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- Ecotourisme un ete de villages ephemeres
Myriam Corbeil et Solène April, cofondatrices de l'Hôtel UNIQ, témoignent de leur capacité à pivoter pendant la pandémie. Découvrez comment elles explorent de nouvelles opportunités à travers quatre régions du Québec avec des villages éphémères. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article TOURISME: LES ENTREPRENEURS EN MODE SÉDUCTION Aux quatre coins du Québec, les entrepreneurs qui oeuvrent en tourisme ont repris leurs... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article TOURISME: LES HAUTS ET LES BAS D’UNE INDUSTRIE EN REDÉMARRAGE L’industrie touristique est parmi celles qui ont été les plus durement touchées par la COVID-19... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article UNE CRÈME À GLACE AVEC… NICOLE ET YVON TELLIER DU CAMPING OASIS L’été dernier, l’équipe de DanieleHenkel.tv a pris la route et est ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) C’est lors d’une compétition académique que le destin a fait de Myriam Corbeil et de Solène April, alors étudiantes en gestion du tourisme et de l’hôtellerie à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, des coéquipières inséparables. « Nous avons toutes deux travaillé dans l’hôtellerie de luxe, puis nous avons eu envie de démarrer un projet au Québec, raconte Myriam Corbeil. Nos recherches sur les innovations hôtelières et touristiques ont révélé une tendance croissante pour tout ce qui est éphémère. On n’a qu’à penser aux magasins “pop up” ou aux restaurants ouverts pendant une période limitée. On s’est dit: pourquoi ne pas créer un hôtel éphémère? » Pivoter en pleine pandémie Elles ciblent d’abord les régions où l’afflux de touristes monte en flèche en lien avec l’événementiel afin de combler un manque d’hébergement et elles développent un concept d’expérience écotouristique insolite et éphémère à mi-chemin entre le camping et l’hôtellerie classique. Lors de la création de l’entreprise en 2019, elles organisent donc leur tournée autour de 10 festivals comme le Festif! de Baie-Saint-Paul. La pandémie aura évidemment raison de ce modèle d’affaires puisque tous ces événements ont été annulés. Elles s’accordent alors une semaine de réflexion et développent le concept de village UNIQ en nature qui installera et déménagera ses pénates dans quatre destinations touristiques de choix cet été. Aux 30 unités prévues, elles installeront 10 unités par village afin de respecter les mesures sanitaires. Toujours en se basant sur les statistiques de taux d’occupation en tourisme, elles se dirigeront donc cet été vers le parc régional des Grandes-rivières du lac Saint-Jean (24 juillet-11 août), le parc régional du Lac Taureau (14 août-3 septembre), les Jardins de Métis (9 au 20 septembre) puis la Baie de Beauport (22 septembre au 12 octobre). Service d’hôtellerie en plein air « Jusqu’à maintenant, la réponse est très positive, affirme Myriam Corbeil. Il y a même une personne qui a choisi de nous suivre dans les quatre destinations afin de prendre le temps de découvrir ces coins du Québec à travers un concept qui l’interpelle. Notre objectif est justement de faire découvrir ces régions à nos clients. On s’allie avec des partenaires locaux pour offrir des dégustations de produits du terroir et des passeports d’activités à prix réduit. » Les deux partenaires d’affaires feront partie de l’aventure à 100%.« Nous recevons les clients à l’accueil comme dans un lobby d’hôtel et nous les dirigeons vers leur unité. Avant leur arrivée, nous leur faisons parvenir une infolettre sur la région. Nous nous associons avec des chefs de la région pour offrir le service de boîtes à lunch et nous organisons des piques-niques sur la plage ou en forêt. Nous sommes là pour rendre leur expérience la plus agréable possible. » L’effet « village » sera notamment créé avec la tente commune où les clients pourront cuisiner, jouer à des jeux ou se détendre dans les hamacs et poufs prévus à cet effet. Le soir, le village s’animera au son des instruments de musique et à la lueur du feu de joie. Une voie d’accélération Si le concept de village nature était déjà dans les cartons pour les deux entrepreneures, il avait été remis à plus tard au profit des festivals qui permettait un développement plus rapide. Or, la pandémie de la COVID-19 les a obligées à développer la phase 2 avant la phase 1 de leur projet. « L’été prochain, on espère que les festivals reprendront et que nous pourrons garder les deux concepts: village nature et village festif! », conclut Myriam Corbeil. ÉCOTOURISME: UN ÉTÉ DE VILLAGES ÉPHÉMÈRES 2020-07-20 MÉLISSA PROULX 4 minutes Il y a de ces entrepreneurs en démarrage qui ont su pivoter pendant la pandémie, ouvrant devant eux un monde de possibilités pour le futur. C'est le cas de Myriam Corbeil et Solène April, les cofondatrices de l' Hôtel UNIQ , qui partent à la conquête de quatre régions du Québec avec, dans leurs bagages, des villages éphémères. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ÉCORESPONSABILITÉ
- frederique simard faire du coworking un moteur de creativite chez hedhofis
Henkel media - Depuis 2017, Hedhofis transforme le paysage du coworking au Québec. Avec dix espaces stratégiquement situés, cette entreprise 100 % québécoise propose bien plus que des bureaux : elle crée des environnements collaboratifs où innovation, créativité et communauté s’entrelacent. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Article COMMENT DÉVELOPPER UNE CULTURE D’ENTREPRISE SAINE ET FORTE ? Dans le contexte actuel de pénurie de main d’œuvre, savoir fidéliser et attirer les bons employés... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Chronique TRAVAILLEURS EN CONTEXTE DE TÉLÉTRAVAIL : RISQUES ET SOLUTIONS L’émergence de la pandémie de la Covid-19 a forcé un recours massif au télétravail. Si certains... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Un parcours tourné vers l’humain Frédérique, racontez-nous votre parcours. Qu’est-ce qui vous a menée à occuper ce rôle clé chez Hedhofis ? « Depuis toujours, j’aime travailler avec les gens. Mon parcours a commencé avec une formation en éducation spécialisée, mais j’ai vite voulu évoluer dans un autre cadre. J’ai donc poursuivi avec une formation en gestion de projet, où j’ai appris à gérer des équipes et à répondre aux besoins des autres. Par la suite, j’ai passé cinq ans dans une agence événementielle. J’y organisais un grand rassemblement entrepreneurial en Montérégie, et c’est à ce moment-là que j’ai découvert le coworking. Ça a été un vrai déclic ! Après la naissance de ma fille et avec la pandémie, j’ai rejoint Hedhofis, séduite par leur culture d’entreprise et leur esprit d’innovation. Aujourd’hui, je m’occupe d’accompagner nos membres pour trouver l’espace idéal pour leur entreprise. » Hedhofis : un coworking, mille opportunités Qu’est-ce qui vous a attirée dans le coworking, et pourquoi pensez-vous que c’est l’avenir ? « Ce que j’adore dans le coworking, c’est l’esprit de collaboration. Ce n’est pas seulement un lieu de travail, c’est un écosystème où les gens se rencontrent, échangent et parfois même créent ensemble. Et chez Hedhofis, on ne fait pas que suivre les tendances, on contribue à façonner l’avenir du travail. Après la pandémie, les besoins ont changé. Les entreprises cherchent de la flexibilité, les employés veulent sortir de chez eux, et Hedhofis offre une solution qui répond à ces deux aspirations. Nos espaces ne sont pas simplement fonctionnels : ce sont des environnements qui inspirent et qui rassemblent. » Qu’est-ce qui distingue Hedhofis des autres espaces de coworking ? « Hedhofis est une entreprise 100 % québécoise avec le plus grand réseau d’espaces de coworking au Québec. Nos membres peuvent accéder à dix emplacements différents : dans la grande région de Montréal, à Trois-Rivières, dans la région de Québec et bien d’autres. Cette flexibilité est un vrai atout, surtout pour ceux qui veulent travailler près de chez eux ou recevoir des clients dans un cadre professionnel. En plus, tout est clé en main. On s’occupe de tout : le Wifi, le café, les salles de réunion… Les membres peuvent simplement se concentrer sur leur activité sans se soucier de la logistique. » Le coworking comme accélérateur de créativité Pourquoi le coworking est-il si propice à l’innovation ? « C’est la diversité des membres qui fait toute la différence. Dans nos espaces, vous pouvez croiser un avocat, un entrepreneur, un designer ou un recruteur. Ces profils variés créent des échanges riches, parfois même des collaborations inattendues. Par exemple, nous avons un client à Longueuil qui utilise nos différents espaces pour ses sessions stratégiques. En changeant de lieu, il casse la routine, et cela lui donne de nouvelles perspectives. C’est ça, la magie du coworking : l’inspiration peut venir de n’importe où, même d’une simple conversation à la machine à café. Cette possibilité de se déplacer entre les différents espaces Hedhofis, c’est un énorme avantage. Chacun a une énergie unique et attire des profils différents. Par exemple, notre site de Vieux-Montréal est très prisé par le domaine de la tech, les recruteurs, tandis qu’à Square Victoria on trouve beaucoup de professionnels comme des avocats ou des notaires. Pouvoir explorer ces différents environnements stimule la créativité et élargit les horizons. » Défis et avenir du coworking Quels sont les défis auxquels le secteur fait face ? « Le plus gros défi, c’est l’éducation. À Montréal, les gens connaissent bien le coworking, mais dès qu’on s’éloigne un peu, il y a encore beaucoup de pédagogie à faire. On doit expliquer les avantages, casser les idées reçues, et montrer que c’est une solution aussi flexible que fiable. On doit aussi rester en veille constante pour suivre les tendances et répondre aux besoins en évolution. Cela demande une grande agilité, mais c’est aussi ce qui rend le travail passionnant. » Justement, quelles sont les tendances qui se dessinent aujourd’hui ? « Le mode hybride est au cœur des attentes. Les employeurs veulent que leurs équipes reviennent au bureau, mais les employés veulent de la flexibilité. Chez Hedhofis, nous offrons des solutions pour combiner les deux : des forfaits hybrides, des salles de réunion à la journée, ou des espaces situés à proximité des commodités comme les garderies ou les commerces. On voit aussi une forte demande pour des espaces agréables et modernes, où les gens ont envie de venir, pas seulement par obligation. C’est là-dessus que nous concentrons nos efforts. » Quels conseils donneriez-vous à une entreprise qui hésite à rejoindre un espace de coworking ? « Je leur conseillerais de bien définir leurs besoins et d’essayer nos espaces grâce à la journée d’essai gratuite. Le coworking est une formidable opportunité de réseautage, de collaboration et de développement professionnel. Une fois intégré dans cet écosystème, il suffit de se laisser porter par les opportunités que cela offre. » Pour Frédérique, le coworking est bien plus qu’un simple espace de travail : c’est un moteur d’innovation, un lieu de collaboration et un moyen d’accompagner les entreprises à chaque étape de leur développement. « Je veux que nos membres se sentent chez eux. Qu’ils ressortent d’une journée passée chez Hedhofis avec une idée nouvelle, une connexion enrichissante ou une perspective inspirante. Notre mission est de créer des espaces qui encouragent la réussite et la collaboration, tout en rendant l’expérience agréable et stimulante. » Hedhofis continue de se démarquer par son approche humaine et son engagement envers la communauté entrepreneuriale québécoise. Avec des projets d’expansion et des services toujours plus adaptés aux besoins des entreprises modernes, l’avenir du coworking s’annonce prometteur. Si vous avez des questions ou souhaitez nous rendre visite , rendez-vous sur hedhofis.com ou planifiez un appel avec Frédérique Simard via ce lien . Frédérique Simard : Faire du coworking un moteur de créativité chez Hedhofis 2025-02-22 HENKEL 8 minutes Depuis 2017, Hedhofis transforme le paysage du coworking au Québec. Avec dix espaces stratégiquement situés, cette entreprise 100 % québécoise propose bien plus que des bureaux : elle crée des environnements collaboratifs où innovation, créativité et communauté s’entrelacent. Au cœur de cette dynamique, Frédérique Simard, directrice de la location, joue un rôle clé. Avec un parcours riche et une passion pour les relations humaines, elle accompagne les professionnels et les entreprises dans la recherche d’espaces qui répondent à leurs besoins. Sa vision du coworking dépasse la simple location de bureaux : elle voit en ces lieux des moteurs de transformation pour le travail moderne. Dans cet entretien, Frédérique partage son parcours, son rôle au sein d’Hedhofis et sa vision d’un coworking tourné vers l’avenir. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT
- pourquoi personne ne veut plus faire denfants
Les berceaux se vident partout dans le monde. En France, au Québec, en Corée du Sud... Même les politiques les plus généreuses n'y changent rien. La vraie raison ? Nos priorités ont changé. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Chronique RÉALISER UN PROJET DE RÉNOVATION POUR AIDER LES ENFANTS Depuis mon jeune âge, j’ai toujours admiré les personnes qui ont rendu ce monde ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Videos NADIA: MA FAMILLE, MON ÉQUILIBRE La gratitude. C’est le sentiment qui habite l’esprit de ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Imaginez une école transformée en refuge pour chats. Des garderies reconverties en maisons de retraite. Des fabricants de lait pour bébés qui vendent maintenant des smoothies aux seniors. Ce n'est pas de la science-fiction, c'est la réalité en Corée du Sud aujourd'hui [1]. Avec seulement 0,75 enfant par femme, la Corée détient le record mondial de la faible natalité. Mais elle n'est pas seule. La France vient d'enregistrer son taux le plus bas depuis 1918 : 1,62 enfant par femme [2]. Au Québec, c'est encore pire avec 1,33 enfant par femme [3]. Même la Chine, le Brésil et les États-Unis sont passés sous la barre fatidique de 2,1 enfants par femme - le minimum pour renouveler une population. Les chiffres qui font peur Les statistiques donnent le vertige. En France, 663 000 bébés sont nés en 2024, soit 21% de moins qu'en 2010 [4]. Au Québec, l'âge moyen pour avoir son premier enfant est passé de 27 ans en 1976 à 30 ans aujourd'hui [5]. Et ce n'est que le début : selon l'ONU, les deux tiers de la planète vivent déjà dans des régions où on fait moins d'enfants qu'il n'en faut pour maintenir la population [6]. En Corée du Sud, si la tendance continue, chaque génération ne représentera qu'un tiers de la précédente. Concrètement, ça veut dire qu'un pays de 51 millions d'habitants pourrait se retrouver avec 17 millions dans 30 ans. "C'est trop cher !" La première explication qui vient à l'esprit, c'est l'argent. Et c'est vrai que les chiffres font mal. Élever un enfant jusqu'à 25 ans coûte 264 000 euros en France - soit le prix d'un appartement [7]. Au Canada, c'est 300 000 dollars jusqu'à 17 ans seulement [8]. Une récente enquête de l'ONU auprès de 14 000 personnes dans 14 pays confirme cette réalité [9]. En Corée du Sud, 58% des gens citent l'insécurité financière comme frein principal. Même en Suède, pourtant réputée pour ses aides sociales, ils sont encore 19% à s'inquiéter de l'argent. Mais attention : contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas juste une question de revenus. Même les couples aisés font moins d'enfants qu'avant. Le problème est plus profond. Les femmes ont d'autres projets La vraie révolution, c'est l'émancipation des femmes. Aujourd'hui, elles font des études, ont des carrières, voyagent. Avoir des enfants à 20 ans ? Très peu pour elles. Au Québec, 56% des bébés naissent maintenant de couples en union libre, pas mariés [10]. Les femmes ne se sentent plus obligées de suivre le schéma traditionnel. Le problème, c'est que malgré tous les discours sur l'égalité, ce sont encore elles qui s'occupent principalement des enfants. Cette "double journée" - boulot le jour, enfants le soir - en décourage plus d'une. Comme le dit Sophie, 35 ans, cadre à Montréal : "Même avec 100 000 dollars, je n'aurais pas eu un quatrième enfant. Je voulais retourner au travail." L'angoisse du futur Une nouvelle peur s'ajoute : l'écoanxiété. 19% des gens interrogés par l'ONU citent le changement climatique comme raison de ne pas avoir d'enfants [11]. "Pourquoi mettre un enfant au monde s'il va vivre l'apocalypse climatique ?" se demandent beaucoup de jeunes. Cette angoisse dépasse l'environnement. Guerres, crises économiques, instabilité... L'avenir semble incertain. Avoir des enfants, c'est faire un pari sur l'avenir. Un pari que beaucoup ne veulent plus prendre. Les gouvernements paniquent (et se trompent) Face à cette situation, les politiques sortent l'artillerie lourde. En Chine, des fonctionnaires appellent les femmes pour connaître leur cycle menstruel [12]. En Turquie, on interdit les césariennes non médicales. En Hongrie, les mères de deux enfants ne paient plus d'impôts. Résultat ? Ça ne marche pas. L'exemple du Québec est parlant : en 1988, le gouvernement offrait jusqu'à 8 000 dollars pour un troisième enfant. "Ça marche un petit bout de temps, puis les gens reviennent à leurs habitudes", explique Sophie Mathieu, spécialiste des politiques familiales [13]. Pourquoi ces mesures échouent-elles ? Parce qu'elles ne s'attaquent pas au vrai problème. Donner de l'argent, c'est bien. Mais si les crèches manquent, si les horaires de travail sont impossibles, si les femmes doivent choisir entre carrière et famille, ça ne sert à rien. Ce qui marche vraiment Les pays qui s'en sortent le mieux ne misent pas sur les primes, mais sur la qualité de vie. La Suède, par exemple, offre des congés parentaux partagés entre père et mère, des crèches abordables, des horaires flexibles. Résultat : seulement 19% des Suédois s'inquiètent de l'argent pour avoir des enfants, contre 58% en Corée du Sud [14]. Mais même la Suède ne remonte pas vraiment sa natalité. Pourquoi ? Parce que le problème dépasse les politiques publiques. Nos modes de vie ont changé. Nos priorités aussi. Une révolution silencieuse Ce qu'on vit, c'est une révolution des mentalités. Avant, avoir des enfants était automatique, obligatoire même. Aujourd'hui, c'est un choix. Et ce choix, beaucoup le reportent ou y renoncent. Les nouvelles générations veulent d'abord voyager, faire carrière, profiter de la vie. Elles ne voient plus la parentalité comme un passage obligé vers l'âge adulte, mais comme une option parmi d'autres. Une option coûteuse, contraignante, et pas forcément épanouissante. Cette transformation reflète aussi une élévation des standards. Nos grands-parents se contentaient de nourrir et habiller leurs enfants. Nous, on veut leur offrir le meilleur : écoles privées, activités extra-scolaires, voyages éducatifs... Le "coût" d'un enfant a explosé, pas seulement financièrement, mais aussi en temps et en énergie. L'immigration, solution miracle ? Face à cette réalité, certains pays misent sur l'immigration. Au Québec, 40% des nouveau-nés ont déjà au moins un parent né à l'étranger [15]. C'est trois fois plus qu'en 1980. L'immigration compense en partie la baisse de natalité, mais elle soulève d'autres questions sur l'identité et l'intégration. Et maintenant ? Faut-il paniquer ? Pas forcément. Cette transition démographique peut aussi être vue comme une chance. Moins d'enfants, mais mieux éduqués et accompagnés. Des sociétés plus durables, moins consommatrices de ressources. Le défi, c'est d'adapter nos systèmes à cette nouvelle réalité. Repenser les retraites, optimiser la productivité, mieux intégrer les immigrés. Et surtout, arrêter de culpabiliser ceux qui choisissent de ne pas avoir d'enfants. Comme le souligne le rapport de l'ONU : "Les gens veulent des enfants, mais disent que les conditions ne sont pas bonnes" [16]. Le problème n'est pas un rejet de la parentalité, mais l'inadéquation entre nos aspirations et nos réalités. Conclusion : accepter le changement La baisse de la natalité dans les pays riches n'est ni une crise temporaire ni un caprice de jeunes égoïstes. C'est le reflet d'une société qui a évolué, où l'autonomie individuelle prime sur les injonctions collectives. Plutôt que de forcer les gens à faire des enfants, mieux vaut créer les conditions pour que ceux qui le souhaitent puissent le faire sereinement. Crèches accessibles, horaires flexibles, partage équitable des tâches domestiques, soutien aux familles... Voilà les vraies solutions. Car au final, la question n'est pas de savoir combien d'enfants nous faisons, mais dans quelles conditions nous les élevons. Et sur ce point, il y a encore du travail. Sources [1] Radio-Canada, "Les taux de natalité sont en chute libre", juin 2025 [2] INSEE, "Bilan démographique 2024", janvier 2025 [3] Institut de la statistique du Québec, "Naissances et fécondité", mai 2025 [4] INSEE, op. cit. [5] Institut de la statistique du Québec, op. cit. [6] INED, "Baisse massive de la fécondité mondiale", janvier 2024 [7] Capital, "Avoir un enfant coûte aussi cher qu'un appartement", mars 2025 [8] Les Affaires, "Coûts associés à l'arrivée des enfants", mai 2025 [9] UNFPA, "La véritable crise de la fécondité", juin 2025 [10] Institut de la statistique du Québec, op. cit. [11] UNFPA, op. cit. [12] Radio-Canada, op. cit. [13] Ibid. [14] UNFPA, op. cit. [15] Institut de la statistique du Québec, op. cit. [16] UNFPA, op. cit. Pourquoi personne ne veut plus faire d'enfants ? 2025-10-09 HENKEL 6 minutes Les berceaux se vident partout dans le monde. En France, au Québec, en Corée du Sud... Même les politiques les plus généreuses n'y changent rien. La vraie raison ? Nos priorités ont changé. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) SANTÉ & BIEN-ÊTRE
- GOLF AVENUE ET CYCLING AVENUE LE SUCCES DU RE COMMERCE
Écoresponsabilité et économie circulaire ont la cote ces temps-ci. Ces concepts vont au-delà du bac à recyclage. Chez Golf Avenue et Cycling Avenue, on détaille articles de golf neufs et usagés et vélos reconditionnés sur des plateformes qui intègrent l’achat et la revente. La première entreprise est le chef de file mondial dans le domaine, et la seconde, lancée en 2019 est déjà en voie de le devenir. Discussion avec le jeune cofondateur, Pierre-Luc Laparé, sur le succès du phénomène. Présenté par Henkel Media. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article LES PATATES DOLBEC ONT GERMÉ : UBALD DISTILLERIE A POUSSÉ La pandémie a dévoilé des failles de notre système... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article BLANC DE GRIS... Des grappes de pleurotes sortent leurs têtes farouches... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article HYPERCONNECTIVITÉ EN ENTREPRISE Quatre conseils pour leaders branchés! LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) E-Bay, Kijiji, ou Marketplace sont toutes des plateformes de revente en ligne de biens usagés aux consommateurs. Golf Avenue , créée en 2006, a choisi de professionnaliser le concept en offrant un système d’évaluation et de sécurisation qui n’existait pas. Elle s’est diversifié et a créé l’entreprise verticale Cycling Avenue . Les adeptes de plein-air peuvent vendre, échanger ou acheter leur équipement à un juste prix et se faire payer en argent, en crédits Golf Avenue ou dans une des 350 boutiques qui fait partie de son réseau. Deux jeunes visionnaires face aux possibilités du numérique Pierre-Luc Laparé et Marc-Antoine Bovet, dont le nom de famille n’est pas inconnu du monde des affaires, sont deux amis de longue date qui ont étudié ensemble aux HEC et partagent la passion du golf. En entrant un jour dans un Golf Town , ils sont tombés sur une aubaine : des putters à 300$ réduits à 50$. Il n’en fallait pas plus aux jeunes pour les motiver : « on doit bien pouvoir les revendre 100$ sur eBay! ». 150 bâtons plus loin, revendus avec une marge considérable, les deux acolytes avaient identifié une opportunité. À 18 ans, Pierre-Luc et Marc-Antoine se sont lancés dans la revente en ligne et ont créé Golf Avenue . Ils ont tissé un réseau d’affaires avec les boutiques indépendantes d’une chaîne d’équipement de golf, rachetant les démonstrateurs et les non vendus qui restaient sur les bras, ainsi que les articles usagés rachetés des clients pour être revendus en échange d’un crédit contre du neuf. Pendant un peu plus de quatre ans, l’histoire s’est poursuivi sur e-Bay et Amazon, des plateformes encore jeunes, où il y avait peu de compétition. Le modèle d’affaires de Golf Avenue était unique : « acheter un produit usagé, l’inspecter et le reconditionner, l’évaluer à un juste prix et le prendre en photo pour le revendre, toute une complexité logistique!, partage Pierre-Luc. Chaque produit est différent, contrairement à une marchandise uniforme qui peut être promue sans être détaillée à la pièce. L’objectif est de professionnaliser l’expérience d’achat au même niveau que celle du neuf ». S’il a fallu mettre en place un système dans l’entrepôt, il a aussi fallu informatiser assez vite. « Quand le gérant est venu nous dire que notre affaire était rendue trop grosse et qu’ils avaient une entente officielle pour leurs invendus avec une compagnie américaine, on s’est dit qu’il était temps de lancer notre propre plateforme », explique Pierre-Luc. Un nouvel associé développeur et des spécialistes du web se sont greffés petit à petit. Créer sa propre plateforme technologique, Golf 99, et développer les bons algorithmes, est devenu essentiel pour que les détaillants puissent rapidement connaître le prix auquel Golf Avenue racheterait leurs bâtons. L’entreprise a baigné dans le digital dès sa création : re-marketing, re-targeting et re-commercialisation ont fait sa force. Des 11 boutiques qui faisaient affaire avec eux depuis 2006, 43 autres à travers le Canada se sont rajoutées quand en 2010, les jeunes entrepreneurs ont réussi à convaincre la chaîne d’un partenariat, un moment clé dans l’histoire de leur expansion. Un marché à saisir et une croissance exponentielle Depuis, l’entreprise a pris son envol. Sa croissance, jusqu’à tout récemment, était 100% organique, de l’ordre de 40 à 50% par année. Depuis trois ans, pour continuer à grossir, elle a élargi sa façon de s’approvisionner, auprès des particuliers. En un an, ce marché a décuplé. La compagnie, connue pour la vente de produits usagés, l’est maintenant aussi pour l’achat. Plus de 1 million de clients et quelques 75 000 produits neufs et usagés sont proposés par Golf Avenue sur ses différentes plateformes. Récemment, Pierre-Luc a pris du recul pour réfléchir à ce qui faisait sa force : « c’est cette capacité d’avoir réussi à créer une plateforme technologique qui n’existait pas, et qui n’existe toujours pas, parce qu’il n’y a rien qui permet d’avoir des centaines de milliers d’acheteurs et de vendeurs sur un même site ». Au-delà du golf, sa vision d’entreprise s’est ouverte à devenir le plus grand détaillant internet de produits de seconde main. L’entrepreneur a pris le pari de devenir la plateforme e-commerce de référence dans le monde en économie circulaire. Ce concept, qui est aujourd’hui tendance, est au cœur de la raison d’être de Golf Avenue depuis toujours, mais n’avait pas été mise de l’avant jusque-là. Il y a deux ans et demi, le cofondateur a réalisé l’ampleur de ce qu’il avait mis sur pied et s’est attiré des investisseurs. Il a pu racheter le joueur mondial anglais Golf Bidder , et a lancé un nouveau vertical, Cycling Avenue qui est en plein essor à travers le pays. La réflexion est amorcée pour ouvrir le marché de Cycling aux Etats-Unis et à l’Europe. Et pourquoi pas inclure d’autres sports et faire d’autres acquisitions? L’entreprise est sur sa lancée. En 2020, elle est passée de 23 employés à 125 au bureau de Montréal, avec 47 employés à recruter d’ici les prochains mois. Les trois marques sont aujourd’hui réunies sous une même bannière qui fait officiellement de l’économie circulaire son modèle d’affaires et qui sera lancée prochainement cet automne. Une croissance à suivre en définitive… GOLF AVENUE ET CYCLING AVENUE : LE SUCCÈS DU « RE-COMMERCE » 2021-07-29 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Écoresponsabilité et économie circulaire ont la cote ces temps-ci. Ces concepts vont au-delà du bac à recyclage. Chez Golf Avenue et Cycling Avenue, on détaille articles de golf neufs et usagés et vélos reconditionnés sur des plateformes qui intègrent l’achat et la revente. La première entreprise est le chef de file mondial dans le domaine, et la seconde, lancée en 2019 est déjà en voie de le devenir. Discussion avec le jeune cofondateur, Pierre-Luc Laparé, sur le succès du phénomène. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ÉCORESPONSABILITÉ
- 5 articles les plus lus en 2019
Pénurie, changement de carrière, parcours inspirants… Quels sujets vous ont fait le plus réagir cette année? Nous avons réuni le top 5 des articles les plus populaires sur DanieleHenkel.tv. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Entretien PAPA, JE REPRENDS L'ENTREPRISE! Danièle Henkel s’est rendu à Salaberry-de-Valleyfield pour rencontrer Renée Demers, la présidente... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Videos SYLVIE: UN NOUVEAU DÉPART C’est parfois à travers l’épreuve que les changements les plus positifs s’opèrent... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) 1- Pénurie de talents: Employeurs, réveillez-vous! Le constat est implacable : si la pénurie de talents a affecté un grand nombre d’entreprises ces cinq dernières années, elle va aller qu’en s’accélérant au cours des cinq prochaines! Comment les employeurs peuvent-ils agir rapidement pour adapter leur mode de recrutement? Elisabeth Starenkyj , associée principale et co-présidente de la Tête chercheuse, suggère trois solutions. Lire l’ article complet . 2 – La pilote du Grand Nord Il est vrai que le récit et les photos de Roxanne Granger font rêver. En février dernier, nous sommes allés à la rencontre de cette jeune pilote du Grand Nord qui se passionne pour les opérations de brousse à 500 pieds au-dessus des sapins. Un parcours atypique, captivant et inspirant dans une profession à 95% masculine. Lire l’ article complet . "Notre province est tellement vaste, tellement belle, relatait-elle. Ici, la nature gagne sur tout. J’adore ça, même si c’est aride. On ne peut faire autrement que de respecter notre environnement." 3- Se réinventer à 50 ans Changer de carrière passé le cap de la cinquantaine… C’est ce qu’a réalisé Sylvie Perencin après une perte d’emploi difficile à encaisser, tel qu’elle en a témoigné dans la série La routine du matin . Et si 50 ans était l’âge des nouveaux départs professionnels, alors qu’il reste souvent 10, 15 voire 20 ans à travailler? Nous avons abordé la question avec Claire Savoie , conseillère en gestion de carrière. Lire l’ article complet . 4- On n’est jamais obligé de rien dans la vie Les obligations n’existent pas. Seuls les choix existent. C’est ce qu’a affirmé le psychologue du travail Dr Nicolas Chevrier dans sa chronique la plus marquante de l’année. Le sentiment d ’obligation est l’un des schèmes de pensée qui revient le plus souvent chez les chefs d’entreprise qu’il rencontre. Comment nous en débarrasser une fois pour toutes et introduire la notion de choix au quotidien? Lire la chronique complète . "Cette mauvaise habitude peut m’empêcher de voir une source de stress sous un œil différent, écrivait-il. Elle se manifeste par une constante addition de « je dois » et « il faut » aux tâches de la vie quotidienne." 5- De présentatrice à entrepreneure météo Quelques semaines avant son décès, Jocelyne Blouin acceptait, avec beaucoup de générosité, de nous accorder un entretien dans le cadre de notre série sur les femmes en science. Elle s’est notamment livrée sur ses débuts comme météorologue, sur sa longue carrière de présentatrice météo à Radio-Canada et sur son après-carrière d’entrepreneure. Rare et précieuse entrevue avec une grande dame avant qu’elle nous quitte. Lire l’ article complet . 5 articles les plus lus en 2019 2019-12-20 MÉLISSA PROULX 3 minutes Pénurie, changement de carrière, parcours inspirants… Quels sujets vous ont fait le plus réagir cette année? Nous avons réuni le top 5 des articles les plus populaires sur DanieleHenkel.tv . PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT
- Marketing 5 conseils pour toucher les coeurs et les portefeuilles
Découvrez comment le marketing moderne privilégie les relations humaines grâce aux médias sociaux. Andrew Johnson et Ann-Stéphanie Dumont de Dreww partagent cinq conseils essentiels pour réussir vos campagnes de marketing numérique. Présenté par Henkel Media. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article 10 TENDANCES EN ENTREPRISE À SURVEILLER EN 2021 Si l’année 2020 n’a pas du tout été celle que nous avions prévue, nous avons désormais LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION Article LA CRISE COMME TREMPLIN POUR SOLIDIFIER SON ENTREPRISE Cofondateur du groupe français INEAT implanté à Montréal depuis 2018, Yves Delnatte dirige LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION Article LE MARKETING HUMAIN À L’ÈRE DE L’IA L’intelligence artificielle (IA) et le Big Data sont est en train de révolutionner la ... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Andrew, le visage de Dreww , une agence de publicité et de production numériques lancée en 2020, met la table : « Il ne s’agit plus de vendre ». Exit les campagnes commerciales qui s’adressaient au plus grand nombre pour vendre un produit à tout vent. Plus personne ne mord à la publicité générique et aux annonces intrusives. Il y a eu un changement fondamental dans le rôle et les objectifs du marketing. Depuis quelques années, les entreprises construisent leurs campagnes autour des préoccupations et des besoins de leurs clients cibles. Aujourd’hui, elles poussent un cran plus loin pour véritablement créer une relation de confiance avec leurs clients. Elles développent du contenu pertinent de haute qualité à propos de ce qui importe vraiment aux yeux des consommateurs. Il est devenu clair que derrière le succès de toute marque se trouve une relation authentique. 1. NAVIGUEZ DANS L’ÉCOSYSTÈME Pour demeurer performant, il faut savoir maîtriser les technologies numériques et l’environnement qui évolue très rapidement. Ou déléguer cette partie à des experts. « On vit et on travaille au sein de l’écosystème, explique Andrew. Ce n’est pas un job de 9 à 5. On en fait absolument partie ». En d’autres mots, il faut manger, respirer et dormir avec les médias sociaux. Le patron ajoute : « On est des Millénariaux. On a grandi branchés au wifi et à nos cellulaires. Ici, on est tous des Digital Natives , des pieds à la tête, du président au photographe. Pour travailler avec nous, il faut comprendre l’écosystème dans lequel on navigue constamment, même en tant que comptable. Il faut catcher notre monde, la culture numérique. » Et toute la littératie qui s’y rattache: le référencement et l’indexation, les algorithmes, le reciblage. Être à l’aise avec toutes les plateformes, interfaces et applications est sous-entendu. Pour suivre son audience où elle se trouve et diffuser son contenu de manière appropriée, il faut faire la veille des réseaux et rester constamment au fait des dernières tendances. Ann-Stéphanie explique : « Les générations plus jeunes sont nées avec les technologies numériques et ont des façons différentes de communiquer. Étant des adeptes de la première heure des nouvelles modes et plateformes, nous naviguons dans les mêmes écosystèmes sociaux. On parle le même langage et on sait ce qu’ils veulent entendre et comment le mettre de l’avant ». 2. SOYEZ PERTINENTS. RESTEZ EN CONTACT AVEC VOTRE AUDIENCE. En effet, il faut être pertinent et savoir aborder des sujets qui concernent son public cible dans le moment présent. Et qui d’autre connaît mieux son audience qu’un influenceur ? Le marketing d’influence permet d’exploiter le réseau de celui ou celle qui a développé une relation étroite avec ses abonnés. C’est un effet de levier puissant. Ce lien et cette connexion sont au cœur du marketing d’aujourd’hui. Au-delà d’être vu, il importe d’être crédible et de nourrir la confiance envers votre marque . « Notre équipe est presque entièrement constituée d’influenceurs, souligne Andrew. Comment propulser une marque quand on n’excelle pas à la promotion de sa propre personne sur les réseaux sociaux? ». Les influenceurs peuvent être des célébrités ou des icônes qui popularisent leurs contenus à grande échelle, « de la téléréalité fastfood comme KUWTK (les Kardashians), intervient Andrew.. Il n’y a qu’à penser aux audiences immenses qu’ont atteints les Nelk Boys ». Mais ils peuvent aussi être des personnes comme vous et moi qui ont réussi à bâtir une audience notable sur les réseaux sociaux. Les consommateurs, constamment stimulés, sont plus avertis et soucieux de la qualité et de la pertinence du contenu qu’ils consomment. La palme d’or va donc à celui vers lequel ils peuvent se reconnaître. Plus humain, plus vrai. Plus éloigné de ceux qui ne s’adressent pas directement à eux et ne savent pas reconnaître leurs envies et leurs besoins. Andrew n’hésite pas à dire : « les réseaux sociaux sont comme un bouche-à-oreille gonflé aux stéroïdes ! » Les blogueurs, vlogueurs (vidéos) et autres influenceurs de confiance connaissent pertinemment ce que leur audience veut voir et entendre. Ils ont le pouvoir de modeler l’opinion. Comme des amis, ils savent ce qui inspire leur public. Et ils captent toute leur attention. 3. SOYEZ VRAIS. AFFICHEZ VOS COULEURS. « C’est important que vos clients sentent qu’ils vous suivent dans votre cheminement, comme entreprise. Montrez vos couleurs, mettez en valeur votre équipe, soulignez vos succès, mais aussi vos échecs. Ne dites pas seulement que vous êtes bons, mais que vous êtes humains avant tout. C’est le vrai visage de votre entreprise », explique Andrew. Début février, l’agence sortait son premier court-métrage Fack c’est ça , à propos d’un jeune adulte qui avait du mal à gérer le confinement. Seulement 48 heures après sa sortie sur Facebook, il récoltait 400 000 vues et des milliers de partages. En un mois, le film a été vu par plus d’un million de personnes et a obtenu 800 000 millions de minutes d’écoute. Pourtant, il n’a en apparence rien à voir avec Dreww . Il montre ce dont l’agence est capable, comme studio de production. Sensible et pertinent, le film a le pouvoir de nous interpeller tous dans cette période particulière d’une actualité saisissante. 4. RACONTEZ UNE HISTOIRE Sans hésitation, ce conseil en matière de stratégie marketing est arrivé sur le haut de la liste : racontez des histoires accrocheuses, convaincantes. Il faut absolument être utile et pertinent. Mais plus que tout, il faut savoir toucher les cœurs. Nous sommes des êtres émotionnels. C’est ainsi que nous entrons en relation. Et être émotif crée une connexion. Une occasion pour votre entreprise de se distinguer. « Il ne s’agit plus de pousser un produit sous pression. Il faut engager la conversation, se connecter sur la trame narrative des émotions ». La vidéo de Dreww The girl next door racontait le début d’une histoire d’amour entre voisins pendant le confinement. Adorable, plein d’espoir, fort à propos. Et puis, cette bouteille d’alcool glissée dans le scénario, comme proposition d’un premier verre à prendre ensemble. Aucune publicité bruyante et dérangeante. De la séduction à l’état pur. La vidéo, sortie à l’occasion de la Saint-Valentin, a récolté 465 000 vues et atteint plus d’un million de personnes avec 580 000 minutes de visionnage. « Les marques les plus intelligentes vont réaliser qu’elles doivent arrêter de penser comme des publicitaires et commencer à penser comme des médias, pour donner à leur audience cible bien plus que les produits et services qu’ils offrent. Toucher les cœurs, les esprits, et – ultimement les portefeuilles, » – Jesse Greenberg, ex-directeur de stratégie chez Ackerman McQueen 5. OFFREZ UNE EXPÉRIENCE Avec la pandémie, la plupart des commerces, fermés, ont dû créer un site transactionnel pour vendre leurs produits en ligne. Pour certains, ce sont les premiers pas vers le numérique. Pour d’autres, ce stade a déjà été dépassé. L’objectif aujourd’hui n’est plus d’amener les clients sur le site qui sert de vitrine aux produits de l’entreprise, mais de créer une expérience client à part entière. Comme les boutiques éphémères (réelles ou virtuelles) qui sont des expériences de shopping temporaires et uniques conçues à l’image de la marque. Elles peuvent être de type immersif, avec des éléments interactifs qui sortent de l’ordinaire, pour qu’on puisse expérimenter, voir, et ressentir la marque. Elles peuvent aussi être associées à un événement particulier, avec l’objectif de ramener les clients vers un compte Instagram pour générer du buzz. L’expérience client peut aussi se vivre à travers un film. Dreww , en tant qu’agence de publicité et studio de production numériques, crée ainsi des ambiances et des événements mémorables, en relation avec les marques qu’elle propulse et les produits qu’elle met de l’avant. Ce que les consommateurs achètent, ce sont des émotions et des expériences. Ils n’achètent plus le produit directement. Le nouveau marketing est justement cela : la créativité, l’interactivité et la connexion émotive. « Les réseaux sociaux n’ont pas été inventés pour vendre, mais pour connecter les êtres humains ensemble » – Andrew Johnson MARKETING: 5 CONSEILS POUR TOUCHER LES COEURS… ET LES PORTEFEUILLES 2021-03-08 ISABELLE NEASSENS 7 minutes Le marketing est devenu une façon de faire des affaires. Ironiquement, les médias sociaux ont insufflé un côté plus humain. Créer des relations devient primordial. Andrew Johnson, fondateur et président de Dreww , et Ann-Stéphanie Dumont, vice-présidente, partagent cinq conseils pour réussir ses campagnes de marketing numérique. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) MARKETING & COMMUNICATION
- Les premiers pas de puzzle medical devices
Les balbutiements d’une startup sont riches en apprentissages et en leçons de toutes sortes pour les jeunes entrepreneurs. Nous avons rencontré les trois lauréats Montréal inc. finalistes du Prix Mtl inc. afin de mettre en lumière ces premières expériences qui changent le cours de la vie d’une entreprise. Coup d’envoi avec la récipiendaire du Prix 2019, JADE DOUCET-MARTINEAU, cofondatrice de Puzzle Medical Devices. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article LES PREMIERS PAS DE… SILOFIT Les balbutiements d’une startup sont riches en apprentissages... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article LES PREMIERS PAS DE… KIID Les balbutiements d’une startup sont riches en apprentissages... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article LA FOLIE DES STARTUPS Le mot «startup» est sur toutes les lèvres dans le milieu entrepreneurial, spécialement.. LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION ( Vous pouvez aussi Aimer ) PREMIÈRE IDÉE « Dans le cadre de mes études en génie mécanique à l’ETS, j’ai suivi un cours d’introduction à l’entrepreneuriat au terme duquel les étudiants étaient appelés à créer une entreprise, réelle ou non. Avec mes partenaires François Trudeau, étudiant en génie, et Gabriel Georges, étudiant en médecine, nous avons développé une pompe cardiaque pour les patients en insuffisance cardiaque avancée. Nous avons fait l’acquisition d’une imprimante 3D afin de la présenter aux cliniciens qui avaient accepté de nous rencontrer. À notre grande surprise, notre pompe existait déjà. Nous avons donc repris nos recherches afin de régler les problématiques de la pompe en créant solution optimale. » PREMIÈRE INVENTION « Un quart de million de patients en Amérique du Nord ont besoin d’un nouveau coeur pour survivre. Peu d’entre eux en recevront un. Actuellement, la seule solution est d’installer une pompe de la taille d’un poing qui requiert une chirurgie à coeur ouvert. Nous avons donc développé la pompe ModulHeart qui évite ce type de chirurgie invasive. Grâce à une simple incision au niveau de l’artère fémorale située dans la cuisse, nous sommes en mesure d’insérer tous les morceaux de la pompe afin de construire le dispositif une fois à l’intérieur du patient. » PREMIER NOM D’ENTREPRISE « Le premier nom était terrible! C’était Ectopic, un terme médical qui réfère à un organe qui n’est pas à sa place habituelle. On nous regardait avec de gros yeux lorsqu’on se nommait et on devait toujours expliquer notre choix. Nous avons donc changé pour Puzzle qui se distingue dans le marché où les noms d’entreprise sont plutôt conventionnels. Ce terme anglais qui veut dire casse-tête cadrait bien avec le fonctionnement de notre dispositif modulaire qui est assemblé à l’intérieur du patient. » Jade Doucet-Martineau, ici entourée de Marie-Pier Hébert (Kiid) et de Wilfred Valenta (Silofit), cofinalistes du Prix Mtl Inc. PREMIER CONCOURS « C’était celui pour les bourses Pierre-Péladeau de Quebecor. Nous avons finalement obtenu la plus haute de 100 000$ en mai 2019, ce qui nous a permis de développer notre dispositif, d’élargir notre équipe et d’entamer des tests in vitro (en laboratoire) et in vivo (avec des modèles vivants). Ce grand coup de pouce nous a aidé à grandir et à fleurir pour éventuellement faire partie du Québec Inc. Par la suite, nous avons eu la chance d’obtenir plusieurs autres bourses et subventions, comme le Prix Mtl inc . » PREMIÈRE RONDE DE FINANCEMENT « On est en train de la compléter. Nous avons réalisé nos tests grâce aux bourses et subventions, sans avoir à diluer l’entreprise. Nous avons beaucoup d’attraction des États-Unis, du Canada et de l’international, ce qui nous permet d’avoir du choix quant aux partenaires qui se joindront à nous. Ce financement permettra de poursuivre les tests afin de sauver notre premier humain d’ici deux ans. » PREMIÈRE LEÇON D’AFFAIRES « Il faut foncer. Nous avons tendance à nous mettre des barrières qui nous freinent. Notre ambition et notre audace nous ont poussés à contacter Dr Philippe Généreux, un des meilleurs cardiologues interventionnistes au monde, qui est devenu notre chef médical. Être entrepreneur nécessite du dévouement et de l’engagement pour guider l’entreprise, l’équipe et les employés vers un objectif commun, pour perturber le statu quo et pour se réaliser ensemble. » PREMIÈRES RÉUSSITES « Je tire une grande fierté d’avoir inventé avec mes cofondateurs une pompe cardiaque et d’avoir à notre actif un beau portfolio de brevets (cinq, dont un à l’international). Le fait que nos tests in vivo aient connu un énorme succès et des résultats spectaculaires, sans lever de financement et sans diluer l’entreprise est aussi, pour moi, une grande réussite. » Montréal inc. est une fondation qui propulse le succès de jeunes entreprises innovantes et ambitieuses par des bourses, l’accès à un prestigieux réseau d’affaires et à l’expertise de coachs bénévoles chevronnés. Les premiers pas de… puzzle medical devices 2020-01-29 MÉLISSA PROULX 4 minutes Les balbutiements d’une startup sont riches en apprentissages et en leçons de toutes sortes pour les jeunes entrepreneurs. Nous avons rencontré les trois lauréats Montréal inc. finalistes du Prix Mtl inc . afin de mettre en lumière ces premières expériences qui changent le cours de la vie d’une entreprise. Coup d’envoi avec la récipiendaire du Prix 2019, JADE DOUCET-MARTINEAU, cofondatrice de Puzzle Medical Devices. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT
- Transmettre ses valeurs sensibilite humanite et ecoresponsabilite au festif
Le Festif, c’est ce grand petit festival éclectique. C’est cet Osheaga qui n’en est pas un, tant il est différent, foisonnant de moments uniques, forts et beaux. Du bonheur raw, à l’état sauvage, pour les rock comme pour les pop. Odeurs de fauve et parfums doux. Avec ce je-ne-sais-quoi si charmant d’un bord de fleuve. Entre body surfing et mosh pit, envolées lyriques et guitares électriques, le Festif est un heureux bouquet d’ivresse et de poésie. Il est ce que chacun en fait. On sent bien l’influence de son fondateur, Clément Turgeon, ce mélomane humaniste. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article ÉLECTRIQUE THUNDERCAT À UN ÉCLECTIQUE JAZZY JAZZ FEST Homonymes miroirs, juste pour vous émoustiller ! LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article FAIRE LE PLEIN DE CULTURE ET D’HUMANITÉ POUR LA RENTRÉE... La cloche de la rentrée a bel et bien sonné : retentissant glas des vacances ! LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article LA CULTURE EN RÉGION EN MODE SOLUTION Le milieu culturel, on le sait, a eu la vie dure en 2020. Les festivals ont montré les dents LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Philippe Brach célèbre au Festif! © Caroline Perron L’édition 2023, c’était Safia Nolin dans l’herbe mouillée aux petites heures du matin. Klô Pelgag et Michel Pagliaro, comme des cadeaux surprise, et Philippe Brach aussi, qui justement, célébrait son anniversaire. Jean-Michel Blais en quatuor, le sourire aux lèvres et les cheveux au vent, au bout du quai, à marée haute. Daniel Bélanger, Ingrid Saint-Pierre, Patrick Norman, les Trois Accords, Bleu Jeans Bleu. De quoi décoiffer aussi, avec les Australiens Amyl and the Sniffers ou Backxwash, le folk coloré des Ukrainiens DhakhaBrakha, la fanfare Balkan Paradise Orchestra, ou le jazz manouche de Homebrew Remedy. Têtes d’affiche, international, underground et émergence : un méli-mélo épicé. Sweet en masse. Ingrid St-Pierre, la puissance de la douceur © Ludovic Boquel La poésie du Festif Elle était seule au piano, au milieu d’une rue bondée, d’une petite ville tranquille. Débordants jusque sur les pas des maisons, nichés sur les balcons au-dessus, des festivaliers, recueillis. Casquette violette défraîchie et cheveux courts un peu mêlés, Klô Pelgag charmait la galerie, sans prétention, susurrant sa poésie, fusant des cris du cœur. À la volée, sa mélancolie, dans un silence captivé. Au parc de la Virevolte, dans un cocon fait de bois, comme la hutte d’un castor, Ingrid Saint-Pierre s’est réfugiée avec son amoureux, le percussionniste, et ses musiciens. Assis sur des caisses, sous le crachin, les spectateurs s’étaient lovés l’un contre l’autre, tout près. Solaire dans sa robe vaporeuse, la chanteuse a révélé la puissance de la douceur. Avec une intimité désarmante, une voix fragile et lumineuse, elle nous a pris sous ses ailes. Ses mots chantent savamment la beauté du monde. Jean-Michel Blais, un coup de coeur au Festif © Samuel Gaudreault Et au bout de la route, le vent ondulait sur les doigts de Jean-Michel Blais qui caressait le grand piano à queue noir, sur fond de mer. À l’embouchure du Fleuve, sur les battures et dans l’eau, la foule se tassait, se taisait, envoûtée. Les notes voyageaient si bien dans l’air salin. Et le virtuose de se fondre dans ce décor émouvant. Une communion au son du bruissement des vagues. Un moment suspendu, hors du temps. Magique et poétique. Des valeurs humanistes et écologiques qui transparaissent « Moi, ce qui me fait le plus tripper, c’est des moments comme Jean-Michel Blais au quai… ou un spectacle surprise d’un band polonais dans la cour de quelqu’un qui se prête au jeu. On veut garder cette essence-là! » Voilà un peu le genre d’objectif que poursuit le fondateur, directeur général et artistique du Festif. « Un festival, ce n’est pas juste de la musique, c’est aussi une célébration. Il y a tant de choses en arrière des spectacles eux-mêmes, c’est une expérience incroyable.» Ambiance festive au Festif! © Ludovic Boquel « Dans les festivals, on se rappelle surtout de l’ambiance, cette façon de vivre la musique. Avec la proximité, on vit quelque chose avec l’artiste, mais aussi avec le public. C’est une question d’émotions ». Il souhaite plus que tout conserver l’expérience à échelle humaine et les événements intimistes, hors du commun. « On a déjà fait Klô Pelgag dans un champ pis le producteur à côté a dit que ses vaches avaient freaké ! » Clément Turgeon est un ancien travailleur de rue, un intervenant auprès des jeunes. Le côté humain et social est important. Le communautaire aussi. Il implique donc des commerces locaux, il s’assure que les résidents soient contents, il a intégré un volet scolaire à l’année longue pour faire du maillage et initier les jeunes à la culture, et pendant la pandémie, il a créé la Tournée des portes et la Tournée des résidences pour continuer à offrir de la musique aux gens. « Le secret de la réussite? Une communauté qui nous appuie. Quand on fait de nouveaux projets, on essaie toujours de les faire en lien avec la communauté. » C’est un vrai gars de cœur. Et ses valeurs se reflètent dans son festival, connu pour être atypique, mais aussi engagé et chaleureux. Il est très fier de sa quatorzième édition. « On vit un Festif mémorable » : 105 artistes, 47 000 personnes, une organisation tissée serrée, sans anicroche, des festivaliers rassasiés, des commerces contents et une ville déjà remise sur pied. En effet, le festival a une politique de développement durable solide : compensation des GES, zéro déchet, presque pas d’imprimés (il faut télécharger une application mobile), entièrement piéton, avec des navettes entre les sites, covoiturage encouragé ; bières en économie circulaire, vaisselle réutilisable ou biodégradable et stations d’eau potable pour remplir les gourdes ; stations de récupération des mégots ; ateliers de sensibilisation; une offre alimentaire 100% locale, avec des pop-up culinaires des restaurateurs du coin et de la nourriture en vrac pour les artistes dans les loges. Les festivaliers doivent même signer une promesse d’engagement. Le vendredi, c’est activité de nettoyage des berges, avec le band Valaire. Un beau modèle de réussite. Un jeune entrepreneur qui a su ancrer ses valeurs au sein même de son projet. Le Festif, c’est acide, amer, doux et vraiment très sweet . Transmettre ses valeurs⎢sensibilité, humanité et écoresponsabilité au festif! 2023-07-26 ISABELLE NEASSENS 6 minutes Le Festif, c’est ce grand petit festival éclectique. C’est cet Osheaga qui n’en est pas un, tant il est différent, foisonnant de moments uniques, forts et beaux. Du bonheur raw, à l’état sauvage, pour les rock comme pour les pop. Odeurs de fauve et parfums doux. Avec ce je-ne-sais-quoi si charmant d’un bord de fleuve. Entre body surfing et mosh pit, envolées lyriques et guitares électriques, le Festif est un heureux bouquet d’ivresse et de poésie. Il est ce que chacun en fait. On sent bien l’influence de son fondateur, Clément Turgeon, ce mélomane humaniste. Pendant cinq jours, des dizaines de shows ont ravivé l’air de Baie-Saint-Paul, sur des balcons ou dans la cour d’un voisin, dans des boutiques et des restaurants, à la caserne des pompiers, au garage du curé, au pit à sable ou au salon de quilles! Des concerts à bord d’un autobus, debout, serrés les uns contre les autres, vacillant dans cette boîte à musique déjantée, les oreilles en feu. Des lieux inusités, des mix surprenants, des shows imprévisibles, des spectacles à l’aube et d’autres qu’on écoute les fesses enfoncées dans des bouées qui dérivent sur la rivière du Gouffre. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) CULTURE
- Atikuss et les bottes de lespoir fierte autochtone
La culture est un reflet de notre identité. Elle transmet un patrimoine et donne un sens au passé. Dans les communautés autochtones, la préserver est indispensable pour perpétuer les traditions et savoir-faire d’une génération à une autre. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article RÉCONCILIATION AVEC LES AUTOCHTONES ... Malgré l’enchâssement des droits des autochtones dans la Constitution... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article GRAND CERCLE ÉCONOMIQUE DES PEUPLES AUTOCHTONES... Élu.es politiques et entrepreneur.es se sont rassemblés à Montréal à l’occasion du ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article MINI TIPI: SUR LA TRACE DES ORIGINES AUTOCHTONES Les rencontrer, même virtuellement... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Faire rayonner la culture autochtone L’entrepreneure de la Côte-Nord a toujours eu à cœur son identité autochtone. Elle est passée par plusieurs postes de direction pour le bénéfice de sa communauté, d’un Centre d’amitiés autochtones , à un promoteur de régimes de retraite pour les Premières Nations, et même à une usine de transformation du crabe des neiges. « Tout ce que j’ai appris m’a mené là où je suis maintenant. Tout m’a servi, de la réalité du service social au travail à la chaîne, jusqu’aux liens que j’ai tissés avec les clients partout », reconnaît-elle avec gratitude. Josée a aujourd’hui choisi l’artisanat pour faire rayonner sa culture. De son premier mariage avec le célèbre peintre Ernest Dominique, qui avait exposé ses œuvres au Louvre et aux Nations Unies, elle conserve la passion de transmettre l’histoire de son peuple et de conserver sa mémoire à travers l’art. Le couple innu avait fondé en 2011, dans sa communauté d’Uashat, enclavée dans Sept-Îles, le Complexe Agara. Sous un même toit, plusieurs services étaient dédiés à la transmission de l’art autochtone : une galerie, une école et un gîte, Le repos du guerrier . « On voulait en faire un cœur pour les artistes de la région, un endroit où ils pourraient venir produire en résidence, apprendre ou donner des formations. On offrait aussi aux touristes la possibilité de s’immerger dans la culture autochtone ». Jouer dans la cour des grands À la suite du départ d’Ernest, Josée a rempli le grand vide en annexant une boutique d’artisanat en 2014. Elle a acheté la balance d’un inventaire de matières premières et passé des annonces à la radio communautaire auprès des artisans, « la façon de faire chez nous, dans nos communautés éloignées ». Il faut dire que la jeune femme avait la fibre entrepreneuriale et qu’elle n’avait pas froid aux yeux. Déterminée, elle a fait des pieds et des mains pour obtenir du financement, et rejoint Commerce international Côte-Nord et la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) de sa région, qui lui ont prêté main forte. Elle savait aussi que pour réussir en tant qu’entrepreneure innue, il fallait se faire voir et se faire entendre. Pour une femme autochtone, peut-être plus encore que pour toute autre, il faut saisir l’importance de la visibilité, du mentorat et des partenariats. Josée avait appris à bien s’entourer dans le milieu des affaires. Agara avait été inaugurée devant des élus locaux, et même le ministre des Affaires autochtones de l’époque et une représentante du Conseil des arts du Canada s’étaient déplacés pour l’occasion. Elle s’était donc lancée en s’affichant à l’émission Dans l’œil du dragon . « J’avais tout mon financement. Mon objectif, c’était de donner de la visibilité à mon projet, d’avoir accès à un plus grand réseau de distribution, et de me faire guider par un entrepreneur québécois d’expérience ». Le projet qu’elle avait soumis alors se nomme « les Bottes de l’espoir ». Mission réussie : les commandes explosent et les alliances se créent. Se donner une mission Josée s’était rapidement aperçue que les artisanes ne gagnaient pas plus que trois ou quatre dollars de l’heure. « Elles avaient les yeux et les mains fatigués, elles étaient désillusionnées devant cet avenir sans issue, ne sachant pas comment convaincre leurs filles et leurs nièces de reprendre leur savoir-faire. J’avais trouvé ma mission : faire perdurer la culture, la valoriser et leur offrir une autonomie financière. L’idée de concevoir une botte de luxe s’est naturellement imposée : la botte de l’espoir. » « 50 % des femmes autochtones vivent sous le seuil de la pauvreté. Il faut leur donner les moyens et la confiance pour réussir, et rompre le cycle de dépendance. » – Société de Développement Économique Ilnu (SDEI) Josée s’est tissée un réseau de perleuses en s’associant à des centres d’amitiés autochtones et à des organismes comme Chez Doris , à Montréal. Perler est devenu une façon de transcender la souffrance et de retrouver leur estime en se reconnectant à leur identité. « Quand on arrive, on remplit des papiers, il y a tout un tas de procédures. C’est facile de décrocher et de retourner d’où l’on vient de se sortir. Quand une femme arrive en détresse et qu’on lui permet de s’occuper à perler, de mettre sa souffrance et ses pensées dans ce travail, on tient un fil d’espoir. » Josée sait de quoi elle parle. Un commerce juste et équitable Pour pouvoir aider, il faut que l’entreprise performe. « C’est comme ça que je vis mon autochtonie. C’est mon côté communautaire qui me nourrit. » En moins d’un an et demi, la femme d’affaires a monté une entreprise remarquable et à rémunérer ses employés équitablement, passant à un salaire horaire de 3 à 15 $, attirant les jeunes artisanes aussi. Les mukluks se vendent à environ 1000 $ : « les clients sont prêts à payer plus cher pour un produit authentique fait main sur-mesure qui a un impact social. » Dans les bottes, il y a un message de la perleuse, remerciant et expliquant que ce travail rend hommage aux ancêtres en utilisant des méthodes ancestrales de tannage, de pelage et de tissage et qu’une partie des revenus revient aux communautés. Chez Atikuss, les produits sont créés de façon traditionnelle en assurant la réutilisation, le non-gaspillage, le respect de la nature et la chasse écoresponsable. Ils sont fabriqués et distribués à Sept-Îles, dans des ateliers boutiques à Uashat, dans le Vieux-Québec et à Montréal. En marge du Grand cercle économique des peuples autochtones, Josée Leblanc s’est méritée le prix de l’entreprise de l’année. « À travers ma compagnie , je fais rayonner nos communautés jusqu’en Russie et en Scandinavie. Je raconte notre histoire, comme on le faisait avec les wampums qui symbolisaient nos messages et scellaient nos ententes. Je change les perceptions des allochtones et je ramène notre art vivant sur la scène aujourd’hui. J’ai le goût de saisir ce momentum. Je suis fière d’annoncer que mon projet d’économusée va voir le jour en 2022 : l’entreprise va me survivre et va continuer de mettre de l’avant notre culture autochtone avec élégance et fierté ». Atikuss et les bottes de l’espoir, fierté autochtone 2021-12-02 ISABELLE NEASSENS 6 minutes La culture est un reflet de notre identité. Elle transmet un patrimoine et donne un sens au passé. Dans les communautés autochtones, la préserver est indispensable pour perpétuer les traditions et savoir-faire d’une génération à une autre. Elle est aussi un moyen de rêver d’autres possibles, de s’élever. Josée Sushei Leblanc, une femme d’affaires innue, le sait. À travers l’art et l’entrepreneuriat, elle s’est donnée une mission sociale, économique et culturelle. Son entreprise, Atikuss , vient de remporter le prix de l’entreprise de l’année 2021 par Tourisme autochtone Québec . Au cœur de la Vieille-Capitale, il y a ces boutiques de souvenirs qui vendent cartes postales, sirop d’érable, chemises carreautées et chapeaux de poils à la David Crockett. Le touriste peu avisé aura tôt fait d’y circonscrire toute la culture québécoise-amérindienne. Mais sur la rue St-Louis, située tout près du Château Frontenac, l’atelier-boutique Atikuss redore fièrement l’image des onze nations que forment les communautés autochtones du Québec. Mocassins, mukluks, chapeaux et mitaines en peaux naturelles sont confectionnés sur mesure par d’habiles artisanes perleuses. Atikuss, petit caribou en langue innue, est la vitrine d’un monde riche que Josée Leblanc met de l’avant avec fierté. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT
- Franchise juliette et chocolat se lance
Juliette Brun a attendu 18 ans avant de lancer sa première franchise Juliette & Chocolat. Presque deux décennies à faire de son modèle du temple du cacao une chaîne de restaurants-chocolateries prospère et rentable. Regard sur ce nouveau chapitre pour la femme d’affaires accomplie. Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat. ADMINISTRATOR À PROPOS DE Article AVOIR SU : «PROTÉGER SA MARQUE» Ingénieure industrielle détenant une maîtrise en logistique de l’école Polytechnique de Montréal, LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article UNE CRÈME À GLACE AVEC… NANCIE FERRON DE LA MAISON LAVANDE Cet été, l’équipe de DanieleHenkel.tv prend la route et va à la rencontre d’entrepreneurs... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article LA PLUS FORTE, C’EST MA FRANCHISEUSE Avant de devenir franchisé avec sa conjointe CARINE LEROUX, ÉRIC FILIATRAULT avait touché ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) À travers les années et malgré les soubresauts de la dernière, Juliette Brun n’a jamais rayé de ses envies le souhait de devenir franchiseuse. « Je travaille sur un document de franchise depuis trois ou quatre ans en me disant que ça viendra. Nous avons eu plusieurs offres, et des occasions qui n’ont pas fonctionné. Avant tout, je voulais que ça se fasse de manière confortable et surtout, avec un bon fit. » Étape par étape, la Française d’origine brésilienne a voulu s’assurer qu’elle offrait un modèle éprouvé. « Mes succursales sont toutes profitables et ont fait leurs preuves dans le temps. Je suis capable de fournir les matières premières. Je sais comment former. Tous les rouages de gestion sont bien huilés et optimisés. J’avais besoin de cette confiance en mon système afin de me lancer. » Le premier élu franchisé Juliette & Chocolat est Majd Najjar, un restaurateur passionné qui détient un Master en gestion des affaires. « Pour moi, c’était important de sélectionner une personne curieuse qui a envie d’apprendre. Je cherchais un opérateur, un gestionnaire qui est sur le terrain, et non pas juste un investisseur. Ce qui m’a plu chez Majd, c’est qu’il aime le plancher, il veut être présent auprès de ses équipes. » La première franchise ouvrira donc ses portes à Dollard-des-Ormeaux à la fin mai. « Qu’il soit motivé à se lancer en pleine pandémie en dit long sur son engagement, souligne Juliette. Ces derniers mois, Majd s’est promené de restaurant en restaurant pour suivre des formations et voir différentes tailles de restaurants et d’équipes. » Dans un horizon à moyen terme, Juliette Brun prévoit ouvrir ses propres succursales dans les marchés primaires (les grands centres) et des franchises dans les marchés secondaires, en région. « Il y a plusieurs de mes chapeaux rouges (ses employés) qui aimeraient ouvrir leur propre franchise. S’il y a lieu, je pourrais créer un modèle hybride dans lequel nous serions partenaires avec eux dans l’aventure. Investir dans un concept que tu connais bien et que tu aimes est souvent plus facile. Ce serait pour nous une belle manière de les remercier et d’encourager la croissance. » S’ouvrir aux partenariats L’année de pandémie a aussi été celle où la cofondatrice a pris grand plaisir à développer des partenariats avec des entreprises québécoises. « On s’est tous retrouvés seuls chacun de notre côté alors que nous, ce qui nous anime dans le métier, c’est le contact avec les gens. Je me suis mise à écrire sur Facebook à des entrepreneurs que j’aime mais que je ne connaissais pas ! (rires). Je n’avais jamais fait ça. » Première sur la liste: Maison Lavande avec laquelle Juliette a développé un chocolat au caramel salé infusé de lavande. Avec Marilou Bourdon, elle a aussi créé trois tartinades spécialement conçues pour Trois fois par jour . « C’est une formidable manière de développer un produit qu’on n’aurait pas fait seuls et d’aller chercher un public qui ne nous connaît pas. » Des 10 restaurants dans Montréal et le Grand Montréal, une seule (celle de l’avenue Laurier) a fermé ses portes pour de bon durant la pandémie, en raison d’une mésentente avec le propriétaire des lieux. Pleine de projets, Juliette Brun a développé une application Juliette & Chocolat et un service de livraison pour compenser les pertes de revenus en salles à manger. Ses fondues, chocolats chauds et tartinades sont maintenant distribués dans diverses épiceries québécoises. La mère de cinq enfants faisait également paraître en 2020 un livre de recettes Les Brownies de Juliette aux Éditions La Presse. Franchise: juliette & chocolat se lance! 2021-05-25 ADMINISTRATOR 4 minutes Juliette Brun a attendu 18 ans avant de lancer sa première franchise Juliette & Chocolat. Presque deux décennies à faire de son modèle du temple du cacao une chaîne de restaurants-chocolateries prospère et rentable. Regard sur ce nouveau chapitre pour la femme d’affaires accomplie. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT
- LE MARKETING HUMAIN A L ERE DE L IA
À l'ère où les robots révolutionnent la relation avec le client, les marques doivent miser sur des vidéos publicitaires authentiques et humaines, nous explique la stratège en communication et en marketing Michelle Laberge, selon Henkel Media. Stratège en communication et marketing corporatif Experte-conseil en communication marketing et en relation avec les médias, Michelle Laberge est reconnue pour avoir livré avec brio des stratégies de communication à 360° innovantes qui plaçaient le client au centre de l’expression de la marque. Œuvrant depuis 20 ans à titre de gestionnaire auprès de certaines des plus grandes marques de produits de consommation et de commerce de détail canadiennes et internationales, Michelle est reconnue pour son excellent sens des affaires et son esprit entrepreneurial développé. Son expertise se situe dans la planification stratégique, le repositionnement de la marque entreprise, la stratégie de communication et le coaching de porte-parole. Michelle est passionnée par la psychologie, la sociologie et les tendances ainsi que sur l’impact des nouvelles technologies sur les comportements. Michelle est membre de l’Ordre des administrateurs agréée et titulaire d’un certificat de formation en gouvernance des entreprises. Obtenez plus d’information sur Michelle Laberge ici MICHELLE LABERGE À PROPOS DE Article EXPÉRIENCE EMPLOYÉ : LA CONSIDÉRATION, COMME FACTEUR DE MOTIVATION Dans une ère où les employés ont plus de choix que jamais, les entreprises ont intérêt LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) La vidéo dont vous êtes le héros Pour raconter de bonnes histoires, il faut savoir qui est son public cible, quels sont ses désirs inavoués et surtout, comprendre les valeurs et les besoins qui le forcent à agir. Mais quel type de contenu choisir? En misant sur l’ADN de son entreprise, il importe de trouver le meilleur sujet pour rendre son client plus intelligent. Quel format choisir? Selon Hubspot, lorsqu’une page présente à la fois de la vidéo et du texte, 72% de l’auditoire préfère regarder la vidéo pour en apprendre plus à propos d’un produit ou d’un service ( The State of the Video Marketing in 2018 ). Courtes et pratiques En matière de durée, il est intéressant de noter que le contenu moyen sur YouTube est d’environ 4:40 minutes. Bien que les publicités de 6 à 15 secondes soient de plus en plus utilisées pour piquer l’intérêt des consommateurs (comme celle d’ Airbnb ), il a été remarqué que l’engagement se maintient très bien après 90 secondes et jusqu’à deux minutes. À moins d’avoir un contenu très riche en information pertinente, il est recommandé de ne pas dépasser 6 à 12 minutes pour maintenir un bon taux d’écoute. https://youtu.be/Tejd7ntLGeE Voici des exemples pour vous inspirer: Sodastream tente de créer une révolution pour que l’on abandonne l’utilisation massive d’eau embouteillée. La marque partage régulièrement des vidéos amusantes pour promouvoir leurs produits dans un but écologique en plus de proposer des contenus pratiques à l’attention de ses clients. En fonction de leur personnalité ou de leurs produits, certaines entreprises gagnent à produire des tutoriels de plus ou moins 15 minutes comme Mercedes (22 minutes) ou Mailchimp (19:35). Si votre produit requiert une explication plus visuelle ou carrément très technique, ces vidéos seront très appréciés de vos clients en plus de réduire vos appels de services. Sur la scène locale, la nouvelle franchise de cliniques vétérinaires Passionimo met en scène des milléniaux afin de les inciter à être de bons maîtres pour leurs animaux de compagnie. La marque publie des contenus informatifs pour contrecarrer l’utilisation de Dr Google en offrant gratuitement les trucs de ses médecins. En terminant, votre entreprise doit être plus qu’un produit qui génère des revenus; faites-en une marque utile. Racontez des histoires pratiques et positives qui rendent plus intelligents et elles seront partagées! https://youtu.be/M-KuTyW-3Uw LE MARKETING HUMAIN À L’ÈRE DE L’IA 2019-01-24 MICHELLE LABERGE 3 minutes L’intelligence artificielle (IA) et le Big Data sont est en train de révolutionner la relation client. Alors que les robots dirigent de plus en plus les choix des consommateurs, de quelle manière les marques s’assurent-elles de rester humaines et pertinentes? En racontant de bonnes histoires; utiles, émouvantes, qui s’ancrent dans la culture locale ou les grands courants mondiaux. Les humains adorent les conseils et les héros qui transcendent leur statut. Ils aiment les fables auxquelles ils peuvent s’identifier. Créer du contenu de marque qui place le client au centre du récit est donc la meilleure manière de générer un lien émotionnel et d’influencer un achat futur. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) MARKETING & COMMUNICATION
- Ecrans et repas ne font pas bon menage
Tout le monde le fait! Cela est devenu un geste anodin. Vous êtes à table et soudain, un certain sujet est abordé durant une discussion et vous ressentez le besoin de creuser la question en attrapant votre téléphone et en effectuant une recherche rapide. Quelques minutes plus tard, vous ne savez plus ce que vous cherchiez et c’est le silence total. La conversation s’est arrêtée et presque tout le monde autour de vous est sur son écran… Écrans et repas ne font pas bon ménage 2023-02-10 4 minutes Laurie Michel CHRONIQUEUR BIEN-ÊTRE NUMÉRIQUE Laurie Michel, fondatrice de Vivala, produits et services de bien-être numérique Tout le monde le fait! Cela est devenu un geste anodin. Vous êtes à table et soudain, un certain sujet est abordé durant une discussion et vous ressentez le besoin de creuser la question en attrapant votre téléphone et en effectuant une recherche rapide. Quelques minutes plus tard, vous ne savez plus ce que vous cherchiez et c’est le silence total. La conversation s’est arrêtée et presque tout le monde autour de vous est sur son écran… PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Chronique LISTE DE BONNES RÉSOLUTIONS... ous cherchez de l’inspiration pour améliorer votre bien-être et celui de vos équipes ?... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Chronique DÉCONNEXION : PAS JUSTE POUR LES VACANCES ! La déconnexion numérique est un sujet à la mode à l’approche des congés... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Chronique ÊTES-VOUS HYPERCONNECTÉ ? Qui peut aujourd’hui se targuer de quitter son domicile sans aucun appareil numérique... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) LAURIE MICHEL À PROPOS DE Laurie est la fondatrice de Vivala, une entreprise québécoise spécialisée dans les produits et services de bien-être numérique, qui a pour mission d’aider la communauté à instaurer de saines habitudes autour de la technologie. Conférencière et auteure du livre Moins d’écrans plus de moments présents, Laurie accompagne les organisations et individus à se sensibiliser à l’hyperconnectivité et les outiller pour réduire les distractions numériques et mieux gérer leur temps d’écran. La connaissance à portée de main Nous avons aujourd’hui des outils fantastiques qui nous permettent de tout savoir en tout temps. Vous ne vous souvenez plus du nom d’un acteur dans un film ? Google le sait. Et c’est ainsi que vous êtes happé par une distraction numérique au lieu de vous ancrer dans le moment présent. Saviez-vous que 29 % d’entre vous admettent ne plus du tout se souvenir de l’information recherchée en ligne ? On appelle cela l’amnésie numérique. Vous avez dans vos mains toutes les réponses à vos questions, ou presque ! Alors vous ne faites plus l’effort de vous souvenir des informations ; vous les lisez et ensuite vous les oubliez. Vous savez que vous pourrez accéder de nouveau à l’information grâce à votre téléphone ou autre outil numérique permettant d’accéder à Internet! À table Cet accès sans fin au web, aux nouvelles du monde, aux réponses instantanées vous pousse à inviter votre écran à table. Selon Statistiques Canada, 21 % des personnes de plus de 15 ans avouent manger leur repas en utilisant leur téléphone. Peut-être avez-vous pris l’habitude de regarder des vidéos ou lire des articles durant votre lunch, pour vous occuper… Saviez-vous que ce geste n’est pas sans conséquences pour votre santé et votre bien-être général ? 1. Signes de satiété réduits Lorsque vous mangez en regardant un écran, votre attention est dirigée sur autre chose que votre assiette. Ce comportement peut entraîner une augmentation de la nourriture ingurgitée et une réduction des signes de satiété. Retirer les écrans durant votre repas va vous aider à manger en pleine conscience en vous concentrant sur vos sensations. 2. Relations sociales affectées Une étude menée par University of British Columbia au Canada a démontré que nous éprouvons moins de plaisir à passer du temps avec la personne en face de nous quand les écrans sont présents, car ils nous distraient. Ainsi, cela impacte négativement vos interactions sociales en face à face. 3. Exemple pour les enfants Le repas c’est aussi un moment de partage ou vous créez des souvenirs et des rituels familiaux avec votre douce moitié et/ou vos enfants. Les adultes sont les grands exemples des plus jeunes et votre comportement autour des écrans aura un impact sur eux. De plus, des recherches ont démontré que manger ensemble favorise une saine alimentation et peut aider à réduire l’obésité infantile. Cela aide aussi les plus jeunes à socialiser et parler de leurs défis à l’école. En d’autres mots, ce sont des moments primordiaux pour le développement des liens sociaux en famille. Alors, pourquoi ne pas créer un défi et inviter tout le monde à déposer les écrans durant ce moment précieux ? 4. Hygiène Loin de moi l’idée de vous couper l’appétit (êtes-vous en train de lire cet article durant votre lunch ?), mais le téléphone que vous amenez aux toilettes régulièrement, est-ce que vous le nettoyez ? Vous le transportez partout et le touchez même lorsque vos mains sont sales pour ensuite l’inviter à table! Selon une étude britannique, six personnes sur dix ont avoué inviter le téléphone pendant qu’elles sont sur le trône. Il faut savoir que celui-ci contiendrait sept fois plus de bactéries que celles qui sont présentes sur la cuvette des toilettes. Bon appétit. Le monde vous invite à remplir chaque minute de calme. Mais, sachez que c’est correct de manger seul. C’est correct aussi de se perdre dans sa tête, de prendre le temps d’observer son plat sans aucune stimulation extérieure. C’est correct de manger en face de quelqu’un sans avoir une grande conversation animée et simplement profiter de son repas en appréciant la présence de l’autre. Prenez le temps de mâcher vos aliments à votre rythme ; reposez votre fourchette et respirez. Observez votre plat, sentez les odeurs qui se dégagent de lui, savourez cet instant. SANTÉ & BIEN-ÊTRE












