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  • Le futur du Quebec Inc passe par le repreneuriat

    L’entrepreneuriat au Québec aura de nouveaux visages dans les prochaines décennies. La vague de la relève va soulever les jeunes. Si reprendre une entreprise est profitable à bien des égards, les défis du transfert vont au-delà de la simple transaction. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article AVOIR LA VINGTAINE ET RACHETER CAPITAINE HOMARD... Le repreneuriat peut s’avérer un processus complexe et long comme il peut se révéler simple... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article REPRENDRE L'ENTREPRISE FAMILIALE Les sœurs Monna mènent la barque d’une entreprise familiale de l’île d’Orléans LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article 11 RECOMMANDATIONS DE LA RELÈVE D’AFFAIRES POUR RELANCER LE QUÉBEC La relève d’affaires désire faire entendre sa voix pour la reprise économique à la suite ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) « Le défi, c’est d’aller chercher les jeunes! » D’ici 2022, près de 6% des entreprises québécoises, soit 15 000 d’entre elles, ont l’intention de transférer à très court terme, selon les données 2020 de Statistiques Canada. La pandémie a accéléré ce phénomène, qui a doublé. Louise Cadieux, professeure titulaire au département de management de l’école de gestion de l’UQTR précise: « Le défi actuel, c’est d’attirer les jeunes qui ne connaissent pas suffisamment cette option ». Selon l’évaluation du Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), le nombre grimperait plutôt à 37 000 si l’on prend en compte le fameux papy-boom. La vague démographique rattrape les propriétaires fondateurs qui vieillissent. Louise Cadieux clarifie : « Les entreprises à la recherche de relève ne sont pas forcément celles qui sont à bout de souffle. Un propriétaire dans la soixantaine qui a vu son chiffre d’affaires décupler pendant la pandémie est aussi prêt à vendre ». Parmi les secteurs d’activités le plus en renouvellement actuellement, il y a l’agriculture, la restauration, l’hébergement, le tourisme, les commerces de détail et le manufacturier. Reprendre une entreprise au lieu de la liquider, c’est un peu comme la recycler », présentait Jessica Grenier, une des co-auteurs de Génération Entrepreneurs – Pérenniser le Québec inc. lors d’un panel d’ Expo-Entrepreneurs 2021 . Reprendre, c’est parfois mieux! La fibre entrepreneuriale, le goût du risque, la créativité et l’engagement sont parmi les aptitudes requises pour l’entrepreneuriat sous toutes ses formes. Le rachat d’une société n’y échappe pas. La reprise d’une entreprise existante est un gage de succès en soi : le taux de survie est plus élevé que pour les créations d’entreprises. « Reprendre une entreprise, c’est aussi entreprendre!, souligne Mme Cadieux. Il y a moins de risques que de démarrer à partir d’une simple idée sans savoir si elle est réalisable ou comment le marché réagira. Le repreneur achète un nom et une réputation. Il acquiert une société établie, il n’a pas besoin d’aller chercher des clients, de faire son développement de marché. Pour les institutions financières, il y a aussi en général une belle garantie d’actifs, notamment avec le local et les équipements. ». La qualité du projet entrepreneurial est aujourd’hui ce qui prime pour l’accès au financement: le prix de la transaction et comment elle a été modulée, mais aussi des considérations qualitatives comme la clarté de la vision et les perspectives futures du ou des racheteurs, leurs relations, le capital humain à l’intérieur de l’entreprise, la stratégie de différenciation et les opportunités du marché. Les enjeux sont surtout humains Outre les enjeux légaux, comptables et fiscaux, les défis de la reprise sont surtout humains, selon l’experte. « En amont, au-delà des négociations, il y a un immense défi de lâcher prise pour le cédant, explique-t-elle. Même s’il est prêt à partir, la charge émotive de passer ce qu’il a bâti au fil des années et de quitter les employés qui l’ont accompagné reste imposante ». Il doit accepter que le repreneur n’est pas sa copie conforme et ne fera pas forcément les choses comme lui. « C’est probablement une bonne idée pour le fondateur de ne pas fixer une date de départ, le concept du temps est élastique et différent pour chacun », sourit Madame Cadieux. Dans le cadre d’une passation familiale, rajoutons des dynamiques personnelles particulières et savoir que le transfert sera plus long, de 5 à 10 ans peut-être. La chercheuse estime que la clé de la réussite se trouve dans la qualité de la relation entre le cédant et le repreneur tout au long du processus. « Le fameux bon fit prend ici tout son sens, déclare-t-elle. Il faut avoir envie de travailler ensemble pendant un bon moment et mettre en place un plan de transfert clair. Pérenniser son entreprise, ce n’est pas une ligne droite, c’est très complexe, mais ça en vaut la peine ». C’est une véritable gestion du changement qui doit s’opérer à plusieurs niveaux. À ce titre, la CTEQ établit un diagnostic et redirige vers d’autres intervenants spécialisés. « La confiance et la transparence sont indispensables pour réussir la transmission des savoirs, ainsi que le succès de la post-reprise », assure-t-elle. Cette ultime phase est souvent négligée en accompagnement alors qu’elle reste fragile et que tout reste à faire. *Formations : – Succès-Relève CTEQ – les HEC et Universités (notamment Trois-Rivières et Sherbrooke) – les Services d’aide aux entreprises (SAE) des Commissions scolaires – École d’entrepreneurship de Beauce – École d’entrepreneuriat de Québec – Agence Oria *Où trouver des entreprises à vendre? – Index CTEQ – Courtiers d’entreprises dédiés à la vente d’entreprises – Institutions financières – Réseaux d’affaires Le futur du Québec Inc. passe par le repreneuriat 2021-05-14 ISABELLE NEASSENS 5 minutes L’entrepreneuriat au Québec aura de nouveaux visages dans les prochaines décennies. La vague de la relève va soulever les jeunes. Si reprendre une entreprise est profitable à bien des égards, les défis du transfert vont au-delà de la simple transaction. Démystification du sujet avec Louise Cadieux, chercheuse spécialiste de la reprise entrepreneuriale à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), et coauteure de Génération Entrepreneurs – Pérenniser le Québec inc . PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • Reprendre lentreprise du patron confiance et engagement chez Morelli

    Le repreneuriat est plus qu’un transfert de titres. Même lorsque le cédant met les clés dans les mains du repreneur, ce n’est pas une ligne droite jusque chez le notaire. Pour Johnathan Côté, nouveau dirigeant de Morelli Designers, le processus a nécessité une réflexion sérieuse afin de redéfinir la vision de l’entreprise et d’y mettre ses couleurs. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article REPRENDRE L'ENTREPRISE FAMILIALE Les sœurs Monna mènent la barque d’une entreprise familiale de l’île d’Orléans LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article LE MENTORAT, MAINTENANT PLUS QUE JAMAIS Les besoins en mentors se font sentir, particulièrement en cette période de crise. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article LA COOP, UNE VOIE POUR LE REPRENEURIAT Le modèle coopératif a plusieurs attraits, dont celui de permettre à des travailleurs... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Lorsque Johnathan joint Morelli Designers , une agence de design industriel fondée en 1981, la roue se met à tourner plus vite. À un point tel que des clients disent au président d’« attacher sa tuque avec ce petit gars-là qui déplace de l’air! ». Michel Morelli voit d’un bon œil la détermination qu’a la recrue à insuffler un vent de jeunesse et de changement à son entreprise. Vouloir aller de l’avant Quand il est entré en 2007 chez Morelli, alors reconnue pour le design ferroviaire (notamment du prestigieux GoldLeaf du Rocky Moutaineer), Johnathan travaille comme concepteur pour un train de Charlevoix. Le poulain est motivé et il prend rapidement en main la gestion du projet. De plus en plus d’opérations de l’entreprise lui sont confiées par Michel qui se réjouit de ses succès et de l’impact sur le chiffre d’affaires. Le jeune homme met la main à la pâte: design industriel mobilier, manufacturier, sportif, résidentiel, urbain. « J’aime quand les choses fonctionnent bien, affirme Jonathan, le regard franc. Je suis axé sur les solutions et la réussite, alors j’ai tout de suite organisé le travail et placé les gens pour être le plus efficace possible ». Son engagement et sa passion ne passent pas inaperçus. En 2013, le patron lui propose d’acheter des parts de Morelli pour continuer à faire grandir l’entreprise. Il glisse aussi dans la conversation l’éventualité d’une relève prochaine. Un processus de réflexion « Je n’étais pas rendu là dans ma tête, confie Johnathan, en toute franchise. On a commencé à se renseigner sur la reprise. Nos forces et nos personnalités étaient complémentaires, mais je me voyais mal assurer la relève en solo ». Grâce à l’accompagnement offert par le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), les contours du transfert ont pu être mieux définis, mais Johnathan était toujours en réflexion. En 2015, Michel lui a donné carte blanche. « Il me faisait confiance, relate le repreneur. Il m’a dit : fais comme si c’était ton entreprise ». Morelli Designers était alors officiellement à vendre et Johnathan se cherchait un partenaire. Le CTEQ l’a mis en relation avec plusieurs entrepreneurs potentiels, mais il est resté indécis. « À 5 h du matin tous les jours, jusqu’à 7h30, j’essayais de construire mes idées, de penser où m’en aller avec l’entreprise si je reprenais le gouvernail, se souvient-il. Mon sous-sol était tapissé de schémas. Ma femme pensait que j’étais devenu fou ». Johnathan s’est entouré, a posé des questions, a lu beaucoup sur l’innovation et le développement des affaires. Quand un blocage devient une solution Sur le bord de la porte avant de sortir du bureau un soir, les deux hommes se regardent dans le blanc des yeux. « On venait d’apprendre que deux de nos clients n’avaient pas réussi à commercialiser leur produit, raconte Johnathan. Qu’est-ce qu’on pouvait faire pour leur éviter l’échec et de les perdre en cours de route? J’ai dit à Michel : il faudrait être en mesure de mieux les accompagner en amont et pendant toutes les étapes de développement du produit pour que ça n’arrive plus ». Johnathan venait de mettre le doigt sur le bobo et le pied sur l’accélérateur. « C’est idiot quand on y pense, mais c’est là que les choses ont débloqué, assure-t-il. Innovation, développement, déploiement : ces trois mots clés étaient tapissés sur mes murs. À ma femme, inquiète, j’avais lancé : “je ne sais pas ce que je suis en train de faire, mais ça va définir notre avenir”. J’avais raison. Aujourd’hui, ces concepts définissent notre mission d’entreprise ». Le 23 décembre 2016, Johnathan Côté confirmait son intention d’acheter seul Morelli Designers. « J’avais tracé ma route et pris confiance en moi. Je savais où je m’en allais, ma vision était claire. Michel m’a alors dit : je suis heureux que tu reprennes les rênes seul. Je savais qu’en ton temps, tu y parviendrais ». La transaction a été concrétisée en décembre 2017. Morelli a dessiné pour Mobilier Ora la nouvelle collection MODULO Le nouveau visage de Morelli Le nouveau PDG a développé un modèle d’affaires autour du credo « de l’opportunité au marché » qu’il a nommé l’ expérience globale Morelli . « Je sers de pont, illustre-t-il. Je mets en relation les équipes de marketing et de ventes avec celles de création et de design. J’accompagne les entreprises pour les aider à se situer dans le marché et à arrimer leurs stratégies, de l’innovation jusqu’au développement de produits et à la commercialisation. C’est une nouvelle offre de service-conseil en stratégie d’innovation. Je fais même des conférences sur l’intelligence en design, entre autres à la maîtrise en gestion de l’innovation de l’École de technologie supérieure ». Johnathan s’est entouré d’une équipe solide et multidisciplinaire à l’image de sa vision. Pour transformer son entreprise et la rendre florissante, il dit en devoir beaucoup à son entourage qui a su l’aider à éclaircir sa vision et à la concrétiser. Ces deux dernières années, il est devenu lui-même un incubateur privé. « Mon behag ( big hairy audacious goal ) est de m’impliquer dans des projets de déploiement d’entreprises avec lesquelles on a un bon fit, affirme cet amoureux de défis. Je veux être celui qui comble les éléments manquants sur le chemin jusqu’à la commercialisation. Ensemble, on peut éviter l’échec à nos clients, et c’est le point clé qui m’allume. Je veux faire partie de la solution et participer au succès ». Reprendre l’entreprise du patron : confiance et engagement chez Morelli 2021-04-28 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Le repreneuriat est plus qu’un transfert de titres. Même lorsque le cédant met les clés dans les mains du repreneur, ce n’est pas une ligne droite jusque chez le notaire. Pour Johnathan Côté, nouveau dirigeant de Morelli Designers, le processus a nécessité une réflexion sérieuse afin de redéfinir la vision de l’entreprise et d’y mettre ses couleurs. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • elf-beaute-rachete-rhode-pour-un-milliard

    Découvrez comment Hailey Bieber a propulsé Rhode au rang d’empire cosmétique valorisé à un milliard de dollars en seulement trois ans. Analyse de la stratégie minimaliste, du marketing viral ‘glazed donut skin’ et des clés de la réussite entrepreneuriale dans la beauté. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Article L'ascension fulgurante de Fidji Simo Découvrez comment une fille de pêcheur a pris la tete de Chatgpt LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION ( Vous pouvez aussi Aimer ) Le CEO de ELF Beauty avec Hailey- Credits -BusinessWire Le 28 mai 2025, e.l.f. Beauty a officialisé l'acquisition de Rhode pour exactement 1 milliard de dollars. Une annonce qui a fait trembler Wall Street et pâlir de jalousie les marques concurrentes. La preuve qu'avec seulement 10 produits bien pensés, on peut créer un empire cosmétique qui rivalise avec des géants établis depuis des décennies. LA DOUCE REVANCHE DE "LA FEMME DE" Quand Hailey Baldwin est devenue Madame Bieber en septembre 2018, beaucoup la voyaient déjà rangée dans la catégorie "épouse trophée". Une équation simple : jolie + blonde + jeune + mariée à Justin = carrière terminée. Sauf que pendant que les commentateurs s'échinaient à analyser ses photos de vacances, la nièce d'Alec Baldwin préparait tranquillement sa revanche. Rhode, sa marque de cosmétiques lancée officiellement le 15 juin 2022, vient d'être rachetée par e.l.f. Beauty pour la somme astronomique d'un milliard de dollars. Si vous pensiez encore que Hailey Bieber était juste un joli visage, sachez que ce joli visage vient de générer 212 millions de dollars de revenus annuels avec seulement 10 produits dans son catalogue. LES SECRETS D'UNE STRATÉGIE MINIMALISTE QUI CHANGE LA DONNE Comment transformer une idée en machine à succès ? Premier secret : ne pas faire comme les autres. Alors que les influenceuses nous bombardent de collections interminables, Hailey a joué la carte minimaliste. Dix produits. DIX. Pas quarante-sept variantes de la même chose en rose pailleté. Son lancement en 2022 comptait à peine trois produits essentiels : le Peptide Glazing Fluid, la Barrier Restore Cream et le Peptide Lip Treatment. Cette approche "moins mais mieux" a rapporté 13,93 millions de dollars en seulement 11 jours après le lancement. Le deuxième secret ? Avoir misé sur l'expertise plutôt que sur la hype. Contrairement aux marques de célébrités dont les formules semblent parfois conçues entre deux cocktails, Hailey s'est entourée de véritables pontes de la dermatologie. Trois ans durant, Rhode a bâti sa réputation sur cinq valeurs fondamentales : simplicité, accessibilité, authenticité, qualité et transparence. Sans promesses délirantes, juste des produits qui marchent, à des prix raisonnables entre 18 et 38 dollars. L'EFFET "GLAZED DONUT SKIN" : UN CONCEPT MARKETING BRILLANT Si vous avez échappé au terme "glazed donut skin" ces trois dernières années, félicitations : vous vivez probablement dans une grotte sans WiFi. Pour les autres, cette expression est devenue aussi incontournable que les reels de danse sur TikTok. Hailey Bieber a réussi l'impensable : faire en sorte que des millions de personnes aspirent à ressembler à un beignet glacé, brillant, appétissant. Un tour de force sémantique qui ferait pleurer de jalousie n'importe quel gourou du marketing. Le hashtag #GlazedDonutSkin est devenu un phénomène culturel, et le Peptide Lip Treatment s'est vendu entièrement en trois jours, avec 440 000 personnes sur liste d'attente. Rhode a frappé fort avec son Lip Phone Case, un étui pour téléphone avec compartiment intégré pour le baume à lèvres, générant 11,56 millions de dollars en valeur médiatique. Entre juin et septembre 2024, Rhode a généré 47,8K engagements par publication sur les réseaux sociaux, pour un total de 3,4 millions d'engagements. Des chiffres qui expliquent pourquoi e.l.f. Beauty était prêt à sortir le chéquier. DU TUBE À LÈVRES AUX TABLEAUX EXCEL : LA MÉTAMORPHOSE FINANCIÈRE La vraie prouesse économique de Rhode tient en quelques chiffres vertigineux. La marque a généré environ 212 millions de dollars de revenus en 2024, atteignant même 295,39 millions sur les douze derniers mois jusqu'en mars 2025. Comment une entreprise peut-elle valoir cinq fois son chiffre d'affaires annuel ? Par la magie du "growth potential". E.l.f. Beauty ne paie pas pour ce que Rhode est aujourd'hui, mais pour les millions de salles de bain qu'elle n'a pas encore conquises. Les détails du deal sont aussi soignés que le packaging Rhode : 800 millions payables immédiatement (600 millions en cash et 200 millions en actions), plus 200 millions conditionnés aux performances futures. Une structure qui garantit qu'Hailey Bieber restera impliquée dans l'aventure. Tableau de croissance de Rhode (2022-2025) Année Chiffre d'affaires Produits phares Événements marquants 2022 (juin-déc) 13,93 millions $ (11 premiers jours) Peptide Glazing Fluid, Peptide Lip Treatment, Barrier Restore Cream Lancement (15/06/2022), 440 000 personnes en liste d'attente 2023 ~100 millions $ + Nouveaux parfums de Lip Treatment Expansion internationale (octobre 2023), Annonce collaboration Sephora (déc 2023) 2024 212 millions $ + Glazing Milk, Pocket Blush, Lip Phone Case Lancement du maquillage (mars 2024), Premier pop-up store NYC (octobre 2024) 2025 Projection: 400+ millions $ 10 produits au total Acquisition par e.l.f. Beauty (28/05/2025) LES LEÇONS D'UNE MASTERCLASS ENTREPRENEURIALE Si l'histoire de Rhode était enseignée à Harvard Business School, voici ce qu'on retiendrait : 1. La simplicité paie - Dix produits en trois ans. DIX. Rhode a prouvé qu'il vaut mieux faire peu mais bien. 2. L'authenticité n'est pas négociable - Hailey n'a jamais joué la carte du "j'ai créé cette formule dans ma cuisine". Elle s'est entourée d'experts. 3. Le luxe accessible séduit - Rhode a positionné ses produits dans le segment du "luxe accessible" (18-38 dollars), créant une catégorie qui séduit aussi bien les étudiantes que les professionnelles. 4. La patience est rentable - Trois ans pour bâtir un empire valorisé à un milliard. Rhode a atteint ce chiffre plus rapidement que Fenty Beauty de Rihanna. 5. La valeur dépasse le produit - Ce qu'e.l.f. achète pour un milliard, c'est une tribu. Des millions de personnes prêtes à acheter n'importe quoi avec le logo Rhode dessus. HAILEY BIEBER VS LE RESTE DU MONDE : UNE COMPARAISON RÉVÉLATRICE Le milliard de Rhode propulse officiellement Hailey Bieber dans le club très fermé des entrepreneuses-célébrités milliardaires, aux côtés de Rihanna et Kylie Jenner. Contrairement à Rihanna qui a mis 3 ans pour que Fenty Beauty atteigne 570 millions de dollars de revenus, Hailey a réussi à générer 212 millions annuels en seulement 2 ans. Tandis que Kylie Cosmetics avait été valorisée à 1,2 milliard après 3 ans, Rhode a atteint le milliard en seulement 2 ans avec 10 produits, là où ses concurrentes en proposent des centaines. Là où Selena Gomez avec Rare Beauty a misé sur la diversité et la santé mentale, Hailey a construit sa marque autour du concept "glazed donut skin", créant une signature visuelle immédiatement reconnaissable. Une stratégie qui a payé, puisque Rhode s'est imposée comme numéro 1 des marques de soins en valeur médiatique en 2024, avec une croissance de 367% sur douze mois. L'AVENIR DE RHODE APRÈS L'ACQUISITION Contrairement à d'autres célébrités qui s'éclipsent après avoir vendu, Hailey Bieber reste aux commandes créatives. Elle conserve son titre de fondatrice et directrice de création, gardant ainsi le contrôle sur l'ADN de la marque qu'elle a façonnée. L'objectif est désormais clair : transformer Rhode en phénomène mondial. Actuellement vendue principalement en ligne, la marque s'apprête à envahir les rayons de Sephora grâce à cette acquisition. Une expansion internationale qui représente un tournant majeur, que ce soit à travers de nouvelles catégories de produits ou l'entrée sur des marchés comme l'Europe et l'Asie. Une chose est sûre : l'histoire de Rhode réécrit les règles du jeu pour toutes les célébrités qui se lancent dans l'entrepreneuriat. Le message ? Ne vous contentez pas d'apposer votre nom sur un produit. Créez quelque chose qui vous survivra. À seulement 28 ans, Hailey Bieber vient de marquer l'histoire entrepreneuriale d'un coup de génie qui résonnera longtemps dans l'industrie cosmétique. Le glazed donut est servi. Et contrairement à son homologue pâtissier, celui-ci ne vous laissera pas avec des regrets, mais peut-être avec l'envie irrépressible de lancer votre propre marque avant la trentaine. E.L.F Beauty rachète Rhode pour 1 milliard de dollars 2025-05-30 HENKEL 8 min Certaines transactions marquent l'histoire. Et puis il y a celle d'Hailey Bieber qui vient de conclure l'accord le plus retentissant dans l'univers de la cosmétique indépendante. Un milliard de dollars pour Rhode, une marque créée il y a à peine trois ans. De quoi faire sourciller même les plus grands investisseurs de Wall Street. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) MARKETING & COMMUNICATION

  • Et la sante mentale elle

    Danièle Henkel aborde la question de la santé mentale dans le contexte de la crise de la COVID-19 avec le psychologue Nicolas Chevrier et l'entrepreneur Martin Enault. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Article COVID-19: TROIS MANTRAS POSITIFS POUR ENTREPRENEURS Voir le positif en toute chose. Comment s’efforce-t-on de garder cet état d’esprit malgré le climat LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Comment y faire face? Quels sont les outils et les ressources mis à notre disposition pour préserver notre équilibre mental? Chez DanieleHenkel.tv , nous parlons de la santé mentale avec le Dr Nicolas Chevrier, psychologue et président de Services Psychologiques Séquoia et l’entrepreneur Martin Enault qui s’implique activement comme président du CA de l’organisme Revivre . ▶︎ Services Psychologiques Séquoia est une entreprise composée de psychologues membre de l’Ordre des psychologues du Québec (OPQ) qui offrent des services aux individus et aux organisations. Pour consulter un psychologue vous pouvez en faire la demander directement ici ou rejoindre directement le secrétariat de Services Psychologiques Séquoia au (514) 393-0013. Vous serez dirigés vers un psychologue prêt à vous aider. ▶︎ Revivre est un centre d’expertise et de soutien en santé mentale, qui compte un réseau de 65 partenaires à travers le Canada. Reconnu comme une référence et un leader pour les troubles mentaux courants, Revivre a développé une véritable innovation sociale avec son concept unique de soutien à l’autogestion. Ses services bilingues s’intègrent autant en milieu du travail, qu’au sein de l’écosystème de services et de soutien social des communautés.L’équipe d’intervention est composée d’intervenants diplômés et de pairs aidants certifiés, qui doivent suivre une formation d’au moins trois mois lorsqu’ils se joignent à l’organisme. 1-866-738-4873 – Inscription pour les ateliers de soutien à l’autogestion en cours ▶︎ Si vous ressentez une grande détresse et désirez parle à quelqu’un immédiatement, vous pouvez contacter le 1(866) APPELLE (277-3553) ▶︎ Des services d’écoute pour les jeunes: Tel–Jeunes 1-800-263-2266 Jeunesse j’écoute 1-800-668-6868 Fondation Jeunes en tête ▶︎ SOS Violence conjugale offre un service de référence téléphonique disponible 24/7 et via le web 1 800 363-9010 Épisode #1 – Le stress Après le choc des dernières semaines, nous sommes plusieurs à composer avec un niveau de stress élevé. Comment gérer ce stress après six semaines de confinement? Trucs pour lâcher prise , par Nicolas Chevrier https://www.facebook.com/danielehenkeltv/videos/238781547228123/ Épisode #2 – On retourne, on ne retourne pas? Alors que nous nous dirigeons au Québec vers un déconfinement progressif dans plusieurs régions et secteurs d’activités, les Québécois sont placés devant des choix: choisir de retourner ou non travailler, de renvoyer ou non les enfants à l’école. Pour d’autres, c’est le confinement prolongé pour une durée indéterminée. Dans un cas comme dans l’autre, il y a beaucoup d’anxiété. Suggestions de lecture du Dr Nicolas Chevrier: Anxiété et inquiétudes Arrêtez de vous faire du souci pour tout et pour rien de Robert Ladouceur &Al, Éd. Odile Jacob, 2008. Anxiété de façon générale L’Anxiété apprivoisée: transformer son stress en ressource positive de Isabelle Geninet et Amélie Seidah, Éd. Trecarré, 2020. Trauma et stress post-traumatique Se relever d’un traumatisme, 5 édition , de Pascale Brillon, Éd. Québec-Livres, 2017 Ajuster nos attentes et gestion de la performance Imparfaits, libres et heureux de Christophe André, Éd. Odile Jacob, 2009 Attaques de panique La peur d’avorteur: guide de traitement du trouble panique et de l’agoraphobie, 4e édition d’André Marchand, Andrée Letarte et Amélie Seidah, Éd. Trécarré, 2018 https://www.facebook.com/danielehenkeltv/videos/283154079374908/?__xts__[0]=68.ARAz0xVsW3fCrgLLPOxCIFIyYWqCEh3WPfiSxYVAEZ0pA9LLHeRtSDYSbIPPB3skFHSM8-5M_MzWFVvr_iT2-U_O7rVDvIjyPVbHyJr35XtU5REFw6QON0t1W7vTpqHXykLpoc5VWTFdfyrlxd_vSjfC6wlku65LQwJqpUExnFTgZM7w2C3d3Mhky2tSGuzgDwgCNU8udlxBaaI1iAtIwWU3pE47N5znQfgeEKH0pN-O7rcAXtRyvUamWnTKvcQ_q66UuzAP5j0RSfQ5kmY1moPzkgV1vS4F31Sr3npJRGyXPPYcUaYdrKvHT7pNAIuVx5wJidJZVM96n3SNFVOLVqvS-9YLiZIeKdM&__tn__=-R Épisode #3 La surcharge d’informations dans le contexte de la COVID-19 Comment bien s’informer au sujet de la COVID-19, sans créer de l’anxiété inutile? Dans cette captation en direct, nos experts s’expriment au sujet de l’infobésité et des stratégies pour développer une consommation saine des médias d’informations. https://www.facebook.com/194556130663853/videos/288172912207165/ Épisode #4 Comment se passe votre déconfinement? Cette semaine, nous parlons de cette nouvelle étape de déconfinement progressif que nous entamons qui vient avec son lot de défis et de casse-têtes. https://www.facebook.com/watch/live/?v=286999702689593 Et la santé mentale, elle? 2020-04-23 HENKEL 4 minutes La situation que nous vivons actuellement est sans précédent et elle bouscule nos habitudes, nos rapports avec les autres, nos finances personnelles. Elle malmène aussi notre santé mentale. Nous sommes plus que jamais stressés, anxieux et inquiets face à la COVID-19 et à ses répercussions. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) SANTÉ & BIEN-ÊTRE

  • DINTRAPRENEURE A ENTREPRENEURE A 50 ANS

    Comment devenir entrepreneur après avoir été intrapreneur ? Comment se lancer en entrepreneuriat à un âge mature ? Entreprendre dans le domaine innovant des technologies vertes et durables, selon Henkel Media. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article SE RÉINVENTER À 50 ANS Après une perte d’emploi difficile à encaisser, Sylvie a trouvé la motivation LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article INVESTISSEMENT D’IMPACT : LES FEMMES ONT LA COTE! Créer de l’emploi et de la richesse, oui, mais avoir un impact positif dans son environnement... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) UNE INTRAPRENEURE DE CŒUR DÉÇUE Logisticienne de formation, gestionnaire de nature, elle s’est investie dans des postes de direction dans le domaine de la santé, d’abord en France, puis au Québec dès 1999. « J’ai longtemps été partie prenante des entreprises, explique Sabine. J’ai mené à bien des projets d’orientation stratégique, de gestion des opérations de A à Z, de déploiement des ventes en relation avec la clientèle et d’implantation de systèmes informatiques ». Pourtant, elle avoue sa déception face au manque de reconnaissance alors qu’elle s’est investie à fond, au-delà de ses mandats. Elle a siégé sur les comités de direction et lors de son dernier emploi, elle a assuré la direction d’une équipe dont le président était quasi absent. « En tant qu’intrapreneure, on récolte rarement tout ce que l’on sème, déplore-t-elle. Au contraire, on doit vivre avec des décisions qui ne sont pas les nôtres, même si c’est nous qui avons mis la table ». Elle conclut, tout sourire : Si tu veux plus que le boss, alors deviens le boss! – Sabine Le Névannau L'ENTREPRENEURIAT, SUITE LOGIQUE OU CONCOURS DE CIRCONSTANCES? Sortir du cadre employé/employeur est un pas qu’elle n’était pas certaine de franchir au départ. « C’était moi le pilier de la sécurité financière dans la famille, le revenu stable, la personne qui pouvait pallier les aléas, affirme-t-elle. Je connaissais les hauts et les bas de la vie d’entrepreneure. Je savais que ça nécessitait un moral d’acier, que ce n’était pas forcément sexy tous les jours. Et puis, il y a eu le timing ». Les enfants grandis, les espoirs déçus et l’amour des défis ont pavé le chemin. Au détour d’un voyage dans le désert en 2009 avec son mari est née une idée qui irait loin. « On a vu quelqu’un traverser les dunes debout sur une moto ou un vélo, un engin assez bas avec de gros pneus ballon et un moteur à explosion, certainement un véhicule traficoté par un gars ingénieux ». Le couple commence à rêver: lui, un entrepreneur du domaine des transports, passionné de motos et « pas mal patenteux » et elle, une gestionnaire de projets « un peu grano et écolo ». Pendant que son mari crée deux prototypes de « mobipode tout terrain » l’année suivante, elle analyse le marché et prépare les plans d’affaires. Résultat: le projet semble porteur et le besoin pour une option de déplacement écologique qui soit aussi ergonomique, bien présent. C’est à Key West en 2011 qu’ils testent leurs prototypes. Devant l’engouement évident qu’ils suscitent, Sabine s’est lancée officiellement dans l’aventure. DE L'INTRAPRENEURIAT À L'ENTREPRENEURIAT: L'EXPÉRIENCE COMPTE « Je n’ai jamais eu de syndrome de l’imposteur, révèle-t-elle, lucide. À 50 ans, tu sais ce que tu vaux sur le marché du travail : tes compétences, tes réalisations, les projets que tu as menés à terme, tout ce que tu es capable d’accomplir ». Consciente de ses forces, mais aussi de ses faiblesses, elle explique: « On sait aussi exactement comment repérer les bonnes personnes, celles qui vont pouvoir combler nos lacunes et nous compléter afin d’emmener l’entreprise plus loin », affirme-t-elle. La maturité donne aussi des ailes. « J’ai plus de guts maintenant!, dit-elle en riant. Je n’ai pas peur d’aller cogner aux portes du ministre de l’Économie et de l’Innovation Pierre Fitzgibbon, ou de papillonner dans une soirée réseautage. Qui ignorerait la petite dame aux cheveux gris? C’est un atout et je m’en sers! » Sûre d’elle, elle se fait militante auprès du ministre des Transports François Bonnardel afin que les petites entreprises puissent aussi bénéficier des subventions pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Elle n’hésite pas à pousser pour faire évoluer la réglementation afin que le Geebee soit autorisé par la SAAQ à circuler sur les voies publiques. Elle ne recule devant rien pour approcher de gros clients comme les centres de villégiature, les entreprises de navettage ou les municipalités, lesquelles achètent par flotte pour les déplacements de leurs employés, pour la police et pour l’entretien des parcs, notamment. Le Quartier de l’innovation de Montréal, le Parc Olympique de Montréal et Hydro-Québec s’en sont dotés. Depuis 2017, elle s’est lancée dans l’exportation pour conquérir les États-Unis et l’Europe. DIRIGER UNE JEUNE POUSSE À 60 ANS Évoluant au sein des grappes technologiques, comme Propulsion Québec et Écotech Québec , la femme d’affaires reste à l’affût de l’innovation. Le projet a d’abord incubé à l’ Espace-inc , un accélérateur d’entreprises innovantes. La quinquagénaire n’a pas froid aux yeux et n’hésite pas à faire sa marque dans un domaine novateur, durable et technologique. Son entreprise vient de recevoir la certification Efficient Solution de la Fondation Solar Impulse qui récompense les technologies propres durables et rentables à fort impact. Sabine Le Névannau a le vent dans les voiles et la tech dans les veines: « Pour mes 60 ans en 2021, je souhaite lancer le premier véhicule Geebee connecté, avec des systèmes de communication intégrés à un environnement sans fil ». D’INTRAPRENEURE À ENTREPRENEURE À 50 ANS 2021-04-12 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Sabine Le Névannau a la tête remplie de projets. Longtemps intrapreneure, elle a franchi le pas menant à l’entrepreneuriat à 50 ans. Concept Geebee , qui propose un modèle hybride de vélo/trottinette électrique, est aujourd’hui en pleine expansion. Voici comment elle a fait le saut de l’intrapreneuriat à l’entrepreneuriat dans un marché innovant. Sabine Le Névannau est une de ces femmes pleines d’entrain qui n’ont pas froid aux yeux. « Je vais souffler 60 bougies cette année, s’exclame-t-elle. Je suis pleine d’expérience! Et je peux compter dessus pour continuer à avancer ». PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) INNOVATION

  • Isabele chevalier vendre son entreprise en pleine pandemie

    La femme d’affaires et dragonne Isabèle Chevalier est passée par toute la gamme d’émotions cette dernière année. Jonglant avec une entreprise en pleine expansion, le développement d’une plateforme d’achat local et la vie de famille, elle a procédé à une étape importante dans sa vie d’entrepreneure: vendre la société qui l’a vu grandir. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article Carla Beauvais: unir les voix pour être plus forts Alors qu’elle s’apprête à lancer la plateforme UP, Carla Beauvais aborde avec nous ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article AVOIR SU: «LE RÔLE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION» L’ENTREPRENEUR ET LA BONNE GOUVERNANCE LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Lorsque la pandémie a frappé, la société Bio-K+ International était au centre de la vie d’Isabèle Chevalier, aussi connue pour son rôle de dragonne à Radio-Canada . Oeuvrant depuis 1996 dans l’organisation de biotechnologie qu’elle a bâtie aux côtés de sa famille, elle a été à la tête de l’organisation de 2011 jusqu’à sa vente. Devenue mère de trois garçons au fil du temps, elle avait aussi vu son mari joindre l’aventure au cours des 10 dernières années. « Nous étions dans les démarches pour trouver des partenaires mondiaux afin de poursuivre notre déploiement à l’international, raconte l’entrepreneure. Chemin faisant, il nous est apparu que la meilleure décision stratégique, tant pour l’entreprise que pour la famille, était de vendre pour que l’entreprise atteigne son plein potentiel. Nous avons trouvé le partenaire idéal pour le faire. On s’est retrouvé devant une offre où tous les partis y trouvaient largement leur compte et où l’entreprise était positionnée de façon optimale. C’était la prochaine étape pour assurer la croissance et le déploiement mondial de la marque. » En novembre 2020, Bio-K+ International concluait donc la vente au groupe irlandais Kerry qui s’est engagé à garder le siège social et les emplois au Québec. Faire son deuil Refuser cette étape dans la croissance de Bio-K+ International aurait été nier son évolution, affirme Isabèle Chevalier. Par contre, l’entrepreneure parle volontiers de deuil. « Un peu comme un enfant qui quitte la maison pour voler de ses propres ailes, il y a un certain vide après le départ, illustre-t-elle. C’est une transition, il faut la vivre, l’accepter. On est à la fois heureux pour lui et triste de le voir partir. C’est aussi le début d’une nouvelle vie, d’un nouveau chapitre pour soi. » Le plus difficile pour elle? Annoncer la nouvelle à son équipe… de façon virtuelle! « Ces gens que j’aime d’amour, je les côtoie depuis 25 ans. On a grandi ensemble, on a bâti cette société de la start-up jusqu’à son niveau actuel. Devoir leur dire au revoir en vidéoconférence a été réellement crève-cœur. » Le changement apporte toujours une dose d’insécurité, reconnaît la femme d’affaires: « S’il y a une constance dans la vie, c’est le changement. Dans le domaine de l’innovation, le changement, la croissance, les acquisitions, c’est ce qui te garde en vie. Nous en avons connu tout au long de l’évolution de l’entreprise qui était restée très humaine malgré tout. » « Il faut parler du deuil entrepreneurial, car beaucoup de personnes vont le vivre. On s’apprête à connaître au Québec une importante vague de passation d’entreprises. Le deuil est sain et normal pour les fondateurs. Le reconnaître permet de sauter dans la prochaine aventure sans retenue. » – Isabèle Chevalier Nouveau chapitre À la suite de la vente, Isabèle Chevalier a pris le temps de faire le tri dans la paperasse, les souvenirs. Elle vient de compléter la certification ICD.D d’administrateur de sociétés de la Rotman School of Management pour ajouter une corde à son arc, bien qu’elle siège déjà à différents conseils d’administration. « Afin d’amener de réels changements sur les conseils d’administration, je veux m’assurer d’être le mieux préparé et à jour avec les meilleures pratiques », explique celle qui a aussi cofondé Ma Zone Québec au début de la pandémie. En février et mars, elle a aussi tourné dans la dixième saison de Dans l’oeil du dragon . «L’année 2021 en est une de transition et de renouveau durant laquelle je souhaite avoir une petite accalmie pour prendre le temps de me poser et voir quelle sera la suite, souhaite la mère de famille et amoureuse de la nature. À travers mes engagements et investissements, je souhaite faire rayonner des valeurs associées à la santé et au mieux-être, à la responsabilité sociale et environnementale ainsi qu’au leadership féminin ». Isabèle chevalier: vendre son entreprise en pleine pandémie 2021-03-24 MÉLISSA PROULX 4 minutes La femme d’affaires et dragonne Isabèle Chevalier est passée par toute la gamme d’émotions cette dernière année. Jonglant avec une entreprise en pleine expansion, le développement d’une plateforme d’achat local et la vie de famille, elle a procédé à une étape importante dans sa vie d’entrepreneure: vendre la société qui l’a vu grandir. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • Sylvie Gargiulo creatrice de beaute De la haute cosmetique vibratoire

    Il existe mille et une façons d’œuvrer dans l’entrepreneuriat. Certains s’y engagent tête baissée et roulent à cent milles à l’heure. D’autres y entrent par la pointe des pieds, effleurant les astreintes que le profit commande, s’émerveillant plutôt devant la beauté du monde, saisissant des instants d’infinis ou des révélations que la contemplation aura fait naître, pour les mettre en bouteille, et nous les offrir sur un plateau d’argent. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article ALEXANDRE CECCHI, VIRTUOSE DE L’ÉBÉNISTERIE... Il y a de ces savoir-faire qui ne s’inventent pas, qu’il faut avoir apprivoisés, puis maniés... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article ALEXANDRA BACHAND : LA HAUTE PARFUMERIE ET L’ART DU SLOWPRENEURIAT Dans cette série, les entrepreneurs artisans révèlent leurs talents de niche... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article UNE CRÈME GLACÉE AVEC… ALICE BERTHE DE ENFANTS SAUVAGES Cet été, l’équipe de DanieleHenkel.tv reprend la route pour aller à la rencontre LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Hymne solennel à la nature et ode à la lenteur Les pieds nus dans la rosée fraîche d’un matin déjà plein de soleil, mue d’une intention précise, Sylvie cueille des roses, une à une, avec des cristaux de quartz. « La fleur se cueille quand elle est prête à être cueillie, dans son plein épanouissement, à son potentiel optimal de transformation, à l’heure et au jour idéal dictés par la position des astres ». Si la cueillette implique conscience, attention et rigueur, en suivant le calendrier biodynamique, la préparation des huiles, teintures, encens et élixirs floraux fait l’éloge de la lenteur. Les plantes sont tantôt distillées dans une eau de pluie récoltée par une nuit d’orage, chargée en azote et en propriétés électromagnétiques, tantôt dans une eau de rosée, récoltée à la pleine lune du printemps avant le lever du soleil, conservée dans une tourie de verre. Pendant vingt-et-un jour, ou même jusqu’à trente jours, elles infuseront dans les huiles au soleil et à l’ombre, selon un rythme soli-lunaire. « L’esprit de la plante infuse ». Sylvie cueille. Il y a la caresse du vent, le velours doux des pétales, le chant du monde qui susurre ses secrets. « Tout est onde dans l’univers », explique-t-elle. C’est le sacre de l’été, la plénitude. L’âme au bord des lèvres, tout son être vibre. Prière silencieuse. Elle est entière, posée et recueillie, son état de conscience harmonisé à celui de la fleur. Une vocation Pour en arriver là, Sylvie a suivi un long processus de développement académique, personnel et professionnel. Des années de formations, de lectures hermétiques, de voyages initiatiques et de quêtes. Totalement investie dans son univers, aux confins du mystérieux, du sacré, de la magie du Vivant. L’appel était fort. « À huit ans, je me voyais déjà dans un laboratoire, entourée de verreries et d’alambics. J’étais fascinée par la nature. J’ai toujours rêvé d’avoir un maître spirituel. Je me suis à concocter toutes sortes de produits avec les plantes: des alcools, de vieux vins médicinaux, des remèdes naturels pour soigner mes enfants, et des cosmétiques ». Sylvie est devenue herboriste, puis phytothérapeute. Elle a travaillé en clinique de nombreuses années. Elle s’est aussi découvert une aisance pour la transmission de sa passion, aux enfants d’abord, plus vrais peut-être, puis aux plus grands, enseignant la botanique anthroposophique, l’aménagement de jardins de plantes médicinales, comestibles et aromatiques, selon les principes de la géométrie sacrée, et la transformation de la matière minérale et végétale. Depuis plus de deux décennies, elle crée des produits de soins absolument uniques, avec des méthodes de fabrication ancestrales, en harmonie avec la nature. C’est une rencontre avec un alchimiste français en 1999 qui allait sceller sa vocation. « Je buvais ses paroles. Il était hallucinant. C’est vraiment l’étincelle qui a allumé la flamme de l’alchimie dans mon cœur ; depuis ce temps-là, elle ne s’est jamais éteinte. Je me suis préparée pendant plusieurs années, m’épanouissant de l’intérieur afin de pouvoir honorer la beauté et la perfection du Vivant. Il faut pouvoir élever sa conscience, en toute humilité et solennité, en révérence aux lois de la Nature, pour être digne de faire de l’alchimie ». La quête de la quintessence Pour parvenir à tirer le potentiel maximal des plantes, Sylvie procède selon plusieurs étapes, séparant les différentes parties, de multiples façons. Elle les purifie, puis les réunit, magnifiés, afin d’atteindre le degré de perfection ultime de la matière. Un véritable travail de moine, ou d’alchimiste. De la spagyrie à son meilleur, comme une médecine vibratoire. Sylvie est parvenue à perfectionner un art ancestral, l’alchimie végétale, une combinaison de chimie et de botanique enveloppée d’une aura particulière, un je-ne-sais-quoi d’incantatoire. « Devant mon alambic, j’entends des notes à chaque goutte qui coule ». Il ne s’agit pas pour autant d’ésotérisme, mais d’une connaissance du vivant extraordinaire, une capacité inouïe à transformer la nature selon des règles bien précises. Sylvie a longtemps travaillé en solitaire dans son laboratoire, sa cathédrale. « Mes produits spagyriques portent une haute fréquence, un niveau de pureté élevée. Avant de travailler, je crée un espace sacré pour vibrer en harmonie avec ce qui est là. C’est un lieu d’alchimie et de rectification, mais aussi de recueillement. En somme, un lieu d’où émergent de véritables co-créations. Cela explique pourquoi mes cosmétiques ont un effet profond sur les êtres, et qu’ils magnifient autant la beauté extérieure qu’intérieure ». Haute cosmétologie Dans sa gamme Rose d’or , il y a de l’or liquide vingt-quatre carats et plus de neuf extraits de rose : son hydrolat, son huile essentielle, son absolu, les extraits cellulaires de ses feuilles et des extraits de ses bourgeons et pétales. Mariés, ils sont alors la quintessence de la rose. Sylvie a tout mis de côté pour se consacrer entièrement à son labeur. Elle a eu de l’aide pour monter une boutique en ligne et une image de marque qui lui ressemble. Ses formations suscitent curiosité et émerveillement, d’un côté de l’Atlantique comme de l’autre. Plus de la moitié de sa clientèle se trouve aujourd’hui sur le vieux continent, où les principes d’alchimie, davantage connus, ont pris racine dès le Moyen-Âge. S’il est difficile d’aborder ses méthodes de fabrication, presque à la limite de l’indicible, on peut dire de Sylvie Gargiulo qu’elle est une entrepreneure éclairée, au service de plus grand qu’elle. Dans un monde en quête de repères et de retour à la nature, où la vision holistique de la santé prend son sens plus que jamais, le travail méticuleux et inspiré de cette grande herboriste et alchimiste, ne peut que susciter admiration et révérence. En vérité, la beauté est partout, et elle a toujours été là. Seulement, il est des moments où nous peinons à la voir en fonction du trouble qui se vit dans notre monde intérieur. Puissions-nous retrouver une certaine harmonie et contempler, à sa juste valeur, le beau spectacle de la vie. ~ Nathy LaBel Sylvie Gargiulo, créatrice de beauté ⎢De la haute cosmétique vibratoire 2022-07-07 ISABELLE NEASSENS 6 minutes Il existe mille et une façons d’œuvrer dans l’entrepreneuriat. Certains s’y engagent tête baissée et roulent à cent milles à l’heure. D’autres y entrent par la pointe des pieds, effleurant les astreintes que le profit commande, s’émerveillant plutôt devant la beauté du monde, saisissant des instants d’infinis ou des révélations que la contemplation aura fait naître, pour les mettre en bouteille, et nous les offrir sur un plateau d’argent. C’est ce que fait Sylvie Gargiulo. Depuis plus de trente ans, elle révèle les secrets d’un règne végétal qui la fascine. L’herboriste, phytothérapeute, professeure et un peu magicienne, aménage des lieux vibratoires exceptionnels et fabrique des produits de soins cosmétiques et curatifs hors de l’ordinaire dans son Labora Natura . Voici un peu du grand Art de cette entrepreneure qui est parvenue à alchimiser le vivant et sublimer la beauté de la nature en haute cosmétique. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) SANTÉ & BIEN-ÊTRE

  • grossesse pour autrui une nouveaute au quebec

    Henkel media - Les conventions de grossesse pour autrui sont désormais légalisées au Québec. L’adoption du Projet de loi 12, le 6 juin 2023, portant sur la réforme du droit de la famille en matière de filiation, vise à protéger les enfants et les mères porteuses dans le cadre de la grossesse pour autrui (GPA). Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Article TUTELLE DES ENFANTS MINEURS... L’une des questions les plus fréquemment posées aux notaires... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article L’importance d’un testament pour les conjoint·e·s en union de fait Dans le tissu social du Québec contemporain, une réalité se dessine : un couple sur trois... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Chronique AIMER SA VIE QUAND TOUT CHANGE Changer. Le mot de 2020. Durant une courte période, nous avons tous été appelés à évolue... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) L’adoption du Projet de loi 12 marque un tournant majeur dans le droit familial. Cette réforme ambitieuse vise à protéger les enfants et les mères porteuses tout en offrant un cadre juridique clair et sécurisé pour les conventions de grossesse pour autrui (GPA). Une avancée qui assure le respect des droits fondamentaux de toutes les parties impliquées. Désormais, la GPA permet à une personne de contribuer à un projet parental en offrant ce qu’il y a de plus précieux : son ventre, au service d’une nouvelle vie. Qu’est-ce que la grossesse pour autrui ? La grossesse pour autrui est une pratique où une femme, appelée mère porteuse, accepte de porter un enfant pour le compte d’une autre personne ou d’un couple, désignés comme les parents d’intention. Cette méthode est souvent choisie par : Des couples hétérosexuels rencontrant des problèmes de fertilité ; Des couples homosexuels ; Des personnes seules souhaitant devenir parents. Le législateur a confié aux notaires un rôle de premier plan dans ce processus. Un cadre clair, prévisible et sécurisé a été mis en place pour encadrer la grossesse pour autrui, garantissant ainsi la protection des droits fondamentaux des enfants et des mères porteuses. Les conditions pré-grossesse requises Pour les parents d’intention Une personne seule ou deux conjoints peuvent convenir d’un projet parental avec une mère porteuse. Les parents d’intention peuvent être mariés, unis civilement ou de fait, de sexe opposé ou de même sexe, ou encore une personne seule (C.c.Q., art. 541.1). Ils doivent avoir leur domicile au Québec depuis au moins un an. Une rencontre préalable des parties avec un professionnel habilité (psychologue, travailleur social, ou autre) est obligatoire. Les termes de la convention doivent être consignés dans un acte notarié en minute avant le début de la grossesse, faute de quoi le projet parental sera nul. Pour la mère porteuse Elle doit être domiciliée au Québec depuis au moins un an. Elle doit avoir au moins 21 ans. Sa contribution doit être gratuite, sauf pour le remboursement des frais et une indemnité pour perte de revenus. Elle ne doit pas utiliser son propre matériel génétique ni celui de sa fratrie, d’un ascendant ou d’un descendant. Elle doit donner un consentement libre et éclairé, incluant la renonciation au lien de filiation avec l’enfant. Contenu de la convention de grossesse pour autrui La convention de grossesse pour autrui doit être conclue avant le début de la grossesse projetée. Voici les éléments qu’elle doit inclure : Identification des parties : Nom de la mère porteuse et des parents d’intention. Mode de procréation : Méthode choisie (procréation médicalement assistée, insémination domestique, etc.). Frais et dépenses : Liste des frais remboursés, y compris les frais médicaux, juridiques, vêtements de maternité, déplacements, etc. Compte en fidéicommis : Montant déposé pour garantir les obligations des parents d’intention. Autonomie de la mère porteuse : Décisions liées au déroulement de l’accouchement prises en accord avec l’équipe médicale. Droits fondamentaux : La convention ne peut porter atteinte aux droits fondamentaux de la mère porteuse, y compris son autonomie procréative. Points juridiques importants Annulation de la convention : Si la mère porteuse refuse de donner son consentement final après la naissance, le projet parental ne peut être réalisé comme prévu, et la filiation de l’enfant reste établie avec elle. Engagement des parents d’intention : Ils ne peuvent pas se désister. La filiation avec eux est automatiquement établie. Droit de retrait de la mère porteuse : Elle peut mettre fin au projet à tout moment, y compris après la naissance, sans obligation de remboursement des frais perçus. La grossesse pour autrui est désormais encadrée par un cadre juridique clair au Québec, offrant une solution précieuse pour les personnes ou couples qui ne peuvent concevoir ou porter un enfant. Cette réforme garantit la protection des droits des enfants, des mères porteuses et des parents d’intention, tout en mettant en avant les principes d’éthique, de transparence et de consentement éclairé. Conseiller, gérer, protéger ou célébrer : votre notaire est votre allié dans les moments importants de votre vie. Il vous aide à prendre des décisions éclairées pour que vous puissiez avoir l’esprit tranquille à l’égard de votre avenir et de celui de votre famille. Pour toute question ou clarification, consultez votre notaire . Grossesse pour autrui : une nouveauté au Québec 2025-02-20 HENKEL 8 minutes Les conventions de grossesse pour autrui sont désormais légalisées au Québec. L’adoption du Projet de loi 12, le 6 juin 2023, portant sur la réforme du droit de la famille en matière de filiation, vise à protéger les enfants et les mères porteuses dans le cadre de la grossesse pour autrui (GPA). Ce projet de loi représente une étape importante dans l’évolution du droit québécois, en établissant un cadre juridique clair et sécurisé pour ces conventions, tout en assurant la protection des droits fondamentaux de toutes les parties impliquées. Désormais, une personne peut participer au projet parental d’autrui en mettant son ventre à contribution. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) JURIDIQUE

  • Job crafting reinventer les emplois maintenant

    Donner le pouvoir aux employés de modeler leur poste. Voilà le jeu d’artisanat auquel se prêtent plusieurs organisations et, vous savez quoi?, cette façon de faire leur réussit. Si l’approche semble inconcevable pour certains, elle est l’ingrédient du succès pour d’autres. Nous l’avons observé et testé. Laissez-moi vous présenter le job crafting. Job crafting, réinventer les emplois maintenant! 2020-09-23 5 minutes Jenny Ouellette Fondatrice de BonBoss Jenny Ouellette Recrutement et management Donner le pouvoir aux employés de modeler leur poste. Voilà le jeu d’artisanat auquel se prêtent plusieurs organisations et, vous savez quoi?, cette façon de faire leur réussit. Si l’approche semble inconcevable pour certains, elle est l’ingrédient du succès pour d’autres. Nous l’avons observé et testé. Laissez-moi vous présenter le job crafting. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Chronique Recrutement: moins de rigidité, plus d’humanité! Le recrutement doit se réinventer. Nos entreprises se transforment, les structures... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article AVOIR SU : «OCCUPER DEUX EMPLOIS EN MÊME TEMPS» Sophie Boyer, présidente et propriétaire d’Audvik, a toujours su qu'elle voulait devenir... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Jenny Ouellette À PROPOS DE Jenny est la fondatrice de BonBoss.ca inc., l’entreprise qui a pour mission de changer le monde du travail, un bon boss à la fois. Détentrice d’un baccalauréat en relations industrielles, elle commence sa carrière en gestion des ressources humaines avant d’amorcer sa vie d’entrepreneure en marketing de contenus. Son parcours atypique l’amène à développer une expertise et une vision uniques de l’avenir du recrutement et de la gestion. Passionnée par le leadership, cette visionnaire développe avec son équipe des services et des formations servant à mettre l’humain au coeur du travail. Ensemble, ils instaurent un mouvement servant à valoriser les bons gestionnaires et à inspirer les prochains leaders dans leurs fonctions. S’illustrant comme une leader de la relève, Jenny cumule les distinctions depuis 2018: prix du Leadership au féminin au Gala des Grands Prix de la relève d’affaires du RJCCQ, prix Nueva 2018 de Femmes Alpha pour sa mission commerciale aux Entretiens Jacques-Cartier de Lyon et prix Leadership 2019 du Business Community 360. «Le job crafting , également appelé le job modelling , signifie devenir maître de son propre plaisir au travail. Concrètement, l’employé personnalise les tâches qui lui sont confiées pour en faire un emploi sur mesure qui prend en compte ses attentes, ses besoins, ses expériences et ses désirs. » La première fois que j’ai entendu ces mots, c’était lors d’une discussion sur l’avenir du recrutement avec un ami et chargé de cours aux Hautes-Études-Commerciales, Jean-François Rodrigue. « Jenny, il s’agit de la théorie du job crafting * !» Je savais qu’une tendance émergeait chez les startups sans nécessairement connaître sa dénomination. Depuis 2018, maintes et maintes fois, de bons boss m’ont mentionné: «ici, nous recrutons une personne et ensuite, nous construisons un poste fait sur mesure pour elle » ou encore « ici, les employés peuvent bâtir leur propre emploi à partir de leurs forces. » Sans le savoir, ces entrepreneurs ont expérimenté l’un des types de job crafting , en octroyant à leurs employés le pouvoir de façonner leur emploi. Pour mieux comprendre de quoi il retourne, j’ai décidé de tester cette approche au sein de mon entreprise: BonBoss.ca inc. L’implantation en trois phases Dans une approche traditionnelle, un employé intègre un emploi qui est associé à une liste de tâches et à des façons de faire prédéfinies. Pour l’organisation, le job crafting consiste à déterminer la base d’un poste à combler, mais en laissant suffisamment de flexibilité pour permettre à l’employé de le modeler selon ses forces et ses aspirations. Pour y arriver et sans laisser tomber la performance organisationnelle, nous avons adopté cette approche: 1. Établir la base : À son arrivée en poste, l’employé apprend la mission, les valeurs, la vision de notre entreprise et pourquoi son poste a été créé. Ensuite, trois à cinq tâches essentielles sont déterminées et doivent être maîtrisées. Pour le reste, la personne passe la semaine à apprendre et à observer divers projets. 2. Donner le pouvoir : Au bout d’une semaine de travail, nous posons les fameuses questions: qu’aimes-tu faire? qu’as-tu moins aimé? Selon ses réponses, l’employé a le pouvoir de choisir d’autres tâches non attitrées et les responsabilités qui lui conviennent. 3. Assumer : Une fois son choix fait, le cadre final du poste est officialisé. L’employé devient alors le spécialiste du champ d’expertise et un perfectionnement lui est offert pendant plusieurs jours. Tout est alors communiqué au reste de l’équipe. L’employé est imputable de son choix et l’équipe le supporte au besoin. Quant à moi, à titre de gestionnaire, je suis là pour m’assurer qu’il maîtrise son art, tel un artisan. En bref, la règle est simple: L’organisation détermine la base du poste à combler L’employé façonne son poste Les objectifs relèvent de l’entreprise Les méthodes sont communes L’épanouissement est collectif Voilà une façon d’implanter le job crafting . Au total, il existe six façons de modeler un emploi sur mesure. Il peut s’agir de modifier la nature des tâches, d’ajouter des tâches à son poste, de redéfinir la perception du type de tâches, entre autres. À vous de déterminer celle qui vous convient. Des avantages pour l’organisation et l’employé? Fort est de constater que le job crafting fonctionne! Au début, j’hésitais. Maintenant, le constat est clair: cette pratique est un réel succès. L’employé est satisfait, valorisé et ses compétences sont reconnues. L’équipe s’entraide et moi, j’effectue ce que tout bon gestionnaire doit faire: aider les employés à se développer et à atteindre des résultats sans micro-manager. En un coup de vent, j’ai dit adieu aux nombreux suivis et aux questions, les employés prennent des initiatives et leur engagement est évident. Autre constat: leur fierté. Ils aiment leur emploi et contribuent à notre mission avec créativité. Nul besoin de les pousser, uniquement de les encourager. Retenez bien ceci: si les gens, employés et gestionnaires, s’épanouissent aussi rapidement, c’est parce qu’au début, le job crafting leur a permis de grandir en s’appropriant un emploi à leur façon. Ensuite, il s’agit d’opter pour une gestion humaine… Quant aux objectifs d’entreprise, ils sont aux rendez-vous! Les job crafters sont partout et dans divers domaines: ventes, santé, manufacturier, technologique, communautaire, entre autres. Une étude de Peter Lyons[3] , réalisée avec des vendeurs, montre que 75% d’entre eux déclarent participer à l’élaboration de leur emploi sous diverses formes. Comme quoi, le job crafting peut s’adapter à tous les milieux! Job crafting , une clé pour l’avenir des organisations? Même si cette pratique existe depuis des années, l’utiliser de façon consciente peut, à mon avis, mener à un changement hautement bénéfique pour les entreprises et les employés. Lorsque tout évolue et change à vitesse grand V, l’adaptabilité et la créativité sont des clés pour avancer ensemble et affronter les mois à venir. Et qui sait? Employeurs et employés pourront être surpris par la puissance du job crafting, tant et aussi longtemps qu’il sert la mission de l’entreprise. GESTION & RH

  • Fillactive Henkel Media BMO et Point Cardinal

    Comment s'engager dans la communauté ? Impliquer les femmes et les filles dans le sport et l'activité physique peut avoir un impact social significatif. La philanthropie joue un rôle clé dans ce processus, comme l'explore Henkel Media Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article SANTÉ MENTALE AVEC MARTIN ENAULT Martin Enault est reconnu comme étant un bâtisseur avant-gardiste de nouvelles industries. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article ÉCOMARIS: VOILIER ÉCOLE ET MENTORAT POUR ENTREPRENEURES Se lancer en entrepreneuriat est un défi en soi. En tant que femme, il y a un autre LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article ENTREPRENDRE POUR ELLES À travers Fillactive, Claudine Labelle incite non seulement les adolescentes à aimer bouger LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Des leaders exceptionnelles qui ont à cœur la santé physique et mentale des jeunes filles, il y en a plein au Québec. À commencer par la femme d’affaires Danièle Henkel, présidente et fondatrice de Henkel Média, d’Isabelle Foisy, présidente et fondatrice de Point Cardinal et de Cynthia Lemme, Chef, Crédit aux grandes entreprises, Centre et responsable, Projets spéciaux et agriculture chez BMO. En tant que leaders du Défi Mère/Fillactive , elles s’engagent à devenir des modèles inspirants afin de permettre à un nombre toujours grandissant de jeunes filles de découvrir les bienfaits de l’activité physique et ainsi, renverser la tendance de l’abandon du sport chez les adolescentes. Nous avons parlé avec Isabelle et Cynthia de leur implication dans le cadre du Défi Mère/Fillactive et de la manière dont elles mobilisent leurs réseaux personnels et d’affaires afin de bâtir une communauté solidaire qui encourage les adolescentes à s’engager dans la pratique régulière d’activités physiques. Des histoires inspirantes! Isabelle Foisy, super woman « J’ai rencontré Claudine Labelle, présidente fondatrice de Fillactive, à ses tout débuts, alors que je présidais la Conférence canadienne du Gouverneur Général sur le leadership au Québec. On l’a invité à présenter son projet, qui était un peu fou à ce moment-là. Elle m’a rappelé dès qu’elle l’avait mis sur pied et j’ai saisi l’opportunité de mettre en lien ma mère, ma fille et moi dans une cause qui traverse les générations et qui me rejoint personnellement. Il faut dire que quand j’étais jeune, le sport était un réel défi pour moi ». Celle qui aujourd’hui siège sur un nombre impressionnant de conseils d’administration, notamment Relief, en santé mentale avec Martin Enault , le réseau des femmes d’affaires du Québec, et des Chambres de commerce, en plus d’être coach pour les finissants du MBA aux HEC et formatrice au Centech auprès de startups, administratrice de sociétés comme la Women President Organization ou l’incubateur 2 degrés en environnement, a réussi à se hisser au sommet. Ses petits yeux bleu-gris perçants et son sourire si sympathique lui donnent pourtant l’allure de my next-door neighbour . On ne se douterait pas que cette gestionnaire primée à la carrure professionnelle surprenante soit si terre à terre : « Donner, ça ramène beaucoup ». Elle se souvient avec émotion de M. Parent, « qui m’a tant aidé quand j’ai commencé. Il m’avait dit : un jour, tu verras, c’est toi qui vas redonner. Là, c’est ça. Et puis, ça me permet aussi d’être une meilleure gestionnaire dans mon organisation, de mieux comprendre les jeunes, et de revenir à l’humain derrière le travail et finalement, à l’essentiel ». Cynthia Lemme, une battante Pour Cynthia, c’est un peu la même histoire, celle d’une jeunesse qui n’a pas été florissante côté sportif. « Quand j’étais jeune, il n’y avait pas vraiment d’opportunité pour être active en tant que fille » Aujourd’hui, celle qui est Chef, Crédit aux grandes entreprises, Centre et responsable, Projets spéciaux et agriculture, et qui cumule plus de 30 ans dans le secteur bancaire, n’a pas froid aux yeux et avoue s’être consacrée corps et âme à son travail. Mais elle est aussi maman, et de trois filles en plus, une grande de 17 ans et des jumelles âgées de 14 ans. « C’est aussi une question de passer du temps de qualité avec mes ados et de leur donner un modèle d’implication dans la communauté. C’est l’opportunité d’être ensemble dans une activité qui nous réunit. Même à travers la pandémie. Et depuis que je m’y suis mise, elles m’ont challengé de passer de la marche à la course. On s’est posé des défis, et aujourd’hui on est fières de dire qu’on se lève à sept heures les samedis et dimanches matin pour aller courir ensemble! Pour moi, c’est important que les filles mettent de l’avant l’activité physique, comme partie intégrante d’un mode de vie sain et d’une bonne santé mentale, d’un agenda équilibré aussi. Je réalise à quel point les insécurités peuvent bloquer la participation des jeunes filles. Il faut aider les ados à laisser ça derrière elles, dans le vestiaire! » Impliquer leurs équipes et leurs familles Cynthia en est à sa 3e année en tant que leader du Défi Mère/Fillactive. « BMO participe depuis cinq au Bal Père/Fille, le premier événement de collecte de fonds de Fillactive. Quand je suis arrivée en 2020, c’était la pandémie, mais on s’est arrangé pour choisir nos trajets près de chez nous, peu importe où on était à travers le Québec. On était dix équipes à ce moment-là, puis 20 en 2021 et 30 cette année. On encourage tous les duos ou les trios, chacune à son rythme, mais toutes ensemble! » L’intérêt de la banque pour cet événement unificateur est tout naturel, elle qui a par ailleurs offert un don de 250 000 $ sur cinq ans dans le cadre de la campagne majeure de financement de Fillactive. BMO envoie des courriels dans tous ses bureaux de la province et promeut également l’événement sur ses réseaux sociaux pour susciter la participation. L’activité est gratuite, mais tout le monde est invité à faire des dons. Pour sa part, Isabelle sollicite autant sa famille que ses contacts d’affaires. Certains font des dons, encouragent son équipe ou s’inscrivent au Défi. « On fait passer l’information dans notre infolettre et nos réseaux sociaux. À l’interne, plusieurs équipes se sont formées, avec leur famille à la maison. La cause a rejoint beaucoup de monde, avec des enfants de toutes sortes d’âge. Ça nous amène à partager quelque chose d’humain dans notre travail, à nous rapprocher. C’est important de mettre de l’avant ce regroupement de femmes hyper compétentes et solidaires. Quel beau réseau tissé serré ». Quand on lui demande où cette super woman trouve le temps de marcher ou de courir pour une troisième année, elle répond simplement : « Tout ce que je fais, je le fais avec cœur, alors je n’ai pas l’impression d’avoir plus d’heures que vous dans une journée! Je ne suis pas juste la femme d’affaires. Dans la vie, il y a la personne authentique avec ses défis, la mère de famille, la conjointe, la fille de quelqu’un. Tout ça aussi, c’est important. Je m’implique dans différentes causes, mais Fillactive est vraiment celle qui me tient le plus à cœur. Les deux dernières années avec la pandémie, on a marché chacune de notre bord, moi en Gaspésie, ma mère Louise à Québec et ma fille Camille à Boucherville. On se textait : je suis rendu à 8 km, et toi? On était ensemble malgré tout. C’est super de pouvoir les mettre de l’avant à leur tour, c’est pas toujours moi! » Sa fille, nouvellement avocate, aura de grands souliers à chausser, mais elle est bien partie… Nous devrions toujours avoir trois amis dans nos vies : un qui marche devant nous, que nous admirons et nous suivons ; un qui marche à nos côtés, qui est avec nous à chaque étape de notre vie ; et puis un qui se trouve derrière nous, que nous allons chercher et que nous amenons avec nous après avoir ouvert le chemin. Les femmes et les filles peuvent faire ce qu’elles veulent. Il n’y a pas de limite à ce que nous, les femmes, pouvons accomplir. – Michelle Obama À propos du Défi Mère/Fillactive Le Défi Mère/Fillactive consiste à courir, à marcher ou à rouler un total de 20, 30 ou 40 km ou plus en équipe, les 13 et 14 août prochains. L’événement est gratuit et est ouvert à toutes les mères et les filles qui souhaitent prendre part à un événement unificateur visant à encourager les adolescentes à être actives pour la vie. Cette année, les mères et leur.s fille.s auront la possibilité de participer au Défi soit à distance et ce, à l’échelle du pays, ou en présentiel dans la grande région de Montréal et dans la Capitale-Nationale. En vue de se préparer à réaliser leur défi, l’équipe de Fillactive mettra à leur disposition des programmes d’entraînement et un défi hebdomadaire à relever les huit semaines précédant l’événement. Les participantes auront également accès, en tout temps, aux services d’une nutritionniste et d’une kinésiologue pour répondre à leurs questions en lien avec la nutrition et l’activité physique, et auront l’occasion de participer à divers concours pour courir la chance de gagner de merveilleux prix. Les inscriptions sont en cours jusqu’au 19 juin. Fillactive, Henkel Média, BMO et Point Cardinal | Des leaders inspirantes pour la jeunesse féminine 2022-05-19 ISABELLE NEASSENS 8 minutes « Des leaders exceptionnels se donnent du mal pour stimuler l’estime de soi de leurs équipes.Quand les gens croient en eux-mêmes, c’est incroyable ce qu’ils peuvent accomplir »Samuel Walton, fondateur de Walmart PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) LEADERSHIP

  • 10 TENDANCES EN ENTREPRISE A SURVEILLER EN 2021

    Des experts se sont prononcés sur les tendances qui influenceront nos leaders et nos entrepreneurs cette année, selon Henkel Media. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Article INNOVER, INNOVER, MAIS POUR QUOI FAIRE , L’innovation est cruciale pour la survie des entreprises. Mais qu’entend-on véritablement LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION Article 5 TENDANCES EN ENTREPRISE À SURVEILLER Audace, agilité, conscience, authenticité… Quels seront les grands courants qui influenceront LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) #1 Un esprit d’entraide grandissant entre les entrepreneurs Un mouvement d’entraide sans précédent a été observé entre les entrepreneurs depuis le début de la pandémie et continue de prendre de l’ampleur, observe Cadleen Désir , présidente du conseil d’administration du Groupement des chefs d’entreprise . « De nombreux groupes de discussion et clubs se sont formés pour le partage de bonnes pratiques ou de solutions, note-t-elle. Ces espaces deviennent des sources d’inspiration et d’intelligence collective qui aident les entrepreneurs à traverser cette période ». L’entraide a aussi pris la forme de consolidation des dépenses entre entreprises du même secteur, de prêt d’employés et même de fusions et d’acquisitions. « La pandémie a diminué les enjeux d’égo entre les entrepreneurs. Elle a diminué la compétition pour faire plus de place à l’authenticité et à la coopétition. Cet esprit d’entraide risque de prendre de l’ampleur. Nous avons tous besoin de l’autre pour passer au travers les nombreux défis qui se dressent devant nous. » #2 Des rencontres virtuelles personnalisables et engageantes Après un an d’acclimatation au télétravail, les vidéoconférences statiques aux fonctionnalités limitées commencent à manquer de pep! La tendance 2021 est à la création de nouvelles expériences de rencontres virtuelles plus stimulantes, engageantes et personnalisables. Sophie Lymburner , directrice de Why Not Blue , à l’origine de la plateforme Aquarium, explique que « la pandémie a engendré de nouveaux besoins en matière de webdiffusion. On a besoin d’échanger, de réseauter dans plusieurs salles virtuelles en même temps. On veut pouvoir personnaliser, à l’image de la marque, directement à partir du site de l’entreprise. On va maintenant allier webdiffusion et vidéoconférence ». Et pour engager les employés, on va créer des expériences virtuelles stimulantes et des événements exclusifs en webdiffusion directe. L’heure est déjà aux studios d’enregistrement dans les entreprises (ou ailleurs), qui peuvent être utilisés par tous, pour des conférences, des ateliers ou des événements. # 3 Continuer de miser sur la formation de nos équipes Ils sont nombreux les employeurs à avoir profité du ralentissement de leurs activités pour former leur personnel en 2020! En tout, 197 000 employés de 34 000 entreprises ont profité du Programme actions concertés pour le maintien en emploi (PACME) favorisant l’apprentissage et la formation en milieu de travail. « Il y a eu un mouvement de masse, autant dans les organisations sans but lucratif comme la nôtre, que dans le privé », observe Rina Marchand , directrice principale, contenus et innovation chez Réseau Mentorat . On n’a jamais donné autant de formations à nos mentors! On parle de deux formations virtuelles par semaine en moyenne». De nombreuses entreprises se sont mises à offrir des formations ou à diversifier leur catalogue de cours, observe-t-elle. « Plusieurs contenus premium ou d’avant-garde se sont démocratisés et sont devenus plus accessibles. » En 2021, Rina Marchand entrevoit que l’offre va se stabiliser, se consolider et que l’on assistera à une hybridation des formations et de l’événementiel afin d’outiller nos employés de diverses façons. #4 Un sentiment de sécurité, même à distance Depuis le début de la pandémie, les gestionnaires ont été placés devant des défis de taille pour assurer leur leadership en gestion de crise. En 2021, le sentiment de sécurité sera au sommet des préoccupations des employés, prédisent Jenny Ouellette , présidente de BonBoss et chroniqueuse sur DanieleHenkel.tv , et son équipe responsable de la recherche. Depuis la pandémie, nous voyons que les styles de gestion ont évolué ainsi que les attentes des employés envers leurs leaders. Notre sondage annuel Qu’est-ce qu’un bon boss?, a révélé que les besoins primaires de stabilité, de bien-être et surtout de sécurité ont pris de l’ampleur déclassant ainsi l’importance d’avoir une vision à long terme ». Les patrons (protecteurs en latin) gagnent à mettre en avant- plan la sécurité psychologique de leurs employés, mais aussi leur sécurité physique en lien avec le virus de la COVID-19. «Dans un climat d’incertitude, ils doivent savoir rassurer leurs employés quant à leur emploi et la viabilité de l’entreprise.» Sans oublier de mettre en place des équipements de protection et/ou des mesures de prévention de la santé mentale. # 5 Des espaces de travail inspirants et enrichissants! La pandémie a transformé notre rapport aux espaces de travail en laissant davantage de place à la mobilité dans un monde où les ordinateurs tendent à éliminer le papier et nous servent de téléphone et de salle de conférence! « Tout le monde est à la recherche du chiffre magique pour le ratio télétravail-présentiel de l’après-confinement, souligne Martine Drolet , associée chez VAD Designers d’espaces inc . Les employés auront surtout envie de retourner au bureau pour combler leur besoin de collaborer et d’interagir avec leurs collègues. » Les bureaux de demain feront donc la part belle à ces espaces collaboratifs. « Aller au bureau va devenir un événement, prédit Martine Drolet. Ce ne sera plus juste pour s’installer à son poste de travail. On ira pour des vidéoconférences, pour créer, pour participer à des sessions de travail. On peut anticiper la création de davantage d’aires de collaboration, mais aussi de petites salles pour faire des tâches qui demandent de la concentration ou pour une vidéoconférence. » La culture de l’entreprise devra également se refléter autant que possible dans les lieux physiques de l’entreprise. « Ces prochaines années, les entreprises vont se recentrer sur leurs valeurs, sur le bien-être des employés. On parle de plus en plus de certification WELL qui mise notamment sur la performance acoustique, la qualité de l’eau, de la nourriture, sur l’accès à la lumière, sur l’ergonomie, sur la mobilité et sur la beauté des espaces. » # 6 Pérennité des technologies numériques sans contact En 2020, les consommateurs ont expérimenté les marques principalement à travers le numérique. « Les technologies sans contact ont explosé, se réjouit Damien Lefebvre , vice-président exécutif chez Valtech . On a fait un bond d’environ cinq ans en termes de pénétration de certaines technologies, des expériences virtuelles connectées à la réalité augmentée ». Avec le code QR et le système de reconnaissance des produits, le cellulaire est devenu un incontournable pour mettre en avant du contenu. « C’est une véritable télécommande! Ça existe depuis à peine 12 mois et c’est un réel game changer! On peut personnaliser le contenu selon les besoins, en offrant le bon contenu au bon moment, ce qu’on n’avait jamais vu auparavant ». Le numérique a aussi permis de transformer la relation client et a démontré qu’il était un outil marketing puissant. « Les consommateurs connectés se retrouvent dans la base de données des entreprises. On peut utiliser toute cette data pour mieux cibler les stratégies commerciales ». C’est un bon indicateur de la pérennité de ces concepts même si le retour en mode physique est attendu. # 7 Remixing et authenticité sur les médias sociaux Si l’année 2020 a été marquée par l’authenticité sur les médias sociaux, la tendance est loin de s’estomper en 2021. « Les gens cherchent du vrai plutôt que du parfait, souligne Marie-Janelle Larivée , stratège numérique à l’agence J’aime. Pour les marques, on cherche à connaître les personnes derrière l’entreprise, le pourquoi et le comment plutôt que la surface de la publicité et du marketing. » Popularisée par TikTok, les vidéos très courtes et le remixing (contenus existants repris en y apportant sa touche personnelle) continueront d’avoir le vent en poupe. Les conversations un à un personnalisées seront toujours à privilégier en 2021. « La pandémie a renforcé cet aspect. Les clients se rendent moins en magasin, mais ils veulent tout de même pouvoir questionner l’entreprise et obtenir rapidement une réponse lors de l’achat en ligne. Les publications avec boutons qui incitent à envoyer un message, les échanges par Messenger, les chats sur les sites Web et les groupes de discussion sont tous des avenues pour renforcer le lien avec sa communauté ». # 8 L’écoresponsabilité prend tout son sens La transition écologique des entreprises va en s’accélérant. La crise sanitaire a réveillé l’urgence d’agir. « On est en train d’amorcer un virage depuis environ deux ans avec l’écoconception, une tendance pour 2021 », assure Yourianne Plante de Éco Entreprises Québec . La démarche d’ écoconception tient compte du développement durable dans toutes les étapes de conception du produit. Elle réfère à la réduction de l’impact à la source, à l’intégration de matière recyclée et à la recyclabilité de l’emballage. « Et il y a eu cette annonce du gouvernement du Québec en février 2020 à propos de la collecte sélective modernisée qui va associer les entreprises aux municipalités.Il s’agit de promouvoir un modèle d’économie circulaire avec une vision intégrée de la récupération et du recyclage. Les entreprises vont être au cœur de ce système », déclare madame Plante. « Elles vont être appelées à revoir leurs emballages pour qu’ils soient écoconçus et pourront profiter de tarifs écomodulés, c’est-à-dire de tarifs plus avantageux en fonction des bonnes pratiques mises en place ». # 9 Décidément plus d’approvisionnement local « Il est évident que la pandémie a ébranlé les chaînes d’approvisionnement du secteur agroalimentaire », déclare Marilou Cyr , directrice de la Zone Agtech . La crise a renforcé l’objectif d’accroître notre autonomie alimentaire. L’approvisionnement local est devenu un enjeu de taille que le Québec va maintenant prioriser. Il passe notamment par la promotion de l’achat local. Et il concerne autant les consommateurs que les producteurs. Voici ce qui s’en vient en 2021, selon madame Cyr: « la mise en valeur des produits locaux dans les chaînes d’épicerie, une production plus diversifiée chez les petites entreprises locales, ce qui représente un défi chez nous, et justement la croissance des serres qui sont en train de s’adapter grâce aux nouvelles technologies pour fournir les chaînes d’alimentation et les consommateurs à l’année ». # 10 Des entreprises plus engagées Donner un sens aux choix que l’on fait va revêtir une importance nouvelle en 2021. « Les consommateurs vont réfléchir à pourquoi ils consomment ces produits et pourquoi ils choisissent de soutenir cette entreprise plutôt qu’une autre », explique Patrice Côté , directeur chez Basta Communication . Pour fidéliser les consommateurs, les entreprises devront poser des actions concrètes sur des thématiques de parité et d’inclusion, de justice sociale, d’environnement ou de préservation du local. La réputation est plus que jamais liée aux enjeux de société. « La responsabilité sociale pour une PME, c’est avantageux pour se démarquer », constate Patrice Côté. « Le défi maintenant sera de communiquer vos engagements », en particulier en communiquant de façon authentique et transparente sur les réseaux sociaux. 10 TENDANCES EN ENTREPRISE À SURVEILLER EN 2021 2021-01-20 HENKEL 9 minutes Si l’année 2020 n’a pas du tout été celle que nous avions prévue, nous avons désormais de nouvelles expériences enrichissantes permettant de regarder dans la lorgnette de 2021 avec lucidité. Quels seront les grands courants qui influenceront nos leaders et nos entrepreneurs cette année? Des experts se sont prononcés. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) INNOVATION

  • SYLVIE UN NOUVEAU DEPART

    C’est parfois à travers l’épreuve que les changements les plus positifs s’opèrent. Pour Sylvie Perencin, consultante en géomarketing, un licenciement a été l’élément déclencheur pour réaliser à quel point avoir 50 ans, ce n’est pas la fin de quelque chose, mais le début d’une phase excitante et libératrice! 2019-10-30 SYLVIE: UN NOUVEAU DÉPART C’est parfois à travers l’épreuve que les changements les plus positifs s’opèrent. Pour Sylvie Perencin , consultante en géomarketing, un licenciement a été l’élément déclencheur pour réaliser à quel point avoir 50 ans, ce n’est pas la fin de quelque chose, mais le début d’une phase excitante et libératrice! Les journées de cette lève-tôt commencent immanquablement par du temps de qualité avec elle-même afin de se ressourcer et de continuer à construire sur cette confiance renouvelée. ( Vous pouvez aussi Aimer ) Videos NADIA: MA FAMILLE, MON ÉQUILIBRE La gratitude. C’est le sentiment qui habite l’esprit de ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Videos ANDREEA, CENTRÉE SUR LE BIEN-ÊTRE Un grand verre d’eau citronné, une centaine de salutations au soleil, de la méditation, LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE ENTREPRENEURIAT

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