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  • Employer des personnes handicapees surmonter des defis de societe

    Malgré notre désir de bâtir une société plus inclusive, qui reflète toutes les nuances de la diversité, les personnes handicapées vivent de nombreux désavantages. Au travail, elles occupent encore trop souvent des emplois précaires, peu qualifiés, peu rémunérés, avec peu de perspectives de progression professionnelle. Il reste du chemin à faire pour dépasser les préjugés et mieux les intégrer dans notre société et notre économie. Voici un aperçu de la situation et des obstacles qui subsistent afin de démystifier le sujet. Mon handicap, mon unicité Employer des personnes handicapées : surmonter des défis de société 2023-10-03 ISABELLE NEASSENS 7 minutes Malgré notre désir de bâtir une société plus inclusive, qui reflète toutes les nuances de la diversité, les personnes handicapées vivent de nombreux désavantages. Au travail, elles occupent encore trop souvent des emplois précaires, peu qualifiés, peu rémunérés, avec peu de perspectives de progression professionnelle. Il reste du chemin à faire pour dépasser les préjugés et mieux les intégrer dans notre société et notre économie. Voici un aperçu de la situation et des obstacles qui subsistent afin de démystifier le sujet. L’incapacité peut être physique, sensorielle, intellectuelle ou psychique : vision, audition, mobilité, flexibilité, dextérité, douleur, apprentissage, développement, santé mentale et mémoire. La réalité sur les personnes handicapées en chiffres 16% de la population du Québec était en situation de handicap selon les dernières données officielles qui datent de 2017. On peut dire aujourd’hui qu’il s’agit de près d’une personne sur cinq. L’incapacité peut être physique, sensorielle, intellectuelle ou psychique : vision, audition, mobilité, flexibilité, dextérité, douleur, apprentissage, développement, santé mentale et mémoire. Le spectre est donc très large : il inclut des handicaps sévères et légers, visibles ou non. Et pourtant, plus de 35% d’entre eux ont déposé des plaintes pour discrimination ou harcèlement chaque année depuis 2014. C’est d’ailleurs le motif de plainte le plus courant, avant même l’origine ethnique, les antécédents judiciaires ou l’âge. Et la moitié des dossiers concernaient la discrimination au travail… Plus de 15% des personnes handicapées en âge de travailler sont sans emploi. C’est trois fois plus que le reste de la population (le taux de chômage actuel étant de 4%)! Or, parmi ceux-ci, un tiers peut travailler, avec de légères limitations dans la quantité ou le genre de travail : c’est plus de 100 000 personnes handicapées disponibles sur le marché du travail. De nombreux entrepreneurs vivent des problématiques liées à l’embauche d’employés fiables et compétents. Pourtant, des milliers de personnes handicapées représentent des candidatures potentielles très intéressantes. Si vous êtes à la recherche de travailleuses et de travailleurs motivés à contribuer au succès de votre entreprise, considérez tous les avantages à l’embauche d’une personne handicapée. Vous contribuerez à une économie saine et positive sur le plan humain. » Danièle Henkel, porte-parole de la campagne Entreprise inclusive, entreprise d’avenir pour l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) Il existe une large part de handicaps non visibles et non incapacitants au travail Dépasser les préjugés Victimes de préjugés et de réticences, trop souvent sous-employés, les personnes handicapées sont encore les grands oubliés du monde du travail. On a longtemps cru que le chômage et le sous-emploi des personnes handicapées étaient dus à leurs limitations physiques ou mentales, mais la réalité est toute autre. On pense souvent qu’un handicap est complètement débilitant, visible et permanent. Or, 80% des handicaps sont en réalité invisibles ! Tous les handicaps peuvent trouver leur place dans l’entreprise : il faut s’intéresser aux capacités plutôt qu’au handicap! Il n’y a pas de personnes handicapées, il n’y a que des personnes autrement capables. – Albert Jacquard Employer un travailleur handicapé n'est pas un frein à la productivité Un salarié handicapé n’est pas un frein à la productivité. « Quand une personne handicapée intègre le marché du travail dans un emploi qui lui convient, avec des tâches qui correspondent à ses compétences, il n’y a pas de différence de rendement avec des personnes non handicapées. » (Agir pour le droit au travail des personnes handicapées, Fonds des Travailleurs du Québec FTQ) Au contraire, les études montrent que ce sont des salariés très motivés, ponctuels, efficaces et consciencieux, volontaires et fidèles. Selon le Bureau international du travail , les personnes handicapées peuvent être non seulement tout aussi productives que n’importe quel autre salarié, mais parfois même plus qualifiées pour les emplois qui exigent notamment un haut degré d’honnêteté, d’intégrité et de minutie. En outre, les personnes handicapées ne sont pas plus malades ou absentes durant l’année que les autres, et elles sont même généralement plus ponctuelles. Qui plus est, « les statistiques le prouvent: une personne handicapée ne présente pas plus de risques d’accident de travail, que ce soit pour elle-même ou pour les autres. Elles ont même moins d’accidents de travail, car elles sont plus prudentes! » (FTQ) Les divers paliers gouvernementaux offrent des subventions aux entreprises qui embauchent des personnes handicapées. Cela fait aussi partie de la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Mais au-delà du discours, ce n’est pas un acte de charité : elles doivent embaucher une personne qui possède les compétences et savoir-faire requis pour occuper le poste en question. Il ne s’agit pas de se poser la question: « À quel poste vais-je recruter une personne handicapée? », mais bien: « De quelles compétences a besoin mon entreprise à ce poste? ». S’ouvrir à tous les profils, c’est se donner la chance de recruter la bonne personne. Les compétences d’abord! Non seulement faut-il faire évoluer le regard de la société, et celui des employeurs, pour défaire les préjugés qui existent encore, mais il faut également renforcer l’accès à la formation pour que les personnes handicapées puissent être de plus en plus qualifiées et puissent mieux s’insérer sur le marché du travail et pouvoir évoluer professionnellement. Il s’agit aussi de simplifier les démarches, pour les employeurs, comme pour les demandeurs d’emploi, afin que les entreprises puissent rejoindre tout le bassin disponible de travailleurs compétents en situation de handicap. C’est le sujet de notre prochain article. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Videos CLINIQUE PHYSIO VERDUN, UNE ENTREPRISE INCLUSIVE EXEMPLAIRE Danièle Henkel s’est entretenue avec le directeur de la clinique Physio Verdun, Samuel Benamron,... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos À LA DÉCOUVERTE DES PROGRAMMES : SUBVENTION SALARIALE POUR... En partenariat avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), Henkel média invite les... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos DES COMPÉTENCES AVANT TOUT : LE TÉMOIGNAGE DE DAMIEN En partenariat avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), Henkel média invite les... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE GESTION & RH

  • La pensee design au service du pitch

    Comment le mode de pensée des designers peut inspirer les entrepreneurs à se glisser dans la peau de leurs clients/usagers et ainsi trouver les meilleures solutions à leurs problématiques? C’est le pari de la pensée design (design thinking en anglais est plus répandu). Le designer industriel Patrick Messier, PDG de Messier designers explique comment tirer profit de cette démarche pour construire son pitch. L'art du pitch La pensée design au service du pitch 2021-06-04 MÉLISSA PROULX 7 minutes Comment le mode de pensée des designers peut inspirer les entrepreneurs à se glisser dans la peau de leurs clients/usagers et ainsi trouver les meilleures solutions à leurs problématiques? C’est le pari de la pensée design ( design thinking en anglais est plus répandu). Le designer industriel Patrick Messier, PDG de Messier designers explique comment tirer profit de cette démarche pour construire son pitch. Comment faire en sorte d’en tirer profit pour construire notre présentation d’affaires (pitch)? Le design thinking (DT) est un processus empathique qui nous permet de faire de la résolution de problème en nous rapprochant des gens. Il nécessite d’aller rencontrer les gens pour comprendre leurs besoins réels, leurs préoccupations, leurs frustrations. Au départ, les entrepreneurs étaient empathiques: ils ont fondé leur entreprise en trouvant une solution à un problème, mais au fur et à mesure qu’elle croît, qu’elle se structure, ils perdent leur caractère empathique. Le design thinking peut les aider à se reconnecter avec leurs principales parties prenantes afin de proposer des solutions pertinentes qui viennent réellement aider les gens. Cette démarche peut nous aider à trouver notre raison d’être, notre «Why » comme le dit Simon Senek . Une fois qu’on l’a trouvé, on peut avoir une vision qui éclaire tout le monde dans notre organisation. Il est ensuite possible de créer son pitch en trois phases, soit : présenter la problématique présenter notre solution présenter les bénéfices qui en découleront Il arrive parfois que des chefs d’entreprise redéfinissent jusqu’à leur modèle d’affaires après avoir entrepris une démarche en DT. Il faut donc être prêt à tout reconsidérer? Absolument. Les entrepreneurs ont parfois de la difficulté à lâcher prise. Quand on entre dans un processus de DT, il faut accepter de reconnaître qu’on s’est peut-être trompé et ça peut être dur pour l’égo. Les entrepreneurs doivent alors se demander : qu’est-ce qui est le plus important: avoir raison ou emmener mon entreprise à un autre niveau afin d’en assurer la pérennité, la bonne performance, la profitabilité? Le processus de DT devrait-il précéder l’élaboration de tout bon pitch? Le storytelling (mise en récit) que l’on vante tant en contexte de pitch, a été développé par les agences marketing. Ce sont souvent des histoires cousues de fil blanc, un peu romancées. Le piège avec cette approche c’est qu’elle survend une idée pour ensuite livrer le produit/service en dessous des attentes. L’avantage du DT c’est de définir une problématique de manière intuitive, de trouver des idées sur la base de ce qu’on a découvert sur le terrain. Le storytelling est donc alimenté de cette démarche d’empathie, de prototypage, de test et d’ajustement du produit/service. Quel est selon vous le principal travers des entrepreneurs de PME par rapport au pitch? Le manque de fil conducteur dans le pitch. C’est la preuve que l’entreprise ou l’entrepreneur ne comprend pas bien la valeur que son produit ou service peut apporter. Ça arrive souvent et ça démontre que les besoins réels des clients ne sont pas bien compris. Quel est votre rôle pendant le Parcours Innovation PME Montréal ? Je coanime la formation Innovation, design thinking & création de valeur. Celle-ci se donne sur trois jours. Les deux premiers font alterner la théorie et les ateliers pratiques. Entre le jour 1 et le jour 3, il y a six semaines durant lesquelles les entrepreneurs doivent rencontrer leurs parties prenantes clefs pour une meilleure compréhension de leur réalité. Ils reviennent avec beaucoup d’idées sur comment ajuster le tir dans le futur. Une participante est déjà revenue en pleurant, car elle s’était rendu compte qu’elle n’aidait pas ses clients. Par la suite, elle a fait un changement incroyable dans son organisation. Le processus permet aussi de se rapprocher de ses employés et de mieux comprendre ce qu’ils vivent au quotidien avant, pendant ou après leur journée de travail. L’entreprise peut ensuite faciliter leur vie et agir sur la rétention et l’attraction de la main d’oeuvre, entre autres exemples. LA PENSÉE DESIGN EN QUELQUES MOTS… Développée à Stanford en 1980, la pensée design (design thinking) s’inspire de la démarche des designers en se basant sur les besoins des utilisateurs pour résoudre un problème ou développer un projet d’innovation. En savoir plus . PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article CACHEZ CE PITCH QUE JE NE SAURAIS ENTENDRE! L’importance et le rôle de la présentation d’affaires Ils se passionnent pour leur ... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article DEUX ENTREPRENEURS À L’ÉPREUVE DU PITCH Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, le pitch est un passage obligé pour les entrepreneurs... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Videos DH DÉCOUVRE: L’ART DU PITCH AU PARCOURS INNOVATION PME MONTRÉAL Alors qu’elle occupait la fonction de responsable de la production logistique pour l’un des plus LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE MARKETING & COMMUNICATION

  • DH decouvre Joanie

    Après Normand et Eléna, fondateurs de Kosta Impact Animal, Danièle Henkel va à la rencontre de Joanie Lacroix, l’entrepreneure sociale derrière Pastel Fluo, une organisation mettant de l’avant l’impact positif d’humains et d’entreprises qui redéfinissent notre façon de vivre. Écoutez la touchante histoire de cette jeune femme qui nous témoigne de l’accompagnement de ses animaux de compagnie à travers ses épreuves de vie. ENTREPRENEURIAT DH découvre… Joanie Henkel média 2020-06-10 Entretien Après Normand et Eléna, fondateurs de Kosta Impact Animal , Danièle Henkel va à la rencontre de Joanie Lacroix, l’entrepreneure sociale derrière Pastel Fluo , une organisation mettant de l’avant l’impact positif d’humains et d’entreprises qui redéfinissent notre façon de vivre. Écoutez la touchante histoire de cette jeune femme qui nous témoigne de l’accompagnement de ses animaux de compagnie à travers ses épreuves de vie.Pour d’autres portraits et témoignages sur l’impact des animaux sur nos vies, visitez www.kostaimpactanimal.ca PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article Ces animaux qui nous humanisent Il a médité, voyagé et rencontré les plus grands maîtres bouddhistes. Il a lu moult livres sur ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Videos DH découvre… Normand et Eléna La vie de Normand Paré, homme d’affaires à succès, a pris un virage dramatique lorsqu’il reçu ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Videos ANDREEA, CENTRÉE SUR LE BIEN-ÊTRE Un grand verre d’eau citronné, une centaine de salutations au soleil, de la méditation, LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE

  • je savais pas ca de toi complices ep11

    Découvrez les Complices comme jamais auparavant !Aujourd'hui, on plonge dans une facette méconnue de Nawel : son passé de nageuse synchronisée et son quotidien de maman de jeunes athlètes. « Je savais pas ça de toi ! » | Complices #EP11 3 septembre 2025 Découvrez les Complices comme jamais auparavant ! 🌟 Aujourd'hui, on plonge dans une facette méconnue de Nawel : son passé de nageuse synchronisée et son quotidien de maman de jeunes athlètes. 🏊♀️ Mère et fille nous offrent un échange rempli de complicité, de (fous) rires et de confidences. Bonne écoute ! 🎧✨ PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien NOS PARTICIPANT( e) S ( Vous pouvez aussi Aimer ) ÉDUCATION

  • Penurie de talents employeurs reveillez vous

    Une entrevue d’embauche se ponctue immanquablement par la question suivante: pourquoi êtes-vous la meilleure personne pour le poste? Aujourd’hui, elle comprend aussi le retour d’ascenseur du candidat : pourquoi viendrai-je travailler pour vous? Dans le contexte de pénurie de talents (voire de guerre de talents dans certains secteurs), qui a le plus gros bout du bâton? Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article EXPÉRIENCE CANDIDAT: SÉDUIRE EN VUE DE LA GRANDE DEMANDE! Organiser des journées portes ouvertes ou donner des stylos dans un salon de l’emploi... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos L’importance des habiletés sociales en entreprise Le 8 janvier 2019 avait lieu la toute première conférence de l’année. C’est avec fébrilité .. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) «J’appartiens à une génération pour qui avoir un emploi relevait de l’exploit, observe celle qui cumule 15 ans d’expérience en marketing, communications et ventes. On le gardait à tout prix, car en trouver un autre était difficile. Aujourd’hui, les talents que l’on recrute peuvent recevoir trois à quatre offres par semaine. Alors s’ils ne sont plus heureux ou motivés dans leur emploi actuel, s’ils ont cessé d’apprendre, ils n’ont qu’à prendre le prochain appel et à bouger. Cette dynamique crée une pression énorme sur les employeurs.» Si la pénurie de talents affecte un grand nombre de sociétés depuis cinq bonnes années, elle va en s’accélérant depuis les douze derniers mois. «Avant, nous arrivions à générer cinq ou six candidats en trois semaines, aujourd’hui, dans le même délai et avec les mêmes efforts, on en trouve un ou deux, illustre la chasseuse de têtes. Et ceux-ci sont souvent déjà en processus d’embauche dans d’autres organisations.» Dans ce contexte, les employeurs doivent être prêts à transformer complètement leur mode de recrutement. «Je compare cette transition à la transformation technologique des dernières années. Certaines entreprises se sont adaptées, d’autres pas, et rapidement, on voyait le décalage.» SOLUTION #1 : un changement de culture de recrutement Pour ne pas manquer le bateau, les entreprises doivent donc faire une introspection pour définir leur ADN et renforcer leur marque employeur: «Il est temps que les employeurs se réveillent: ils doivent se préparer à passer une entrevue eux aussi et à être authentiques. Un emploi et un salaire ne suffisent plus à la génération montante qui cherche à travailler pour des supérieurs inspirants, pour des entreprises en phase avec leurs valeurs, qui redonnent à la communauté, qui s’impliquent. Aujourd’hui, les gens ne se définissent plus par leur travail. Celui-ci fait plutôt partie d’une adéquation qui les définit comme personne. Alors ils cherchent des occasions de grandir, de faire une différence.» Exit donc les discours prémâchés, ils veulent de la transparence. «Il faut s’imposer les mêmes exigences que celles que l’on impose aux candidats!», insiste l’experte. Exit également les processus de recrutement longs en quatre étapes qui risquent d’entraîner la perte de bons candidats en cours de route. «Dans un contexte de pénurie de talents, il faut notamment être prêts à faire une offre à un employé qui démissionne. Perdre un employé coûte souvent plus cher qu’une augmentation salariale.» «Il est grand temps de s’ouvrir aux talents, peu importe leur provenance, leur âge ou leur profil atypique, soutient la chasseuse de têtes, Elisabeth Starenkyj. Le talent, c’est le talent et il peut être transférable!» SOLUTION #2 : le transfert de talents Dans les industries où la guerreaux talents est particulièrement féroce, les cadres doivent se montrer plus créatifs que jamais. «Le candidat au profil parfait n’existe peut-être pas. Une des solutions que nous voyons est de faire montre d’ouverture pour des candidats qui ont la motivation ou la capacité d’apprendre. On peut penser à un directeur marketing qui souhaite devenir directeur général, par exemple. Il n’a peut-être jamais touché aux finances, mais il a envie d’apprendre et il va l’apprendre.» Une autre avenue serait de recruter un candidat qui a les compétences, mais qui est issu d’une autre industrie. Un représentant des ventes qui a toujours évolué dans le domaine des télécommunications et qui rêve d’aller en beauté, par exemple.Il faut simplement reconnaître ses compétences et le former. Un employeur qui répond à l’appel de la motivation d’un candidat trouvera habituellement un employé loyal, fidèle et qui donnera le meilleur de lui-même.» SOLUTION #3 : la diversité Le mot «diversité » fait aussi partie de la solution, selon Mme Starenkyj. Diversité des cultures, mais de l’âge également. «Il y a actuellement une force plus âgée qui est disponible et les employeurs auraient tout intérêt à intégrer ces personnes d’expérience dans leur équipe. Avec les jeunes talents, ça crée un cocktail très intéressant. Quand on sait que les jeunes veulent tellement apprendre, il y a un partage très intéressant qui peut se faire en mode accéléré.» Y a-t-il de l’âgisme à l’heure actuelle en entreprise? Elisabeth Starenkyj pense que oui! «Même les travailleurs actifs pensent à leur carrière avec cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Comme s’ils avaient une date de péremption! On le voit beaucoup dans le domaine marketing où on pense que jeunesse égale créativité. Or, selon moi, la créativité n’est pas l’apanage de la jeunesse. Les gens qui ont de l’expérience ont des idées plus réfléchies et moins instantanées qui peuvent, elles aussi, nous propulser! » «À l’inverse, il y a aussi des jeunes qui sont capables d’occuper des postes de seniors, mais à qui on ne laisse pas de chance sous peine qu’ils ne soient pas prêts.» «La pénurie de talents va forcer tout le monde à changer de lunettes et à mettre de côté les préjugés pour se concentrer sur les aptitudes, le potentiel et les motivations des talents.» Pénurie de talents : employeurs, réveillez-vous! 2019-08-14 MÉLISSA PROULX 5 minutes Une entrevue d’embauche se ponctue immanquablement par la question suivante: pourquoi êtes-vous la meilleure personne pour le poste? Aujourd’hui, elle comprend aussi le retour d’ascenseur du candidat : pourquoi viendrai-je travailler pour vous? Dans le contexte de pénurie de talents (voire de guerre de talents dans certains secteurs), qui a le plus gros bout du bâton? Questions et solutions avec ELISABETH STARENKYJ , associée principale et co-présidente de la Tête chercheuse. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) GESTION & RH

  • Courrier du coeur pour entrepreneurs

    Nous avons contacté la coach professionnelle Sophie Audet pour parler de l'importance du cœur en affaires, une réflexion mise en avant par Henkel Media. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article SIX CITATIONS INSPIRANTES POUR DÉMARRER LA JOURNÉE Pour Nadia, le positivisme est plus qu’une attitude, c’est une philosophie de vie. Nous nous som... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article 5 LIVRES INSPIRANTS POUR ENTREPRENEURS Le livre est devenu un compagnon par excellence en ces temps de confinement! LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article ENTREPRENDRE POUR ELLES À travers Fillactive, Claudine Labelle incite non seulement les adolescentes à aimer bouger LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) D’abord, Mme Audet, diriez-vous que le cœur joue toujours un rôle important dans le démarrage d’une entreprise, ne serait-ce que pour l’élan du départ? Tellement! On a tous au fond de nous une petite étincelle nous donnant envie de faire une différence. C’est ce qui brille dans nos yeux. C’est la possibilité de faire briller cette petite étincelle qui nous insuffle l’élan nécessaire pour démarrer une entreprise. On choisit généralement de se consacrer à quelque chose qui nous allume et qui est porteur de sens pour nous. L’étincelle se transforme alors en flamme effervescente. Un (une) entrepreneur(e) de cœur a un rêve pour le monde qui l’entoure. – Sophie Audet Parfois, en cours de route, toutefois, on perd de vue ces émotions qui nous guidaient à l’origine. Pourquoi? Plusieurs motifs peuvent être à l’origine de cela : être enseveli par les tâches, le stress financier, se perdre dans les besoins de nos clients, notre biais négatif qui a tendance à focaliser sur ce qui va mal (plutôt que par ce qui va bien), etc. La meilleure stratégie pour ramener le cœur au centre de nos décisions d’affaires est de clarifier notre « pourquoi ». Ceci permet de donner du sens à ce que l’on fait et a un effet important sur notre capacité à inspirer les autres à nous suivre. Selon vous, les entrepreneurs gagneraient à mettre davantage l’intelligence du cœur à profit… Les entrepreneurs vivent beaucoup de stress! Leur qualité de vie s’améliorerait grandement s’ils parvenaient à mieux le gérer. Ils peuvent le faire en mettant à profit l’intelligence de leur cœur. Une technique très simple permet de retrouver notre calme en exactement cinq minutes. Il s’agit d’une pratique que l’on appelle la cohérence cardiaque. En effectuant six respirations régulières par minute pendant cinq minutes, la fréquence de notre cœur devient stable et en parfaite synchronisation avec celle de notre respiration. La façon la plus simple de l’expérimenter est d’utiliser les vidéos offertes gratuitement et très faciles d’utilisation. Quels sont les bienfaits de la cohérence cardiaque? La cohérence cardiaque permet d’améliorer notre capacité de passer d’un état de stress à un état de calme. Les recherches récentes de l’ Institut HeartMath situé en Californie indiquent que le cœur humain a un système nerveux de plus de 40 000 neurones qui reçoivent et communiquent de l’information au cerveau. Le cœur bat à un rythme irrégulier: il s’accélère lorsqu’on inspire et décélère lorsqu’on expire. La cohérence cardiaque a pour effet de mettre le système cardiaque en harmonie avec la respiration, le système digestif, le système immunitaire, le système hormonal et le système cérébral qui se synchronisent alors tous ensemble. Voici, selon l’Institute HearthMath , les bienfaits de la cohérence cardiaque, lorsque pratiquée régulièrement: Réduction du stress Bien-être Calme Diminution de l’anxiété Amélioration du sommeil Amélioration de l’attention, de la mémoire, de la clarté mentale et de la capacité à résoudre des problèmes; Amélioration du système immunitaire Amélioration de l’équilibre émotionnel Augmentation de la sécrétion de DHEA (hormone qui joue un rôle primordial dans le ralentissement du vieillissement) Augmentation de la sécrétion d’ocytocine (hormone qui favorise la confiance, l’empathie, la bienveillance et la générosité) Il n’y a pas que la respiration qui permette de mettre à profit l’intelligence du cœur, il y a aussi un travail au niveau de l’intention et des pensées. En quoi ça consiste? Nos intentions ont un effet direct sur nos pensées, nos émotions et nos actions. Elles agissent comme boussole dans l’exercice de notre leadership. Elles dirigent notre attention entre le point A et le point B. Leur saveur est plus mentale qu’émotive. Elles nous aident à focaliser notre attention dans la direction de ce qui est important pour nous. Nous façonnons ainsi notre quotidien avec plus de conscience. Avant chaque rencontre ou chaque projet, prenez l’habitude de clarifier votre intention ! Ceci vous permettra d’augmenter la clarté de vos interventions et votre impact. En terminant, comment faites-vous pour vous assurer de garder votre cœur d’enfant vivant et quels seraient vos conseils à cet égard? Écouter l’appel de ce qui nous allume est la chose la plus simple que nous puissions faire. En cette semaine de la Saint-Valentin, je vous propose l’exercice suivant. Observez pendant les prochains jours les choses qui vous allument et qui vous procurent de la joie. Notez-les de façon quotidienne. Englobez vos activités professionnelles et personnelles les plus importantes dans cet exercice. Lancez-vous dans cette expérience avec ouverture, sincérité et courage sans mettre de filtre.Répondez ensuite aux questions suivantes : ✔️ Selon mes observations de la dernière semaine, quelles sont les choses \ activités qui m’allument le plus dans ma vie en général? ✔️ Qu’est-ce que je veux faire pour leur faire plus de place? ✔️ Selon mes observations, quelles sont les choses/activités qui m’allument le plus dans mon entreprise? ✔️ Qu’est-ce que je veux faire pour leur faire plus de place? Courrier du coeur pour entrepreneurs 2021-02-11 MÉLISSA PROULX 5 minutes À l’occasion de la Saint-Valentin, nous avons contacté la coach professionnelle en développement du leadership et transformation, Sophie Audet , afin d’aborder de l’importance du cœur en affaires. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • Q r quest ce quun entrepreneur doit etre pret a investir dans son entreprise

    La mise de fonds personnels est un incontournable pour tout entrepreneur en devenir. Pourtant, l’investissement de soi est tout aussi essentiel, selon Manaf Bouchentouf, directeur exécutif à HEC Montréal. Gestionnaire de communauté Florence Thouin est bachelière en communications (stratégies de production culturelle et médiatique) à l’Université du Québec à Montréal. Son intérêt pour l’univers des réseaux sociaux découle d’abord de son amour pour les gens et de sa facilité à communiquer. Son souci à vouloir comprendre les autres et son altruisme l’a mené à être toujours en contact avec la communauté qui s’active autour d’elle. FLORENCE THOUIN À PROPOS DE Article Q&R: QU’EST-CE QU’UN ENTREPRENEUR DOIT ÊTRE PRÊT À INVESTIR... La mise de fonds personnels est un incontournable pour tout entrepreneur en devenir. LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article SUR QUOI SE BASER POUR PRENDRE LA DÉCISION D’INVESTIR ? On parle souvent de l’importance de faire des prévisions financières... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article Q&R : QUELLES SONT LES SOURCES DE FINANCEMENT S’OFFRANT Pour financer son entreprise, la mise de fonds personnels est bien souvent incontournable LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) INVESTISSEMENT FINANCIER Il n’y a pas de recette magique prédéfinie, quand on parle d’investissement financier personnel. Que l’argent provienne des économies de l’entrepreneur ou de ses proches, le montant idéal sera différent d’un projet à un autre. Tout dépend de quelle somme initiale l’entrepreneur a besoin, mais surtout combien il est prêt à mettre. En 2015, l’Indice entrepreneurial québécois notait que près de la moitié (50,1%) des démarcheurs comptaient « sur leurs économies personnelles pour se lancer ». De ce nombre, le quart (26,7%) des répondants en phase de démarchage décrétaient que 5 000$ était suffisant pour démarrer leur entreprise. Sur l’ensemble du Québec, c’est un répondant sur cinq qui envisage d’investir plus de 100 000$ dans leur projet. INVESTISSEMENT PERSONNEL Avant même d’enclencher les démarches pour propulser son projet, l’entrepreneur doit garder une chose en tête : il doit investir, mais surtout s’investir. C’est-à-dire qu’il doit être prêt à investir du temps et des efforts sans compter. Démarrer son entreprise, c’est d’abord une question de conviction. On ne fait pas le saut parce qu’on veut devenir riche en premier lieu, mais parce qu’on veut être un acteur de changement, selon ses valeurs, ses principes, ses intérêts et ses passions. L’entrepreneur démarre son projet d’entreprise car, il a identifié un besoin et qu’il pense avoir une approche ou solution originale pour y répondre. Ce principe est tout aussi important que le financement personnel. S’investir, c’est aussi de mettre du temps dans la gestion de risques, de l’incertitude et dans la planification des ressources. Il s’agit donc d’investissement en amont, pour minimiser les coûts devant les imprévus. L’entrepreneuriat, c’est d’abord une question de valeurs; l’intégration des choix personnels dans le processus est donc primordiale. Dans les programmes d’accompagnement en entrepreneuriat de HEC Montréal (ex. l’incubateur entrePrism, le parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux et l’accélérateur Banque Nationale-HEC Montréal), l’aspect humain est au cœur des activités. Ces programmes ont été instaurés pour les entrepreneurs ou les repreneurs afin de les accompagner, de l’idée jusqu’à la croissance en passant par la validation de marché. Les entrepreneurs accompagnés par ces accélérateurs et les incubateurs ont accès à des conseils qui vont les aider à tirer profit de plusieurs ressources disponibles comme du financement, du réseau, des services… mais surtout à s’outiller et à se former comme entrepreneurs et futurs dirigeants d’entreprise. À lire aussi : Comment préparer un plan d’affaires accrocheur et solide? MANAF BOUCHENTOUF Directeur exécutif et responsable de l’accompagnement au sein du Pôle entrepreneuriat, repreneuriat et familles en affaires à HEC Montréal Manaf Bouchentouf, est directeur exécutif et responsable de l’accompagnement au sein du Pôle entrepreneuriat, repreneuriat et familles en affaires à HEC Montréal. Il a mis en place et dirige à ce titre l’accélérateur Banque Nationale – HEC Montréal ainsi qu’entrePrism-HEC Montréal, un incubateur novateur qui a pour mission de soutenir les entrepreneurs issus notamment des communautés culturelles. Il est également coach et instructeur en gestion de projet, valorisation et fournit des formations ciblées en entrepreneuriat et innovation tant technologique qu’au niveau du modèle d’affaires notamment à l’école des dirigeants de HEC Montréal. Avant de se joindre à HEC Montréal, Manaf Bouchentouf a occupé plusieurs postes exécutifs dans l’industrie au Canada et à l’international. Q&r: qu’est-ce qu’un entrepreneur doit être prêt à investir dans son entreprise? 2021-03-13 FLORENCE THOUIN 3 minutes QU’EST-CE QU’UN ENTREPRENEUR DOIT ÊTRE PRÊT À INVESTIR DANS SON ENTREPRISE? La mise de fonds personnels est un incontournable pour tout entrepreneur en devenir. Pourtant, l’investissement de soi est tout aussi essentiel, selon Manaf Bouchentouf, directeur exécutif à HEC Montréal. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) FINANCE & COMPTABILITÉ

  • Dominic Gagnon un entrepreneur Zebre et TDAH doublement exceptionnel

    Dominic Gagnon est un entrepreneur en série, sans conteste une personnalité brillante du monde des affaires, désigné comme l’une des personnes les plus innovantes aux côtés de Disney! Présenté par Henkel Media. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article ÊTES-VOUS ZÈBRE ?⎢RECONNAÎTRE UN PROFIL ATYPIQUE À HAUT... Ni noir, ni blanc, le zèbre est résolument non conforme. Et pas seulement la bête! LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article L’ÉDUCATION AU QUÉBEC : REDÉFINIR LA RÉUSSITE ? L’éducation, pilier de la société... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article M TA BUSINESS⎢MAXIME RONDEAU ET SES ENTREPRISES.. Travailler pour s’amuser ou s’amuser en travaillant ? Maxime Rondeau a décidé.. LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Dom a des petits yeux bleus fatigués. Il est tatoué sur les bras et même dans le cou. Il arbore un pinch et une barbe un peu à la Van Dyke, hipster sans avoir essayé. Assis, il a une patte qui shake ; debout, toujours une main qui se fait aller. En meeting, il se pointe avec une casquette. Il ne va pas s’empêcher de sacrer dans une conférence si bon lui semble. C’est un grand patron, multiple fois CEO, mais il a juste l’air d’un gars casual , avec qui on irait prendre une bière. Un cran au-dessus de my next-door neighbour tout de même. Pardonnez l’emploi d’anglicismes qui feraient froid dans le dos à n’importe quel journaliste averti : autant assumer sans vergogne cet élan atypique! Les personnes à haut potentiel intellectuel le sont depuis toujours, et sont souvent autodidactes pour bien des compétences. Talentueux slasher depuis toujours Rien ne prédestinait Dominic Gagnon à vivre cette carrière fulgurante. Quoique. Issu d’une famille modeste, ayant grandi parmi les bleuets du Lac et autres trippeux de chasse et pêche, il était « le p’tit tannant qui jouait pas assez dehors ». À la place, il se planquait devant son écran, apprenant à programmer. Et à pirater, un challenge le fun . « À douze ans, j’avais cloné à peu près 300,000 $ de cartes de crédit. J’ai toujours su que j’étais différent. » En effet, le lien est assez évident. À quatorze ans, il fonde, non pas une, mais deux entreprises. Une maison de disques, qui devient le plus gros producteur de spectacles punk-rock du Saguenay, et une agence de création de sites web. Il a des employés sur le pay-roll à temps plein pendant qu’il va à l’école. Trouvez Charlie! Dom et une partie de son équipe actuelle chez Connect&GO Une semaine après son entrée à l’université, déjà blasé, il achète quatre segways et fonde Piranha avec des copains. À la Steve Jobs. Dom n’a alors qu’un objectif en tête : révolutionner la publicité! Quatre ans plus tard, l’agence de marketing mobile devient la première du genre au pays et s’établit à Québec, Montréal, Toronto et Paris. Elle passe à soixante employés et fait un chiffre d’affaires de dix millions. À vingt-trois ans, Dominic est au top. D’où il fait une chute vertigineuse. « J’étais dans l’euphorie entrepreneuriale, sur toutes les tribunes, avec un égo démesuré, je gagnais un prix après l’autre », avoue-t-il sans gêne. Après avoir découvert une fraude, il relève les brides en toute hâte, en mode survie. De l’échec, il apprend, et notamment les finances. Il redresse l’entreprise et repart, les cheveux au vent. Conférencier, professeur, entrepreneur en série, la liste des réalisations professionnelles de Dominic Gagnon est longue. Avec un associé, il lance Connect&GO, qui connaît la gloire depuis plus d’une décennie. Tatouages semi-permanents pour payer avec son épiderme pour le SuperBowl, contrôles d’accès avec reconnaissance faciale privée, et autres méthodes de paiements sans espèces et sans friction. Enter, Pay, Play . Il y a même des lunettes de soleil pour entrer et payer aux JO et une monnaie virtuelle pour le parc olympique qui règle enfin le problème des différentes devises! Dominic pivote sans cesse. Pour assurer une meilleure récurrence des revenus, il passe de l’événementiel aux installations permanentes, comme les stations de ski, musées, zoos et parcs d’attraction. « On a bien eu une dizaine de modèles d’affaires! », lance-t-il heureux, sérieux. À trente-six ans, il a l’avenir devant lui. Slasher , polymathe, multi-potentiel, Dominic fonce partout où il en a envie : « Rien n’est impossible ». Il a des visées dans le secteur de la santé, mais aussi le commerce de détail. « La meilleure façon de prédire le futur, c’est de l’inventer » : c’est le titre de la conférence qu’il donne un peu partout au Québec pour stimuler l’innovation. Hyperactif, TDAH ou zèbre? Tout à la fois! « Il faut être fou pour entreprendre, je le dis souvent! » À une étude de la Harvard Business School , « 75% des entrepreneurs souffrent de maladie mentale », Dom ajoute : « et les 25% qui restent ne sont juste pas au courant! » Avec sa famille, Dom est un papa comme les autres. La douance est en grande partie héréditaire. Avec sa famille, Dom est un papa comme les autres. La douance est en grande partie héréditaire. À vingt-quatre ans, Dominic avait reçu un premier diagnostic : un joli cocktail de trouble d’attention et d’hyperactivité physique et mentale, avec dyslexie, dyscalculie et trouble d’opposition élevé. Cela expliquait enfin ses comportements douteux à sa femme! « J’avais l’impression que je pouvais tout expliquer par mon TDAH : mon hyperémotivité, mon hyperesthésie (acuité des sens), mon désir de contourner les règles insensées, mon impatience ou ma procrastination au travail, etc. » Comme Elon Musk, à qui l’on a souvent collé l’étiquette d’autiste, Dom s’était mis à penser qu’il était peut-être asperger aussi. C’est en France qu’il a entendu parler de la douance. Un deuxième diagnostic a confirmé qu’il était tout près du profil à Très Haut Potentiel Intellectuel (THPI, 0.2% de la population). « Ça a été tout un déclic! Comprendre d’où venait mon décalage, mon mal-être, ma frustration, c’était la moitié du chemin de fait. Savais-tu qu’un cinquième des personnes en prison est doué? Ça explique le crime organisé, et même mon piratage! » Dominic a été refusé trois fois à l’université, parce qu’il était ailleurs et peu intéressé ou stimulé. Doué, vraiment? À l’école, on lui a dit qu’il ne ferait rien de bon dans la vie. Mais il a su déjouer les pronostics et les tourner à son avantage. Et il est loin d’être un paquet de troubles! Faire ce qu'on aime, et déléguer le plus possible les autres tâches! Zèbre, le parfait entrepreneur « L’autre 50% du chemin est dans l’auto-motivation, faire ce qu’on aime, y trouver son compte. Sinon on tombe dans l’apitoiement, la procrastination, les frustrations, le doute. » Comme tous ces visionnaires, leaders, artistes passionnés, émotifs, perceptifs, chaotiques, obsessionnels, déprimés, et exceptionnellement talentueux. Mal apprivoisé, ce type d’intelligence hors du commun ne rime pas toujours avec le succès. « Pour les zèbres, il y a un lien extrêmement fort entre la motivation, la performance, les ambitions et faire ce que l’on aime. Aujourd’hui, je me suis donné le privilège de faire uniquement ce que j’aime. » L'entrepreneur zèbre dirige beaucoup par intuition, ressenti, sa façon de connecter les données et de traiter l'information, et toute l'expérience qu'il accumule. « C’est bizarre pour un CEO de dire ça, mais je ne suis pas un joueur d’équipe. L’image du sportif rassembleur qui ralentit pour pousser dans le dos ses coéquipiers est belle, mais je n’ai juste pas la patience et je veux gagner. Alors j’ai créé mon propre rôle. Je n’ai plus une dizaine de personnes qui relèvent de moi, mais seulement une, qui est d’ailleurs mon antipode! Je délègue les processus, les tâches répétitives, ce dans quoi je ne trouve pas de sens et qui finirait par ne pas aboutir avec moi! Même le leadership, quelqu’un d’autre dirige la troupe là où je veux aller. » « L’entrepreneuriat m’a sauvé. C’est choisir ce que je veux faire, être constamment occupé et relever des défis. Sans oublier ma psy, le sport et la méditation, pour canaliser mes énergies, garder ma créativité allumée et calmer mon cerveau! Pour moi, le zèbre est naturellement un excellent entrepreneur, mais je pense qu’il n’est pas forcément un bon gestionnaire. » Alerte, 80% de ses décisions viennent de son intuition; son ressenti et sa capacité à colliger rapidement diverses données lui servent de gouvernail. Il sait quand ça ne marchera pas et vers où l’entreprise doit se diriger, même s’il n’arrive pas toujours à convaincre son équipe! Dominic aimerait que l’on puisse mieux comprendre ces profils atypiques. Le haut potentiel intellectuel est une façon de penser différente, pas une supériorité. La génétique y est pour beaucoup, mais également l’environnement psycho-social. « Selon son milieu, on ne vivra pas le fait d’être doué de la même manière, par exemple. Le mot en soit est porteur de tellement de préjugés! » Un peu pour lui, mais aussi pour ses enfants, et pour tous les autres, Dominic a écrit le livre « J’aime les zèbres » afin d’expliquer et de démocratiser la douance, un sujet encore tabou au Québec. Dominic Gagnon, un entrepreneur Zèbre et TDAH doublement exceptionnel 2023-04-19 ISABELLE NEASSENS 8 minutes Dominic Gagnon est un entrepreneur en série, sans conteste une personnalité brillante du monde des affaires, désigné comme l’une des personnes les plus innovantes aux côtés de Disney! De producteur de spectacles punk à la création de sites web, en passant par la plus grande agence de marketing mobile au pays, jusqu’à fonder Connect&GO dont les bracelets intelligents ont été portés au SuperBowl et aux Jeux Olympiques, le p’tit jeune de trente-six ans, (reprenez votre souffle) qui est aussi chroniqueur, professeur, conférencier et mentor, a sans aucun doute « le TDAH sur stéroïdes ». Et c’est lui qu’il le dit ! Oh, et il vient de publier son troisième livre, « J’aime les zèbres ». On a donc parlé avec lui de sa vie de zèbre. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • PROF PAS COMME LES AUTRES

    À la suite de la réception de ce courriel de la maman de Jade Laramée de l’École secondaire Verbe Divin à Granby, nous sommes allés à la rencontre d’une autre femme de science. De celles qui inspirent les jeunes quotidiennement à être des esprits curieux et créatifs. Une prof de sciences et technologies pas comme les autres. Présenté par Henkel Media. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Videos D’AILLEURS ET D’ICI – RIDA BENJELLOUN Dans ce nouvel épisode en collaboration avec Réseau Mentorat, Rida Benjelloun... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos DÉCOUVRIR LANAUDIÈRE | EP8 : INNOVATION Pour conclure en beauté notre websérie... LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION ( Vous pouvez aussi Aimer ) À la suite de la réception de ce courriel de la maman de Jade Laramée de l’École secondaire Verbe Divin à Granby, nous sommes allés à la rencontre d’une autre femme de science. De celles qui inspirent les jeunes quotidiennement à être des esprits curieux et créatifs. Une prof de sciences et technologies pas comme les autres. Premier amour: la physique Comme la plupart des jeunes qu’elle côtoie dans ses classes, Gabriela Cismas a eu du mal à faire son choix de carrière à l’approche de la fin de son lycée en Roumanie. «Un professeur qui me regardait faire un exercice de physique m’a dit que je devrais poursuivre mes études en physique pure. J’ai alors compris que c’était devenu une passion». Entrée à l’université dans ce domaine, elle s’est ensuite fait recruter pour enseigner dans les écoles, tout en poursuivant ses études. «Je me souviens avoir été en vacances chez mon grand-père et lui avoir dit, pleine de joie, à quel point j’avais hâte que l’école recommence pour retrouver les élèves. Il m’a dit que c’était un cadeau d’avoir trouvé ce que j’aimais faire. Je n’ai jamais cessé depuis.» Destination: Granby En 2003, Gabriela Cismas immigre au Canada. «J’ai grandi en voyant mes grands-parents d’origine hongroise se faire déraciner plusieurs fois de la Roumanie. J’avais en tête de quitter le pays lorsque j’allais être grande. Mon mari a vu une annonce dans le journal mentionnant qu’on recrutait des ingénieurs et des professeurs au Québec. C’était l’occasion de réaliser mon rêve. J’ai mis le doigt sur la carte et c’est à Granby que nous nous sommes établis. Notre garçon avait 3 ans et j’en avais 36.» Enseigner sa passion Après avoir complété une maîtrise en enseignement dans son pays d’adoption, Gabriela Cismas a transmis son savoir aux jeunes de secondaire 3 et 4. Ces dernières années, elle a plutôt enseigné la physique, la chimie et la biologie aux élèves de secondaire 1 et 2. «Je les aime car ils veulent découvrir. Il y en a qui aiment, d’autres moins. J’ai donc mis sur pied des ateliers sur l’heure du midi en demandant aux élèves ce qu’ils souhaiteraient faire comme expériences». Les ateliers en laboratoire sont si populaires que la direction a cru bon instaurer deux volets les vendredis, l’un consacré aux sciences, l’autre à la robotique. «Je travaille avec un technicien de laboratoire en fonction des désirs des élèves, dans la mesure du possible. J’organise des sorties. On participe aussi à l’Expo Science et on organise une exposition à l’école avec les parents, les grands-parents, les gens de la communauté. Les élèves sont alors très fiers de présenter leur travail.» «Je voulais donner du temps aux élèves de découvrir ce qu’ils croyaient impossible, de développer leur passion. Car lorsqu’on trouve ce qu’on aime, l’école est beaucoup plus facile et agréable.» Tous au labo! Des fois, on fait des expériences très poussées, qui sont généralement faites au cégep ou à l’université. Je les adapte et les combine à des exemples que les élèves peuvent comprendre. On a fait un baume à lèvres qui peut aussi servir de cire pour les skis de fond. On a disséqué un requin avec des bébés à l’intérieur. On a construit des catapultes. Les élèves aiment aussi beaucoup les expériences de réactions chimiques spectaculaires.» Aussitôt qu’elle en a la chance, Gabriela Cismas descend au labo. Elle a même demandé à la direction de coller deux périodes afin que les élèves aient le temps d’expérimenter. «Pour les intéresser, je prends des exemples dans leur vie de tous les jours. Pourquoi doit-on connaître le tableau périodique? Parce que ces symboles sont partout, que ce soit sur une bouteille d’eau ou une boîte de céréales et que les éléments chimiques composent ce qui nous entoure, que ce soit dans le sang ou dans le fer d’un cheval.» «Les jeunes filles doivent avoir des modèles afin qu’elles voient qu’elles peuvent envisager des carrières dans le domaine. Les sciences ne sont pas juste des formules abstraites ou des symboles. Tout ce que l’on fait dans la vie a un lien avec les sciences.» PROF PAS COMME LES AUTRES 2019-08-21 MÉLISSA PROULX 4 minutes «Bonjour à l’équipe de DanieleHenkel.tv, je vous écris en secret, pour vous dire que la professeure de sciences à l’école secondaire de ma fille fait un travail extraordinaire avec les élèves. Ses projets intéressent tellement les jeunes qu’ils gagnent des prix chaque année et vont par plaisir à ses ateliers du midi. Ma fille l’adore!» – Kim Messier PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ÉDUCATION

  • Soins saunas hebergement conferences et restauration Au coeur de la tourmente coherence et bienetre au Spa Eastman

    Les spas et les centres d’hébergement ont été mis à rude épreuve avec les fermetures prolongées et autres restrictions liées à la pandémie. Depuis le 1er septembre, ils peuvent relever la tête : des spécificités demeurent, mais le passeport vaccinal n’est pas requis pour l’accès à leurs installations. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article Le Bouddha Moqueur : devenir un meilleur gestionnaire Se ressourcer, c’est savoir se retrouver, apprendre à devenir soi-même. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Sentiers en forêt et jardins, saunas, bains, méditation, entraînements, conférences et ateliers, soins esthétiques et corporels, cuisine gourmande tonique : le Spa Eastman dorlote sa clientèle. Pionnière au Québec, l’institution fait de la santé globale et préventive son fer de lance depuis 45 ans. En décembre 2020, la Santé publique déclarait que les soins thérapeutiques et personnels étaient des services essentiels. Pourtant, la plupart des installations, dont la thermothérapie, sont restées inaccessibles. Voici comment le Spa Eastman a su dépasser les contraintes et comment il continue de mettre le mieux-être du client au cœur de ses préoccupations. Transformer les défis en nouveaux services « Il y a eu d’abord la fermeture obligatoire pour tous les spas, puis une courte brèche de bonheur à l’occasion de la période estivale 2020, se souvient M. Duquette. Il y a eu un élan extraordinaire de juin à septembre, fortement dilué dès que l’Estrie est repassé au rouge en novembre. Ça n’a pas été facile. Lors de la troisième vague, nous avons pris la décision de laisser le spa ouvert pour les soins, l’hébergement et la restauration en service aux chambres. À travers tous les soubresauts de la pandémie, nous avons quand même opéré, en s’adaptant d’une directive à l’autre, en mobilisant une équipe qu’on avait dû laisser à la maison pendant presque trois mois, en offrant des horaires partagés et en cherchant des solutions possibles à offrir à une clientèle réduite ». Le Spa Eastman n’a pas lésiné à instaurer des procédures sanitaires strictes dès qu’elles ont été nécessaires. Étant aussi un centre d’hébergement, « nous avons mis en place les mesures sévères qui étaient requises au départ, comme laisser nos chambres en jachère, ce qui nous a demandé du matériel et des employés en plus, explique-t-il. Il a aussi fallu des employés supplémentaires pour contrôler les aires communes afin de faire respecter la distanciation physique et assurer tous les protocoles de désinfection ». Plusieurs, dans l’industrie, n’ont pas eu les reins suffisamment solides pour ouvrir avec ces conditions. Mais, il faut dire que le Spa Eastman a su rivaliser d’ingéniosité. Alors que les bains tourbillons étaient obligatoirement fermés, il a misé sur les bienfaits de son circuit froid, en particulier dans ses communications. « C’est facile de dire aux clients qu’on ne peut pas, que c’est fermé, se désole M. Duquette. Mais comment peut-on optimiser l’expérience? Comment peut-on vraiment réussir à offrir un séjour qui fait vraiment du bien, dans la conjoncture qui est obligatoire ? » Pour la restauration, le Spa a pu permettre la dégustation des plateaux dans d’autres espaces que le restaurant, qui lui était fermé. Le sauna, interdit en raison de la proximité des clients entre eux, a été offert autrement, en soin personnalisé. Pendant cinq mois, l’installation à infrarouge a été désinfectée au fur et à mesure des séances privées de thermothérapie de 30 minutes. À près de 50 degrés, aucun virus ne lui résiste! « On trouvait toujours des solutions à travers les mesures à appliquer, affirme M. Duquette, soucieux avant tout du bien-être de sa clientèle. On a réussi à saisir les opportunités de certaines zones grises pour pouvoir accommoder nos clients tout en restant dans les normes ». Prévention et éducation : contourner le débat Au Spa Eastman, il n’est pas question de prendre part au débat actuel. Au contraire, la table est mise pour servir la relaxation et le mieux-être avant tout. « Nous avons une clientèle somme toute facile à manœuvrer, nous sommes un centre de ressourcement, explique M. Duquette. Ici, la place est à la détente et non aux opinions. Le plus difficile est de gérer la perception des clients entre eux, les peurs des uns face aux autres. Dans un souci d’éviter la polarisation, nous ne mettons sciemment pas d’emphase sur le sujet. Le seul point de contrôle est à la réception. On ne veut pas être en train de poser la question constamment, mais on veut être dans le respect des mesures imposées. Un bracelet distingue les détenteurs du passeport vaccinal, ce qui leur octroie la possibilité de manger dans le restaurant et d’assister aux retraites et conférences ». Celles-ci vont naturellement dans le sens de la prévention, des moyens d’outiller les personnes pour assurer un système immunitaire performant et une santé réellement globale. « Nos retraites et conférences sont éducatives, affirme M. Duquette. Nous sommes donc en train de nous pencher sur la lecture de la directive qui précise que tout ce qui est de la formation, c’est-à-dire une transmission du savoir, ne nécessite pas le passeport ». L’approche globale de la santé, à la fois physique et mentale, préventive et holistique est au cœur de la mission du Spa Eastman. Une mission de la plus haute importance, qui le pousse à trouver des solutions peu importe la hauteur des vagues qui secouent l’industrie. Une industrie qui fait du bien, et dont on a besoin plus que jamais. Soins, saunas, hébergement, conférences et restauration | Au cœur de la tourmente : cohérence et bien-être au Spa Eastman 2021-09-15 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Les spas et les centres d’hébergement ont été mis à rude épreuve avec les fermetures prolongées et autres restrictions liées à la pandémie. Depuis le 1er septembre, ils peuvent relever la tête : des spécificités demeurent, mais le passeport vaccinal n’est pas requis pour l’accès à leurs installations. Entretien avec Daniel Duquette, le directeur général du Spa Eastman, activement en mode solution pour optimiser l’expérience client et assurer la cohérence de ses services dont certains requièrent le fameux sésame, et d’autres non. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) SANTÉ & BIEN-ÊTRE

  • Code DH L argent est un outil

    Est-ce que j’aime l’argent? L’argent est un outil essentiel et il est grand temps qu’ose en parler. Il faut passer par-delà le tabou qui l’entoure et savoir l’utiliser pour atteindre ses objectifs. FINANCE & COMPTABILITÉ Code DH: L’argent est un outil Daniele Henkel 2021-03-29 Entretien Est-ce que j’aime l’argent? L’argent est un outil essentiel et il est grand temps qu’ose en parler. Il faut passer par-delà le tabou qui l’entoure et savoir l’utiliser pour atteindre ses objectifs. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Entretien Code DH: «Oser la différence» Je vous invite à oser votre différence, à l’assumer, à la célébrer LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article FAIRE LA PAIX AVEC L’ARGENT Il existe plusieurs tournants dans la vie des gens d’affaires. Pour Myriam Tellier... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP

  • Des mentors engages

    Nous avons recueilli le témoignage de trois bénévoles d'affaires pour qui donner du temps est une question d'équilibre, comme le met en avant Henkel Media dans ses initiatives de responsabilité sociale. Un mentor, un guide Des mentors engagés 2019-08-27 MÉLISSA PROULX 7 minutes Pour plusieurs mentors du Réseau M et de la Fondation Montréal Inc. , s’engager dans une démarche d’aide et d’accompagnement est une occasion extraordinaire de redonner à la communauté d’affaires. Nous avons recueilli le témoignage de trois d’entre eux pour qui donner du temps est une question d’équilibre. Anne-Solène Rioult, se construire un réseau Française d’origine, Anne-Solène Rioult cumule plus de 20 ans d’expérience en affaires en France et au Québec. Son appel pour l’engagement bénévole s’est fait ressentir après une perte d’emploi. «C’était alors naturel pour moi de m’impliquer dans le monde des affaires pour rester active et faire travailler ma matière grise, explique celle qui a créé sa propre compagnie de conseils en développement d’affaires Les FACILitatrices et co-initié l’Université du leadership féminin. Comme entrepreneure, j’aurais aimé avoir ce genre d’accompagnement, mais j’avais de la difficulté à demander de l’aide et les ressources n’étaient pas celles que nous avons aujourd’hui.» Active bénévolement depuis 10 ans, celle qui supporte surtout les causes des femmes (en tech, en entrepreneuriat) et leur autonomisation financière dans le monde, maximise son impact en faisant annuellement la rotation des organismes pour lesquels elle donne de son temps. Exception faite des mandats de coaching et de mentorat auprès des jeunes entrepreneurs pour Réseau M et la Fondation Montréal Inc. «Ce qu’il y a de séduisant et d’addictif dans ce type d’engagement, c’est de voir l’évolution des gens que l’on a accompagnés. C’est très stimulant de se coller à de jeunes entrepreneurs en démarrage qui ont les yeux brillants, qui sont embrasés par la passion.» Depuis peu, le mentorat est une nouvelle corde à son arc. «C’est un bon complément au coaching qui me permet d’approfondir davantage le savoir-être, plutôt que le savoir-faire. J’ai d’ailleurs dû taire la coach en moi pour laisser émerger la mentore.» Si Anne-Solène Rioult avait su à quel point le bénévolat d’affaires était important pour le réseautage, elle en aurait fait bien avant, concède-t-elle. «Comme immigrante, je le recommande à tous pour se sentir utile, pour accomplir de grandes choses et pour augmenter son capital réseau. J’ai rencontré des personnes extraordinaires que je peux appeler à tout moment pour un renseignement ou de l’aide. J’ai des valeurs communes avec elles et je sais qu’elles vont toujours être là pour moi. Être bénévole permet de créer une communauté et c’est pour moi l’aspect le plus valorisant.» Paul Lapensée, transmettre ses valeurs Pour Paul Lapensée, président d’Alta Vista Consultants Inc., l’implication bénévole a commencé avant même qu’il se trouve sur le marché du travail. Durant ses années universitaires, il était impliqué dans deux organisations, dont une concernait les femmes en difficulté et l’autre les jeunes garçons en manque de repères. «Je pense que j’ai toujours eu une conscience sociale très aiguisée, observe celui qui cumule 40 ans d’expérience dans l’industrie de l’énergie, dont 30 comme cadre supérieur. À l’âge de 10 ans, j’étais membre de Pollution Probe, je vendais des pins dans les centres d’achat pour amasser des fonds pour contrer la pollution.» Pour ce bénévole très actif qui multiplie les causes, la relation d’aide s’est par la suite transposée au milieu des affaires. « J’ai eu la chance de travailler pour de grandes entreprises comme Shell qui avait à cœur d’encadrer ses employés et de les accompagner tout au long de leur carrière. Après avoir moi-même été soutenu, j’ai gravi les échelons et j’ai à mon tour guidé mes employés à grandir à travers des projets communs.» M. Lapensée a initié ses enfants très jeunes à l’action bénévole avec l’accueil de deux chiens Mira notamment. «Lorsqu’ils avaient 10 ou 11 ans, je les ai emmenés faire du bénévolat avec moi dans les CHSLD, ajoute-t-il. En observant mes interactions avec les résidents, mon fils m’avait alors dit : Papa, je ne savais pas que tu étais comme ça! Cela a été une de mes meilleures décisions comme parent. » En s’impliquant avec le Réseau M et la Fondation Montréal Inc., Paul Lapensée a confirmé que le mentorat était depuis longtemps dans son ADN. «L’accent n’est pas mis sur l’entreprise, mais l’accompagnement général de l’entrepreneur. Cela est venu valider que, comme généraliste, je faisais naturellement du mentorat en accompagnant des équipes dans divers domaines. Je prends plaisir à rencontrer ces jeunes qui infusent en moi beaucoup d’énergie.» «J’aime faire du mentorat dans différents domaines, car il y a toujours un nouvel apprentissage pour moi.» Sylvie Lamarche, développer de jeunes talents Gestionnaire, travailleuse autonome, entrepreneure, intrapreneure, Sylvie Lamarche a porté plusieurs chapeaux. L’intérêt pour le bénévolat d’affaires est né après un changement de carrière. «Je me suis fixé comme objectif de donner plus de mon temps. En ce moment, je consacre le tiers de celui-ci à mes actions bénévoles. Je ne suis pas en fin de carrière, mais j’approche et au cours des cinq prochaines années, je souhaite graduellement renverser la vapeur. Tant et aussi longtemps que je serai pertinente comme accompagnatrice ou mentore, je persisterai.» Aujourd’hui directrice de cabinet du directeur général chez Finance Montréal, Sylvie Lamarche s’intéresse particulièrement au développement des talents des jeunes leaders. «Je trouve que c’est ce qui manque le plus dans les écoles de gestion et en entreprise.» Ayant tout récemment suivi la formation du Réseau M, Sylvie Lamarche compare le mentorat à une gymnastique remarquable qui fait appel à l’intelligence émotionnelle. «C’est comme faire travailler différents muscles, illustre-t-elle. Comme gestionnaire, leader ou entrepreneur, on a des réflexes de passage à l’action et de performance. Avec le mentorat, il faut être conscients de qui l’on est, de comment on a été formés et de notre « programmation ». C’est notre intelligence émotionnelle qui doit prendre le relais.» «Il faut travailler avec l’humain et écouter. Ce n’est pas nous qui dictons les règles. Il faut accepter de ne pas avoir toutes les réponses et accompagner les entrepreneurs dans leurs réflexions.» Trois conseils de bénévoles d’affaires aguerris «Choisir une activité en lien avec ses valeurs, recommande Anne-Solène Rioult. Et y mettre du temps! Je pense qu’on peut toujours en avoir. Il importe de déterminer cette variable, de se renseigner sur l’ampleur du travail et d’être honnêtes avec l’organisme. Ensuite, il ne reste plus qu’à mettre cet engagement à l’agenda comme on le ferait d’un rendez-vous chez le coiffeur ou le médecin.» «Pour s’impliquer bénévolement, il faut aimer les gens et être portés vers eux, affirme Paul Lapensée. On ne le fait pas nécessairement pour soi, mais on donne une partie de soi. Il faut choisir des projets qui nous intéressent, qui sont en lien avec nos valeurs et s’amuser!» «Je suggère de faire un premier pas, peu importe le réseau. On connaît tous des gens qui connaissent des gens qui peuvent nous aider à déterminer où on pourrait s’impliquer. Parler aux gens de son cercle, appeler un organisme, écrire un message sur LinkedIn, bref, amorcer la discussion et, de fil en aiguille, on fait des rencontres et on trouve notre voie.» Si, comme ces mentors, vous désirez vous impliquer bénévolement et accompagner des entrepreneurs, cliquez ici . PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Entretien CODE DH: LE POUVOIR DE CHOISIR Se partir en affaires est un choix et c’est nous qui en sommes les maîtres. Ne demandons... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE MENTORAT

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