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797 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Penurie de main d oeuvre Aucun secteur n est a l abri Le ministre Jean Boulet

    Jean Boulet, ministre du Travail et de l’Immigration, discute avec Danièle Henkel de l'impact de la pandémie, de la pénurie de main-d'œuvre, de l'immigration et des défis des PME. Découvrez cette interview de 30 minutes dédiée à l'avenir de l'emploi au Québec. ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE PÉNURIE DE MAIN-D’OEUVRE | «AUCUN SECTEUR N’EST À L’ABRI» – LE MINISTRE JEAN BOULET Henkel média 2022-02-22 Entretien Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, puis ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean Boulet, s’est récemment entretenu avec la femme d’affaires et animatrice Danièle Henkel à propos de divers enjeux actuels et futurs de la société québécoise. Certes, ils ont parlé de l’impact de la pandémie sur les travailleurs et les entreprises québécoises. Mais, ils ont aussi abordé plusieurs autres sujets, dont la pénurie de main-d’oeuvre, l’accès aux programmes d’aide aux PME, la rétention des employés, la formation au travail, la numérisation des entreprises, la transmission du savoir-faire, le télétravail, l’immigration en région ainsi que les compétences des immigrants. Henkel média vous propose donc une vidéo d’une trentaine de minutes dans laquelle le ministre s’exprime sur divers thèmes qui touchent souvent de près la communauté entrepreneuriale. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Entretien HAUSSE DES PRIX Le ministre des Finances, Eric Girard, s’est récemment entretenu avec la femme... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien Avant la pandémie, l’économie du Québec était reluisante Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, s’est récemment entretenu avec... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE

  • a la decouverte de signalisation de ville

    Depuis sa création, Signalisation de Ville s’est imposée comme une force motrice dans le secteur de la signalisation et de la sécurité des chantiers québécois. Fondée par Marilyne Vallières et Jimmy Girard, l’entreprise est née d’un besoin urgent : offrir des solutions adaptées, humaines et innovantes, dépassant les attentes des entrepreneurs et des municipalités. Avec plus de 300 employés engagés, une philosophie centrée sur l’humain et un service accessible 24/24, 7j/7, Signalisation de Ville redéfinit les standards de l’industrie, tout en restant fidèle à ses valeurs : rigueur, discipline et persévérance. Dans cet épisode, découvrez comment l’entreprise continue de repousser les limites de la sécurité et de l’innovation pour transformer un secteur souvent perçu comme figé. 2024-10-10 À la découverte de Signalisation de Ville Depuis sa création, Signalisation de Ville s’est imposée comme une force motrice dans le secteur de la signalisation et de la sécurité des chantiers québécois. Fondée par Marilyne Vallières et Jimmy Girard, l’entreprise est née d’un besoin urgent : offrir des solutions adaptées, humaines et innovantes, dépassant les attentes des entrepreneurs et des municipalités. Avec plus de 300 employés engagés, une philosophie centrée sur l’humain et un service accessible 24/24, 7j/7, Signalisation de Ville redéfinit les standards de l’industrie, tout en restant fidèle à ses valeurs : rigueur, discipline et persévérance. Dans cet épisode, découvrez comment l’entreprise continue de repousser les limites de la sécurité et de l’innovation pour transformer un secteur souvent perçu comme figé. ( Vous pouvez aussi Aimer ) Videos D'AILLEURS ET D'ICI - LESLIE MBIMBI Plongez dans notre toute nouvelle série « D’ailleurs et d’ici », en partenariat LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article DANS LES COULISSES D'UNE START-UP: SAFT La promesse de Saft ? Abolir ces mots de passes !Ce trio LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION LEADERSHIP

  • Prenez vous soin de vos travailleurs saisonniers

    Henkel media - Comment embaucher un travailleur étranger saisonnier? Conditions de travail des temporaires du Mexique en agriculture au Québec. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article LES RESTOS NE SONT PAS MORTS ! Choquante affirmation, qu’il convient néanmoins de circonscrire pour ne pas se faire tirer dessus... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article INDICE ENTREPRENEURIAL QUÉBÉCOIS 2021 : LES FEMMES ET LES... La période des bilans 2021 bat son plein. Alors que le Canada vient de présenter l’état des... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien Pénurie de main-d’oeuvre Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, puis ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Dans les allées interminables de fraises, une flopée de Mexicains et de Guatémaltèques, mais aussi quelques Honduriens et Salvadoriens, cueillent à genoux, un à un, nos précieux petits fruits rouges pendant que les suit, à vitesse constante, une machine automatique. Josefina et Maria, haletantes, sont penchées sur des plants de tomates, le dos courbé. Eduardo, le front en sueur, est juché sur un tracteur alors que Juan a les mains dans le cambouis pour essayer de réparer un moteur qui ne démarre plus. Pablo, Gustavo, Yolanda et Yasmina, le visage buriné par un été caniculaire, frissonnant sous le vent de septembre, ramassent dans les champs fatigués les chairs lourdes des courges et des citrouilles, gorgées de soleil. Ce sont ces travailleurs venus de loin qui mettent nos produits locaux dans nos assiettes. Sans eux, les étals du Québec manqueraient de couleur – littéralement. Mais où sont les agriculteurs québécois?! Des travailleurs essentiels Il y a 50 ans, c’étaient les familles, les enfants, les cousins, les voisins qui exploitaient les nombreuses petites fermes du Québec. Mais aujourd’hui, nos champs ont été désertés. Le Conseil canadien pour les ressources humaines en agriculture (CCRHA) statue : « L’industrie agricole canadienne vit une pénurie croissante de main-d’œuvre qui se transforme en crise du travail ». Avec l’urbanisation, les installations se sont raréfiées mais la production agricole a continué de prendre de l’ampleur en termes de volume. En haute saison, les fermes qui ont besoin de récolter à mains nues ont besoin de plusieurs dizaines de travailleurs supplémentaires, comme à la Ferme Pittet, en Mauricie, qui serait forcée d’abandonner une partie de ses activités si elle n’avait pas ces travailleurs temporaires. Certaines entreprises en embauchent même des centaines, comme aux Fraises de l’île d’Orléans, ou aux Serres Lefort à Sainte-Clotilde, qui reçoivent près de 200 travailleurs étrangers chaque été sur une population de 2250 habitants! L’entrepreneur à la tête du Potager Riendeau à Saint-Rémi, en Montérégie, estime que ses 3000 temporaires « sauvent les entreprises d’ici. Sans eux, les multinationales américaines auraient fait une bouchée des entreprises familiales québécoises. On n’aurait pas pu être gros et faire de la qualité en étant productifs.» La pandémie a mis en relief l’importance des travailleurs étrangers aux yeux des citadins qui boudaient l’agriculture. Le fameux panier bleu et l’importance d’acheter local y a été pour beaucoup. Quand le gouvernement a lancé l’appel aux Québécois à aller travailler dans les champs, il y a eu un engouement temporaire, mais peu d’inscrits sur le terrain. Par ailleurs, les candidats palissaient en comparaison avec les travailleurs étrangers qui n’ont pas peur des grosses journées chaudes, qui sont présents toute la saison, expérimentés, habitués à travailler rapidement, qui maîtrisent des techniques et des connaissances, comme la capacité à réparer de l’équipement, à reconnaître des maladies et ravageurs des champs, etc. Chez eux, ils sont souvent employés dans l’agriculture ; ici, les travailleurs étrangers sont devenus partie intégrante du fonctionnement des fermes québécoises . Le CCRHA a estimé qu’à elles seules, les pénuries de main-d’œuvre ont fait perdre des centaines de millions de dollars à l’industrie, un chiffre qui continue d’augmenter. « Si ces travailleurs agricoles étrangers n’étaient pas présents, soit les fruits ne seraient pas récoltés, soit les producteurs devraient en produire moins, ça serait une perte », analyse l’économiste agroalimentaire Dimitri Fraeys du Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ). « Le secteur présente une grande dépendance à l’égard des travailleurs étrangers », n’hésite pas à conclure le CCRHA. Les travailleurs étrangers saisonniers sont de plus en plus nombreux Tout un contrat! Le Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS) du fédéral permet aux employeurs d’embaucher des travailleurs étrangers temporaires (TET), pour un maximum de huit mois, pourvu qu’ils puissent offrir au moins 240 heures de travail, au cours d’une période ne dépassant pas six semaines. Les employeurs doivent soumettre leurs besoins en main-d’œuvre et démontrer leurs efforts de recrutement local, c’est-à-dire qu’aucun Canadien ou résident permanent n’est disponible. Il faut compter un délai de cinq mois environ. L’entreprise doit assumer les frais reliés au transport et fournir une assurance-maladie, ainsi qu’un logement adéquat et un contrat à temps plein en bonne et due forme (minimum 30 heures par semaine). Le programme bat des records ces dernières années. Le nombre de ces temporaires à bas salaire en agriculture augmente d’année en année. C’est environ 25 000 travailleurs étrangers qui viennent chaque été donner un coup de main aux entreprises agricoles. Si la plupart d’entre eux séjournent de quatre à cinq mois, du printemps à la fin de la période estivale, quelques-uns viennent travailler au Québec pour huit mois, et ce, pendant plusieurs années. Ils reviennent tant qu’il est possible de le faire. Mais cela ne leur donne pas un accès direct à la résidence permanente, loin de là. C’est un vase clos. Le permis de travail est fermé, c’est-à-dire qu’il est associé à un employeur unique. Les travailleurs se trouvent donc dans une grande vulnérabilité, ayant souvent peur de dénoncer leur employeur puisque ce dernier a le pouvoir de les renvoyer dans leur pays. Les conditions de vie et de travail des saisonniers ne sont pas toujours correctes Les producteurs ont en effet eu mauvaise presse relativement aux conditions de vie et de travail des immigrants ces dernières années. Entassés dans des petits logements sans air ni aucune intimité, travaillant à mains nues dans des champs pleins de pesticides, avec une cadence difficile à soutenir à la chaleur, dans des positions éreintantes pendant des heures, discriminés, etc. Il semblerait pourtant, selon la Fondation des entreprises en recrutement de main d’œuvre agricole étrangère (FERME) que ce soit de moins en moins le cas : les logements sont inspectés, il y a une ligne d’entraide en espagnol, des directives pour la santé et la sécurité. Le recrutement de travailleurs agricoles saisonniers semble être une solution gagnante pour tous… Les travailleurs saisonniers se ramassent de l'argent à rapporter dans leur pays Le Québec, un Eldorado? Les travailleurs agricoles saisonniers gagneront cet été 12,50$/heure, le salaire minimum. « Pour les agriculteurs, l’augmentation des salaires est un peu plus difficile à avaler, a affirmé le président de l’Union des producteurs agricoles. Dans certains secteurs, notamment les petits fruits, les coûts en main-d’œuvre représentent plus de 50% des dépenses de l’entreprise. » Les salaires peuvent nous paraître dérisoires pour ce travail ardu, du matin au soir, soixante heures, souvent six jours par semaine. Du cheap labour ? C’est pourtant dix à vingt fois plus que ce qu’ils gagnent chez eux. Le salaire agricole moyen au Mexique est de 12$/jour, et de seulement 5$/jour au Guatemala. Ces mois de dur labeur permettent aux travailleurs de rapporter chez eux un bon pécule de la Belle Province. Prenez-vous soin de vos travailleurs saisonniers? 2023-05-30 ISABELLE NEASSENS 7 minutes Alors que le débat sur le seuil de l’immigration est d’actualité, nombreux sont les employeurs qui n’attendent que davantage de main d’œuvre étrangère pour venir combler le vide. En particulier dans le secteur agricole, où il en manque pas moins de 30,000 au bas mot. Il est question de la relève à long terme, certes, mais aussi du labeur de bras à court terme. Été après été, ces milliers d’étrangers font la corvée des champs de la Montérégie, de l’Estrie, des Basses-Laurentides, de Lanaudière et de l’île d’Orléans. Ils désherbent, ensemencent, labourent, arrosent, cueillent, coupent, récoltent, ensachent… PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE

  • DEEP SKY CAPTER LE CO2 DANS L AIR ET LES OCEANS AUJOURD HUI POUR HIER ET POUR DEMAIN

    Un titre de festival pour le moins encourageant, malgré les données alarmantes que Frédéric Lalonde a d’emblée posées sur la table. Cet entrepreneur en série, notamment à la tête de Hopper, la seule entreprise à planter des arbres à même le profit de ses réservations, a voulu creuser le sujet de l’environnement. Présenté par Henkel Media. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article 5 STARTUPS PROMETTEUSES POUR 2023⎢LA MEDTECH À L’HONNEUR Le Rendez-vous Startup Montréal a dévoilé vingt jeunes révélations de l’année... LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION Article DOMINIC GAGNON, UN ENTREPRENEUR ZÈBRE ET TDAH DOUBLEMENT ... Dominic Gagnon est un entrepreneur en série, sans conteste une personnalité brillante du ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article ANGES QUÉBEC DONNE DES AILES AUX PME INNOVANTES « Il faut tout un village pour faire naître une entreprise ». Geneviève Tanguay, la brillante PDG de LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Frédéric Lalonde, entrepreneur en série, cofondateur de Hopper et Deep Sky Penser le dérèglement climatique autrement Son intervention a donné froid dans le dos. Ce genre de frissons humides qui courent le long de la colonne en faisant se dresser les poils sur les bras. Pilo-érection, pour les scientifiques dans la salle. Horripilation convient aussi, surtout devant les faits accomplis. « Voici la présentation la plus sombre que vous aurez jamais vu », n’a-t’il pas hésité à dire d’entrée de jeu. Greta Thunberg serait sûrement fière. Cartésien, méthodique, Frédéric se penche sur les faits depuis 2019. Il a parcouru en détail les rapports du Giec, le Groupe d’experts inter-gouvernemental sur l’évolution du climat. Il s’est penché sur les courbes de Keeling, les variations du cycle du carbone depuis l’époque interglaciaire de l’Holocène, il a mis en corrélation les données, les a rapatriés pour en dresser l’historique effrayant et est arrivé à la conclusion que « tout ce qu’on entendait était inexact. La marge d’erreur est trop grande. Les scientifiques prédisent un réchauffement climatique entre 1.5 et 5 degrés : ils sont dans une incertitude totale! » Photo prise en 2021... © Marek Jackowski, International Golden Turtle Photography Awards Or, voici ce que l’on sait. À l’ère Pliocène, il y a environ cinquante millions d’années, a eu lieu un violent réchauffement climatique. Des palmiers ont poussé au Pôle Nord. Des forêts ont pris racine en Antarctique. Le Groenland était verdoyant, d’où il tire son nom. L’eau montait. La température était de trois à cinq degrés plus chaude que pendant les années 1800. Les volcans éruptaient, déstabilisant les réservoirs de méthane enfouis au fond des océans dans les sédiments. Le méthane, passant de gel à gaz, s’est transformé en CO2 en remontant. C’est la dernière fois que la planète a eu une concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère autour de 400ppm (parties de CO2 par million). Aujourd’hui, elle est de 421ppm avec les émissions que nous produisons. On est assis sur une bombe à retardement. L’urgence d’agir était hier Le cycle naturel du carbone est parti en vrille. Depuis l’industrialisation, la combustion des matières fossiles que nos activités ont générées de manière démesurée, a fait en sorte qu’il y a un surplus de carbone stocké dans l’atmosphère et dans les océans, qui ne peut plus être équilibré et régénéré naturellement. « Le réchauffement de la planète s’accélère dix fois plus rapidement depuis 1980. Il y a cinquante ans, on était à 320ppm. Et l’effet ne se fait pas sentir de façon instantanée. Ce que l’on ressent aujourd’hui, est relié au 320ppm d’il y a cinquante ans, pas les 421ppm enregistrés… Et cet effet n’est pas linéaire, il est exponentiel. Sachez aussi que le CO2 reste emprisonné dans l’air de 300 à 10,000 ans. » Prenez une grande respiration, pendant qu’il en est encore temps. L’Amazonie génère aujourd’hui plus de carbone qu’elle en absorbe ; elle ne peut plus être le poumon de notre planète. Les glaciers fondus ne se gèleront pas à nouveau demain matin. Augmentation alarmante du niveau et de la température de l’eau, tempêtes tropicales, sécheresses, inondations, feux de forêts : ce sont les conséquences d’il y a environ cinquante ans. L’an dernier, la Californie a perdu 800,000 acres de terre agricole, les inondations en ont impacté plus de deux millions en Asie et l’Afrique a perdu 30% de sa production céréalière. Elle en a même interdit l’exportation. Crise alimentaire mondiale, économique, sociale et politique avec la radicalisation des gouvernements… Mais peu importe, car demain, c’est déjà trop tard. « À 421ppm, notre terre est inhabitable. We don’t have until 2100 to fix this . » Capturer et séquestrer du CO2 sous la terre et à grande échelle Notre maison est en feu! L’heure n’est plus aux gentilles incitatives vertes. Évidemment, il faut arrêter de brûler les énergies fossiles, mais soyons réaliste : « la transition énergétique ne va pas se faire du jour au lendemain. On va continuer à utiliser du pétrole et du gaz naturel. D’ailleurs, à l’échelle mondiale, on augmente encore l’utilisation du charbon! Alors évidemment, il faut capter au niveau de nos cheminées. » Mais avant même de pouvoir renverser la vapeur, littéralement, si on fermait l’économie et qu’on arrêtait tout maintenant, le fameux délai entrave tout espoir. « Mais on peut encore faire quelque chose. Ça prend une stratégie de retrait avant même de commencer. C’est 800 millions de tonnes de CO2 qu’il faut éliminer d’ores et déjà, tout le CO2 historique, celui qui a été émis avant. On aurait dû commencer dans les années 1950-60. Le problème qu’on a, ce n’est pas la technologie pour le capter et le stocker, c’est le scale-up . L’ampleur est si grande, les impacts si accélérés, le deadline si serré, que ce qui prend trente ans à faire, on va devoir trouver un moyen de le faire en cinq. » La technologie est relativement simple. « En gros, c’est l’industrie pétrolière renversée. Ça a été testé en 1972 en prenant ce qui sortait des cheminées et en le retournant sous terre. » Relativement. Aujourd’hui, il existe une vingtaine de projets en développement pour capter le carbone dans l’air et dans les océans, et Deep Sky fonctionne en partenariat avec ces leaders technologiques mondiaux. En Islande par exemple, une installation près d’une centrale géothermique aspire l’air, en isole le gaz carbonique, le mélange à l’eau de la centrale, et le réinjecte sous terre. « Deux kilomètres sous nos pieds, il fait quatre cents degrés celsius et la pression est telle que le CO2 change d’état et peut se minéraliser. » L’infrastructure nécessaire pour retirer des gigatonnes de tonnes de CO2 à un rythme rapide sera alimentée par des énergies renouvelables. « Le Québec, pour ses réserves d’hydroélectricité et sa géologie, est l’endroit de rêve pour faire démarrer cette industrie. L’Ontario aussi, qui gaspille son énergie, et peut-être l’Alberta. Ça prend cinquante millions de dollars. On en a presque un quart.» Investissement Québec et la firme canadienne Brightspark Ventures ont investi conjointement 10 M$. Joost Ouwerkerk, cofondateur de Hopper, et Laurence Tosi, ancien directeur financier d’Airbnb, font également partie des fondateurs. Le produit que vendra DeepSky est un crédit : la tonne négative de CO2, qui sera certainement aussi précieuse que l’or, du moins, qui devrait déjà l’être. I think a lot of these big problems will be solved by people like Mr. Lalonde who aren’t climate experts but bring innovative savvy to the space, croit Sophie Forest, associée directrice à Brighstpark Ventures et sur le Board de Hopper et Deep Sky. DEEP SKY : CAPTER LE CO2 DANS L’AIR ET LES OCÉANS AUJOURD’HUI… POUR HIER ET POUR DEMAIN 2023-05-24 ISABELLE NEASSENS 7 minutes Des génératrices sans diesel à base de biomasse forestières, des panneaux solaires flottants qui résistent à la haute mer, des engrais à base d’azote, des batteries décarbonées avec des électrodes sans métal : les jeunes pousses de la Clean Tech de chez nous continuent d’innover pour répondre aux nombreux défis que posent les changements climatiques. La toute première édition du Festival des solutions climatiques , rassemblant des startups de pointe et des investisseurs en technologie verte, s’est tenue à Montréal les 23 et 24 mai 2023. Un titre de festival pour le moins encourageant, malgré les données alarmantes que Frédéric Lalonde a d’emblée posées sur la table. Cet entrepreneur en série, notamment à la tête de Hopper , la seule entreprise à planter des arbres à même le profit de ses réservations, a voulu creuser le sujet de l’environnement. Aujourd’hui, personne ne peut lui dire que son programme de compensation carbone est de la poudre aux yeux. Avec Deep Sky , il veut ni plus ni moins capter le CO2 accumulé dans l’air et les océans, et le stocker sous terre. Un projet d’une envergure titanesque. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ÉCORESPONSABILITÉ

  • Ces entrepreneurs qui nous aiment

    Communauté d'entrepreneurs du Québec qui aiment et qui suivent Henkel Media, à découvrir en marketing, réseaux sociaux et management. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article 5 CONSEILS POUR TOUCHER LES COEURS... ET LES PORTEFEUILLES Le marketing est devenu une façon de faire des affaires. Ironiquement, les médias ... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article 9 ACTIONS POUR CONTINUER À ENCOURAGER NOS ENTREPRISES À peine les entrepreneurs ont-ils poussé un soupir de soulagement l’année 2020 terminée LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Réseaux sociaux Frenzr Agence de médias sociaux montréalaise qui s’occupe de la stratégie, création de contenu et gestion de campagnes de marketing d’influence. Nous sommes crus, innovants et passionnés.Nous croyons que votre contenu doit être authentique, significatif et engageant. We #SocialMedia in Frenglish. On #MédiasSociaux en Franglais. Marketing Julie Ferland « On dirait que tu as lu dans mes pensées… C’est ce que mes clients d’âme me disent souvent quand je crée du contenu attractif sur mesure pour eux. Ce qui me fait tripper , c’est d’entrer dans ton univers comme si j’étais Alice au pays des merveilles. Je mets des mots sur ce que tu n’as jamais su décrire. Je suis accompagnante en présence pour ta business … Pour ton évolution et ta reconnexion au cœur alignée plus que jamais sur ton chemin et ta vérité. » – Julie, the marketing fairy Leadership & RH Drive développement des affaires Drive se démarque par son expertise auprès des concessionnaires automobiles. Solutions de marketing numérique automatisés, outils de rétention de clientèle, formation pour vos employés, services de recrutement etc. L’objectif est d’améliorer l’automatisation en modèle hybride (la technologie et l’humain). La fondatrice de Drive, Dominique Vendette, est aujourd’hui mentore pour entrepreneurs. Unisson Conférences «Maintenant, il m’apparaît clair qu’un rêve, peu importe ce qu’il est, se développe avec le temps, avec beaucoup de défis mais qu’est-ce que ça en vaut la peine ! » Lucie Larouche, fondatrice Confiez-nous vos objectifs, votre événement et votre culture organisationnelle. Nous saurons trouver le conférencier, le formateur ou l’animateur idéal ! Les tarifs de nos conférenciers sont exactement les mêmes que si vous les contactiez directement. Vous bénéficiez donc gratuitement de notre expertise pour maximiser le succès de votre événement. Iceberg Management Cabinet-conseil qui a pour mission d’offrir aux organisations du Grand Montréal et en périphérie l’expertise de ses coachs certifiés, formateurs agréés et consultants en ressources humaines, en développement organisationnel et en management appliqué. Résolution des problèmes de gestion par l’intégration des meilleures pratiques d’affaires, tant au niveau opérationnel que stratégique. L’objectif est de gagner en efficacité organisationnelle par l’investigation des causes réelles des problèmes et par la mise en place de solutions concrètes et adaptées. Bon Boss Il n’y a pas plus belle entreprise que celle qui fait grandir ses gens et la société. BonBoss existe pour répondre à cette mission : accompagner les entreprises afin qu’elles deviennent humainement prospères. Dans un contexte où le marché du travail est en pleine évolution, où les employés veulent travailler pour un bon boss et quittent les mauvaises cultures, BonBoss est une solution pour les employeurs, leurs employés et les candidats. Notre chroniqueuse spécialiste en recrutement et management Jenny Ouellette, s’en est donnée à coeur joie sur le sujet ! Pour lire quelques-uns de ses conseils avisés, c’est ici : Que faire pour devenir un bon boss ? ou 12 leçons de bons boss Finis les boss bourreaux qui gèrent par la peur et surmènent leurs «ressources humaines». Ils n’ont plus leur place dans le monde du travail qui se dessine devant nous. Aujourd’hui, c’est la bienveillance qui gagne. Éducation & créativité Minimo motivation Transforme ton quotidien et celui de tes tout-petits avec nos outils pratiques et ludiques colorés, amusants et éducatifs. Créé par une maman à la créativité débordante et aux idées farfelues, Minimo motivation propose des outils pour aider les parents et les tout-petits à améliorer leur quotidien. Destinés principalement aux enfants d’âge préscolaire et primaire. Avec la rentrée, c’est pile le temps d’y jeter un coup d’oeil! Ces entrepreneurs qui nous aiment 2022-08-30 ISABELLE NEASSENS 4 minutes Une entreprise, c’est une poignée de grands Schtroumpfs décideurs flanqués d’une flopée de petits lutins qui collent ensemble les pièces du grand puzzle ! C’est aussi une communauté qui soutient, qui partage, qui conseille et qui vibre à l’arrière-scène. Nous voulions faire un petit clin d’œil à ces entrepreneurs qui nous suivent, et mettre en lumière leurs produits et services, vision et valeurs, histoires et succès. Les faire rayonner aussi, et vous les faire découvrir. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • COOP Couturieres Pop ameliorer les conditions de travail grace au modele cooperatif

    En choisissant le modèle coopératif, les membres de la Coop Couturières Pop redorent le blason de leur profession, une initiative mise en lumière par Henkel Media. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article MODÈLE COOP: Y AVEZ-VOUS PENSÉ? Au cours des dernières décennies, des coops se sont formées dans les domaines funéraire, LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien Code DH: «Oser la différence» Je vous invite à oser votre différence, à l’assumer, à la célébrer LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Trois membres de la Coop Couturières Pop, Camille Goyette Gingras, Annie Dupont et Raphaëlle Bouthilette-Proulx. La Coop Couturières Pop est née de la mobilisation de quatre couturières qui souhaitaient rompre avec les mauvaises conditions de travail de leur milieu. «Nous sommes d’anciennes travailleuses d’une même entreprise de confection de vêtements, explique d’emblée la directrice générale et cofondatrice Camille Goyette-Gingras. Nous avons quitté cet emploi avec le sentiment d’avoir été lésées dans nos droits. Je pensais que ce que nous avions vécu était exceptionel, mais je me suis rendu compte que c’était répandu.» Après cet échec, celle qui avait toujours eu comme objectif de vie de se lancer en affaires songe à ouvrir un atelier de couture. Une amie lui suggère de créer une coopérative. «Je n’y avais même pas pensé, avoue-t-elle. Pour moi, la coop était associée au service de proximité, à la vie de quartier, au café du coin… J’avais probablement peur de ne pas être prise au sérieux. Pourtant, ça correspondait à mes valeurs! ll y a plein d’aspects méconnus sur le modèle coopératif, comme le régime d’investissement coopératif qui est tellement intéressant!» À un certain moment de la crise de la COVID-19, la Coop Couturières Pop a produit 75 000 masques pour la Ville de Montréal. Les couturières contre-attaquent La première coop de couturières au Québec voit le jour le 26 août 2019 sous la forme de coop de travailleuses à but lucratif. Après quelques mois d’activité, la pandémie a frappé. «Quand j’ai entendu le gouvernement faire un appel aux manufacturiers pour produire du matériel médical, je me suis demandé: où vont-ils trouver des couturières? Il n’y en a plus dans les usines! Nombreuses sont celles qui ne font plus le métier en raison des conditions de travail. Je me suis dit: je vais les rassembler. Je vais faire appel à la nation des couturières! Si j’en réunit 100, ce sera déjà très bien. Nous avons reçu 5400 candidatures.» Depuis, Camille Goyette-Gingras a certainement le plus grosse base de données de couturières du Québec. «Le fait qu’on soit une coopérative a mis les couturières tout de suite en confiance. Le modèle coopératif est au centre de notre réussite. Les membres sont toutes impliquées dans l’entreprise. Une coop ne peut être vendue, il n’y a que les actifs qui peuvent être redistribués. La direction générale ne peut pas partir en voyage avec les surplus, ceux-ci sont reversés dans la coop ou sous forme de ristournes. Et si la direction ne fait pas l’affaire, ses membres peuvent la changer!» Visite du premier ministre François Legault et de la mairesse Valérie Plante à l'atelier du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Non seulement elles ont remis le modèle coopératif au goût du jour en interpellant des couturières de la plus jeune génération, mais elles ont aussi redoré le blason de leur profession. En plein coeur de la crise de la pandémie, les couturières de la coop se faisaient accoster dans la rue comme des rockstars alors que les passants les remerciaient pour leur travail. Le premier ministre François Legault est même venu visiter l’atelier du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal, en compagnie de la mairesse Valérie Plante. «Nous sommes fières d’être une coopérative de couturières par et pour des femmes. Dans notre cas, la pandémie nous aura permis d’améliorer les conditions de nos couturières. C’était l’objectif, mais c’est arrivé plus tôt que prévu. Nous nous sommes toujours assurés de prendre des contrats qu’on était capables de livrer. On en ressort avec une très bonne réputation, de bonnes valeurs et une belle notoriété.» Au plus fort de la crise de la COVID-19, elles étaient 150 couturières à temps plein et 250 à temps partiel à fabriquer du matériel médical. Maintenant que la situation s’est stabilisée, les membres de la coop s’apprêtent à ouvrir un deuxième atelier dédié à la fabrication d’équipement médical pour Santé Canada. Lorsque le processus d’embauche sera terminé, elles seront 25 membres et employées au total. COOP Couturières Pop: améliorer les conditions de travail grâce au modèle coopératif 2020-08-26 MÉLISSA PROULX 4 minutes Elles ont fait les manchettes au début de la pandémie pour avoir contribué à mobiliser une armée de couturières québécoises contre le coronavirus. Cet esprit de guerrière, les membres de la Coop Couturières Pop l’ont développé en composant avec des conditions de travail médiocres. En choisissant le modèle coopératif, ces jeunes entrepreneures redorent le blason de leur profession. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • Deconnexion pas juste pour les vacances

    La déconnexion numérique est un sujet à la mode à l’approche des congés alors qu’elle est essentielle au bien-être et à la performance en tout temps. Et si vous arrêtiez d’être gênés d’avoir des besoins humains ? Votre corps a besoin de se détacher de la sollicitation numérique constante pour se recharger et rester en bonne santé. Je vous invite à la réflexion sur deux types de déconnexion à mettre régulièrement à votre agenda. Déconnexion : pas juste pour les vacances ! 2022-10-20 4 minutes Laurie Michel CHRONIQUEUSE SPÉCIALISÉE EN BIEN-ÊTRE NUMÉRIQUE Laurie Michelm Fondatrice de Vivala, produits et services de bien-être numérique LAURIE MICHEL CHRONIQUEUSE SPÉCIALISÉE EN BIEN-ÊTRE NUMÉRIQUE La déconnexion numérique est un sujet à la mode à l’approche des congés alors qu’elle est essentielle au bien-être et à la performance en tout temps. Et si vous arrêtiez d’être gênés d’avoir des besoins humains ? Votre corps a besoin de se détacher de la sollicitation numérique constante pour se recharger et rester en bonne santé. Je vous invite à la réflexion sur deux types de déconnexion à mettre régulièrement à votre agenda. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Chronique ÊTES-VOUS HYPERCONNECTÉ ? Qui peut aujourd’hui se targuer de quitter son domicile sans aucun appareil numérique... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) LAURIE MICHEL À PROPOS DE Laurie est la fondatrice de Vivala, une entreprise québécoise spécialisée dans les produits et services de bien-être numérique, qui a pour mission d’aider la communauté à instaurer de saines habitudes autour de la technologie. Conférencière et auteure du livre Moins d’écrans plus de moments présents, Laurie accompagne les organisations et individus à se sensibiliser à l’hyperconnectivité et les outiller pour réduire les distractions numériques et mieux gérer leur temps d’écran. Déconnexion du travail ll existe aujourd’hui des outils plus performants les uns que les autres pour nous garder connectés en permanence et cela peut être complexe pour certaines personnes de lâcher prise par rapport à leur responsabilité professionnelle. Qui n’a jamais lu ses courriels en fin de soirée pour voir ce qu’il faudra traiter le lendemain matin? Qui n’a jamais interrompu un beau moment familial en justifiant son geste avec un « c’est peut-être un message urgent d’un collègue » ? Même pendant les vacances, votre curiosité vous a peut-être déjà poussé à jeter un coup d’œil rapide à vos messages par peur de manquer quelque chose ou par culpabilité d’être non disponible pour les autres. L’un des plus grands défis de notre monde hyperconnecté est d’arriver à décrocher du travail. Bien que certains pays comme la France aient légiféré sur le droit à la déconnexion, les résultats ne sont pas aussi positifs que ce que l’on aurait pu croire. En effet, ajouter une politique de droit à la déconnexion dans le manuel employé avec des heures de communication n’est pas une solution miracle pour lutter contre l’hyperconnectivité et le présentéisme numérique. Plusieurs facteurs peuvent compliquer le lâcher-prise : votre relation personnelle avec le numérique votre conscience professionnelle votre façon de communiquer la culture d’entreprise dans laquelle vous évoluez Un accès sans limite à la sphère professionnelle, peu importe où l’on se trouve, vient compliquer la conciliation famille-travail, qui est bousculée de plus en plus par le télétravail à temps plein ou en mode hybride. Cela réduit encore davantage la fine frontière entre la vie personnelle et professionnelle. Et si vous décidiez de… -> parler plus souvent de vos besoins de calme numérique ? -> valoriser cet acte dans vos échanges professionnels ? -> placer la déconnexion comme un geste indispensable à la performance saine ? Déconnexion des réseaux sociaux Plus de 55 millions d’utilisateurs dans le monde naviguent chaque jour sur les réseaux sociaux. Alors, je fais le pari que vous avez au moins un compte sur ces plateformes. Il n’est pas rare que Facebook, LinkedIn ou TikTok viennent voler votre attention plusieurs fois, quotidiennement. Car bien qu’ils soient fantastiques pour plusieurs raisons, les réseaux sociaux peuvent s’approprier votre attention lors d’un repas en famille ou d’une session de travail. Un adulte passe en moyenne plus de deux heures et demie par jour sur ces plateformes, ce qui peut engendrer des comportements nocifs. Ceux-ci ont été étudiés ces dernières années. Par exemple, le défilement morbide , à propos duquel une recherche récente a été publiée par le journal Health Communication en août 2022. Cette chasse aux nouvelles les plus choquantes et tragiques dans le fil d’actualité vient répondre à un besoin de sensations fortes et peut entraîner une augmentation du stress, de l’anxiété et même de dépression pour certains utilisateurs. Et si vous faisiez attention à… -> la manière dont vous utilisez les réseaux sociaux ? -> la façon dont vous consommez les contenus en ligne ? Pistes de réflexion Il n’existe pas de bouton miracle pour lâcher prise et réduire cette stimulation technologique intellectuelle, visuelle et sonore ! Se déconnecter demande une discipline quotidienne, un questionnement de l’utilisation que l’on fait de la technologie, tant dans la sphère professionnelle que personnelle. Voici trois exemples d’actions à poser : Mettre des déconnexions tous les jours à votre agenda Planifier des heures durant lesquelles vous allez vous détacher physiquement des outils numériques (oui, même la montre connectée !) Ne plus s’excuser de votre indisponibilité numérique Terminé le « désolé, j’étais en train de faire du vélo ! ». Ouvrez la discussion avec vos collègues et habituez vos proches à vos absences numériques. Réapprendre à attendre Grâce à la technologie, vous avez accès à une panoplie de contenus en un claquement de doigt. Vous aiguisez de moins en moins votre patience. Cette capacité est pourtant essentielle à votre bien-être, car elle vous aide à rester calme et en contrôle de vous. Patienter c’est choisir le moment opportun ; c’est contrôler les échanges et les informations afin de bien gérer une situation ou la manière de vous exprimer. Sous-Rubriques

  • avoir su le pouvoir du pitch

    Cet article d'Henkel Media explore les erreurs courantes à éviter lors d'un pitch d'affaires, telles que vouloir tout dire, manquer de chiffres ou de vision, et négliger le langage corporel. Avoir su Avoir su: «le pouvoir du pitch» 2019-04-24 ÉCOLE DES ENTREPRENEURS DU QUÉBEC 7 minutes Catherine D’Avril et Gabrielle La Rue, cofondatrices de Locketgo Alors qu’elle occupait la fonction de responsable de la production logistique pour l’un des plus grands promoteurs d’événements au Canada, Gabrielle La Rue, aussi musicienne, a fondé Locketgo afin de répondre à un besoin d’entreposage temporaire dans les festivals. Aux simples casiers en bois à numéros, elle et son associée Catherine D’avril ont préféré développer une version connectée et intégrée aux services de billetterie. «Nous avons été propulsées rapidement dans le monde des startups en n’ayant aucun bagage en technologie, raconte Catherine D’avril, aussi directrice marketing. Gabrielle et moi détonnions parmi les ingénieurs lors de nos participations à des incubateurs comme Centech et FounderFuel . Or, ces ressources nous ont permis de faire un apprentissage en accéléré extraordinaire.» Bien qu’elles développent activement le marché de l’événementiel au Canada et aux États-Unis, le duo d’entrepreneures se tourne maintenant vers les arénas et les centres des congrès. «L’important pour nous, c’est que les utilisateurs se sentent bien dans nos “zones de confort” Locketgo. Nous travaillons également à diversifier notre offre avec des installations permanentes», explique Catherine. Selon la co-fondatrice, «le travail de bureau fait partie de notre quotidien, mais nous adorons rencontrer de nouveaux clients, faire de la prospection et aller sur le terrain. Nous avons également des talents opposés donc complémentaires. Gabrielle et moi se connaissons depuis seulement 3 ans, mais nous avons l’impression que ça fait une éternité!» Pitch d’affaires : 5 erreurs fréquentes à éviter Pistes de solution de l’ École des entrepreneurs du Québec … Dans un concours pour gagner une bourse, devant des investisseurs pour obtenir du financement, auprès des clients pour les conquérir, maîtriser son pitch d’affaires est l’une des compétences essentielles à acquérir en tant qu’entrepreneur. Dans le jargon des affaires, le pitch fait référence au elevator pitch, c’est-à-dire une présentation avec une durée déterminée, comme dans le cas où vous croiseriez un prospect dans un ascenseur et deviez capter son intérêt. Voici les erreurs les plus fréquentes à éviter pour un pitch à impact maximal! Vouloir tout dire Le pitch doit être percutant. Pour cela, il est préférable d’éviter de vouloir donner trop de détails. Choisissez un angle selon votre auditoire cible et allez à l’essentiel. Par exemple, concentrez-vous à expliquer clairement la problématique à laquelle répond votre service ou votre produit. Vous pourriez par exemple répondre aux questions suivantes: quel est votre avantage en rapport à vos concurrents? Que faites-vous d’unique, de différent? Manquer de chiffres Pour convaincre des investisseurs, il vous faudra des chiffres à l’appui. Que ce soit pour expliquer les besoins du marché, l’engouement des clients ou justifier un montant demandé, donnez des chiffres. Les clients pourront se laisser convaincre par des faits sur votre service ou votre produit, ce qui aura pour effet de mettre encore une fois votre avantage concurrentiel en relief. Manquer de saveur En revanche, un pitch purement factuel risque d’être ennuyant. Suscitez l’émotion! Comment? Vous pourrez utiliser l’humour, raconter une anecdote d’affaires, ou raconter votre parcours avec autodérision. Parfois, il est aussi possible de toucher un auditoire simplement en révélant son histoire, en parlant de ses doutes et de ses ambitions. Rappelez-vous toutefois de ne pas jouer un personnage, mais de rester fidèle à votre personnalité, sans quoi vous risquez de sonner faux. Manquer de vision Une erreur fréquente que font les entrepreneurs est d’oublier de montrer la progression d’une entreprise dans le temps, surtout auprès des prêteurs. Le risque en ayant toujours le nez collé sur les difficultés du moment présent est de montrer un portrait réduit et tronqué de l’entreprise. Montrez le chemin parcouru depuis vos débuts avec les réalisations et améliorations principales. Parlez du présent, mais aussi communiquez la vision de l’entreprise et ses objectifs futurs (prévisions financières, par exemple). Ne pas soigner son non-verbal Vous aurez beau avoir répété le meilleur des pitchs avec un contenu et une structure irréprochables, si vous ne soignez pas votre posture, votre ton de voix, vos tics, cela risque de nuire au message. Voici une petite liste d’éléments à vérifier lorsque vous pratiquerez d’un pitch. Ai-je tendance à : • Avoir le regard fuyant? • À ne regarder qu’une partie de l’auditoire? • Avoir la bougeotte? • Être figé? • Avoir un tic verbal ou physique en particulier? • Parler avec un ton de voix monotone? • Parler à un volume trop faible? • À m’essouffler? Vous aurez compris que la meilleure façon de vous améliorer sera de vous pratiquer, voire vous filmer. N’hésitez pas à faire votre pitch devant vos proches afin de recueillir des commentaires sincères. Rappelez-vous de cette citation: « Qui néglige de se préparer devra se préparer à être négligé! » Vous souhaitez améliorer votre pitch? Notre atelier Préparer sa présentation d’affaires peut vous aider. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article AVOIR SU : «PROTÉGER SA MARQUE» Ingénieure industrielle détenant une maîtrise en logistique de l’école Polytechnique de Montréal, LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos AVOIR SU: L'INTÉGRALE Si c’était à refaire, qu’est-ce que vous auriez aimé savoir avant de vous lancer en entreprise? LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article AVOIR SU: «LA VERTU DE LA PASSIVITÉ CONSCIENTE» À la fin de son baccalauréat en Études internationales... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) L’École des entrepreneurs du Québec est un OBNL dédié au développement des compétences pour le démarrage, la croissance et l’acquisition d’entreprise. L’École répond aux besoins spécifiques des entrepreneurs de tous les horizons en leur faisant vivre, dans un milieu entrepreneurial, une expérience accessible, flexible et associative. ÉCOLE DES ENTREPRENEURS DU QUÉBEC À PROPOS DE MARKETING & COMMUNICATION

  • Nancy raymond un an apres

    Cette rencontre avait été un véritable coup de coeur pour l’équipe de DanieleHenkel.tv. Un peu plus d’un an après la diffusion de la capsule DH découvre: Nancy Raymond de Steamatic Canada, Danièle Henkel rend de nouveau visite à cette entrepreneure de calibre, présidente de Steamatic Canada, afin de prendre de ses nouvelles. A-t-elle atteint ses ambitieux objectifs? ENTREPRENEURIAT Nancy raymond, un an après Henkel média 2020-09-08 Entretien Cette rencontre avait été un véritable coup de coeur pour l’équipe de DanieleHenkel.tv . Un peu plus d’un an après la diffusion de la capsule DH découvre: Nancy Raymond de Steamatic Canada, Danièle Henkel rend de nouveau visite à cette entrepreneure de calibre, présidente de Steamatic Canada , afin de prendre de ses nouvelles. A-t-elle atteint ses ambitieux objectifs? Notez bien que ce reportage a été tourné avant la pandémie de COVID-19 . PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article LES RESTAURATEURS APRÈS-SINISTRES, AUSSI SUR LA LIGNE DE FRONT Les restaurateurs après sinistre ont été reconnus comme offrant un service essentiel depuis LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Entretien DH DÉCOUVRE: ÉRIC DEMERS, FRANCHISÉ À STEAMATIC CANADA Dans la série DH découvre, Danièle Henkel part à la rencontre d’entrepreneurs d’exception LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE

  • Vanessa Borduas La Melodie De Lentrepreneuriat

    Nombreux sont les artistes qui jonglent avec le désir d’une création libre de toute attache, mais le modèle économique en culture sous-tend une pluralité d’acteurs qui interviennent entre le produit et la vente. La jeune chanteuse Vanessa Borduas, a voulu maîtriser elle-même la production, la diffusion et les recettes de ses créations sans dépendre des maisons de disques et salles de spectacle. Présenté par Henkel Media. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article RELANCE CULTURELLE : VERS UNE REDÉFINITION DU MODÈLE D’AFFAIRES La pandémie a révélé la précarité du milieu culturel au Québec et un modèle d’affaires.. LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article RELANCE CULTURELLE : DES DIFFUSEURS... La relance tant annoncée est enfin là : les festivals d’été reprennent... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article LA CULTURE EN RÉGION EN MODE SOLUTION Le milieu culturel, on le sait, a eu la vie dure en 2020. Les festivals ont montré les dents LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE ( Vous pouvez aussi Aimer ) À l’orée d’un champ de tournesols tournés à l’unisson vers le soleil qui descendait à l’horizon, le long reflet des chaises abritées sous un grand saule léchait une scène éphémère plantée là pour l’occasion. Le joli décor champêtre de l’huilerie Arôme des Champs de Bromont s’est prêté à perfection pour la prestation de Vanessa Borduas , protégée de Marc Dupré à la Voix qui s’est aussi illustrée au Festival international de la chanson de Granby. L’Escale est le nom de la tournée qu’elle et d’autres artistes ont entrepris en mini-van dans des lieux insolites à travers le Québec cet été. Une initiative de Productions Flèche , la boîte de création et production que la jeune femme a elle-même mis sur pied pour que sa voix, mêlée à d’autres, puissent porter plus loin. Entreprendre, c’est aussi créer Vanessa fait de la scène depuis qu’elle est toute petite. « La voie que j’ai prise pour porter mes messages et exprimer ma sensibilité passe aujourd’hui par l’entrepreneuriat, n’hésite-t-elle pas à affirmer. Je me suis longtemps cherchée, j’ai hésité à laisser tomber des jobs qui avaient la sécurité d’un salaire à temps plein. Finalement, je me suis investie dans ma propre compagnie, puis je l‘ai structuré et réorienté. C’est une amie qui m’a récemment fait réaliser que peu importe dans quoi je me lance, je crée ». Un soulagement pour celle qui a toujours eu mille et un projets en branle mais qui se définit d’abord et avant tout comme une artiste. « Aujourd’hui, je suis capable de prévoir des moments de création distincts de mon travail comme entrepreneure mais j’ai toujours touché à tout: relancer la radio étudiante, réanimer la salle de musique, accompagner des jeunes en théâtre, participer à des ateliers et des résidences d’écriture jusqu’en France, apprendre puis enseigner à l’École de la chanson, me former en communication et en animation culturelle, gérer des projets, puis des événements et des artistes ». Une entrepreneure agile, un projet d’affaires qui évolue « Au départ, la compagnie Productions Flèches, enregistrée en 2014, c’était pour lancer mon premier album de façon indépendante, admet-elle. Mais j’ai vite eu l’impression de pédaler dans le vide, je me demandais pourquoi je faisais ça et où je m’en allais. Je me suis sentie seule et essoufflée. Je suis allée dans mon entourage sonder un peu ce que les autres artistes-compositeurs-interprètes indépendants trouvaient le plus difficile dans l’autogestion. Chaque fois, la réponse qui revenait, c’était de se vendre ». Vanessa s’est mise à faire de la prospection: elle a contacté des lieux de diffusion, et fait du booking pour d’autres artistes émergents. En 2016, la compagnie est devenue une agence de spectacles. La jeune femme de 24 ans a plongé dans l’entreprenariat et a suivi une formation pour mieux maîtriser tous les rouages : elle a obtenu un ASP en lancement d’entreprise et a suivi le programme Nest in Montreal sur le Lean Startup organisé par LOJIQ pour préciser sa proposition d’affaires. Toujours prête à faire pivoter son entreprise pour assurer sa pertinence et son utilité, Vanessa a récemment intégré la gérance artistique et la production de spectacles. Deux nouveaux employés offrent des services à la carte : recherche et rédaction pour le financement de projets, administration et communication, consultation en gestion de carrière et production, identité artistique et visuelle. « Ce nouveau volet nous a permis de faire rouler l’entreprise pendant le confinement ». En plus de devenir une boîte créative, Productions Flèche est une maison de disques, un label indépendant, puisque Vanessa s’est remise à la création et à l’autoproduction. Avec une licence qui lui permet d’exploiter les enregistrements des autres et de les distribuer numériquement, elle contribue aussi à la mise en marché et à la commercialisation des artistes intéressés. Avec clairvoyance, la jeune femme a saisi l’espace qui s’était ouvert avec la démocratisation des moyens de production et de diffusion, notamment avec le numérique, pour en prendre les rênes. L’entrepreneuriat pour faire rayonner la culture La tournée Escale est le gros projet de production de relance culturelle post-pandémie. « Je ne pouvais pas passer à côté de cette opportunité, même si elle a été la plus risquée financièrement, relève Vanessa. Une partie de la subvention n’est accordée qu’au départ. J’avais une grosse somme à avancer pour l’achat du camion, sa transformation avec le matériel de spectacle, le branding, et le démarchage auprès des lieux pour faire du maillage avec des entreprises en agro-tourisme. Il fallait bien trouver une alternative et rejoindre le public autrement qu’en salles. C’est une initiative trippante et innovante, que je vais sûrement renouveler, mais surtout, elle a permis à sept artistes de tourner cet été. C’est une belle vitrine ». Ma compagnie prend vraiment tout son sens dans cet esprit d’entraide. C’est ce qui m’allume et ce qui est aujourd’hui au cœur de ma mission d’entreprise. Son nouveau défi? « On parle rarement aux artistes de la façon de gérer la croissance de leur entreprise. Je reste les oreilles grandes ouvertes pour pouvoir assurer la suite et faire rayonner les artistes ». Vanessa Borduas | La mélodie de l’entrepreneuriat 2021-08-20 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Nombreux sont les artistes qui jonglent avec le désir d’une création libre de toute attache, mais le modèle économique en culture sous-tend une pluralité d’acteurs qui interviennent entre le produit et la vente. La jeune chanteuse Vanessa Borduas, a voulu maîtriser elle-même la production, la diffusion et les recettes de ses créations sans dépendre des maisons de disques et salles de spectacle. Audacieuse, elle s’est lancée en entrepreneuriat dans l’industrie de la musique pour réaliser ses projets, mais aussi ceux de ses pairs. Rencontre avec une auteure-compositrice-interprète-entrepreneure qui saisit le taureau par les cornes pour faire rayonner la culture avec une indépendance farouche. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) CULTURE

  • Reforme sociale aux Etats Unis Des promesses trop ambitieuses

    oe Biden vient de terminer sa première année à la présidence des États-Unis et malgré plusieurs réussites en début de mandat, il est bien loin d’obtenir un A+ au regard de ses promesses tenues. Nous avons tendance à regarder notre voisin du Sud avec des lunettes roses et à aspirer au rêve américain. Les États-Unis ont beau être « the land of the free », ils sont exceptionnellement en retard à plusieurs niveaux par rapport à de nombreuses nations de la planète. Réforme sociale aux États-Unis | Des promesses trop ambitieuses? 2022-02-02 6 minutes Valérie Beaudoin Experte de la politique américaine Joe Biden vient de terminer sa première année à la présidence des États-Unis et malgré plusieurs réussites en début de mandat, il est bien loin d’obtenir un A+ au regard de ses promesses tenues. Nous avons tendance à regarder notre voisin du Sud avec des lunettes roses et à aspirer au rêve américain. Les États-Unis ont beau être « the land of the free », ils sont exceptionnellement en retard à plusieurs niveaux par rapport à de nombreuses nations de la planète. Je dois préciser ici que ces comparaisons concernent des pays industrialisés, capitalistes, démocratiques et, disons-le, riches. Je ne vous apprendrai sûrement rien en vous disant qu’il n’existe actuellement pas d’assurance maladie universelle aux États-Unis et que le secteur privé a une place très importante dans les soins de santé. Pour des millions d’Américains, imaginer un système comme celui du Canada relève du socialisme, voire du communisme. Les changements, aussi petits soient-ils, sont donc extrêmement difficiles. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Chronique APPROVISIONNEMENT AUX ÉTATS-UNIS | JOE BIDEN, LE GRINCH... À l’approche des Fêtes, le traditionnel discours « les démocrates veulent annuler Noël »... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) VALÉRIE BEAUDOIN À PROPOS DE Valérie Beaudoin est analyse et chroniqueuse de politique américaine. Elle traite de divers enjeux de cette société, qui ont souvent un impact chez nous. Elle est également chercheure associée à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand et membre du Groupe de recherche en communication politique de l'Université Laval. Valérie Beaudoin analyse la politique américaine pour différents médias québécois, depuis 2015, dont Radio-Canada, Noovo et le 98.5. Au cours de son cheminement académique, elle a concentré son énergie sur les États-Unis en plus de s’y rendre régulièrement pour faire de la recherche sur le terrain, que ce soit pour couvrir une élection, une assermentation ou encore différentes manifestations aux quatre coins du pays. Elle aime traiter de divers enjeux de la société américaine qui ont un impact chez nous. Elle s’intéresse particulièrement à la présidence, aux élections ainsi qu’aux médias. Outre son travail d’analyste et de chroniqueuse, Valérie est chercheure associée à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand et membre du Groupe de recherche en communication politique de l’Université Laval. Le président américain Joe Biden Biden, le nouveau Roosevelt ? À défaut de transformer tout le système de santé, les démocrates de Joe Biden ont promis à leurs électeurs qu’ils allaient entreprendre de grandes réformes sociales et économiques, les plus importantes depuis le New Deal de Franklin D. Roosevelt après la Grande Dépression. Cette promesse démocrate s’incarne dans le plan de réformes Build Back Better , un gigantesque projet originalement évalué 3 500 milliards $ américains. Mais voilà que ce plan ne verra pas le jour, puisque deux sénateurs démocrates centristes refusent de le soutenir au Sénat et empêchent ainsi cette réforme de devenir loi. Pourquoi ? Le coût qui lui est associé est énorme et l’économie américaine est déjà en mauvaise posture, dit l’un des deux sénateurs, Joe Manchin, de la Virginie-Occidentale. Pourtant, j’estime que plusieurs mesures proposées dans ce projet n’ont rien de révolutionnaire pour nous au Canada. Voici quelques-unes d’entre elles : L’éducation préscolaire gratuite (l’équivalent de notre maternelle quatre ans) Des services de garde abordable Allocations pour les enfants Baisse du prix des médicaments sous prescription, dont un prix fixe pour l’insuline Élargissement de ce qui est couvert par l’assurance publique Medicare Congés parentaux Cette liste, non exhaustive, n’inclut pas une section très importante du plan qui touche l’environnement et la transition énergétique amorcée par la majorité des grands pays industrialisés. En effet, environ 555 milliards de $ US du plan serviraient à favoriser l’énergie renouvelable, autant pour les entreprises que pour les citoyens, ainsi que le transport électrique. Maman, papa L’une des mesures qui frappent le plus notre imaginaire concerne les congés parentaux. En 2020, seulement 20 % des employés du secteur privé ont pu bénéficier d’un tel service . En fait, les États-Unis sont le seul pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques à ne pas avoir de programme de congé parental. Actuellement, l’unique mesure qu’on peut retrouver est celle touchant les compagnies de 50 employés et plus qui sont dans l’obligation d’accorder un congé de 12 semaines, en garantissant que la personne ne perdra pas son emploi. Attendez avant de pousser un soupir de soulagement, il n’y a aucune obligation monétaire associée à cette mesure : seulement une garantie d’emploi. C’est justement ce congé parental payé que réclamait une majorité de démocrates avant d’abaisser leur proposition à quatre semaines. Finalement, ils ont choisi de morceler le plan de réformes en différentes mesures parce que cette proposition des 12 semaines, même abaissée, était trop coûteuse selon certains politiciens. Les inégalités en santé En ce qui concerne les soins de santé, 2,2 millions d’Américains vivant sous le seuil de la pauvreté n’ont pas accès à l’assurance publique. La majorité d’entre eux sont des Afro-Américains, ce qui n’aide pas à atteindre l’égalité des chances. Dans une trentaine d’États, les Américains de classe moyenne dédient environ 10 % de leur salaire pour payer des frais liés à leur assurance médicale. De toute évidence, ils sont très loin de la gratuité retrouvée au Canada. Éduqués, mais endettés Selon moi, un autre débat majeur aux États-Unis touche la dette des étudiants. D’ailleurs, Joe Biden souhaite que l’éducation universitaire soit plus abordable. Il a proposé, dans son plan original, de payer quelques sessions dans les universités publiques américaines pour favoriser l’accès aux études supérieures, où les gens moins fortunés sont défavorisés. À la mi-janvier, la dette totale des étudiants s’élevait à plus de 1873 milliards $ US . Près de 45 millions d’Américains sont lourdement endettés en raison de leurs études. Il en coûte en moyenne 35 720 $ US par année pour étudier à l’université. À moins de gagner rapidement un salaire dans les six chiffres, je crois qu’il est difficilement envisageable pour un jeune adulte de rembourser rapidement une dette de cette ampleur. Le président Biden avait promis d’annuler 10 000 $ US de la dette de chaque étudiant, mais aucun projet de loi n’a été voté en ce sens jusqu’à maintenant. Une autre promesse non tenue. Une bonne idée pour tout le monde ? Le flamboyant homme d’affaires Elon Musk, fondateur de Tesla , a fait plusieurs déclarations dans les médias pour demander aux membres du Congrès de refuser le plan de Joe Biden. Il estime que l’État en fait déjà trop et que ce projet est excessivement coûteux. À l’opposé, plusieurs dirigeants de grandes entreprises comme General Motors , Ford ou encore Microsoft font pression sur les politiciens pour que Build Back Better puisse voir le jour. Quant au Canada, le gouvernement fédéral s’inquiète d’un élément important du plan : un crédit de 12 500 $ US qui serait accordé aux citoyens faisant l’acquisition d’une voiture électrique produite en totalité aux États-Unis et par une entreprise syndiquée ! Pour Justin Trudeau, cette mesure va à l’encontre des règles de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) qui vise à favoriser une chaîne de production traversant les frontières. Dans l’éventualité où cette mesure est adoptée, l’effet sur l’industrie automobile canadienne pourrait être brutal. Quand on se compare, on se console Notre système de santé est loin d’être parfait (nous n’avons qu’à regarder les problématiques soulevées durant la pandémie de COVID-19), mais jamais une personne ne se verrait refuser des soins en fonction de ce qu’elle a dans son compte en banque. Quant aux congés parentaux, les Québécois sont très loin de plusieurs citoyens des pays scandinaves en ce qui a trait aux avantages sociaux, mais bien au-devant de nos voisins américains. Il reste maintenant trois ans au mandat de Joe Biden. Dire que les attentes sont très élevées est un euphémisme… ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE

  • Entreprendre et oeuvrer dans des mondes dhommes

    Depuis le début de leur carrière, Anne-Sophie Riopel-Bouvier et Souad Elmallem évoluent dans des secteurs à prédominance masculine. L’une en aéronautique, l’autre en aviation et technologies de l’information. Entrevue croisée avec deux entrepreneures qui ont du cran. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article Confiantes, les futures entrepreneures? Au cours de la dernière décennie, l’entrepreneuriat féminin a nettement progressé au Québec... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Anne-Sophie Riopel-Bouvier est pilote et instructrice dans les Forces armées canadiennes. Avec son père, elle est la cofondatrice de l’entreprise EXO Tactik qui offre un service de soutien aérien spécialisé en sécurité publique par drone. Souad Elmallem s’est joint à Bombardier Aéronautique en 2011 où elle a grimpé les échelons jusqu’à devenir représentante en chef en appui aux unités d’affaires en 2001. Elle dirige aujourd’hui 6temik, une entreprise de conseil soutenant les industriels et les investisseurs intéressés par le développement international. À quels défis les femmes évoluant dans des domaines non traditionnels font-elles encore face aujourd’hui? Anne-Sophie Riopel-Bouvier : Il y a de moins en moins de défis plus on avance dans nos carrières, nous avons fait un bon bout de chemin, mais il reste encore beaucoup de non-dits et de sentiments pas réglés. À ma sortie de l’université, lorsque j’allais rencontrer des clients seule, ils me demandaient : où est ton père? J’étais la fille de Stéphane, et ce, même si j’allais animer une conférence sur un sujet que je maîtrise mieux que lui. Il arrivait que des clients ne me regardent pas du tout. J’ai souvent l’impression que je n’ai pas le droit à l’erreur. Je dois travailler plus fort et faire mes preuves. Souad Elmallem : Dans mon domaine, les femmes peinent à se frayer un chemin et ça me peine de voir que les hommes ne laissent pas la place aux femmes, que ce soit de manière consciente ou inconsciente. Avec mes différentes implications, j’essaie de contribuer afin d’améliorer les choses. Avec quelle attitude bravez-vous cette sous-représentation? Anne-Sophie Riopel-Bouvier : Plutôt que d’en faire une affaire personnelle, j’essaie de prendre les remarques avec philosophie. J’ai parfois eu des attaques verbales ou des allusions sexuelles. J’essaie alors de faire mon travail en ignorant le comportement. J’essaie de rester moi-même avant tout. Lorsque je suis en uniforme, je me maquille, je me fais une belle tresse. Mon surnom dans les Forces, c’est princesse. Je suis fière d’afficher ma féminité parce que c’est ce que je suis et que ça montre aux jeunes filles que c’est possible. Souad Elmallem : Quand j’étais petite, vers 11 ou 12 ans, mon père tenait des réunions avec des amis à la maison et j’installais pour être à ses côtés. Je cherchais souvent à placer un commentaire que les autres adultes ignoraient. Mon père les interrompait pour me laisser parler. Je disais sûrement des banalités, mais il agissait comme si c’était important. Grâce à cette confiance acquise très jeune, je n’ai jamais été impressionnée par aucun boys club. Il faut donner à nos filles une éducation très solide pour éviter des maux plus tard. Je ne me suis jamais dénaturée. Je n’ai jamais essayée de parler comme un homme. Je me respecte en tant que femme. Pour être acceptée dans le boys club, j’ai dû travailler plus fort pendant des années. À l’intérieur d’une organisation, je trouve que c’est pire que lorsqu’on est en affaires. Aujourd’hui, mes clients ont besoin de mes services, de mon expertise et non le contraire. Je n’ai plus le sentiment que je dois constamment faire mes preuves. Comment attirer plus de femmes dans vos domaines? Anne-Sophie Riopel-Bouvier: Je pense qu’il est essentiel que les femmes aient plus de services, plus de souplesse et de flexibilité afin de concilier vie professionnelle et familiale. J’aimerais un jour devenir pilote de ligne. Comment vais-je être perçue dans mon milieu ou dans l’entreprise si je prends une pause pour avoir un enfant? Souad Elmallem : Je pense qu’il faut exposer les fillettes très tôt aux domaines non traditionnels. C’est là où l’on se découvre et où nos intérêts se développent. Par la suite, il faut les encourager, les pousser et les soutenir. Comment mieux les accompagner? Anne-Sophie Riopel-Bouvier : Il faudrait que les femmes accueillent d’autres femmes dans ces domaines. En ce moment, j’ai davantage l’impression qu’elles se font compétition comme les places sont limitées, mais ce n’est pas vrai qu’elles le sont. Il faut s’entraider entre nous et nommer ce dont nous avons besoin. Souad Elmallem : « Il y a différentes initiatives comme celles de Femmessor qui ont pour mission d’aider les femmes à progresser. Par contre, je trouve dommage que d’autres programmes de soutien soient si restrictifs qu’ils ne cadrent pas avec une majorité de femmes. On a une pensée souvent trop simpliste et court-termiste dans l’écosystème entrepreneurial. De plus, il importe de bien encadrer les femmes pour les aider à identifier elles-mêmes leurs besoins et à leur faciliter l’accès à des ressources essentielles à leur développement. » « Devant un financier, une femme est souvent jugée en fonction de sa feuille de route, mais rarement en fonction de son potentiel. » – Souad Elmallem Entreprendre et oeuvrer dans des mondes d’hommes 2019-11-28 MÉLISSA PROULX 5 minutes Depuis le début de leur carrière, Anne-Sophie Riopel-Bouvier et Souad Elmallem évoluent dans des secteurs à prédominance masculine. L’une en aéronautique, l’autre en aviation et technologies de l’information. Entrevue croisée avec deux entrepreneures qui ont du cran. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

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