top of page

786 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Entretien

    76aa1965-aac6-4224-a22a-02a530826fc8 ARTICLES ( 01 ) FORMATS Phrase d’accroche vient ici Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit dolor sit amet nsectetua. ( Articles ) Source essentielle pour les dernières tendances en entretien Entretien TOUT TOUT TECHNOLOGIE & INNOVATION SOCIÉTÉ & CULTURE AFFAIRES & ÉCONOMIE MANAGEMENT & LEADERSHIP LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien Se concentrer sur l’impact, et faire une différence Brian Gallant a été le plus jeune premier ministre du Nouveau-Brunswick. Investi, passionné... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien REVENU QUÉBEC : MISSION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE Dans cet entretien, notre animatrice Danièle Henkel a voulu démystifier le rôle de Revenu Québec... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien INVESTISSEMENT QUÉBEC, UNE INSTITUTION ENGAGÉE Investissement Québec est une grande institution qui fait partie intégrante du paysage... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien Développement des entreprises La ministre déléguée à l’Économie, Lucie Lecours, s’est récemment ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien Pénurie de main-d’oeuvre Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, puis ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien HAUSSE DES PRIX Le ministre des Finances, Eric Girard, s’est récemment entretenu avec la femme... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien Avant la pandémie, l’économie du Québec était reluisante Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, s’est récemment entretenu avec... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Entretien La croissance de Jimmy Pham Jimmy Pham est un pharmacien à la fibre entrepreneuriale qui se ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Entretien CODE DH: LE POUVOIR DE CHOISIR Se partir en affaires est un choix et c’est nous qui en sommes les maîtres. Ne demandons... LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION Entretien La croissance de Logient Au cours des six dernières années, Logient, qui se spécialise dans le développement LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien TROIS QUESTIONS À… PIERRE-YVES MCSWEEN Pierre-Yves McSween n’a pas la langue dans sa poche quand vient le temps d’aborder les ... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Entretien CODE DH: «IL N’EST JAMAIS TROP TARD» «Il est trop tard», entend-on parfois dire. Mais pourquoi donc? Il n’est jamais trop tard ... CHARGER CHARGER LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos Recruter avec Succès L’Expérience de Distribution JRV avec Caméléon RH LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article L'héritage du Pape François : Vers un capitalisme compassionnel Un regard sur les appels du Pape François pour un capitalisme plus juste et empreint de compassion. LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article L’argent : 5 vérités essentielles pour réussir Prenez le contrôle de vos finances dès aujourd’hui pour assurer une croissance durable. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article 6 Astuces pour Remotiver Votre Équipe au Travail ! Découvrez des conseils pratiques pour raviver l'énergie et l'engagement de votre équipe au quotidien LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Balados « Ça va bien virer » - Avec Étienne Boulay Les Complices ont le plaisir d'inviter Étienne Boulay pour parler de santé mentale... ( Explorer tous nos Médias )

  • Pour reussir votre demande de financement evitez ces 5 erreurs courantes

    Trouver du financement pour votre entreprise, c’est le nerf de la guerre! Impossible de faire avancer la machine autrement : que vous soyez en démarrage ou en croissance, il faut apporter de l’eau au moulin. Nous avons donc parlé avec Marianne Auclair, directrice régionale de l’Estrie pour Evol, et Juliette Kehr, analyste financière, afin de savoir comment maximiser vos chances d’obtenir votre financement. Voici les cinq erreurs à ne pas commettre si vous voulez que tout se passe comme sur des roulettes! Financer le changement Pour réussir votre demande de financement, évitez ces 5 erreurs courantes 2023-11-15 ISABELLE NEASSENS 7 minutes Trouver du financement pour votre entreprise, c’est le nerf de la guerre! Impossible de faire avancer la machine autrement : que vous soyez en démarrage ou en croissance, il faut apporter de l’eau au moulin. Nous avons donc parlé avec Marianne Auclair , directrice régionale de l’Estrie pour Evol, et Juliette Kehr , analyste financière, afin de savoir comment maximiser vos chances d’obtenir votre financement. Voici les cinq erreurs à ne pas commettre si vous voulez que tout se passe comme sur des roulettes! Attendre trop tard : ce n'est pas quand vous n'avez plus d'argent qu'il faut déposer une demande de financement! 1. ATTENDRE TROP TARD Ce n’est pas quand vous avez urgemment besoin d’argent que vous déposez une demande de financement! Une fois que vous êtes à court de liquidités et incapable d’honorer vos paiements et les dépenses encourues, c’est qu’il est déjà trop tard, vous êtes au pied du mur. « Il s’agit alors d’une situation de redressement, plutôt que d’investissement, précise Juliette Kehr. Nous ne sommes simplement pas l’organisme de référence dans ce cas-là ». Cette situation n’est pas un bon signe pour les investisseurs, car cela veut dire que vous n’avez pas bien planifié vos besoins. Une démarche de financement en bonne et due forme prend du temps. « Une fois passée la pré-qualification du dossier, on le passe à l’analyste qui évalue la conformité selon plusieurs critères quantitatifs et qualificatifs, et autorise une pré-approbation de crédit ; puis on présente le dossier à un comité de financement, et il y a une partie juridique pour le décaissement et la mise en application des garanties », explique madame Kehr. Le processus implique en effet plusieurs acteurs. Il faut savoir qu’Evol prête souvent en partenariat avec d’autres institutions financières, partageant les risques du dossier. Or, chacune a des modalités de financement particulières et des processus internes qui vont à leur propre vitesse. Comptez un minimum de 4 à 6 semaines avec un dossier bien préparé, et jusqu’à quelques mois lorsque les choses requièrent plus d’attention. Prévoyez donc suffisamment de temps et un budget prévisionnel lorsque vous effectuez une demande de financement. Arriver mal préparé : mieux vaut avoir tout en main pour éviter les délais supplémentaires ! 2. ARRIVER MAL PRÉPARÉ Offrir une vision claire de son entreprise et une structure financière solide donne une indication fort utile sur la façon dont vont rouler les liquidités financières une fois qu’elles seront débloquées. Et qui dit structure financière solide, dit arriver avec un plan d’affaires détaillé et des prévisions financières sur au moins deux ans. Votre comptabilité doit être à jour, avec les derniers états financiers. « Mieux vaut arriver préparé pour éviter les surprises et les délais supplémentaires de va-et-vient pour les papiers! », confirme l’analyste. Votre dossier est garant de votre sérieux. Évidemment, ce ne sont pas tous les entrepreneurs qui sont habiles avec les chiffres! Si vous avez besoin d’aide pour mettre votre projet sur papier et établir votre plan d’affaires, Projet A est une plateforme numérique simple et accessible offerte par Evol et ses partenaires (EEQ Entreprendre Ici, Microcrédit Montréal et HEC Montréal) pour vous guider à travers les différentes étapes de rédaction. Previsio , un outil gratuit mis sur pied par l’École des Entrepreneurs du Québec, peut aussi vous aider dans l’évaluation de vos scénarios de prévisions financières. « Quand on regarde un dossier, au-delà des chiffres qui sont des indices de viabilité et de rentabilité, on cherche le POURQUOI : qui est ce.tte entrepreneur.e? Quel est son projet? Vers où veut-il ou elle aller?, précise Marianne Auclair. On regarde l’historique, l’entourage, le modèle d’affaires au complet. » Se préparer, c’est aussi ça : avoir un projet bien défini, un dossier structuré et complet, mais aussi cohérent. Il faut avoir réfléchi et pouvoir argumenter toutes les facettes de sa pertinence : état du marché, concurrence, valeur ajoutée et impacts (lesquels sont essentiels dans le cadre du financement avec Evol). Il y a aussi tout un volet personnel : vos valeurs, vos engagements, la solidité de vos équipes, la force de votre réseau, la connaissance de vos partenaires. Evol propose d’ailleurs un parcours d’accompagnement sur mesure tout au long du financement pour consolider votre modèle d’affaire sur 360 degrés. Négliger ses finances personnelles : le bilan personnel est relié au projet d'affaires. 3. NÉGLIGER SES FINANCES PERSONNELLES « C’est encore tabou de parler des mauvaises notes qui entachent les dossiers de crédit, mais le bilan personnel est relié au projet d’affaires, explique la directrice. Montrer patte blanche et prouver par l’exemple qu’on sait gérer ses finances démontre une éducation financière, une compréhension, une capacité de bien gérer ses affaires ». Une saine gestion financière personnelle est gage de succès aux yeux des investisseurs. « Si votre dossier est entaché par des erreurs de parcours, sachez les expliquer. » « Beaucoup d’entrepreneurs en démarrage ont une mise de fonds personnelle très importante dans leur projet d’affaires. Il est vrai que cela montre qu’ils croient en leur projet. Mais on ne peut pas toujours tout injecter au départ, il faut savoir équilibrer et prévoir pour la suite, en phase de croissance. Chez Evol, une mise de fonds ou un transfert d’actifs de l’entrepreneur est demandé et la capacité de réinjection est analysée. » Il faut montrer que votre montage financier est bien ficelé, que le calcul de votre besoin de financement est précis, et surtout bien équilibré et réparti entre plusieurs sources. Cacher certaines informations : mieux vaut dire la vérité en partant! 4. CACHER CERTAINES INFORMATIONS « Il y a toutes sortes de cas de figure, confie madame Kehr. Il est possible que ça ne soit pas volontaire. Il y a des situations dans lesquelles on décèle rapidement des réalités déformées. Quelqu’un par exemple, qui vient nous voir avec un besoin de liquidités en se disant en hypercroissance, mais nous réalisons qu’il est en déficit depuis plusieurs années. L’entrepreneuriat est un petit milieu, et nous avons plusieurs moyens de savoir, dont celui de rouler le plumitif. » Mieux vaut mettre cartes sur table dès le départ afin de partir du bon pied! C’est une question de confiance dans la relation entre le prêteur et l’emprunteur. N’oubliez pas, le financier est un de vos partenaires d’affaires de premier plan et vous établissez une vraie relation humaine avec lui. La transparence est donc de mise. Une communication ouverte et honnête sur votre situation financière favorise la confiance : divulguez vos dettes, sachez expliquer une mauvaise cote de crédit, partagez vos sources de financement et vos objectifs financiers à court, moyen et long terme. Ce faisant, le prêteur sera en mesure d’adapter ses options de prêt à vos besoins réels. La confiance peut atténuer les risques et générer de meilleures conditions de prêt lorsque que l’emprunteur est fiable et responsable. « En effet, je peux demander davantage de garanties si je perçois que les risques sont plus grands » confirme madame Kehr. Avoir une fixation sur le taux d'intérêt: il y a d'autres facteurs qui comptent! 5. AVOIR UNE FIXATION SUR LE TAUX D’INTÉRÊT! Magasiner le taux d’intérêt le plus bas, c’est comme avoir l’impression d’avoir fait un deal avec son taux d’hypothèque! En fait, ce n’est pas tout à fait ça. « Le taux d’intérêt est un élément parmi tant d’autres dans le financement aux entreprises, spécifie madame Auclair. On ne peut pas se limiter qu’au taux, car il y a plusieurs produits financiers sur le marché, et des modalités différentes qui sont tout aussi importantes à considérer : Le terme, l’amortissement La possibilité de moratoire (chez Evol en particulier, nous considérons les congés de parentalité ou pour l’adoption) La flexibilité (taux fixe ou variable) Les garanties La possibilité de remboursement par anticipation Les frais annuels, les frais au décaissement, etc.! Alors allez-y, élargissez vos horizons, soyez au fait de toutes les possibilités, prenez-vous d’avance et bâtissez votre plan d’avenir, votre entreprise n’en sera que plus solide! PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Videos LA STRATÉGIE DE FINANCEMENT Le financement, le nerf de la guerre ! LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Videos EVOL FINANCE LES ENTREPRENEURS DE LA DIVERSITÉ Le financement, c’est ce qui est le plus difficile quand on se part en affaires ! LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article FINANCEMENT DES ENTREPRENEUR·E·S NOIR·E·S Bien que la diversité et l’inclusion soient un des sujets de l’heure, nous constatons... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE FINANCE & COMPTABILITÉ

  • Entreprendre pour prevenir ensemble le crash emotionnel

    Personne n’est à l’abri de la dépression. Jean-François Lacasse était loin de se douter qu’il en ferait un jour les frais. Homme de cœur au service des autres, avocat puis conseiller financier, il avait tout pour être heureux. In article par Henkel Media. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE ( Vous pouvez aussi Aimer ) À 22 ans, Jean-François Lacasse ouvrait son bureau d’avocat en droit privé sur la Rive-Sud de Québec avec, dans ses tripes, un désir immense de faire une différence. « Je me voyais défendre des causes comme Erin Brockovich!, raconte-t-il. Dans ma tête, c’était ça le droit ». Mais la réalité du métier l’a frappée de plein fouet. D’un procès à l’autre, il s’est vite désillusionné. « J’avais la nausée le matin rien qu’à penser qu’il fallait que je me rende au palais de justice, confie-t-il. C’est un grand rêve brisé ». Faire une différence, autrement Constatant dans sa pratique que plusieurs maîtrisaient mal les rudiments budgétaires, il s’est réorienté. « Repartir de zéro après avoir perdu huit ans de ma vie, ça n’a pas été évident », admet-il. La perception de descendre d’un piédestal et le jugement des autres lui ont pesé lourd. Après s’être formé, il est devenu conseiller financier. « J’avais réussi à transposer mon désir de faire une différence dans cette carrière », explique-t-il. Encore une fois, son bateau a chaviré. « Avec la crise économique de 2008, je n’arrivais plus à orienter mes clients. J’en ai eu assez de l’entrepreneuriat. J’étais épuisé de me battre dans le vide pour avancer ». Jean-François a alors flirté un moment avec la déprime, un sentiment de ne pas être à sa place. Il a alors sauté le pas vers le salariat, dans une institution solide. « Chez Desjardins, ils ont vu mon potentiel, j’étais enfin reconnu. Ils ont soufflé de l’air sur mes ailes et j’ai gravi les échelons ». Un poste s’est ouvert en développement des affaires. Ses clients? Des entrepreneurs! « Je comprenais leur langage, j’aimais écouter leurs histoires de réussite et de défis. Leur planificateur financier était aussi passé par là». La flamme s’est rallumée. Pendant plus de dix ans, Jean-François a foncé. …droit dans le mur Entre temps, sa vie personnelle vacillait : le deuil non guéri de son père, une relation conjugale qui battait de l’aile, une belle-famille en crise. « Le JF qui veut aider tout le monde pour qu’on l’aime brandissait son étendard et jouait au sauveur, mais moi je m’oubliais, avoue-t-il. Je refoulais tout. Une assiette mal placée dans le lave-vaisselle me rendait fou. Un rien m’irritait, je pétais des coches ». Jean-François s’est saoulé de travail et a fui ses émotions. « Je me suis auto-piégé dans la performance. Et personne ne m’a arrêté ». Un rendez-vous chez son médecin a confirmé qu’il était en dépression majeure. Le mois suivant, il était isolé, et en lambeaux. L’image du parfait go-getter venait de se déchirer, et avec elle une grande partie de sa confiance. Tout était à rebâtir. «Cet arrêt forcé m’a sauvé la vie, confie-t-il, la gorge nouée. Je devais regarder les choses en face. ». Un tournant majeur À la fin de cet été-là, un événement marquant le sort des vapes : ses retrouvailles avec sa fille née 25 ans plus tôt, Alexandra, sur le quai du même nom dans le Vieux-Montréal. « Ça faisait des années que j’essayais de la rencontrer, j’étais entré en contact avec sa mère qui l’avait élevée seule. On se serait cru comme dans un film. Le début de mon processus de réconciliation avec moi-même a commencé à ce moment-là ». Serein, il a rompu sa relation qui ne tenait plus qu’à un fil et est retourné travailler. « Tout le monde trouvait que j’avais l’air bien ». Alors qu’il passait ses premières vacances de Noël en solo, eurêka! « Au spa, j’ai attrapé un bout de papier et j’ai noté : Atterrissage forcé = Dépression . J’ai fait un brainstorming autour de métaphores aériennes sur la détresse psychologique. Au lieu de passer ma semaine suivante dans le Sud accoudé au bar, j’observais les gens et j’écrivais. Je suis revenu avec 150 pages ». Le futur webpreneur venait de développer sa conférence, Mayday : y a-t’il encore un pilote dans l’avion? En mars 2019, Jean-François racontait pour la première fois son crash lors d’un événement public. « Ma prise de parole avait été pêle-mêle, mais quelles réactions! Je tenais quelque chose ». Il avait trouvé son créneau. Il a alors contacté la Fondation Cervo afin de s’associer à un centre de recherche connu en santé mentale et a promis de remettre l’ensemble des profits de sa conférence. Salle comble en septembre et une supplémentaire. « Depuis, je n’ai jamais regardé en arrière ». Fin 2019, il demandait un congé sans solde de trois mois pour écrire. « J’occupais un poste important avec 20 % des objectifs d’épargne de la succursale sur mes épaules, alors mon gestionnaire a refusé. Mais je n’allais pas retomber. Quelques nuits sans sommeil plus tard, je suis rentré dans le bureau du grand boss et j’ai dit : je m’en vais ». Son départ? Le 14 février 2020, une date voulue: « Je me choisis! ». Un entrepreneur sur son X au service des autres Quelques semaines plus tôt, Jean-François lançait la communauté d’entraide et de partage de ressources Mayday! M’aider , entouré d’ambassadeurs connus. « Un départ canon, avec plus de 100 000 visiteurs sur mon site! », se réjouit-il. Il crée ensuite des ateliers personnalisés et de team-building, dont le Projet Pilote , un programme de transformation préventive fondé sur les piliers de la santé globale. La pandémie lui fait perdre ses contrats de conférencier en entreprise, mais le motivateur, plus passionné que jamais, concentre ses efforts sur le web: « Je souhaite inonder les réseaux sociaux avec mon histoire, sensibiliser les équipes, déstigmatiser le sujet, et démocratiser l’accès aux outils de prévention ». Ses recherches confirment son intuition. « J’ai demandé à mon ex-PDG quel était le pourcentage d’employés en invalidité à court terme. Il m’a répondu : de 10 à 12 % par année, environ 5000 salariés, dont la moitié en santé mentale ». Les chiffres s’additionnent vite dans la tête de l’ex-conseiller financier. Il multiplie par le nombre d’entreprises au Québec et comptabilise l’étendue des coûts pour la société. « On n’en parle pas, par peur du jugement. Personne n’ose pointer l’éléphant de la pièce. Pas surprenant que les cas de détresse psychologique et d’épuisement professionnel augmentent ». Pour bâtir sa notoriété et sa crédibilité, celui qui écrira bientôt un livre et rêve de devenir le Pierre Lavoie en santé mentale au Québec s’entoure de spécialistes de l’approche globale. « Je ne suis pas un psychologue ou un expert, rappelle-t-il. Je parle uniquement par expérience. Quand tu as vécu une dépression, tu ne veux pas que ça revienne. Les dommages collatéraux sont immenses. Je ne le souhaite à personne. Mon histoire peut changer la trajectoire de quelqu’un d’autre ». Entreprendre pour prévenir ensemble le crash émotionnel 2021-05-07 ISABELLE NEASSENS 6 minutes Personne n’est à l’abri de la dépression. Jean-François Lacasse était loin de se douter qu’il en ferait un jour les frais. Homme de cœur au service des autres, avocat puis conseiller financier, il avait tout pour être heureux. Entrepreneur dans l’âme, son parcours de vie l’a mené à bâtir des ateliers, des conférences et la communauté d’entraide Mayday! M’aider! pour prévenir la détresse psychologique. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) SANTÉ & BIEN-ÊTRE

  • Trois livres qui proposent des chemins vers soi

    L’été, les livres ont la vie dure. Souvent imbibés de crème solaire et remplis de sable, ils deviennent nos compagnons de route, d’évasion et d’aventure. Voici trois suggestions de lectures estivales dont les auteurs partagent un intérêt pour la bienveillance et la réalisation de soi. Trois livres qui proposent des chemins vers soi 2021-06-14 4 minutes Micheline bourque CHRONIQUEUR LITTÉRAIRE L’été, les livres ont la vie dure. Souvent imbibés de crème solaire et remplis de sable, ils deviennent nos compagnons de route, d’évasion et d’aventure. Voici trois suggestions de lectures estivales dont les auteurs partagent un intérêt pour la bienveillance et la réalisation de soi. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article 5 LIVRES INSPIRANTS POUR ENTREPRENEURS Le livre est devenu un compagnon par excellence en ces temps de confinement! LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article LANCEMENT DU LIVRE ⎥ CES DIFFÈRENCES QUI NOUS RASSEMBLENT C’est entourée des siens que Danièle Henkel a lancé le 23 novembre dernier LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) MICHELINE BOURQUE À PROPOS DE Entrepreneure, Micheline Bourque agit comme consultante en marketing et animatrice d’entrevues et de groupes de discussion en recherche marketing depuis plus de 20 ans. Les faux combats, Réconcilier performance et bienveillance , de Marc Dutil. Éditions de l’homme, 2021 Marc Dutil est un homme au parcours exceptionnel. Ce «grand leader, grand lecteur » m’interpelle notamment puisqu’il est le fondateur de l’ École d’entrepreneurship de Beauce . J’avais hâte de lire son livre pour en connaître davantage sur lui et sa façon de penser. Entrepreneur, père de famille, très engagé socialement, il nous parle avec franchise. Son message est empreint d’une vision originale et humaniste. Président et chef de la direction du Groupe Canam, il a construit son ouvrage à partir de moments clés qui ont contribué à forger son caractère et sa perception du monde. Que ce soit par rapport au rôle de son entreprise sur le plan sociétal, d’expériences en lien avec sa famille et ses enfants, de ses études aux États-Unis ou de ses rencontres marquantes, ses anecdotes permettent de découvrir ses valeurs et sa façon authentique d’articuler sa pensée autour de ses apprentissages. Le but de cet ouvrage n’est pas de dresser un portrait de ses succès en affaires. Non. Marc Dutil préfère parler de changements au sein de notre société et de l’importance de travailler main dans la main pour bâtir un monde meilleur, plus cohérent, plus ouvert et plus axé sur le communautaire. « La vie sans appartenir à de réelles communautés serait bien triste, dénuée de sens et bien courte. Le plus bel héritage à léguer à nos enfants n’est-il pas de leur transmettre la conviction qu’on est plus forts ensemble? » nous dira-t-il. Un message des plus pertinents dans le contexte actuel. La cyberdépendance, Quand l’usage des technologies devient un problème , Dre Marie-Anne Sergerie, Les Éditions La Presse, 2020 Dre Marie-Anne Sergerie, psychologue, s’intéresse aux aspects psychologiques des nouvelles technologies dans nos vies depuis 1997. Elle nous propose une fascinante exploration dans l’univers de la cyberdépendance et des conseils pour arriver à adopter de saines habitudes en lien avec son utilisation. La pandémie a fait de nous de super utilisateurs du web, admettons-le. Nous avons intégré de nouveaux comportements. Cachent-ils des risques de dépendance? La question se pose. J’ai voulu savoir. Dre Sergerie élucide le tout pour nous. Comment reconnaître les symptômes et quelles stratégies adopter le cas échéant? Dans les faits, il existe différents types de cyberdépendance comme le cyberporno, les jeux vidéos et les achats en ligne. La recherche d’information constitue en soi une de ces catégories. Les séries en rafale, ça résonne un peu chez vous ? Observez-vous des pertes de contrôle? Ce livre vous sera très salutaire. Le livre est réellement fascinant à lire et propose plein d’outils et d’exemples de bonnes pratiques. Un ouvrage fort pertinent pour prendre conscience de son propre usage et pour se rappeler l’importance de « passer du temps seul et avec soi-même », nous dira l’autrice. « Une occasion d’entrer en contact avec nos besoins et d’explorer différentes alternatives pour les combler ». LA SUGGESTION DE DANIÈLE HENKEL Toujours plus haut , Lysanne Richard avec Myriam Jézéquel, Éditions Flammarion, 2021 « J’ai choisi ce livre parce que, lorsqu’il m’a été donné de croiser la plongeuse de haut vol sur le plateau de l’émission On va se le dire , j’ai tout de suite été happée par sa force tranquille et par l’ampleur de ses exploits qui demandent une force physique et mentale hors du commun. Sa biographie venait de paraître. J’y ai vu un parallèle intéressant avec les entrepreneurs qui eux aussi se lancent dans le vide, affrontent l’inconnu, créent et inspirent. En 2014, cette mère de trois enfants et athlète de cirque (notamment pour le Cirque du Soleil) a décidé de se consacrer entièrement à ce sport extrême. Véritable conquérante, elle s’est rapidement taillé une place parmi les plongeurs d’élite les meilleurs au monde. Depuis qu’elle est toute jeune, Lysanne a le désir acharné d’aller toujours plus haut, toujours plus loin, comme le chante si bien Ginette Reno. Plus la marche est haute et plus elle trouve la motivation pour l’atteindre et triompher. Sa soif d’adrénaline nous rappelle que la peur peut devenir un moteur vers le dépassement de soi. Comme dans le monde des affaires, la connaissance, le calcul et la compréhension du risque (et dans le cas de Lysanne, du danger) nous portent à repousser nos limites, mais aussi à nous protéger et à apprendre. » – Danièle Henkel, présidente DanieleHenkel.tv CULTURE

  • Patrice Brisebois lascension inspirante d’un jeune talent chez Signalisation de Ville

    Dans un monde professionnel où les carrières semblent souvent tracées d’avance, il existe des parcours qui prouvent que la détermination et l’audace peuvent ouvrir des portes inattendues. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Series Découvrez la culture d’entreprise unique de Signalisation de Ville SDV s’est imposée comme une force motrice dans le secteur de la signalisation LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article SIGNALISATION DE VILLE ... Le secteur de la signalisation routière est souvent perçu comme figé... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Dans un monde professionnel où les carrières semblent souvent tracées d’avance, il existe des parcours qui prouvent que la détermination et l’audace peuvent ouvrir des portes inattendues. Patrice en est l’exemple parfait. Aujourd’hui chargé de projet chez Signalisation de Ville (SDV), il a gravi les échelons avec une rapidité impressionnante, sans pour autant avoir de formation initiale dans le domaine. Son histoire est celle d’un jeune homme qui a su transformer un simple emploi en une véritable vocation, tout en s’imposant dans un environnement parfois perçu comme difficile. Un virage à 180 degrés : De la psychologie humaine à la signalisation routière : un parcours inattendu À 24 ans, Patrice peut déjà se targuer d’avoir une expérience professionnelle significative. Pourtant, son ambition première était loin du domaine de la signalisation routière : il se destinait à une carrière en sexologie. Pendant ses études, il travaillait comme serveur pour financer son parcours universitaire, mais la pandémie de COVID-19 a bouleversé ses plans. Avec la fermeture des restaurants, il s’est retrouvé sans emploi et a dû réévaluer son avenir. C’est alors qu’il découvre une offre d’emploi pour un poste d’installateur de signalisation routière. Sans expérience ni connaissance du domaine, il postule, presque sur un coup de tête. « Je ne savais pas du tout en quoi consistait ce métier, mais j’ai tenté ma chance », se souvient-il. Ce choix, qui pouvait sembler anodin, allait pourtant marquer le début d’une aventure professionnelle des plus enrichissantes. L’apprentissage sur le terrain et une ascension rapide Dès son premier jour chez SDV, Patrice comprend que ce métier ne ressemble en rien à ce qu’il avait connu auparavant. Le travail est physique, les journées longues et intenses, et il doit rapidement apprendre les rouages du métier. « C’était un défi énorme pour moi, habitué à servir des clients dans un restaurant », avoue-t-il. Mais il s’accroche et, grâce à son sérieux et sa minutie, il ne tarde pas à se faire remarquer par ses supérieurs. Sa capacité à rédiger des rapports détaillés et précis attire particulièrement l’attention. Là où d’autres se contentent du minimum, lui consigne chaque détail avec rigueur. Son investissement paie : après seulement deux saisons sur le terrain, il exprime le désir d’évoluer en interne. S’il espérait simplement obtenir un poste de superviseur, il est surpris de la réponse de son employeur. « Moi, je voulais juste un petit casque bleu, et finalement, on m’a offert une opportunité encore plus grande », confie-t-il. Il intègre alors les bureaux en tant qu’adjoint au projet, avant de devenir rapidement chargé de projet. Un environnement de travail inclusif et bienveillant Comme dans toute reconversion professionnelle, Patrice avait des appréhensions avant d’intégrer SDV, notamment en tant que membre de la communauté LGBTQ+. « Je me suis dit que j’aurais peut-être du mal à me faire accepter, surtout dans un milieu masculin », explique-t-il. Mais il découvre rapidement une équipe ouverte et bienveillante. « Finalement, c’était tout l’inverse de ce que je craignais. Mes collègues se confiaient même à moi. » Son témoignage rejoint celui de Sonia Briand, une autre employée de SDV qui, malgré le fait d’être une femme dans un secteur historiquement masculin, a elle aussi été accueillie avec respect et bienveillance. Ces expériences témoignent d’une culture d’entreprise où le professionnalisme prime sur les stéréotypes et où chacun a sa place. Défis et ambitions : un quotidien jamais ennuyeux Le poste de chargé de projet chez SDV est loin d’être routinier. Chaque jour apporte son lot de défis et d’imprévus. « Se faire réveiller trop tôt le matin par un client en détresse, ça remplace facilement deux cafés ! », plaisante Patrice. Mais loin de le décourager, ces défis quotidiens le stimulent. Il apprécie particulièrement le fait que chaque projet soit différent et requiert des compétences d’adaptation et de résolution de problèmes. En plus de la gestion quotidienne des projets, Patrice doit également anticiper les besoins futurs en matière de signalisation routière, travailler en collaboration avec les municipalités et assurer un suivi rigoureux des opérations. Son rôle dépasse largement la simple exécution des tâches : il doit constamment innover et proposer des solutions adaptées aux exigences du terrain. Loin de se reposer sur ses acquis, Patrice envisage déjà l’étape suivante de son parcours. Grâce à la politique de formation continue encouragée par SDV, il envisage même de reprendre ses études pour devenir ingénieur. L’entreprise est prête à l’accompagner dans cette démarche, en finançant une partie de sa formation et en adaptant ses horaires de travail. « Ici, la formation est une priorité. Si une formation m’intéresse, je peux la proposer et elle sera probablement acceptée », explique-t-il. Une culture d’entreprise qui fait la différence Au-delà des perspectives d’évolution, ce qui retient Patrice chez SDV, c’est l’atmosphère de travail. « On peut plaisanter, être soi-même sans être scruté à la loupe. Nos supérieurs nous font confiance et on sent un vrai respect mutuel. » Ce climat de confiance et de camaraderie fait toute la différence. Cette culture d’entreprise se traduit aussi par des initiatives concrètes. L’une des plus marquantes pour Patrice reste le week-end organisé à Québec pour célébrer les 10 ans de SDV. Un séjour entièrement pris en charge pour les employés et leurs familles, preuve du souci de l’entreprise pour le bien-être de son personnel. « Il est rare qu’une entreprise investisse autant dans ses employés », souligne-t-il. En plus des événements internes, SDV met également en place des programmes d’accompagnement pour ses employés, favorisant le développement des compétences et la montée en responsabilité. Ces initiatives permettent de fidéliser les talents et d’assurer un environnement de travail motivant et dynamique. Un message pour les futurs talents À ceux qui envisagent de rejoindre SDV, Patrice donne un conseil simple mais essentiel : « Reste toi-même et donne-toi à fond. Ici, plus tu es impliqué, plus tu es reconnu. » Il en est la preuve vivante. Lui qui, lors de son premier jour, s’était juré de ne jamais revenir tant le travail lui semblait éprouvant, est aujourd’hui un élément clé de l’entreprise. Cinq ans plus tard, il ne regrette rien et continue de viser plus haut. Avec son énergie, son ambition et son engagement, Patrice est l’incarnation même de la réussite basée sur l’implication et la persévérance. Son parcours illustre parfaitement l’esprit de Signalisation de ville : un lieu où chacun, à force de travail et de passion, peut tracer son propre chemin vers le succès. Patrice Brisebois : L’ascension inspirante d’un jeune talent chez Signalisation de Ville (SDV) 2025-05-05 HENKEL 6 minutes Dans un univers professionnel où les trajectoires paraissent souvent prédéfinies, certains parcours viennent bousculer les règles et montrent que l’audace et la détermination peuvent mener bien plus loin qu’on ne l’imagine. Patrice en est un brillant exemple. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) LEADERSHIP

  • L art de se ressourcer intelligemment

    Avec l'été qui arrive, beaucoup attendent impatiemment leurs vacances pour se ressourcer. Mais êtes-vous vraiment capable de déconnecter de vos responsabilités ? Dans cette chronique, découvrez des pistes de réflexion pour profiter pleinement de vos congés et vous revitaliser. L’ART DE SE RESSOURCER INTELLIGEMMENT 2022-06-13 5 minutes Jessy Reil Chroniqueuse Psychologie au travail Jessy Riel, Fondatrice et PDG Ax Conseil La saison estivale est enfin à nos portes. Pour la majorité d’entre vous, cette période annonce l’arrivée des vacances, le moment tant attendu pour se ressourcer. Mais, dans les faits, parvenez-vous réellement à prendre une pause de vos responsabilités et de vos préoccupations afin de vous réénergiser totalement ? Je vous propose dans cette chronique quelques pistes de réflexion afin de « décrocher » et bénéficier pleinement de vos prochains congés. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Chronique L’emprise de la perfection et du désir de performance Est-ce réaliste de vouloir exceller à tout prix et en tout temps dans un monde du travail... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Chronique La place des émotions au travail J’adore coacher des gestionnaires qui se préparent à obtenir une promotion ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Chronique Des clés pour une vie épanouie au boulot Je rencontre, lors de mes consultations, des professionnels qui ont une carrière riche de sens ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) JESSY RIEL À PROPOS DE Présidente d’Ax Conseil Fondatrice et présidente d’Ax Conseil, elle accompagne avec passion et engagement les entrepreneurs et les gestionnaires à relever positivement les défis de nature humaine, relationnelle et organisationnelle en conjuguant saine performance, santé mentale et bienveillance. Elle est l’alliée #1 des leaders qui désirent déployer le potentiel humain tout en cultivant la santé psychologique et le bien-être au travail. LA CLÉ D'UNE RÉCUPÉRATION EFFICACE Si vous êtes comme moi, une passionnée de son travail, vous pourriez avoir tendance à vous investir vers ce qui vous stimule professionnellement, même dans vos temps libres. D’autres seront motivés à travailler durant leurs congés en raison de leur besoin de performance ou encore de contrôle des résultats. J’observe aussi, chez celles et ceux ayant littéralement tout donné durant les mois précédents, une véritable difficulté à récupérer en termes d’énergie, de concentration et de motivation. Dans ce cas, les vacances sont malheureusement synonymes de convalescence. D’ailleurs, pour vous illustrer la difficulté à vous recharger lorsque votre « batterie » est littéralement à plat, pensez à votre cellulaire. Avez-vous déjà observé comment ça peut être long avant qu’il n’affiche qu’un simple signal de « connexion à la charge » lorsqu’il est complètement vidé ? C’est pareil pour vous. Dans le but de vous aider à bien récupérer, mais aussi d’en conserver les bienfaits à votre retour de vacances, je partage ici quelques notions et conseils issus des recherches en neurosciences. LA CLÉ D'UNE RÉCUPÉRATION EFFICACE La clé d’une bonne récupération réside dans le repos cognitif actif. À première vue, l’usage des mots « repos » et « actif » dans un même concept peut paraître paradoxal, voire contre-intuitif pour l’espèce humaine, qui a la plupart du temps envie de passivité et d’inaction après avoir déployé tant d’effort au boulot. Bien sûr, vivre des moments où le corps et l’esprit sont physiquement sur pause ça fait du bien, mais sur une période limitée… Consultez mon dernier article L’emprise de la performance et du désir de perfection dans lequel je présente la courbe d’utilité du stress. Lorsqu’il y a peu de stress et que vous êtes inactif, l’ennui et la fatigue apparaissent. Mais, pourquoi la fatigue est-elle ressentie après le sommeil et une période d’inaction ? C’est simple : l’humain a besoin d’être sainement stimulé (juste dose de « stress ») pour s’énergiser et se sentir optimal, et ce, même en congé. Toutefois, un piège persiste, soit celui de vous activer sur vos tâches habituelles ou sur celles qui vous « attendent », ou encore de les ruminer… Concrètement, le repos cognitif actif, c’est l’art de mettre à « off » la partie de votre cerveau habituellement stimulée par votre travail et votre train-train quotidien, tout en activant une autre partie qui n’a pas l’habitude de s’activer. C’est à cet instant que le réel processus de récupération commence. Aller à la plage tout en travaillant sur un nouveau projet professionnel ou encore rester à la maison pour finaliser l’aménagement de cette dernière sont des actions qui peuvent être certes satisfaisantes, cependant celles-ci ne vous seront d’aucun repos ! Stratégies de ressourcement Pour retrouver pleinement vos capacités cognitives, physiques, mentales et émotionnelles, je vous suggère d’abord de : Listez vos tâches quotidiennes, qu’elles soient professionnelles ou personnelles. Cette liste deviendra idéalement celle renfermant des choses « à ne pas faire ». Expérimentez de nouvelles activités. En effet, il vous faudra probablement sortir de votre zone de confort afin de varier vos passe-temps pour découvrir de nouvelles passions qui ne comportent pas de processus mentaux similaires à ceux qui se retrouvent dans la liste à éviter. De plus, Dr Saundra Dalton-Smith, chercheuse en conciliation travail-vie personnelle et auteure du best-seller Sacred Rest : Recover Your Life, Renew Your Energy, Restore Your Sanity , indique dans l’un de ses TED Talk que les stratégies de récupération choisies devraient vous permettre de vous restaurer sur sept de vos importantes sphères de vie : physique, mentale, sensorielle, créative, émotionnelle, sociale et spirituelle. En lien avec ses recommandations, je vous suggère quelques réflexions ; je vous invite à les conserver précieusement, mais surtout, à les adresser quotidiennement une fois que vous reprendrez le boulot. Le fruit de vos réponses deviendra votre meilleure source de repos. Qu’a besoin votre corps ? Ralentissement, activation, étirement, dépassement… Quelles pensées ou préoccupations aimeriez-vous calmer ? Quelles sources de stimulation pourriez-vous limiter pour retrouver une sensation d’apaisement? Écran, lumière, téléphone, bruit, conversations… Qu’auriez-vous envie de contempler, tout simplement, pour retrouver vos inspirations ? Qu’est-ce qui, en vous, demande à être entendu ? Qui de sain et de positif dans votre entourage auriez-vous envie de rencontrer ou, à l’inverse, de qui auriez-vous besoin de vous éloigner ? Qu’est-ce qui vous aiderait à reconnecter à vos sens, à ce qu’il y a de plus grand que vous ? Pensez à l’amour, la nature, l’intimité, la méditation, l’écriture… Maintenant, il ne vous reste plus qu’à planifier votre plan de vacances stratégique ! SANTÉ & BIEN-ÊTRE

  • Sasseoir sur le divan du mentor

    Comment trouver du soutien moral, de l’écoute et du partage quand on est entrepreneur ? Le mentorat est une avenue intéressante, comme le souligne Henkel Media dans ses initiatives pour soutenir les entrepreneurs. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Justin Lortie © Sylviane Robini Tout allait bien dans la vie quotidienne de Justin Lortie, si ce n’était qu’il se sentait souvent submergé par les nombreux casse-têtes de son entreprise. «C’est littéralement ma psychologue qui m’a poussé à trouver une autre personne de référence pour m’accompagner dans une impasse, car mon entreprise était en train de prendre le dessus sur tout», raconte le fondateur et directeur de création de Wedge , un studio de création basé à Montréal. Le mentorat a été sa bouée de sauvetage . «Les questions que me posait mon mentor, personne ne me les avait posées auparavant. Dans mon entourage, lui seul avait le recul et la distance nécessaires pour m’éclairer. Notre relation a eu un effet non seulement sur la croissance de ma business, mais sur ma croissance personnelle, puisque l’entreprise, c’est moi!» Bulle hors du temps Le mentorat pour entrepreneurs, tel que défini par Réseau Mentorat , mise effectivement sur le savoir-être des individus et s’intéresse à la personne plutôt qu’à l’entreprise. «L’approche peut se comparer à la psychologie humaniste dans la mesure où la personne mentorée à puiser dans ce qu’elle a déjà en elle pour agir, précise Dominic Sicotte, conférencier, coach et formateur pour le Réseau Mentorat. Une séance de mentorat devrait être une bulle hors du temps, une période de relaxation qui permet d’être dans les meilleures conditions pour réfléchir et prendre du recul. C’est pourquoi il ne devrait jamais y avoir de lien émotif ou financier afin de protéger la relation mentor-mentoré de tout stress.» À ce titre, les conseils techniques et pratiques sont idéalement à proscrire dans la relation mentorale, explique Dominic Sicotte, diplômé en psychologie qui offre du mentorat depuis cinq ans après avoir été lui-même mentoré pendant 12 ans. «Les conseils peuvent être utiles sur le coup, mais n’aideront pas le mentoré à gagner confiance en ses prises de décision. Tout réside dans l’art de poser les bonnes questions. Idéalement, le mentor aidera le mentoré à prendre conscience de la vibration ressentie lorsqu’il pose un geste et permettra de développer sa confiance en son intuition.» «Une séance de mentorat, c’est un lieu sûr, impartial, privilégié où je peux parler de manière plus personnelle de ce que je vis, où je peux prendre du recul sur mes affaires et réfléchir à l’impact de mes décisions, énonce Justin Lortie.» Dominic Sicotte Soutien moral Le mentor ne remplacera évidemment jamais les conseils d’un professionnel de la santé pour aider une personne dans le besoin, mais il peut être une des solutions pour réduire l’isolement et la détresse, suggère le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec dans une enquête sur la santé mentale des entrepreneurs . Toujours selon cette étude, 71,5% des dirigeants d’entreprise affirment vivre des moments de détresse psychologique. À la relation confidentielle, dénuée de jugement et de conflits d’intérêts s’ajoute le partage d’expérience d’égal à égal entre l’entrepreneur expérimenté (mentor) et le jeune entrepreneur (mentoré). «Je ressors toujours de mes rencontres avec des milliers de notes dans mon journal et des réflexions pour remplir le mois me séparant de la rencontre suivante, poursuit Justin Lortie, qui a fait appel à deux mentors différents au cours des trois dernières années. Parfois, il y a des questions pour lesquelles je ne suis pas prêt à répondre et qui vont resurgir plus tard.» «Il est rare que l’on sorte d’une séance de mentorat plus lourd que l’on est rentré, reconnaît Dominic Sicotte. On en ressort plutôt avec une lumière de plus dans les yeux. Il faut toutefois avoir confiance dans le processus et ouvrir son esprit. Le lien de confiance se bâtit avec le temps.» S’asseoir sur le divan du… mentor! 2021-05-24 MÉLISSA PROULX 4 minutes Se confier librement sur les hauts et les bas de son entreprise, reprendre confiance, garder sa motivation, se réconforter dans ce qui est vécu… Avoir un mentor permet non seulement de trouver de l’aide et de l’accompagnement, mais d’avoir du soutien moral, de l’écoute et du partage – des denrées rares dans le monde des affaires! PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) MENTORAT

  • Un salaire ou un dividende

    Saviez-vous que pour un entrepreneur incorporé, le type de rémunération qui lui est versée aura des effets sur sa situation fiscale personnelle, mais aussi sur celle de sa société. Il importe donc de bien connaître les différences fiscales selon les types de rémunération. Principalement, deux types de rémunération sont utilisés par l’entrepreneur incorporé : le salaire et le dividende. Les 2 minutes CPA Un salaire ou un dividende ? 2023-10-17 MYLÈNE GOYETTE 7 minutes Saviez-vous que pour un entrepreneur incorporé, le type de rémunération qui lui est versée aura des effets sur sa situation fiscale personnelle, mais aussi sur celle de sa société. Il importe donc de bien connaître les différences fiscales selon les types de rémunération. Principalement, deux types de rémunération sont utilisés par l’entrepreneur incorporé : le salaire et le dividende. Salaire ou dividende? D’abord, au niveau des cotisations , il est important de noter qu’un salaire permet à celui qui le reçoit de cotiser au Régime de rentes du Québec (RRQ) et au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP). Le dividende ne le permet pas. Le salaire permet aussi au particulier d’accumuler des droits de cotisations REER , ce qui n’est pas le cas avec un dividende. Par ailleurs, les cotisations RRQ, RQAP et les REER pourraient ne pas avoir de valeur pour le particulier qui a accumulé des immeubles et d’autres biens qui seront vendus à la retraite. Cela pourrait faire en sorte que le dividende soit alors préférable. Les fonds et biens accumulés par l’entrepreneur devront donc être pris en compte lorsque vient le temps de déterminer quel type de rémunération devra lui être versée. Aussi, il est important de savoir qu’au niveau fédéral, lorsque le particulier qui reçoit la rémunération à de jeunes enfants et qu’il a le plus petit revenu net de son couple, sa rémunération doit comprendre un revenu actif, tel qu’un salaire, afin de pouvoir bénéficier de la déduction des frais de garde d’enfants. S’il ne reçoit qu’un dividende, l’avantage fiscal des frais de garde pourrait être perdu. Le dividende est moins imposé que le salaire, mais le salaire est déductible d'impôt... Au niveau de l’entreprise , il importe de tenir compte du fait que le salaire est une dépense déductible, alors que ce n’est pas le cas pour le dividende . Celui-ci est normalement imposé à un taux moins élevé que le salaire. Les taux d’imposition applicables à la société doivent donc être pris en compte. Le salaire peut toutefois être plus exigeant que le dividende en termes administratifs, dû au fait que des retenues salariales doivent être remises régulièrement (RRQ, RQAP, impôts, etc.). Au niveau des dividendes, le particulier qui en recevra devra prévoir les impôts qui seront à payer. Ces critères doivent tous être pris en compte dans le type de rémunération à vous verser et votre CPA peut certainement vous guider dans cette décision si importante ! PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article COMMENT SE FINANCER DE LA BONNE FAÇON ? Le financement est sans contredit « le nerf de la guerre ». LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article Salaire ou dividende ? Entrepreneur, savez-vous ce qui est le plus avantageux entre vous verser... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article COMMENT GÉRER LES AUGMENTATIONS SALARIALES? «En tant que propriétaire d’une PME en technologie, j’aimerais obtenir des conseils... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Propriétaire, Goyette CPA inc. Détentrice d’un DESS en fiscalité, Mylène Goyette a travaillé au sein d’un cabinet comptable pendant plus de douze ans, où elle agissait à titre de directrice en fiscalité et effectuait des planifications fiscales et des réorganisations organisationnelles, notamment dans un contexte familial. Elle était aussi responsable de sociétés clientes : elle participait à la préparation de leurs états financiers ainsi qu’à la planification de leurs affaires. Elle poursuit maintenant son parcours professionnel au sein du cabinet qu’elle a créé, Goyette CPA inc. MYLÈNE GOYETTE À PROPOS DE FINANCE & COMPTABILITÉ

  • La guerre des talents une question de bonheur

    Josée*, une entrepreneure de plus de 20 ans gérant une entreprise familiale dans le domaine de l’alimentation et Daniel*, dirigeant depuis plus de 15 ans d’une entreprise de 300 employés dans le domaine manufacturier sont tous les deux frappés de plein fouet par le problème de l’heure : la pénurie de main d’œuvre! Ils doivent faire face à un nombre élevé de départs. La pause RH La guerre des talents: une question de bonheur? 2022-10-05 NICOLAS ROY 7 minutes Josée*, une entrepreneure de plus de 20 ans gérant une entreprise familiale dans le domaine de l’alimentation et Daniel*, dirigeant depuis plus de 15 ans d’une entreprise de 300 employés dans le domaine manufacturier sont tous les deux frappés de plein fouet par le problème de l’heure : la pénurie de main d’œuvre! Ils doivent faire face à un nombre élevé de départs.Pour la première fois de leur histoire, ils ont de la difficulté à recruter de nouveaux talents. Pourtant, les deux dirigeants ont augmenté les salaires de leurs employés et sont actuellement compétitifs face au marché… Malgré cela, le problème demeure. La réalité les frappe en plein visage: ils sont plus que jamais au cœur d’une guerre des talents! Un employé qualifié en vaut plusieurs. Comment le retenir? La guerre des talents : c’est quoi? Tout le monde est impacté de près ou de loin. Un départ ici. Un nouvel employé là. La situation est extrêmement difficile pour les dirigeants, mais également très exigeante pour les travailleurs. On leur en demande plus afin de compenser le manque de main d’œuvre. On refuse des contrats faute de collaborateurs. On ferme de belles entreprises par manque de temps et… d’humains. On compétitionne avec férocité pour devenir plus intéressant pour les employés afin de les attirer et de les fidéliser. Il y a un déséquilibre de plus en plus marqué entre les postes à pourvoir et le nombre de travailleurs pouvant les combler. Il faut l’admettre. L’heure est grave pour les entreprises ne prenant pas des mesures concrètes et appropriées. De nos jours, le cycle de vie d’un employé au sein d’une même organisation est de plus en plus court. La guerre des talents fait rage plus que jamais! Comment faire pour se démarquer comme employeur dans ce contexte si difficile? Les employés vont voir ailleurs... Pourquoi les employés voient-ils le gazon plus vert chez le voisin? Josée et Daniel ont posé un bon geste en étant compétitif au niveau salarial; mais ce n’était pas suffisant. D’ailleurs, plusieurs études démontrent que la rémunération globale demeure un facteur important dans le choix des employés de quitter leur emploi. Mais il y en a d’autres, Gallup révélait dans une étude que la relation avec son supérieur immédiat était la principale raison de vouloir quitter son emploi. Forbes identifiait la culture d’une organisation, le mauvais leadership, le potentiel de croissance, le sens au travail, l’impact des décisions et l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle. Plein de belles raisons de vouloir regarder si l’herbe est plus verte chez le voisin. Un aspect important- souvent trop négligé- est lié à ces facteurs : le bonheur au travail. Des employés heureux : le bonheur au travail Et si le bonheur était une solution? La notion du bonheur est intimement liée au fait que l’être humain passe la majorité de son temps au travail et que le travail n’est plus considéré comme un passage obligé mais bien comme un endroit où il doit faire bon s’épanouir, grandir et vivre. Changer de mentalité en ce sens a amené Josée et Daniel à repenser leur modèle de gestion et surtout, leur culture organisationnelle. Les études démontrent les bienfaits tant pour les individus que les organisations d’avoir une force de travail heureuse. Dans le cadre du travail, une personne heureuse est plus susceptible d’être: en bonne santé et moins stressée; plus créative et plus efficace dans la résolution de problématiques; plus productive, engagée et axée sur les résultats; en mesure de trouver de nouvelles idées, façons de faire et innovations; en meilleure position au niveau de sa carrière et de son développement professionnel; efficace face à l’adversité, à la pression et aux changements; plus sympathique et digne de confiance; un leader davantage apprécié par ses collègues. Mais ce n’est pas tout. Les lieux de travail plus heureux enregistrent : un taux de roulement de personnel moins élevé; des coûts de soins de santé moins importants; moins d’erreurs et d’accidents de travail; une plus grande valeur pour les actionnaires et les propriétaires; des rebonds plus rapides à la suite d’événements défavorables ou d’échecs; une plus grande fidélité et un plus grand engagement de la part des clients; un développement des affaires plus important grâce au bouche-à-oreille. Par où commencer? Une étude révélatrice de l’institut de recherche ADP, avec plus de 50 000 sondés, nous amène une piste très intéressante. Elle nous révèle que le fait d’augmenter les salaires permet d’obtenir un effet court terme nécessaire dans le contexte inflationniste dans lequel nous sommes. Josée et Daniel ont vite compris cet aspect. Ce qui leur restait à faire, c’était d’intégrer les autres facteurs à leur équation. Pour se faire, ils ont demandé à leurs employés, les trois questions suivantes : Êtes-vous enthousiaste face à votre travail? Avez-vous l’opportunité d’utiliser vos forces sur une base quotidienne? Au travail, avez-vous la chance de faire ce dans quoi vous excellez et ce que vous adorez faire? Résultat : Josée et Daniel sont toujours au cœur de la guerre des talents mais, en ayant changé leurs pratiques de gestion ils sont en train de gagner du terrain. Les employés se sont sentis écoutés, respectés et au cœur de la transformation de leur entreprise. Leur taux de roulement a diminué, le taux d’engagement a augmenté et leurs employés sont plus heureux! Faites la paix avec les talents et non la guerre! *Des noms fictifs ont été utilisés pour les bienfaits de l’article mais le contenu représente leur situation réelle. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Videos LA MARQUE EMPLOYEUR : COMMENT ATTIRER ET RETENIR LES TALENTS En pleine pénurie de main d’oeuvre... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Expert en ressources humaines, Nicolas est mobilisateur, stratège et leader. Il a accompagné plus de 1000 clients dans la gestion de leurs ressources humaines. Diplômé de l’Université de Sherbrooke, il s’est également spécialisé à l’Université d’Oxford en leadership, à l’Université Berkeley (Californie) en bien-être au travail et à l’Institut de Leadership en habileté de direction et leadership et en stratégie. NICOLAS ROY À PROPOS DE GESTION & RH

  • EcoMaris voilier ecole et mentorat pour entrepreneures

    Comment encourager l'entrepreneuriat féminin chez les jeunes ? Le mentorat, combiné à des expériences qui sortent de la zone de confort, est essentiel, comme l'illustre Henkel Media dans ses initiatives visant à inspirer et soutenir les futures entrepreneuses. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article LE MENTORAT, MAINTENANT PLUS QUE JAMAIS Les besoins en mentors se font sentir, particulièrement en cette période de crise. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Entre confiance en soi et humilité, goût du risque et capacité à gérer, à prévoir et à communiquer, la palette des aptitudes entrepreneuriales à maîtriser pour parvenir à concrétiser une idée et en faire un projet d’affaires viable est large, et peut être déstabilisante. ÉcoMaris a rassemblé des jeunes femmes qui portent en elles un rêve d’entreprise pour apprendre à mieux se définir en se mesurant à plus grand qu’elles, le Fleuve et des entrepreneures aguerries. Le voilier, un outil de transformation expérientiel « Sur le bateau, on est confronté à plus fort que soi, il faut savoir assumer une perte de contrôle et de repères totale, et apprendre en premier lieu le lâcher-prise » avance Joëlle Boily, directrice des programmes chez ÉcoMaris, un organisme à vocation socio-professionnelle qui crée des expériences d’apprentissages en mettant les participants directement dans l’action. Pour les mentores, des femmes d’affaires habituées à gérer et à contrôler, c’est souvent déstabilisant d’être face aux vents et aux marées. Pour les jeunes, elles sont vraiment confrontées à elles-mêmes, à leurs limites ». Pour les candidates sélectionnées, le travail de défrichage reste souvent à faire. « On leur demande de proposer un plan d’affaires et de lancer un pitch, c’est leur devoir avant de monter à bord », explique Joëlle. Au fur et à mesure, les idées se peaufinent. « Ça les amène souvent à faire des changements pour aller vers ce qu’elles veulent vraiment être ou proposer, et quelque fois aussi à réajuster le tir ». Bâtir sa confiance et son réseau Rendre le rêve palpable, c’est une bouffée de confiance. Jade Boutin-Boulais, qui souhaite concrétiser son idée de ferme textile confirme : « Au fur et à mesure, à force de mettre des mots sur mon projet, de mieux l’emballer pour le présenter aux autres, j’ai cassé la glace et j’ai pris confiance. À peine descendue du navire, je me suis mise à en parler autour de moi, à mieux m’entourer. Je viens d’intégrer mon domaine, un milieu qui reste niché, et je suis en train de me bâtir un réseau avec des designers. Avant, je n’aurais pas eu assez de front pour faire ça! ». Ⓒ Audrey Vézina Être entre femmes a permis un rapprochement naturel et « a fait tomber certaines barrières », un constat partagé. « En toute intimité, les mentores révèlent leurs secrets, notamment comment prendre sa place dans un milieu d’hommes! Naviguer dix jours ensemble ramène définitivement à l’essentiel. C’est une expérience mémorable qui soude et tisse des liens forts et durables. On apprend à communiquer en équipe, à se faire confiance, on n’a pas le choix! Sur le bateau, il faut travailler ensemble. On vit les difficultés au jour le jour à l’unisson et on sort tous de notre zone de confort! », expliquent Joëlle et Jade. Un programme de mentorat dédié Le partage d’expertise est la partie incontournable du programme. « Savoir que des femmes qui ont réussi en affaires sont passées par là où elles sont en ce moment aident les jeunes tout en asseyant la crédibilité des mentores », raconte Joëlle, qui est aussi l’instigatrice du programme. Le mentorat se déroule sur un an. En amont et en aval de l’expédition, il y a des conférences, des ateliers et des activités de réseautage. En tout, une cinquantaine de femmes participent au projet. « Elles ne naviguent pas toutes. Certaines se greffent pour donner des conseils particuliers en fonction de leurs compétences et des besoins, d’autres offrent un service spécifique, mettent en relation ou inspirent simplement », explique-t-elle. Je suis tellement impressionnée par la volonté de ces femmes pourtant si occupées ailleurs à vouloir faciliter la route de celles qui leur succéderont. – Joëlle Boily, ÉcoMaris Marie-Hèlène Weiss, intrapreneure et directrice de production chez Game On , a fait partie de l’aventure maritime et offre une heure de son temps aux deux semaines. « Ce que j’ai apporté jusqu’à présent, c’est la structure, l’importance de regarder les opérations pour que les processus coulent d’eux-mêmes ». La suite n’est qu’un retour sur investissement. « J’ai hâte de voir les projets se matérialiser. C’est de l’eau au moulin pour moi aussi et ça contribue à bâtir mon réseau et à m’amener ailleurs ». Embarquer dans le projet l’a allumé dès le départ : « Cette mission sociale me parle beaucoup. L’énergie sur le bateau est fantastique, accompagner des jeunes qui caressent des rêves et ont de belles idées, c’est plus qu’un truc professionnel, c’est avant tout très humain ». ÉcoMaris : voilier école et mentorat pour entrepreneures 2021-08-10 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Se lancer en entrepreneuriat est un défi en soi. En tant que femme, il y a un autre niveau de complexité. Pour encourager l’entrepreneuriat au féminin, ÉcoMaris a créé un nouveau programme de mentorat. À bord de son voilier école, huit jeunes avec des visées intrapreneuriales et entrepreneuriales ont navigué la Route des Possibles sur le Fleuve Saint-Laurent, accompagnées de femmes d’affaires mentores qui les suivront pendant un an. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) MENTORAT

  • Victime dune cyberattaque Pouvez vous garder le secret

    Une entreprise doit-elle divulguer une cyberattaque? La loi l’impose-t-elle? Me Selena Lu révèle les responsabilités de l'employeur à Henkel Media. Selena Lu est associée au sein du groupe Droit des affaires de Lavery et concentre sa pratique en fusions et acquisitions et en rédaction de contrats types, dont les baux, les contrats de franchise, les contrats de distributions et les contrats de financement. Au fil des années, Selena Lu a développé un intérêt et acquis une expérience significative pour accompagner ses clients dans leur virage technologique. La croissance des enjeux liés à la technologie dans ses mandats l’a mené à aiguiser son expertise dans le domaine du droit des technologies. Au quotidien, elle conseille ses clients quant aux impacts juridiques de l’implantation de nouvelles technologies, qu’il s’agisse lors de fusions et acquisitions ou d’accélération du virage numérique. Me Selena Lu À PROPOS DE Chronique TRANSFORMATION TECHNOLOGIQUE: VOTRE ENTREPRISE EST... Quand on pense à une entreprise technologique, on parle de Google, Amazon, Facebook… LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article PROTECTION DE DONNÉES: COMMENT SE PRÉPARER.. Elle arrive de manière inéluctable: la modernisation de la loi sur la protection des renseignements LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION Chronique Les données, de l’or en barre Mine de rien, il est plus que probable que vous soyez présentement assis sur une mine d’or... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) La réponse est oui, mais dans des conditions bien précises. Savon Bubulle inc. devra divulguer l’incident dans un cas où des données personnelles auraient été compromises et où leur fuite présenterait un risque réel pour les personnes touchées! Comme elle opère un site transactionnel, la savonnerie a vu plusieurs renseignements identifiables à ses clients être compromis par le cyberincident. Dans ce type de situation, tant la loi provinciale que les lois fédérales prévoient une obligation de divulgation. Dans cette chronique, je vous présente vos principales responsabilités comme chef d’entreprise et les conséquences qui vous guettent si vous décidez de garder le secret. 1. Premier réflexe: qui aviser? À la suite d’une cyberattaque, je vous recommande de dévoiler en priorité l’incident à votre conseil d’administration, à votre équipe de direction ainsi qu’aux autres membres à l’interne dont les informations ont été touchées, comme vos employés. Vous devrez aussi aviser vos clients et vos partenaires d’affaires si leurs informations personnelles ont été compromises. En vertu de la loi provinciale et des lois fédérales, vous devez aller plus loin et aviser tout individu dont les renseignements personnels sont concernés par l’atteinte aux mesures de sécurité (un ancien client, un stagiaire). Une autre condition s’applique: votre obligation de notification ne s’enclenche que lorsque la fuite présente un « risque réel de préjudice grave » pour les individus dont les données ont été touchées. Dans le cas de Savon Bubulle inc., ses clients ont fourni des informations bancaires afin d’acheter certains produits en ligne. Ces données sont critiques et pourraient être utilisées avec une intention malveillante. Voilà le genre de circonstances visées par ce critère. À contrario, les noms et adresses des abonnés de l’infolettre de Savon Bubulle inc. ne seront généralement pas considérés comme des renseignements critiques. Dans un monde idéal, il serait souhaitable d’avoir déjà réfléchi à un plan de contingence à la suite d’une cyberattaque. Je vous recommande notamment de préparer en amont un plan de communication autant à l’interne qu’à l’externe. 2. Vos obligations de divulgation aux organisations gouvernementales Au niveau fédéral, la loi prévoit que vous devez aviser le Commissariat à la protection de la vie privée (Commissariat) de toute atteinte aux mesures de sécurité servant à protéger des renseignements personnels. Au niveau provincial, vos obligations sont similaires. Plutôt que le Commissariat, il vous faudra aviser la Commission d’accès à l’information (Commission). Notez que les modalités précises sont définies par le projet de loi 64 qui est encore à l’étude détaillée, mais dont l’adoption est imminente. Si votre entreprise est active sur le plan international, elle devra respecter les règles de divulgation transnationales. Par exemple, si Savon Bubulle inc. offre des biens ou services dans l’Union européenne, elle devra se conformer au Règlement général sur la protection des données . Si vous soupçonnez un vol d’identité, une utilisation non autorisée d’un ordinateur ou encore des méfaits à l’égard de données informatiques ou tout autre acte de cybercriminalité, vous devez aussi contacter les services de police. Pour une liste plus complète de cybercrimes, je vous recommande de consulter le site ci-joint . 3. Vos obligations contractuelles Savon Bubulle inc. a des contrats avec plusieurs fournisseurs et prestataires de service. Si vous êtes dans la même situation, je vous conseille de vous attarder à ces contrats pour voir s’ils prévoient des obligations en cybersécurité. Il sera important de vérifier si une obligation de notification y est prévue. 4. Les normes informelles Les organismes fédéraux et provinciaux de réglementation peuvent vous obliger à déclarer tout incident de cybersécurité si vous en êtes membres. C’est le cas de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM). Les institutions financières fédérales (IFF) doivent aussi signaler des incidents au Bureau de surintendant des institutions financières au Canada (BSIF). 5. Conséquences d’une non-divulgation Le dirigeant d’une entreprise pourrait être tenté de ne pas respecter son obligation de divulgation afin de ne pas nuire à sa réputation, mais cette décision serait lourde de conséquences. Le projet de loi C-11 au fédéral et le projet de loi 64 au provincial attribuent de nouveaux pouvoirs au Commissariat et à la Commission qui leur permettent de recommander ou d’imposer des sanctions pénales et administratives pour une violation de l’obligation de déclaration. Ces sanctions administratives peuvent s’élever à 10 M$ ou à un montant correspondant à 2 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. Les sanctions pénales peuvent monter à 25 M$ ou à 4 % ou 5 % des recettes globales brutes de l’entreprise! Vous l’aurez donc compris, je ne vous conseille certainement pas de garder le secret! Notez que la divulgation doit aussi être effectuée dans un certain délai. Cependant, la loi provinciale et les lois fédérales prévoient seulement qu’elle doit être faite avec diligence et le plus tôt possible, mais sans plus de détails. Récemment, la Cour supérieure du Québec a jugé qu’un délai de 46 jours entre une fuite de données et la divulgation aux investisseurs touchés était raisonnable. Son raisonnement se basait notamment sur le laps de temps nécessaire pour identifier les individus, les entreprises et les informations touchées et pour placer des mesures protectrices correctrices. Restez à l’affût, car une déclaration d’appel a été déposée à l’égard de cette décision! Victime d’une cyberattaque? Pouvez-vous garder le secret? 2021-06-21 Me Selena Lu 5 minutes Savon Bubulle inc. , une entreprise fictive de savon artisanal, a été victime d’une cyberattaque! Elle a mis en exécution son plan d’intervention afin de gérer la crise et d’éviter d’autres pertes de données. La fuite a beau avoir été colmatée, il reste un problème à régler : l’entreprise doit-elle divulguer le cyberincident ? La loi l’impose-t-elle?Écrit en collaboration avec Radia Amina Djouaher et Kabrina Péron PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) CYBÉRSÉCURITÉ

  • Les Cellules de codeveloppement de Femmessor Apprendre a mieux diriger ensemble

    Femmessor a mis sur pied des Cellules de codéveloppement qui permettent aux femmes entrepreneures de partager leurs défis avec leurs pairs en trouvant leurs propres solutions. Un article par Henkel Media. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Article FAIRE PIVOTER SON ENTREPRISE La situation actuelle avec la COVID-19 frappe les entrepreneures de plein fouet. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Des Cellules de codéveloppement chez Femmessor, il y en a pour tous les goûts! Émergence pour les entrepreneures en démarrage ou Croissance pour celles qui gèrent une expansion. Sectorielles , selon le type d’industrie ou Relève et acquisition , et même internationale avec la cellule France/Québec . Cindy Rivard, propriétaire de Oyez Communications et MaltBroue inc , vient de s’inscrire pour une troisième année. En 2019, elle a participé à la Cellule régionale Croissance du Bas-Saint-Laurent puis en 2020 à une spécifique à l’industrie manufacturière. Quant à Schamma Rosidor, cofondatrice et présidente de Royalty Natural , elle est passée en un an d’une Cellule Émergence à un groupe Croissance, une belle preuve de la réussite de ce type d’accompagnement proposé par Femmessor. Une approche structurée et crédible « C’est bien plus qu’une jasette de vendredi après-midi, lance Marie-Pierre Caouette, une des animatrices de Cellules Femmessor. On ne ventile pas dans le vide. Il y a vraiment un processus rigoureux, par étapes, qui permet d’obtenir des résultats concrets à chaque rencontre, mesurables et durables ». Pour Marie-Pierre, qui a fait partie de deux ordres professionnels avant de se tourner vers le coaching en codéveloppement, il fallait que l’approche soit rigoureuse. Avec un solide background d’entrepreneure, un prérequis pour les facilitatrices, elle a pu vérifier elle-même sa pertinence. Ayant dirigé un conseil d’administration, géré du personnel, et participé à des négociations internationales, Marie-Pierre est au fait des enjeux qui peuvent déstabiliser. Son expérience lui confère de la crédibilité. « L’animatrice comprenait les enjeux, c’était important pour moi, relate Schamma qui n’avait eu personne dans son entourage pour répondre à ses questions quand elle s’était retrouvée aux prises avec toutes les tâches dans son entreprise, jusqu’à l’embouteillage et l’étiquetage. Je n’avais aucun ami entrepreneur proche vers qui j’aurais pu me tourner de manière constructive pour savoir si ce que je faisais était correct. Je ne savais pas par où prendre mon problème. L’animatrice a su orienter et rediriger la discussion afin que les autres entrepreneures puissent relayer leur propre expérience de manière à ce que celles-ci résonnent pour moi ». Les rencontres sont mensuelles et s’échelonnent sur une année. En voici le déroulement, qui se décline en six étapes: Une des participantes présente son dilemme dans un bref exposé. Les autres lui reflètent ce qu’elles en comprennent et lui posent des questions pour mieux cerner la problématique. Retour vers la présentatrice pour préciser ses besoins exacts et établir un contrat de consultation. Réactions et suggestions des autres participantes: tour de table, partage d’expériences. La présentatrice est invitée à réagir aux commentaires, à identifier et à intégrer les pistes de solution qui pourraient s’appliquer à son cas. Formulation d’un plan d’action à court terme et engagement pour sa réalisation concrète. Identification des apprentissages pour tout le groupe et évaluation. Prendre conscience et briser l’isolement Porter un regard différent sur soi et réfléchir à sa manière de travailler, en écoutant les expériences des autres, provoque une prise de conscience. « Je dis souvent que mon rôle est de repositionner les enjeux pour les monter en hélicoptère et donner une vue globale, explique Marie-Pierre. Décoller le nez de son problème amène beaucoup de clarté et une capacité à voir le réel enjeu qui se cache derrière. Cela rallie les entrepreneures entre elles, car elles ont toutes vécu, à un moment ou à un autre, quelque chose de similaire ». « J’ai réalisé que je n’étais pas toute seule dans mon monde », confie de son côté Schamma, qui a aujourd’hui repris les rênes de son entreprise. Elle a embauché un commis à la production, un gestionnaire de communauté et un sous-traitant en marketing. Son chiffre d’affaires a été multiplié par huit. « J’ai appris à me faire confiance en tant qu’entrepreneure et à faire confiance aux autres. J’ai délégué à des spécialistes qui sont compétents dans leurs fonctions pour me permettre de retourner à mon rôle principal et travailler ma vision d’entreprise ». Trouver ses propres solutions en passant par l’intelligence collective L’animatrice demande aux participantes de partager ce qu’elles ont essayé dans leur entreprise: ceci a pour effet d’ouvrir et de challenger la vision initiale de celle qui est aux prises avec une décision difficile à prendre. « Ce partage les amène à dépasser les pistes de solutions envisagées jusque-là pour parvenir à trouver la meilleure solution pour elles-mêmes, estime Marie-Pierre. « Ça serait pourtant tellement facile de tomber dans le conseil, intime pour sa part Cindy. On ne peut pas dire : si j’étais toi, je ferais ça. La Cellule remet dans les mains de chacune le pouvoir de décider de son propre sort ». Ces interactions jaillissent de l’intelligence collective. « Elles libèrent un côté créatif et innovateur, assure Marie-Pierre. Parfois, il arrive même qu’on allume des zones d’ombre insoupçonnées chez soi. Et là, il faut avoir l’humilité d’appliquer sa propre médecine! ». Libérer la parole n’est qu’une partie du travail. Il faut aussi développer son écoute. « C’est un défi pour ces leaders trop souvent habituées à être sur la défensive pour faire passer leurs points, explique-t-elle. Écouter pour essayer de comprendre vraiment est une compétence qu’elles pourront utiliser afin de communiquer plus efficacement avec leurs collègues, avec des clients ou avec des financiers. Elles deviendront des leaders empathiques et authentiques vers lesquelles il est naturel de se tourner ». À cet effet, le témoignage de Cindy est éloquent : J’ai appris à partager, à écouter et à aller chercher ce dont j’avais besoin. J’ai accepté de vivre ma vulnérabilité sachant que j’en tirerais un apprentissage. Je me suis sentie en confiance et à l’aise de me déposer. J’ai été impressionnée par les défis d’autres entrepreneures et j’ai pu relativiser les miens. J’ai aussi eu du plaisir à partager mes bons coups! Je me suis nourrie des autres. Et en retour, je sais qu’elles sont aussi ressorties avec des tas de bonnes idées à mettre en application. Les inscriptions sont présentement en cours: https://femmessor.com/cellules Les Cellules de codéveloppement de Femmessor : Apprendre à mieux diriger ensemble 2021-08-25 HENKEL 6 minutes Être à la tête d’une entreprise est une position enviable, certes, mais aussi exigeante et solitaire. Femmessor a mis sur pied des Cellules de codéveloppement qui permettent aux femmes entrepreneures de partager leurs défis avec leurs pairs en trouvant leurs propres solutions. Cette forme d’accompagnement réflexif, collaboratif et proactif a récemment été expérimentée par deux PDG qui ont su développer un leadership sain et épanoui. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) GESTION & RH

Résultats de recherche

bottom of page