibre entre le travail et la vie privée. Une formule hybride semble être la solution idéale. Après mûre réflexion, c’est ce qu’à choisi de faire OBOX, qui travaille en création et production. « Les employés du côté du studio sont tous vaccinés, avance Robert Boulos, président et associé. Ils travaillent de façon très rapprochés, ensemble et avec les intervenants externes. Il y a les micros à tenir, les caméras, etc. Ça s’est fait naturellement de leur côté. Pour les autres divisions, j’ai ajusté selon les obligations liées aux tâches : certains employés sont uniquement en télétravail, d’autres font un mélange de bureau et de maison ». Le passeport vaccinal: un retour au travail à géométrie variable 2021-09-07 HENKEL 5 minutes Le passeport vaccinal est implanté au Québec depuis le 1er septembre 2021. Plusieurs entreprises sont directement concernées, alors que d’autres ont des choix à faire : vaccination obligatoire ou non pour tous les employés, ou une partie de ceux-ci, tests réguliers de dépistage, télétravail, congés… La question est juridiquement épineuse et socialement sensible. Nous avons discuté avec Félix Rhéaume, à la Fédération des Chambres de Commerce du Québec et Robert Boulos, Président du Studio et associé chez OBOX , qui a opté pour une formule hybride. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE
- Se doter dun comite consultatif une bonne idee
Un comité consultatif est un « comité non décisionnel dont le mandat consiste à donner des conseils, à formuler des avis ou à faire des recommandations sur des questions mises à l’étude. » Concrètement pour les entreprises, il s’agit d’un comité qui conseille les dirigeants dans leurs prises de décisions. Il est formé de professionnels de différents domaines et d’entrepreneurs provenant d’autres domaines d’activités que le vôtre. À titre de directeur principal à la Banque de développement du Canada pendant plus d’une dizaine d’années, Éric a effectué plus de 200 interventions en entreprise et en accompagnement de PME. En tant que conseiller en gestion stratégique, sa mission est aujourd’hui d’accompagner les entrepreneurs dans les moments clés du développement de leur entreprise, par des interventions s’inspirant des meilleures pratiques en développement des affaires, finance, comptabilité, conseil stratégique, gestion des risques et performance organisationnelle. ÉRIC PRÉVILLE À PROPOS DE Videos PRÉVISIONS FINANCIÈRES : GUIDE PRATIQUE POUR ENTREPRENEURS Les prévisions financières sont souvent l'une des parties les plus redoutées de la comptabilité... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Videos LA STRATÉGIE DE FINANCEMENT Le financement, le nerf de la guerre ! LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article EN CES TEMPS D’INCERTITUDE, COMMENT PRÉVOIR L’IMPRÉVISIBLE Comment naviguer et rester agile dans un contexte volatil? LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Un comité consultatif, c'est s'entourer d'experts et d'entrepreneurs d'expérience COMMENT METTRE EN PLACE UN COMITÉ CONSULTATIF ? Si vous avez déjà fait votre planification stratégique, entourez-vous de candidats qui vous aideront à faire progresser votre plan . Sinon, une introspection s’impose afin de faire l’inventaire des forces, faiblesses, opportunités et menaces de votre entreprise. Vous chercherez ensuite des candidats qui vous aideront à combler des lacunes, ou à ajouter une expertise qui est absente dans l’équipe de direction. Par exemple, si vous envisagez de développer un marché à l’exportation, trouver un entrepreneur qui a déjà vécu cette situation pourrait être un atout. N’hésitez pas à sortir de votre propre réseau de contacts et à demander des références de candidats à votre banquier ou à votre comptable. FAIRE DE VOTRE COMITÉ CONSULTATIF UN SUCCÈS L’ écoute et l’ouverture d’esprit , mais pas aveuglément. Les membres du comité sont aussi là pour vous faire réfléchir et vous faire sortir de votre zone de confort. Vous demeurez à la barre de votre entreprise. La rigueur sera de mise. C’est toujours facile de reporter une rencontre! Je reprends la matrice de gestion du temps de Stephen Covey, connu pour son ouvrage The 7 habits of highly effective people : un comité consultatif, c’est important, mais pas urgent. Mais tout ce qui est important finit toujours par devenir urgent, et nous revenir en plein visage! Il faut donc avoir la rigueur de maintenir les rencontres contre vents et marées ! La franchise est tout aussi importante. Vous avez choisi des membres de confiance, faites leur confiance . Pour pouvoir vous conseiller adéquatement, les membres de votre comité consultatif doivent être au fait de tout ce qui passe réellement chez vous. Cacher un problème de liquidité pourrait fausser un conseil de stratégie de croissance, qui pourrait s’avérer irréalisable ou néfaste en situation de manque de liquidité. On doit être prêt à partager nos bons coups et nos moins bons. En terminant, savoir bien s’entourer dès le début peut être un atout majeur pour le succès d’une entreprise, peu importe son stade de développement. Il faut aussi se rappeler qu’ il n’est jamais trop tard pour implanter un comité consultatif . L’apport de ses membres peut vous éviter bien des erreurs de parcours et vous faire grandir plus rapidement. Pourquoi s’en priver? Se doter d’un comité consultatif : une bonne idée! 2023-08-22 ÉRIC PRÉVILLE 3 minutes Un comité consultatif est un « comité non décisionnel dont le mandat consiste à donner des conseils, à formuler des avis ou à faire des recommandations sur des questions mises à l’étude. » Concrètement pour les entreprises, il s’agit d’un comité qui conseille les dirigeants dans leurs prises de décisions. Il est formé de professionnels de différents domaines et d’entrepreneurs provenant d’autres domaines d’activités que le vôtre. AVANTAGES DE CRÉER UN COMITÉ CONSULTATIF EN ENTREPRISE Bénéficier de l’expérience et des conseils avisés d’experts chevronnés et d’entrepreneurs d’expérience. Peaufiner votre vision à plusieurs, puisque le comité participe à votre exercice de planification stratégique. Apprendre à se dépasser, atteindre ses objectifs, respecter ses engagements, prendre ses responsabilités et rendre des comptes devant les membres du comité. Profiter des encouragements des membres du comité: le propriétaire à la tête de l’entreprise n’a pas souvent de « tape dans le dos »! Ultimement, faites grandir votre entreprise. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) FINANCE & COMPTABILITÉ
- Les criteres ESG rentabilite et perennite pour votre entreprise
Les enjeux Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) occupent de plus en plus d’espace dans le discours actuel. On parle d’émissions carbone et de pollution de l’air, de préservation de la biodiversité, de la gestion des déchets, mais aussi de la reconnaissance du fait autochtone, de l’équité, de la diversité et de l’inclusion, de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle responsable, de rémunération des dirigeants, de conformité, de modèle d’affaires éthique et de transparence. Présenté par Henkel Media. Les 2 minutes CPA Les critères ESG: rentabilité et pérennité pour votre entreprise! 2024-01-24 7 minutes Fannie Pelletier, Chroniqueuse Les enjeux Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) occupent de plus en plus d’espace dans le discours actuel. On parle d’émissions carbone et de pollution de l’air, de préservation de la biodiversité, de la gestion des déchets, mais aussi de la reconnaissance du fait autochtone, de l’équité, de la diversité et de l’inclusion, de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle responsable, de rémunération des dirigeants, de conformité, de modèle d’affaires éthique et de transparence. Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que les dirigeants et les entrepreneurs soient sensibles aux répercussions que pourraient représenter ces enjeux sur le sort de leur entreprise. Nous sommes rendus là: 80 % des entrepreneurs québécois sont aujourd’hui déterminés à trouver des moyens pour réduire leur impact sur l’environnement et à investir davantage, selon l’ étude Focus Québec menée par KPMG. C’est une bonne nouvelle! Et parmi cette proportion, 83 % se disent activement à la recherche de fournisseurs « verts » ou aspirent à se positionner en tant qu’entreprise « verte ». Ces entreprises communiquent activement leurs initiatives et leurs objectifs, et c’est tout à leur honneur! Ces statistiques encourageantes mettent en lumière les intentions des dirigeants, qui sont non seulement porteuses d’espoir mais aussi rentables à plusieurs niveaux. Modèle des trois piliers, publié dans le rapport intitulé Our Common Future (Notre avenir à tous), également connu sous le nom de Rapport Brundtland (1987) Un écosystème dynamique et porteur d’opportunités La pérennité de l’organisation occupe une bonne partie des pensées du dirigeant d’entreprise. Pour ce faire, il a besoin d’employés engagés, de fournisseurs impliqués, de partenaires financiers, d’investisseurs intéressés et de clients fidèles. Il convient donc d’engager un dialogue structuré avec les différentes parties prenantes afin de connaître leurs objectifs en termes de transition durable. Par dialogue structuré, on entend des séances de travail et de réflexion, des questionnaires et enquêtes ou des ateliers de co-création. Au-delà du partage des objectifs et d’information, ces rencontres permettent de générer une collaboration productive à la fois par la mise en lumière des risques, mais surtout des opportunités. Les attentes grandissantes de tous occasionnent une responsabilité élargie et sont sources d’opportunités d’affaires . En effet, une démarche ESG permet d’identifier de nouveaux segments de clientèles ou marchés à desservir, quand ce n’est pas de nouveaux produits et services à développer. Les employés qui travaillent chez vous, les clients qui achètent vos produits ou services, et les investisseurs qui injectent des capitaux dans votre projet d’affaires veulent savoir et comprendre en quoi votre organisation concilie et parvient à équilibrer les dimensions économiques, sociales et environnementales de vos activités. Pour que le dialogue soit utile L’état d’esprit dans lequel la direction doit dialoguer avec ses parties prenantes est celui de la création de valeur partagée . Le succès de la démarche s’appuie sur une intention sincère. Ainsi, il ne suffit plus d’avoir une équipe de direction bienveillante, compétente et capable d’inspirer: il est maintenant essentiel de se doter d’ objectifs mesurables qui vont au-delà du profit financier. Les clients le demandent déjà ou le demanderont sous peu. Fabriquer des produits de qualité sans toutefois offrir un service de réparation ou de récupération en fin de vie ou afficher fièrement son implication dans la communauté mais décider de délocaliser son service à la clientèle afin de réduire ses coûts sont des exemples qui pourraient laisser vos principales parties prenantes pantoises. Retour sur investissement Le cadre ESG permet de guider la réflexion des équipes et d’identifier les enjeux qui sont à la fois importants pour le succès de votre entreprise et l’engagement de vos parties prenantes. Une fois identifiés, ces enjeux prioritaires nécessitent des investissements. Par exemple, une usine située en bordure d’une rivière qui déborde de son lit au printemps pourrait devoir être relocalisée. Cela implique des investissements en capital, mais permet de réduire le risque d’un arrêt de production et la perte potentielle de revenus . Par exemple, la mise en place d’un service additionnel de récupération en fin de vie requiert des investissements mais permet de générer des revenus en provenance de nouveaux clients séduits par la proposition ou par un taux de rétention de vos clients actuels. Comme pour tout projet d’investissement, une analyse coûts-bénéfices et un calcul du retour sur investissement en fonction du délai de récupération habituel gagnent à être réalisés préalablement. Délocaliser une usine en situation de crise, interrompre sa production durant quelques jours voire des semaines, gagner ou perdre des parts de marchés, etc. peuvent être transposés en coûts et revenus potentiels. En terminant, je vous suggère d’écouter la conférence de Michael Porter, célèbre professeur de Harvard et économiste, dans le TedTalk « Pourquoi les entreprises peuvent réussir à résoudre les problèmes sociaux ? ». Selon lui, ce sont les organisations qui sont les mieux placées pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux et prendre en charge la résolution de problèmes de taille comme ceux des changements climatiques. Son hypothèse tient au fait qu’une entreprise qui résout un problème en tire un bénéfice , ce qui l’incite à poursuivre sur cette voie. Ce postulat colle parfaitement à la définition du développement durable, à savoir un développement qui permet de réconcilier environnement, société et économie. Sachant que les organisations sont les mieux positionnées et qu’elles peuvent en tirer de la rentabilité, les dirigeants ont intérêt à s’engager rapidement dans la voie de la durabilité en ayant recours au cadre ESG et ce, peu importe la taille et le secteur dans lequel elles évoluent. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Videos IDÉES DE TRANSFORMATION NUMÉRIQUE La transformation numérique est un terme qui résonne dans toutes les sphères d’affaires... LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION Article ÉCOCONCEPTION : LES ENTREPRISES METTENT LA MAIN À LA PÂTE La réduction de l’empreinte écologique est devenue une obligation pour les entreprises. LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Fannie possède plus de 25 ans d’expérience en tant que dirigeante de PME, gestionnaire et consultante. En tant qu’entrepreneure, elle a dirigé des équipes ayant compté jusqu’à 120 employés avant de procéder à la vente de ses activités. Misant sur son expérience entrepreneuriale et son expertise, elle accompagne aujourd’hui les équipes de direction dans leur transition durable. Elle croit au potentiel de création de valeur du développement durable agissant comme un vecteur de pérennité et de pertinence des organisations dans un monde qui doit changer. À PROPOS DE GESTION & RH
- Balados
edecb95d-6587-4de3-9670-165d1d597931 ARTICLES ( 01 ) FORMATS Phrase d’accroche vient ici Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit dolor sit amet nsectetua. ( Articles ) Source essentielle pour les dernières tendances en Balados Balados TOUT TOUT SOCIÉTÉ & CULTURE AFFAIRES & ÉCONOMIE MANAGEMENT & LEADERSHIP LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Balados Nawel et Danièle parlent d'amour ! | Complices #EP16 Aujourd’hui, Danièle Henkel veut parler d'AMOUR… au grand dam de Nawel ! LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Balados « Quel est ton impact ? » - Avec Georges Laraque | Complices #EP15 Dans ce nouvel épisode, Georges Laraque se dévoile avec une grande ouverture d'esprit... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Balados « Je ne suis pas une influenceuse ! » | Complices #EP27 Dans ce nouvel épisode de Complices, Danièle Henkel et Nawel Mahieddine partagent une réflexion... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Balados « On m’a dit non pendant une décennie » | Avec Hassoun Camara... C’est la rentrée pour Complices !Dans ce nouvel épisode de 2025 avec Hassoun Camara, on démarre... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Balados « Tout passe, tout change » | Avec François Lemay... Plongez dans le doux univers de François Lemay, passionné de la vie, de légèreté et de simplicité... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Balados « On regarde, mais on ne voit rien » | Avec Christine Gagnon... Décoder l'Invisible avec Christine Gagnon !Dans ce nouvel épisode de Complices,nous avons... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Balados Le Pouvoir de la Visualisation | Avec Mactar Mbaye... Un épisode sous le signe de la passion !Découvrez le parcours exceptionnel de Mactar Mbaye, ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Balados « Moi, c'est assez » | Avec Jean-Philippe Dion | Complices #EP21 Un nouvel épisode de Complices avec un invité exceptionnel ! Nawel et Danièle reçoivent... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Balados « L’authenticité, c’est la base » | Avec Emilie Lafortune... Dans ce nouvel épisode de Complices, Danièle et Nawel reçoivent Émilie Lafortune, la créatrice de... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Balados Avoir foi en soi | Avec Giorgia Fumanti | Complices #EP19 Cette semaine, les Complices ont l’immense plaisir de recevoir une artiste exceptionnelle, Giorgia.. LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Balados « Tu viens d'où, toi ? » | Complices #EP18 Dans ce nouvel épisode, Danièle Henkel et Nawel nous racontent leur aventure d’immigration au... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Balados « Le seul métier que je suis capable de faire » - Avec Anie... 🎙️ Rencontre avec Anie Rouleau, fondatrice et PDG de The Unscented Company 🌿 @unscentedco... CHARGER CHARGER LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos Recruter avec Succès L’Expérience de Distribution JRV avec Caméléon RH LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article L'héritage du Pape François : Vers un capitalisme compassionnel Un regard sur les appels du Pape François pour un capitalisme plus juste et empreint de compassion. LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article L’argent : 5 vérités essentielles pour réussir Prenez le contrôle de vos finances dès aujourd’hui pour assurer une croissance durable. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article 6 Astuces pour Remotiver Votre Équipe au Travail ! Découvrez des conseils pratiques pour raviver l'énergie et l'engagement de votre équipe au quotidien LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Balados « Ça va bien virer » - Avec Étienne Boulay Les Complices ont le plaisir d'inviter Étienne Boulay pour parler de santé mentale... ( Explorer tous nos Médias )












