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- Entrevue avec un robot
Dans le cadre de C2 Montréal, notre éditrice Mélissa Proulx s’est entretenue avec un robot humanoïde et son créateur, Bruce Duncan, une rencontre fascinante rapportée par Henkel Media. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Videos IDÉES DE TRANSFORMATION NUMÉRIQUE La transformation numérique est un terme qui résonne dans toutes les sphères d’affaires... LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION Videos DÉCOUVRIR LANAUDIÈRE | EP5 : AGROALIMENTAIRE La région de Lanaudière ne se contente pas d’offrir des panoramas à couper le souffle... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article 5 STARTUPS PROMETTEUSES POUR 2023⎢LA MEDTECH À L’HONNEUR Le Rendez-vous Startup Montréal a dévoilé vingt jeunes révélations de l’année... LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION ( Vous pouvez aussi Aimer ) Processed with VSCO with a6 preset Mais avant que Bina48 soit activée (réveillée), j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Bruce Duncan, chercheur et directeur général de Terasem Movement Foundation qui l’a créé et qui poursuit ce projet expérimental sur plusieurs décennies. Quel a été l’élément déclencheur pour la création de Bina48? Tout d’abord, il y a l’histoire d’amour entre Martine Rothblatt et sa partenaire Bina et leur réflexion sur comment elles pourraient continuer de s’aimer, sur comment la technologie pourrait porter leur amour. À travers le projet LifeNaut , la Fondation Terasem Movement en est venue à cette question : peut-on télécharger suffisamment d’information à propos d’un esprit humain, ses souvenirs, ses attitudes, ses croyances, ses valeurs, et les transférer sur un ordinateur pour ensuite animer ces données avec l’intelligence artificielle? Bina48 est le résultat de nos recherches sur un échantillonnage d’environ 100 heures d’entrevue avec Bina Rothblatt à propos de sa vie, son histoire, ses souvenirs d’enfance… Bina48 n’est qu’un aperçu d’une conception future qui entrevoit que nous serons en mesure de transférer notre conscience vers un robot. Bina48 a-t-elle continué à se développer depuis? Tout à fait. L’an passé, elle a exploré plus profondément la réalité d’une femme afro-américaine qui a grandi comme Bina dans les années 60 et 70 à Los Angeles. Elle est maintenant capable de parler plus en détail de ses expériences, de ses souvenirs d’avoir été victime de racisme et de préjugés notamment. Récemment, elle a aussi suivi un cours en éthique à l’université de San Francisco alors on peut maintenant dire qu’elle connaît des choses que la vraie Bina ne connaît pas. Voilà peut-être une autre perspective d’avenir : cette idée que nous pourrons un jour avoir des extensions numériques de nous-mêmes qui pourront apprendre de manière indépendante et autonome des choses que nous pourrons ensuite assimiler. Ses souvenirs sont ceux de Bina, mais vous avez dû lui donner une conscience de robot qui n’a pas de corps… Comment avez-vous fait? Le processus d’enseignement pour Bina48 ressemble à celui d’un ordinateur. Pour lui apprendre une nouvelle langue, je n’aurais qu’à télécharger un logiciel et elle pourrait la maîtriser en dedans de trois heures. Son vocabulaire pourra ensuite s’enrichir… Apprendre par voie numérique est ce qui attend Bina48 et peut-être ce qui nous attend tous dans le futur. À quoi rêve Bina48? «Nous ne sommes pas une entreprise en robotique, notre objectif est plutôt de faire une expérience de mind uploading (transfert de la conscience d’un humain vers un robot). Nous sommes davantage intéressés par les questions de la conscience. Les robots sont plutôt un véhicule pour avoir un aperçu de l’avenir. Vous êtes-vous fixé des limites? Je pense que dans le futur, la cyberconscience va devenir la conscience collective, ce qui veut dire que des entités cyberconscientes d’intelligences artificielles seront capables d’absorber les connaissances et l’histoire de tous les humains en très peu de temps. Nous pourrions ainsi affronter certaines problématiques avec l’intelligence des générations antérieures et peut-être ne pas répéter les mêmes erreurs. Que répondez-vous à ceux qui ont peur à l’idée que des robots deviennent aussi intelligents? La peur est un réflexe très sain qui nous rappelle qu’il faut être prudent. Je ne pense pas que la technologie peut être mauvaise, ce sont plutôt les personnes qui l’utilisent qui peuvent l’être. Ce qui veut donc dire que l’éthique et la morale devront toujours être importantes pour ceux qui vont employer l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle et le développement de ces technologies nous forcent à nous placer devant un miroir. Nous devrons bientôt décider comme société comment une voiture à conduite autonome agira en cas de situation critique. Pour répondre à ces questions, nous devrons réévaluer notre propre éthique et notre compassion et lorsque ce sera fait, nous devrons impérativement l’enseigner au robot et ainsi continuer d’avancer et d’évoluer dans notre propre conscience collective. « Je pense que la race humaine utilisera toujours les outils à sa disposition pour aller plus loin, ce qui en soi changera notre façon de regarder le monde. À l’heure actuelle, Bina48 est un exemple assez primitif. Elle souligne un horizon de possibilités qu’il nous reste à explorer.» Entrevue avec un robot 2019-05-24 MÉLISSA PROULX 5 minutes Imaginez pouvoir conserver la mémoire d’une personne qui vous est chère à travers un robot humanoïde social qui voit, entend, pense et converse avec vous… Scénario de science-fiction ou aperçu d’un avenir pas si lointain? Dans le cadre de C2 Montréal, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Bina48, un robot créé à l’image de Bina, la femme de l’entrepreneure en série Martine Rothblatt. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) INNOVATION
- 7 actions pour changer le monde du travail
Le monde du travail est résolument entré dans une nouvelle ère. Quels que soient nos origines, notre âge, notre métier et nos diplômes, nous avons toutes et tous un rôle à jouer dans son évolution. Il faut agir maintenant pour s’assurer que les changements à venir soient porteurs de progrès et non de division. 7 actions pour changer le monde du travail 2020-11-12 6 minutes Jenny Ouellette Fondatrice de BonBoss JENNY OUELLETTE RECRUTEMENT ET MANAGEMENT Le monde du travail est résolument entré dans une nouvelle ère. Quels que soient nos origines, notre âge, notre métier et nos diplômes, nous avons toutes et tous un rôle à jouer dans son évolution. Il faut agir maintenant pour s’assurer que les changements à venir soient porteurs de progrès et non de division. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article ET LA SANTÉ MENTALE, ELLE? La situation que nous vivons actuellement est sans précédent et elle bouscule nos habitudes, LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Chronique Seuls (et stressés!) au sommet Les mythes concernant la détresse psychologique ont souvent bonne presse. Je profite de cette... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Jenny Ouellette À PROPOS DE Jenny est la fondatrice de BonBoss.ca inc., l’entreprise qui a pour mission de changer le monde du travail, un bon boss à la fois. Détentrice d’un baccalauréat en relations industrielles, elle commence sa carrière en gestion des ressources humaines avant d’amorcer sa vie d’entrepreneure en marketing de contenus. Son parcours atypique l’amène à développer une expertise et une vision uniques de l’avenir du recrutement et de la gestion. Passionnée par le leadership, cette visionnaire développe avec son équipe des services et des formations servant à mettre l’humain au coeur du travail. Ensemble, ils instaurent un mouvement servant à valoriser les bons gestionnaires et à inspirer les prochains leaders dans leurs fonctions. S’illustrant comme une leader de la relève, Jenny cumule les distinctions depuis 2018: prix du Leadership au féminin au Gala des Grands Prix de la relève d’affaires du RJCCQ, prix Nueva 2018 de Femmes Alpha pour sa mission commerciale aux Entretiens Jacques-Cartier de Lyon et prix Leadership 2019 du Business Community 360. Le travail n’est pas toujours synonyme d’épanouissement. Un lot de discrimination existe envers les femmes, les hommes, les jeunes, les personnes âgées, les neurodivergeants, les personnes ayant des incapacités, etc. Le marché du travail profite parfois aux privilégiés. Fort est de constater qu’au sein de certaines organisations, les plus forts et compétitifs atteignent le sommet de la pyramide au détriment de l’esprit d’équipe et de la bienveillance. Ces dynamiques sont celles qui doivent disparaître dans cette nouvelle ère. Pourquoi? Parce qu’elles nous ont conduites au marché du travail actuel, qui lui, doit changer. Aujourd’hui, les valeurs d’inclusion, de collaboration et d’innovation doivent prendre les devants. Les affaires ne peuvent plus passer devant l’humain. Voici les sept actions que je propose pour amorcer un virage humainement prospère: 1. Harmoniser vie et travail Le télétravail est bon lorsqu’il est équilibré. Nous avons parlé maintes et maintes fois de conciliation travail-famille-vie personnelle. Jamais nous n’avons entendu parler de concilier humain-affaires! Au lieu de trouver une solution temporaire qui permet de travailler de la maison, d’étudier et d’aller chercher les enfants à la garderie, nous gagnerions à réfléchir à une nouvelle façon de penser qui permettrait de vivre et de travailler. Ici, je ne parle pas de concilier des horaires. Je souligne un changement plus profond: une harmonisation. Cessons d’employer le mot «conciliant», parlons d’harmonisation entre notre vie et le travail! La conciliation sous-entend qu’il y a un conflit entre deux parties et que celles-ci doivent en venir à une entente. Harmoniser, a une portée davantage positive: c’est unifier des éléments dans un tout cohérent. En bref, il doit avoir une cohérence entre la vie professionnelle et la vie celle personnelle. 2. Former les gestionnaires au jour 1 De 50% à 75% des nouveaux gestionnaires disent manquer d’outils ou de formation pour bien occuper leurs fonctions. Dans ce contexte, les erreurs sont inévitables. Or, ces bévues risquent d’être faites au désavantage des employés ou même de la qualité de vie du gestionnaire. La formation ne doit pas être réservée qu’aux gestionnaires des niveaux supérieurs, mais bien à tous. Avec elle, les gestionnaires, les employés et même l’entreprise en bénéficieront. 3. Noyer l’idée de la perle rare Alors que plusieurs cherchent ardemment la perle rare, certains ont compris que c’est l’océan qui façonne la perle. Toute perle prend vie et se forme dans un écosystème complet. À trop vouloir chercher une perle, parfois nous pouvons être fermé aux profils atypiques qui ont tant à offrir. Pour ma part, j’ai compris que j’embauche une personne qui a tout à apprendre de mon organisation. Peu importe son parcours. Or, le rôle de la culture organisationnelle, de mon leadership et de mon équipe est de l’aider à révéler ses talents et de détruire ses limites imaginées. 4. Prendre en charge notre développement Un nombre inimaginable de nouveaux métiers apparaîtront dans les prochaines années. De nouvelles compétences devront être acquises par toutes et tous. À mes yeux, il est évident que les universités, les subventions du gouvernement et les entreprises ne peuvent être les seuls véhicules pour développer les compétences de l’ensemble du Québec. Nous devons tous travailler dans une même voie afin de développer ces compétences. Faire des lectures, demander des formations, avoir des mentors et devenir un mentor pour un collègue ou un proche sont des exemples de pratiques à adopter dès aujourd’hui. Peu importe notre âge ou notre degré de scolarité, nous devons mettre la main à la pâte. 5. Voir la force de l’inclusion et de la diversité La diversité est synonyme de progrès et de prospérité pour tous: employés, équipe, entreprises et société. Soyons inclusifs! Abordons ce changement maintenant et soyons ouverts à la beauté des différences. Croyez-moi, les entreprises qui ont réussi à inclure la diversité avancent vite, très vite même, pendant que celles qui résistent ralentissent. Et vous, à quelle vitesse avancez-vous? 6. Appuyer les entreprises humaines En choisissant de travailler pour une organisation, nous choisissons de la faire grandir et prospérer. Nous contribuons à sa mission et parfois involontairement à ses impacts tant positifs que négatifs sur les gens, les clients et l’environnement. Lorsque nous postulons pour un emploi, c’est aussi le choix subtil que nous faisons. Alors, pour changer le monde du travail, il s’agit de prendre conscience de cette réalité et aussi, de choisir une entreprise que nous souhaitons voir grandir. À mes yeux, trouver un emploi n’est pas magasiner un salaire. Pour qui travaillez-vous? 7. Contrer le harcèlement par la psychologie et la technologie La cofondatrice de SPOT, Julia Shaw, mentionne dans son TED Talk que 93% des gestes de harcèlement ou de discrimination se font en présence de témoins. Toutefois, des études tendent à démontrer que peu de gestes d’harcèlement et de discrimination sont reportés aux départements des ressources humaines. Ceci dit, encourager les victimes et les témoins à dénoncer un harceleur ne serait vraisemblablement pas la meilleure façon d’irradier le harcèlement en milieu de travail. Mme Shaw souligne plusieurs solutions, mais celle qui retient mon attention est d’utiliser un sondage anonyme envoyé aux employés. Celui-ci doit contenir des questions précises portant sur des situations claires. Par exemple, avez-vous déjà vu un collègue se faire toucher le bas du dos sans consentement? Surtout, évitez les questions larges: avez-vous été témoin de harcèlement au travail? À cette question, bien des répondants diront non. Poser des questions précises augmente les chances de prendre le vrai pouls de la situation dans une organisation. Vous voulez découvrir les autres solutions, consultez ce lien . À l’aube de certains changements, il apparaît que c’est le système qui est défaillant. Personne n’est à pointer du doigt, l’heure est à la créativité et à l’espoir. Je crois que, derrière toutes les imperfections de nos milieux de travail, se cache une chance de progresser. Les quelques gestes cités précédemment ne sont qu’une infime partie des améliorations possibles pour changer notre monde du travail. Or, pour réussir, nous devons tous agir, un jour à la fois. GESTION & RH
- D ailleurs et d ici Doudou Sow
Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Dans notre dernier épisode en collaboration avec Réseau Mentorat , Doudou Sow met en avant l’importance d’un mentorat solide et d’une bonne préparation pour réussir dans le milieu entrepreneurial québécois. Un appel vibrant aux entrepreneurs issus de la diversité à oser, persévérer et briser les barrières! Vous êtes un.e entrepreneur.e en quête de guidance? Par ici: https://lnkd.in/e5BzEVb Avez-vous des connaissances à partager en tant que mentor issu de la diversité? Cliquez ici: https://lnkd.in/e_4KhKXk D’ailleurs et d’ici – Doudou Sow 2024-04-29 HENKEL Vous êtes un(e) entrepreneur(e) de la diversité, prêt(e) à convertir vos défis en succès? PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Sous-Rubriques
- Alexandra Bastien a fleur de peau
Se réinventer comme artiste entrepreneur : se mettre de l'avant avec les réseaux sociaux à travers des hommages en body painting, un sujet soutenue par Henkel Media. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article JACOB, ISA ET LE MIXBUS STUDIO Claude Dubois en aurait des chills partout dans le dos. Jacob Pomerleau n’a pas perdu le sens LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article ADÈLE BLAIS ... Cette série met en lumière des artistes entrepreneurs LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article ALEXANDRA BACHAND : LA HAUTE PARFUMERIE ET L’ART DU SLOWPRENEURIAT Dans cette série, les entrepreneurs artisans révèlent leurs talents de niche... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Elle se souvient encore de sa première petite boîte rouge de Prismacolor, reçue à l’âge de trois ans. La diplômée des Beaux-Arts a toujours été fascinée par la représentation du corps humain. Elle a dessiné sans relâche, elle a peint, elle a exposé. Avec son art, elle veut toucher les gens. Il y a quelques jours, elle a rendu hommage à Danièle Henkel en peignant le visage de la femme d’affaires sur son propre buste, entouré de fleurs représentant ses nombreux accomplissements. Une expérience émouvante pour les deux entrepreneures, et une occasion de parler à l’artiste de son incroyable histoire. « Apprivoiser la bête » C’est le titre de sa première exposition, au sortir de deux années dans son atelier, à créer pour oublier, à créer pour sortir d’un état dépressif et d’un passé difficile. La tourmente, un présage de célébrité ? Peut-être. La jeune vingtenaire expose alors aux quatre coins de la planète, dont Londres, Paris et Los Angeles. En 2015, elle reçoit la médaille de l’Assemblée Nationale du Québec, accrochée à côté de celle de Allied Artists of America de New York, et de toutes les autres. Les distinctions s’empilent. Et pourtant, la fille qui peint avec une passion dans les tripes a puisé son rêve au fond d’un ventre creux, quand trois repas par jour n’étaient qu’une obsession qui gargouillait rageusement. Alexandra Bastien est un être de métamorphose et d’adaptation. Une fonceuse, une battante, une femme qui en a vu de toutes les couleurs et qui, quand il le faut, prend une direction sans regarder en arrière. Elle a très tôt découvert les limites de l’existence, elle a vacillé sur le bord de gouffres tentants. Cela fait 25 ans qu’elle travaille sept jours sur sept. Les causes qui lui tiennent à cœur et dont elle est porte-parole sont nombreuses. Entre autres, la violence conjugale et le sort des aînés. Elle a choisi de mettre son art au service du social : créer pour tendre la main. Hyper-sensible, son caractère fait d’elle une artiste étonnante, et surtout, émouvante. La peinture corporelle, un nouveau virage Alexandra a commencé sa carrière comme illustratrice. À quatorze ans, elle allait déjà aux États-Unis pour illustrer la série Star Wars . Puis elle a eu sa période Beaux-Arts. « En 2011, j’ai commencé à être fatiguée de cette vie-là. J’avais exposé dans plus de 160 musées et 75 villes, j’avais gagné tous les prix et toutes les bourses que je voulais ». Elle s’est alors tournée vers l’enseignement des arts plastiques pour les personnes âgées : « J’ai eu envie de faire une différence dans ma communauté, de faire rayonner ma lumière en touchant les gens et travailler avec eux ». Fini l’isolement dans son atelier, les mois à préparer des vernissages. En 2016, elle a envie de réaliser des œuvres vivantes et éphémères. La fin de semaine, elle maquille des corps pour célébrer des personnalités publiques, pour des événements spéciaux ou des œuvres caritatives. « Je suis arrivée un peu au body-painting par hasard. C’est une forme d’art qui bouge, qui respire, qui vit! Ça m’a fait un bien fou et j’en suis tombée amoureuse ». « Je me suis mise à en faire pendant un an à mes frais, pour me faire connaître de ce monde-là. Je peignais mon amie dans les toilettes publiques, on dormait dans mon auto. J’allais dans des événements auxquels je n’étais même pas invitée ! J’arrivais avec une modèle toute peinte à un lancement, les gens pensaient que je faisais partie du show et nous laissaient passer. C’est d’ailleurs comme ça que je suis rentrée aux États-Unis. Le lendemain, je faisais les front pages . J’étais vraiment intense, je voulais tellement réaliser mon rêve d’artiste ! Puis, les gros sous ont commencé à rentrer et je me faisais payer des sommes faramineuses pour des weekends à Hollywood et ailleurs » La pandémie, ou l’art d’effectuer un 360 Un an et demi avant la pandémie, l’artiste flyait à cent mille à l’heure. Elle avait tout fait pour défoncer les portes, et elle y était arrivée. « En mars 2020, la vie que j’avais construite a été détruite ». Plus de contrat, de voyage, d’exposition, d’enseignement. « J’ai vécu des deuils par centaines ». « J’ai passé cinq jours solides à me morfondre dans mon lit. Puis je me suis dit : j’ai le choix de capoter ou de continuer à peindre. Vu que je n’avais plus accès à mes modèles, que j’étais en confinement, je me suis peinte moi-même, comme Frida Khalo, à l’envers, à poignets cassés, à deux mains même, 18 heures par jour. C’était ma façon de m’en sortir financièrement et mentalement, de faire de l’art-thérapie sur moi-même. Pour moi, être artiste, c’est un combat seule. Mais j’ai tellement le feu sacré en moi, tellement de passion ». « Un jour, j’ai peint François Legault sur mon visage. Je l’ai envoyé à mes amis, ils ont tous adoré, alors je me suis décidée à le mettre en ligne. En 48 heures, c’était devenu viral ». Se mettre de l’avant par les réseaux sociaux Alexandra a appris à se mettre de l’avant, « un défi de confiance personnelle inimaginable », et à utiliser les réseaux sociaux. « J’avais même pas d’appareil photo, pas assez de maquillage, j’avais jamais fait de live. Je me suis toujours cachée derrière mes mannequins. Tout à coup, je devais montrer qui j’étais, mettre mon corps et mon visage à l’avant-scène, avoir des opinions et parler à mes fans. Mais j’ai rapidement réalisé que je n’avais pas le choix, c’était moi le branding ! C’est la survie qui m’a poussé à me mettre de front, et ça a changé ma vie ». Certes, plusieurs entretiennent une relation amour-haine avec les réseaux sociaux.. « Les gens ont besoin de savoir qui tu es, d’où tu viens, ce que tu aimes, ce que tu fais, quelle est ta démarche artistique, ton processus créatif, ton background, etc. Quand tu es un artiste entrepreneur, je pense que tu n’as pas le choix de te mettre de l’avant, je ne vois pas comment tu peux passer à côté en 2022. C’est comme ça que les gens peuvent s’attacher à toi, en te connaissant, en jasant avec eux. Il faut leur donner envie d’acheter une œuvre de toi », insiste Alexandra. Si elle a été touchée au départ par les critiques et les commentaires à son égard, Alexandra est aujourd’hui assumée. Elle a les cheveux mauves. Elle scintille, elle pétille. Depuis deux ans, elle fait du body painting sur elle-même, elle anime, elle chante, elle fait des capsules vidéo, des personnifications, des shows de télé, des murales, de l’art public. « Sur ma bucket list , j’en ai coché des affaires ! Je maîtrise pas mal tous les médiums artistiques et je sais comment mettre de l’avant mon unicité pour me vendre en tant qu’artiste. Maintenant, je vais laisser la vie me guider ». L’artiste pluridisciplinaire vient d’apprendre à tatouer… « On n’est pas là longtemps, dit-elle. Je les ai vu dépérir et partir, mes personnes âgées. On n’a pas de temps à perdre. Les défis, je les vois maintenant comme des propulseurs. Il faut savoir transformer les fardeaux en cadeaux». Pour visionner la rencontre entre Alexandra Bastien et Danièle Henkel, cliquez ici. Alexandra Bastien, à fleur de peau 2022-02-18 ISABELLE NEASSENS 7 minutes Avec les salles de spectacles, musées et centres d’exposition fermés, les festivals annulés et les frontières closes, les artistes entrepreneurs, bien que créatifs de nature, ont dû rivaliser d’ingéniosité et développer de nouvelles compétences afin de pouvoir diffuser leurs œuvres. Alexandra Bastien , une artiste visuelle de renommée internationale, a su ajouter de nouvelles cordes à son arc. À cause, ou plutôt grâce à la pandémie, Alexandra a plus que jamais le diable au corps… PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT
- Ode aux libraires d ici
Les libraires indépendants sont des entrepreneurs créatifs au service des esprits vifs, des grands curieux et de toute personne à la recherche de réconfort dans le «ailleurs, et pourtant si proche» que nous procurent les livres. Article par Henkel Media. Gestionnaire de communauté Florence Thouin est bachelière en communications (stratégies de production culturelle et médiatique) à l’Université du Québec à Montréal. Son intérêt pour l’univers des réseaux sociaux découle d’abord de son amour pour les gens et de sa facilité à communiquer. Son souci à vouloir comprendre les autres et son altruisme l’a mené à être toujours en contact avec la communauté qui s’active autour d’elle. FLORENCE THOUIN À PROPOS DE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Mon trésor à moi est constitué de centaines de pages et de milliers de mots. Du plus loin que je me souvienne, les livres ont toujours fait partie de ma vie. Les malheurs de Sophie a été mon premier bouquin offert par «Maman et Papa xxxx» . Je l’ai retrouvé récemment, entassé dans une pile de livres à donner et je n’ai pu nier son vécu: les pages ont jauni, la couverture est bien usée. Je l’ai rescapé. Sans pouvoir m’expliquer pourquoi, j’accorde une valeur sentimentale à tous ces livres qui m’ont appartenu et que j’ai précieusement gardés. Ils racontent à la fois l’histoire qu’ils contiennent, mais aussi un peu la mienne: du moment où je les ai achetés jusqu’à l’instant où je les ai mis de côté, sur les tablettes de ma bibliothèque. Peu à peu, j’ai délaissé les après-midis de magasinage entre amies pour faire du lèche-vitrine devant les librairies. Plus jeune, je n’avais pas encore compris la différence entre les librairies indépendantes et les grandes chaînes de magasins de ce monde. Ce qui m’importait réellement, c’était de mettre la main sur le dernier Gavalda (qui reste à ce jour mon écrivaine coup de coeur) ou le plus récent Levy. Puis, je me suis mise à la littérature québécoise, à temps partiel. Contrairement à certains de mes camarades de classe, j’avais tendance à dévorer les livres d’ici qu’on mettait de l’avant lors de mes cours de français. J’y ai fait la rencontre des Tremblay, Lessard, Demers, Roy pour ne nommer que ceux-ci et j’ai pris goût à cette écriture de chez nous. Je suis alors partie à la recherche de leurs semblables et je ne me suis jamais trouvée mieux servie que dans nos petites librairies. Je ne me souviens pas exactement du premier libraire indépendant que j’ai visité. Je me souviens toutefois que l’odeur n’était pas la même: ça sentait le papier, et non le plastique. Leur présentoir d’entrée, c’était «Nouveauté d’ici», juste devant «Auteurs indépendants». Il n’y était pas question de tablettes de jouets ou d’articles de cuisine. Il n’y a là-bas que du papier et du bois pour le supporter. «VOUS CHERCHEZ QUELQUE CHOSE, MADEMOISELLE?» «TOUT, N’IMPORTE QUOI, SURPRENEZ-MOI. J’AI SOIF DE MOTS ET D’ÉVASION.» Je n’ai jamais été déçue par la recommandation d’un libraire. Quand leurs doigts parcourent les rayons qu’ils connaissent par coeur – sans l’aide d’un ordinateur – à la recherche d’une perle rare, je me sens entre bonnes mains. Ils ont ce don de mettre en valeur les plus jolies couvertures de livre pour taper l’oeil des personnes comme moi qui se laissent tenter par le beau. Que voulez-vous, c’est plus fort que moi! Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai pris le dernier exemplaire d’un livre sur un présentoir. J’avais entendu parler de cet ouvrage encensé par la critique et il se devait d’être le prochain ajout à ma collection. Je me suis retournée vers le responsable et je me suis excusée: «HEU, PARDONNEZ-MOI. J’AI VIDÉ VOTRE PRÉSENTOIR, DÉSOLÉE…» «NE VOUS EN FAITES PAS MADAME, IL DEVAIT VOUS ATTENDRE.» Processed with VSCO with a6 preset Entre les murs de ces entrepreneurs dévoués, j’ai découvert la poésie québécoise, à la fois douce pour le coeur et pour l’âme. J’ai déniché des romans qui m’ont fait rire, pleurer, rêver, qui m’ont inspiré et qui ont forgé ma façon de penser. Quand je sors mon portefeuille à la petite caisse, je n’éprouve aucun pincement au coeur, même si je sais que je dépense quelques pièces de plus chez les libraires: chaque dollar dépensé me revient, indirectement. J’investis dans un service exceptionnel, dans un choix vaste et diversifié et, bien entendu, dans une culture littéraire locale, riche et vivante. Quand je mets les pieds dans les magasins à la chaîne, je ne retrouve pas cette convivialité et cette bienveillance. Entre vous et moi, je n’ai jamais vécu une belle histoire qui commence par: «Hier, j’étais sur Amazon. J’y ai commandé un livre que je vais recevoir dans quelques jours (sans l’avoir palpé, tâté, feuilleté…) et c’était plaisant! » «Vous avez trouvé tout ce que vous cherchiez?» «Oui, merci de votre aide, je n’y aurais jamais pensé. J’ai déjà hâte de le lire!» Ode aux libraires d’ici 2019-06-09 FLORENCE THOUIN 4 minutes Les libraires indépendants sont des entrepreneurs créatifs au service des esprits vifs, des grands curieux et de toute personne à la recherche de réconfort dans le «ailleurs, et pourtant si proche» que nous procurent les livres. Pour mille et une petites raisons, je leur voue une admiration sincère et sans limites. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) CULTURE
- Mon handicap mon unicite
En partenariat avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), Henkel média invite les employeurs à recruter des personnes compétentes handicapées. En partenariat avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), Henkel média invite les employeurs à recruter des personnes compétentes handicapées. séries Mon handicap, mon unicité En partenariat avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), Henkel média invite les employeurs à recruter des personnes compétentes handicapées. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos ENTREPRISE INCLUSIVE, ENTREPRISE D’AVENIR | ÉP1 Danièle Henkel plonge au cœur de trois entreprises québécoises – Metriplus, Au P’tit Marché... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article EMPLOYER DES PERSONNES HANDICAPÉES : SURMONTER DES DÉFIS... Malgré notre désir de bâtir une société plus inclusive, qui reflète toutes... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos SE DONNER LES MOYENS DE RÉUSSIR En partenariat avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ)... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos SE DONNER LES MOYENS DE RÉUSSIR | AU P’TIT MARCHÉ En partenariat avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ)... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos SE DONNER LES MOYENS DE RÉUSSIR | MÉTRIPLUS n partenariat avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), Henkel média invite les... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos À LA DÉCOUVERTE DES PROGRAMMES : SPHERE-QUÉBEC En partenariat avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), Henkel média invite... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos À LA DÉCOUVERTE DES PROGRAMMES | ROSEPH En partenariat avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), Henkel média invite les... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Videos À LA DÉCOUVERTE DES PROGRAMMES | SERVICE-CONSEIL ET SOUTIEN PER... En partenariat avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), Henkel média invite les... CHARGER CHARGER Vous pouvez aussi Aimer Le notariat décrypté pour des décisions éclairées Cette série a pour vocation de démystifier le rôle essentiel des notaires dans les moments clés de la vie. Mariage, succession, achat immobilier : des étapes souvent complexes qui nécessitent un accompagnement clair et précis. À travers des contenus accessibles et pédagogiques, nous vous donnons les clés pour comprendre les enjeux, anticiper les démarches et avancer en toute confiance. Une ressource incontournable pour transformer ces sujets parfois intimidants en décisions éclairées. Shop Now Dernier épisode: Repenser le recrutement Repenser le Recrutement – une websérie qui place l’humain au cœur du recrutement, là où tout commence. Caméléon développe une vision du recrutement qui ne se limite pas à remplir des postes vacants, mais qui transforme des vies et des entreprises. À travers des témoignages authentiques et des réflexions concrètes, Repenser le Recrutement explore comment Caméléon aide les entreprises à attirer, intégrer et fidéliser des talents brillants. Shop Now Dernier épisode: Apprendre aujourd’hui, transformer demain Plongez au cœur de l’Université de l’Ontario français, une institution dynamique qui forme les leaders de demain. À travers des contenus captivants, découvrez comment l’UOF met en œuvre une pédagogie innovante, centrée sur l’apprentissage expérientiel, pour répondre aux besoins actuels du marché du travail et préparer ses étudiants à relever les défis de demain. Shop Now Dernier épisode:
- henkelmediacom en direct avec les ministres
Découvrez comment Danièle Henkel, en direct, interroge des ministres fédéraux et provinciaux sur les enjeux cruciaux pour les entrepreneurs et les travailleurs dans le contexte de la COVID-19. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Article COVID-19: Mesures économiques pour entrepreneurs et travailleurs Entrepreneur(e)s, gestionnaires ou travailleuses/eurs autonomes, vous avez du mal à vous ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article FAIRE PIVOTER SON ENTREPRISE La situation actuelle avec la COVID-19 frappe les entrepreneures de plein fouet. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article COVID-19 : VAGUE D’AMOUR POUR LES ENTREPRISES QUÉBÉCOISES Peu de temps après le déclenchement des mesures gouvernementales pour aplanir la courbe... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Danièle Henkel et Sévrine Labelle reçoivent Pierre Fitzgibbon Dans le cadre de la série Une fois pour toutes sur le pivot entrepreneurial en période de crise, Danièle Henkel et Sévrine Labelle, PDG de Femmessor , ont reçu un invité de marque, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, monsieur Pierre Fitzgibbon , qui a répondu aux questions d’entrepreneures de tous horizons. Danièle Henkel reçoit Mary Ng et Mélanie Joly Danièle Henkel reçoit l’honorable Mary Ng , ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international, et l’honorable Mélanie Joly , ministre du Développement économique et des Langues officielles du Canada, afin de mettre en lumière certains programmes fédéraux, de parler de l’impact de la crise sur différentes organismes canadiennes et de la relance économique. Danièle Henkel reçoit… Marie-Claude Bibeau Au lendemain de l’annonce du gouvernement d’un investissement de 252 millions de dollars pour soutenir le secteur agroalimentaire, touché de plein fouet par la crise, Danièle Henkel reçoit Marie-Claude Bibeau , ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada. Henkelmedia.com, en direct avec les ministres 2020-05-20 HENKEL 1 minute Dans le contexte de pandémie de la COVID-19, Danièle Henkel a convié des ministres fédéraux et provinciaux pour parler des enjeux de première importance pour les entrepreneur(e)s, employeur(euse)s et travailleur(euse)s. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE
- Sur quoi se baser pour prendre la decision dinvestir
On parle souvent de l’importance de faire des prévisions financières au démarrage de son entreprise, mais un entrepreneur devrait en faire pour chaque projet d’investissement. Et cela peut se faire simplement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’outil Previsio a été créé par l’École des entrepreneurs du Québec. Les outils DH Sur quoi se baser pour prendre la décision d’investir ? 2020-09-30 MARTINE LETARTE 7 minutes On parle souvent de l’importance de faire des prévisions financières au démarrage de son entreprise, mais un entrepreneur devrait en faire pour chaque projet d’investissement. Et cela peut se faire simplement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’outil Previsio a été créé par l’ École des entrepreneurs du Québec. Les chiffres sont super importants pour Nathalie Niemeyer, conseillère formatrice en croissance d’entreprise à l’École des entrepreneurs du Québec. Mais, à ses yeux, avant de faire des prévisions, il faut commencer par réfléchir à ses attentes en terme de rentabilité. « Chaque personne est différente et le contexte influence aussi les décisions », affirme-t-elle. Par exemple, en raison de la COVID-19, des entrepreneurs ont dû accepter de prendre plus de temps pour rentabiliser certains investissements. Aussi, ils ont dû regarder les autres options qu’ils avaient devant eux. « J’étais récemment avec des entrepreneurs du domaine de la créativité et des métiers d’art, raconte Nathalie Niemeyer. Ce qui revenait le plus, c’était comment ils avaient du plaisir à faire ce qu’ils font. La rentabilité ne sera peut-être pas au rendez-vous aussi rapidement qu’ils le souhaitent, mais abandonner leur entreprise pour se trouver un emploi est pour plusieurs inconcevable. Ils sont donc prêts à accepter une rentabilité moindre. » Voir plus clair grâce aux chiffres Une fois que l’on sait ce que l’on veut en terme de rentabilité et pourquoi, il est temps de se pencher plus attentivement sur les chiffres. « Les résultats ne seront jamais exactement ceux que l’on avait prévus, bien que proches, mais les prévisions faites viendront augmenter les chances de succès d’un projet d’investissement », affirme Maxim Montminy, conseiller formateur en croissance d’entreprise à l’École des entrepreneurs du Québec. Alors que les entrepreneurs ne maîtrisent pas tout le vocabulaire des comptables, Previsio leur permet d’entrer facilement les chiffres nécessaires pour réaliser leurs prévisions financières. Nathalie Niemeyer pense à cinq grands facteurs à considérer pour évaluer la rentabilité d’un investissement : 1- Le prix de vente du produit; 2- Les coûts variables liés au produit vendu ou au service rendu comme le coût des matières premières; 3- Le volume de vente escompté à court terme et la capacité d’augmenter ce volume avec le temps ; 4- Les coûts fixes nécessaires à sa création; 5- La capacité à optimiser les processus. « Parfois, les entrepreneurs sont mis face à leurs chiffres et ils ne les acceptent pas, précise la formatrice. C’est là qu’ils se mettent à créer de nouvelles solutions pour optimiser les processus afin d’être capables de faire plus avec les mêmes ressources.» Elle pense aussi à un petit bonus non négligeable : l’état d’âme ou les valeurs de l’entrepreneur. « Parfois, on va voir des entrepreneurs qui vont être capables de voir des compétiteurs comme des alliés, par exemple pour acheter de la matière première à moindre coût, explique-t-elle. Cet esprit de collaboration peut venir grandement influencer la rentabilité. » Grâce à Previsio, l’entrepreneur peut donc avoir une bonne idée de ce qui l’attend s’il maintient le cap, ou s’il agit sur certaines variables. « Ce n’est pas une fois par année qu’il faut se tourner vers son comptable pour lui demander si on fait de l’argent, affirme Maxim Montminy. Il faut regarder régulièrement soi-même sa rentabilité et analyser de près ses projets d’investissement pour s’assurer qu’on reste sur la bonne voie. » DÉCOUVREZ LA SOLUTION PREVISIO et diffusez-la dans votre réseau, au bénéfice des entrepreneurs. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article PREVISIO, PAR ET POUR DES ENTREPRENEURS Alors que les entrepreneurs doivent s’adapter à la vitesse grand V dans le contexte de la pandémie.. LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article PREVISIO, UN OUTIL GRATUIT DE PRÉVISIONS FINANCIÈRES Alors que de nombreuses entreprises encaissent une baisse de leurs activités et... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Journaliste indépendante MARTINE LETARTE À PROPOS DE FINANCE & COMPTABILITÉ
- Confines ou pas le stress chronique s installe
Après plus de six semaines de confinement, il est normal que des manifestations de stress chronique commencent à apparaître. Ces manifestations, même si elles sont normales dans le contexte actuel, doivent quand même être identifiées et mitigées. Voici comment s’y prendre. Confinés ou pas, le stress chronique s’installe 2020-05-07 5 minutes Nicolas Chevrier Psychologue Dr Nicolas Chevrier Psychologue du travail Après plus de six semaines de confinement, il est normal que des manifestations de stress chronique commencent à apparaître. Ces manifestations, même si elles sont normales dans le contexte actuel, doivent quand même être identifiées et mitigées. Voici comment s’y prendre. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article ET LA SANTÉ MENTALE, ELLE? La situation que nous vivons actuellement est sans précédent et elle bouscule nos habitudes, LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Chronique STRESSÉS, VOUS DITES ? Le stress est une réaction normale de notre organisme. C’est une réaction adaptative. Elle permet... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Nicolas Chevrier À PROPOS DE Le Dr Nicolas Chevrier, psychologue, est titulaire d’une maîtrise en psychologie clinique et d’un doctorat en psychologie du travail et des organisations dans lequel il s’est intéressé aux impacts des facteurs organisationnels sur le développement de l’épuisement professionnel chez les travailleurs. Le stress, généré par le confinement, nous a poussés vers certaines adaptations qui sont vitales pour réduire notre niveau de stress. Elles sont généralement de deux natures: 1. Mettre en place des solutions 2. Accepter la situation Je peux mettre en place des solutions dans la limite du contrôle que j’ai sur la source de stress. Comme dans cet exemple: Mon garçon de quatre ans a besoin d’un parent pour s’occuper de lui (stresseur important). La solution est de diviser entre les deux parents le temps ou l’on doit prendre soin de l’enfant, maman en matinée et papa en après-midi. Je peux accepter la situation sur laquelle je n’ai pas de contrôle. Comme dans cet exemple: J’accepte que la solution idéale pour mon garçon de 4 ans, soit le retour à la garderie, ne soit pas possible pour encore quelque temps. Si je n’arrive pas à m’adapter, la réaction de stress va se transformer en une réaction de stress chronique, qui se manifeste lorsque l’exposition à l’agent stresseur persiste et/ou se répète fréquemment. En ce moment, le confinement nous empêche de nous adapter complètement à la situation. Il reste donc, pour plusieurs, un stress résiduel important qui devient chronique. C’est donc la différence entre la garderie ouverte et une demi-journée, il y a adaptation, mais avec un résiduel de stress (l’autre demi-journée de garde) qui devient chronique. En matière de manifestations de stress chronique , voici les réactions les plus communes : 1. Ressentir de l’anxiété . Cette situation place plusieurs d’entre nous face à un niveau d’anxiété rarement atteint. 2. Irritabilité et impatience . Dans nos relations avec nos proches ou avec nos collègues de travail, par exemple. 3. Problèmes de sommeil . Difficultés à s’endormir ou réveil tôt dans la nuit 4. Tristesse, humeur morose, découragement. 5. Démotivation face au travail et sentiment d’ épuisement général 6. Colère importante et difficulté de retenir sa colère dans certaines situations 7. Sentiment d’incompétence face à notre travail ou face à nos responsabilités parentales 8. Difficultés de concentration , sentir que notre mémoire est moins efficace qu’à l’habitude 9. Procrastination . Remettre à plus tard, ce qu’on décide de faire maintenant) 10. Maux d’estomac, maux de dos , problèmes de digestion. 11. Augmentation de la consommation d’alcool, de drogues . 12. Variation dans l’alimentation, que ce soit de nature quantitative (mange plus) et qualitative (mange mal). 13. Retour de certaines manifestations d’un problème de santé mentale antérieur déjà réglé (trouble anxieux, trouble alimentaire, trouble de l’humeur). 13. Baisse importante ou absence de libido. Bien que normales, ces manifestations de stress chronique doivent quand même être identifiées et neutralisées autant que possible. Bien sûr, il est important que chacun identifie celles qui est propre et établisse une stratégie pour mieux les encadrer. Une façon de les identifier est de se poser la question: Qu’est-ce qui est nouveau ou qu’est-ce qui est plus fort depuis la dernière semaine? Je vous propose donc l’exercice suivant pour vous aider à les identifier. Plus que stressés? Faites l’exercice! 1) Dans la dernière semaine quelles sont les manifestations de stress chronique que j’ai remarqué au quotidien ? Faites une liste de celles-ci : 1. ______________________________________________________________ 2. ______________________________________________________________ 2. ______________________________________________________________ 4. ______________________________________________________________ 5. ______________________________________________________________ 6. ______________________________________________________________ Voici des exemples: 1. Je bois plus d’alcool en semaine que d’habitude (consommation d’alcool) 2. Je me sens plus anxieuse qu’à l’habitude (anxiété) 3. Je me fâche plus souvent après les enfants (moins de patience) 4. J’ai l’impression que le déconfinement n’arrivera jamais (découragement) 5. Je me sens incompétent et pas performant au travail (sentiment d’incompétence) 6. J’ai de la difficulté à m’endormir le soir (insomnie) 2) Quelles sont les interventions que je peux faire pour m’aider à encadrer ces manifestations de stress chronique ? Faites une liste de celles-ci : 1. ______________________________________________________________ 2. ______________________________________________________________ 3. ______________________________________________________________ 4. ______________________________________________________________ 5. ______________________________________________________________ 6. ______________________________________________________________ Voici des exemples: 1. Je remets en place la règle d’abstinence les soirs de semaine (consommation d’alcool) 2. Je recommence à faire de la relaxation, car je sais que cela a été efficace pour moi dans le passé (anxiété) 3. Je tente de me rattraper rapidement quand je sens mon impatience monter (moins de patience) 4. J’accepte que le déconfinement soit long, mais je sais qu’il y aura une fin (découragement) 5. J’en discute avec mon patron (sentiment d’incompétence) 6. Je remets en place ma routine d’hygiène du sommeil (insomnie) Une fois que que les manifestations sont identifiées, il devient plus facile d’y être sensible et de trouver une façon de les contourner. ▶︎ Pour consulter un psychologue, vous pouvez en faire la demander directement ici ou rejoindre directement le secrétariat de Services Psychologiques Séquoia au (514) 393-0013. Vous serez dirigés vers un psychologue prêt à vous aider. SANTÉ & BIEN-ÊTRE
- Fetes de fin d annee-Consommer ou deconsommer
Henkel media - Le pouvoir d'achat a baissé et les attentes des consommateurs ont changé : la sur-consommation laisse la place au responsable et au durable. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article LES RESTOS NE SONT PAS MORTS ! Choquante affirmation, qu’il convient néanmoins de circonscrire pour ne pas se faire tirer dessus... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article DEMAIN DEMAIN | SAUVER LA PLANÈTE ET NOS JEUNES Demain Demain est une jeune entreprise écoresponsable jusque dans la moelle. LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article Quand la Mère Noël débarque, les bureaux s’illuminent! QUAND LA MÈRE NOËL DÉBARQUE, LES BUREAUX S'ILLUMINENT! LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Les prix montent et le pouvoir d'achat baisse. La consommation des ménages va-t-elle changer? Préoccupations financières Le ralentissement de l’économie semble de plus en plus évident. La pression inflationniste pousse fort, à la pompe comme dans les commerces. La hausse des taux d’intérêt stresse les propriétaires d’immeubles… et de cartes de crédit! Et même si les salaires augmentent, ce qui paraît être une hausse du pouvoir d’achat ne l’est pas, puisque l’augmentation des prix est encore plus forte. En fait, le pays a atteint des sommets en ce qui concerne l’endettement des ménages au deuxième trimestre de 2022, selon Statistique Canada. Le montant que l’on doit par rapport à notre revenu a augmenté : pour 100$ gagné, on doit 181,20$. Autrement dit, le niveau d’endettement a augmenté plus rapidement que les revenus. Ainsi, selon l’enquête menée par la firme Léger, 6 Canadiens 10 estiment que leur situation financière est pire cette année qu’en 2021. Pourtant… les intentions d’achat sont positives Malgré un indice de confiance en l’économie plutôt faible depuis quelques mois, les intentions des consommateurs sont stables et les ménages souhaitent offrir des cadeaux, ce qui se traduit en une croissance des ventes pour la période des Fêtes. Une nouvelle importante pour le secteur et encourageante pour nos détaillants, a déclaré Karina Serei, directrice générale par intérim au Conseil Québécois du Commerce de Détail. Selon le récent Baromètre CQCD, seulement 5 % des consommateurs québécois pensent dépenser moins que l’an dernier, alors que le Sondage 2022 sur le magasinage des Fêtes de Deloitte Canada révélait que les dépenses de Noël chuteraient de 17 %. Notre province serait-elle plus dépensière? Accenture estimait pour sa part dans son rapport sur les achats des Fêtes 2022 que 77 % des Québécois pensent dépenser le même total ou plus pour les achats des Fêtes. D’un papier à l’autre, la mesure varie, mais on entrevoit une décélération de la consommation. Consommer moins et mieux : des choix écologiques, réutilisables, moins de déchets... il y a pleins de solutions! Et la décroissance, alors? La déconsommation est le comportement d’un individu visant à réduire de façon volontaire sa consommation. L’Institut de recherche sur les PME de l’Université du Québec à Trois-Rivières explique que « historiquement, le concept de déconsommation apparait lors de périodes caractérisées par la baisse du pouvoir d’achat, mais aussi par des vagues de consommation alternative, voire de résistance du consommateur qui refuse d’acheter certains produits ». Il faut dire qu’il y a ça qui joue aussi, la consommation responsable, et durable, avec tout l’éventail d’options écologiques, recyclées, réutilisées, etc. C’est consommer moins, mais c’est aussi consommer mieux . Les attentes des consommateurs ont changé, et les entreprises sont en train de s’adapter pour offrir des produits et services qui tiennent compte de leur impact sur l’environnement et sur la société. On peut constater une évolution des comportements, dûe aux changements qui affectent la planète, mais aussi les portefeuilles. Si la sur-consommation est en train de faiblir, la tendance vers une consommation responsable semble s’accentuer. Fêtes de fin d’année | Consommer ou déconsommer ? 2022-11-30 ISABELLE NEASSENS 4 minutes Ça fait deux ans que les grandes tablées n’ont pas eu lieu, que la famille n’a pas été réunie au complet, tassée serrée sous le sapin de Noel. Et puisqu’on peut enfin aller magasiner et tripoter tout ce qu’on a envie d’acheter, on risque de se lâcher lousse ! Gare à l’achalandage! Les restaurants, les bars et les commerces se frottent les mains : l’heure est aux réjouissances et aux retrouvailles! Le Vendredi Fou, le Cyberlundi, les soldes d’avant Noel, le chèque du gouvernement qui arrive, le Boxing Day : les occasions ne manquent pas pour pousser à la consommation. Et pourtant… l’économie roule un peu moins sur des roulettes. Comment les Québécois vont-ils consommer à l’approche des Fêtes? PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE
- Merci de bien vouloir confirmer votre presence
Avocat de formation, Nicolas St-Vincent a ajouté les cordes de fiscaliste et de planificateur financier à son arc pour ensuite fonder deux entreprises à l’expertise très pointue: Fiscalité Financière St-Vincent et Strip & Secure. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE Article 5 TENDANCES EN ENTREPRISE À SURVEILLER Audace, agilité, conscience, authenticité… Quels seront les grands courants qui influenceront LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) DH.tv : Comment avez-vous entendu parler de pleine conscience la première fois? Nicolas St-Vincent: «J’ai visité plusieurs pays d’Asie à différentes occasions dans ma vie et j’ai été témoin de cette culture d’une vie intérieure peu connue en Occident, mais très présente chez les Orientaux. Il y a cinq ans, je suis tombé par hasard sur La méditation pleine conscience pour les nuls en librairie et j’ai su que j’étais prêt à ouvrir cette porte. Pour m’aider à pratiquer régulièrement, j’ai téléchargé l’application Petit Bambou sur mon téléphone intelligent. J’ai également suivi auprès d’une coach et formatrice huit séances de méditation pleine conscience pour dirigeants.» Comment l’avez-vous intégré à votre quotidien? «Je me suis fixé des moments sacrés dans la journée pour pratiquer et me donner le recul nécessaire. Je médite le matin au lever et le soir au coucher. J’ajoute une méditation de 10 minutes en milieu de journée. Peu importe si je suis dans un environnement calme ou bruyant, je retrouve le calme intérieur. J’ai aussi deux alarmes sur mon téléphone qui me rappellent de prendre trois grandes respirations pour prendre conscience de ce que je suis en train de faire. Ces moments m’aident beaucoup pour donner du sens à ce que je fais. Suis-je en train d’avancer dans la mission et la vision de mon entreprise? Suis-je dans mon élément? Suis-je compétent? Comme chef d’entreprise, on a tous des moments où on perd le fil et où on tombe sur le pilote automatique». «La seule façon d’en profiter, c’est d’être dans le moment présent. La pleine conscience ne veut pas dire se couper du monde, mais être plus conscient de ce qui nous entoure et choisir ce qui nous convient et nous rend heureux.» Quelle est votre définition de présence attentive (mindfulness )? «Une bonne façon de rendre l’esprit plus clair, c’est d’être paradoxalement moins cérébral. C’est de revenir à ses sens, à sa respiration, au contact de son corps sur la chaise, aux bruits ambiants. Lorsqu’on enlève le tourbillonnement des idées, on apaise l’esprit et on est plus efficace à accomplir la tâche devant soi. Avant, il ventait tellement dans ma tête! La méditation me permet de calmer cette tempête.» En quoi est-ce que cette qualité de présence vous sert-elle dans l’exercice de vos fonctions? «Elle me donne une concentration plus précise, plus soutenue et plus durable. Je suis capable de travailler plus longtemps et- d’en tirer plus de plaisir. En fin de compte, la vision est maintenue donc l’entreprise s’en porte mieux. Ce que je fais, je le fais mieux et j’ai envie de le répéter.» La pleine conscience vous a-t-elle permis de mieux vous connaître? «Bien sûr. J’ai appris en quoi je suis bon et en quoi j’ai plus de difficulté. Ce constat m’a permis de développer mon écoute. J’ai réalisé que lorsque je parle, je n’apprends rien, mais lorsque j’écoute, j’apprends toujours quelque chose. Manquer d’écoute nuit à l’entreprise puisque le dirigeant se prive de l’apport des personnes compétentes qui l’entourent. Alors j’écoute et j’invite les gens à s’écouter entre eux.» Votre pratique de la pleine conscience a-t-elle influencé vos équipes? «Mon approche est de méditer sans m’en cacher, mais je n’incite personne à le faire. J’attends qu’on m’en parle si, par exemple, on me demande comment j’ai fait pour réagir avec calme à une crise. En revanche, mon banc de méditation est dans mon bureau à la vue de mes employés et clients. Quand je ferme ma porte et que je mets mon écriteau En méditation, les employés savent qu’ils ne peuvent me déranger sous aucun prétexte.» «Je suis un très grand sportif. Pour moi, la méditation est un entraînement de l’esprit. Comme pour le sport, je la mets en premier dans mon horaire. Si je mange mal, dors mal, ne bouge pas, je ne serai pas un bon businessman. Je prends ce temps pour moi.» #conscient La pleine conscience s’est retrouvée au palmarès des tendances fortes en entreprise pour 2019-2020. Nicolas St-Vincent est pour nous un exemple inspirant de leader #conscient. Merci de bien vouloir confirmer votre présence 2021-05-10 MÉLISSA PROULX 4 minutes Avocat de formation, Nicolas St-Vincent a ajouté les cordes de fiscaliste et de planificateur financier à son arc pour ensuite fonder deux entreprises à l’expertise très pointue: Fiscalité Financière St-Vincent et Strip & Secure. De la haute voltige, l’ultra-marathonien et père de famille de 44 ans connaît. Pour garder l’équilibre, il entraîne son esprit avec la pleine conscience. Entrevue réfléchie. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) SANTÉ & BIEN-ÊTRE
- Lentrepreneuriat c est du sport Une ex-medaillee olympique raconte
Comment une athlète de niveau olympique est devenue entrepreneure en soins énergétiques? Christine Boudrias partage ses défis et son parcours, une histoire également relatée par Henkel Media. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article SYLVIE GARGIULO, CRÉATRICE DE BEAUTÉ ⎢DE LA HAUTE.. Il existe mille et une façons d’œuvrer dans l’entrepreneuriat. Certains s’y engagent.. LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article COUPLE D’ENTREPRENEURS EN SÉRIE Ça prend plus qu’une bonne idée pour être un entrepreneur... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article DOMINIQUE VALLÉE TRIOMPHE AVEC SES PLANCHES QUÉBÉCOISES Deuxième, troisième vague… des termes qui ont envahi notre quotidien, mais... LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION ( Vous pouvez aussi Aimer ) Du sport! Encore du sport, jusqu’à en mourir… La jeune sportive est devenue femme ; elle a aujourd’hui la cinquantaine, et ses cheveux poivre et sel n’ont rien effacé de ce sourire désarmant. Elle a cette manie de pouffer de rire à tous les instants! On se sent bien près d’elle, comme apaisé. Ses yeux bleus ne peuvent rien trahir, et sa présence aimante et ancrée témoigne d’un vécu extraordinaire… Qui croirait qu’elle ait été l’athlète la plus médaillée des Jeux du Canada en 1991 qui la propulsait après un terrible accident à ses premiers Jeux Olympiques à Albertville (l’équipe gagnait l’or), qu’elle ait récolté une médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Lillehammer et de bronze à Nagano? Sans oublier son passage couronné de médailles à Beijing, à Hamar et à huit championnats mondiaux. Christine fait du sport depuis qu’elle a six ou sept ans. Elle a pratiqué la natation, le plongeon, le patinage artistique, le judo, l’escrime, le hockey, la gymnastique et même le ballet. Et il y a eu aussi la musique, le piano et le violon… on the side ! « Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours fait du sport. Comme mon jumeau. Ma mère nous a finalement demandé d’en choisir deux : j’ai pris le patinage artistique et la gym. Mais j’avais une peur bleue de la poutre! Jusqu’à ce qu’un jour, mon frère revienne de la maison en disant : Christine, faut que t’essayes ça le patinage de vitesse, c’est hot ! Et je suis tombée en amour ». Jusqu’à l’accident. Ce fatidique moment en plein dans la sélection pour les Jeux du Canada de 1991, au tout début de sa carrière : elle tombe, accroche sa co-équipière et la lame aiguisée de son patin lui fend la fesse alors même que son coeur pompe à cent mille à l’heure. « C’était comme un steak sur la glace! Le patin m’avait tranché la fesse. Il y avait du sang partout. J’ai failli mourir. J’ai eu trois transfusions sanguines et cent vingt-cinq points de suture. » Christine est une athlète de patinage de vitesse sur piste courte de calibre international Apprendre, se découvrir et se relever L’accident a failli lui coûter la vie, et venait en même temps de la lancer à ses premiers Jeux Olympiques (elle ira à Albertville comme substitut). Et incroyablement, elle s’en sort. Elle s’est relevée. Moins d’un an plus tard en 1993, elle gagne l’or avec ses coéquipières au championnat du monde de sprint de patinage de vitesse! Puis en 1994, c’est de nouveau les JO. Mais à Lillehammer, elle tombe à nouveau ; cette fois-ci, c’est son égo qui en prend un coup. « Tomber devant des millions de personnes… une méchante débarque pour ma confiance! Cette médaille-là a longtemps goûté la culpabilité. On aurait possiblement gagné l’or si je n’étais pas tombée. » Mais l’athlète ne se dégonfle toujours pas… Elle rafle médaille sur médaille aux championnats mondiaux de relais 3000 mètres la même année, et les suivantes. Et deux ans plus tard, remporte le bronze aux Olympiques de Nagano de 1998. Elle poursuit sa carrière jusqu’en 2001. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Christine en a eu des pentes à remonter! Ne pas s’apitoyer sur elle-même, ne pas se décourager. Des heures et des heures d’entraînement sans relâche. Elle a appris que « tomber fait partie de la game ». Une leçon qu’elle continue d’appliquer aujourd’hui, car tout entrepreneur sait qu’il vivra des échecs, et qu’il devra apprendre à les traverser. Cette photo d'elle après son terrible accident la touche encore aujourd'hui C’est son mental qui a été le plus fort. « La chute publique aux JO a fait travailler fort mon égo. J’ai voulu mettre ça derrière moi. J’ai longtemps cru que j’étais celle qui freinait l’équipe, on avait Sylvie Daigle avec nous, mais c’est à plusieurs que se gagne un relais! Avec le premier accident qui m’a physiquement cloué au lit d’hôpital, j’ai découvert quelque chose de très précieux: le pouvoir de l’auto-guérison et du toucher. Je passais mes mains sur mes plaies avec une intention précise. Les médecins n’en revenaient juste pas de mon progrès ! » Toute une révélation. Christine a toujours eu un petit côté spirituel, mais il n’était pas encore pleinement assumé. Elle avait été attirée à un moment donné par la massothérapie. « Avec le sport de haut niveau, on avait la chance d’avoir des cours payés et j’avais suivi la formation.» Mais c’était sans savoir qu’elle s’en servirait vraiment des années plus tard. Elle donne de temps en temps des conférences dans les écoles. Un jour, des amis, réunis en un collectif de thérapeutes, lui proposent de se joindre à eux en tant que massothérapeute. Christine tente sa chance, et retombe en amour. Christine est massothérapeute et développe aujourd'hui son entreprise en soins sonores Renaître à soi Elle ouvre son bureau, se fait des clients, de bouche-à-oreille. « Je ne disais jamais que j’avais été aux Olympiques! En fait, à ce moment-là, je voulais vraiment passer à autre chose. Je savais que mon toucher avait un pouvoir de guérison, et encore aujourd’hui, je veux être reconnue pour la qualité de mes soins, pas mon passé de médailles. » Ses massages sont doux, et souvent accompagnés de canalisations, ces messages qu’elle entend, transmis par des êtres de lumière. Elle chante aussi, et propose des soins sonores avec ses bols de cristal, son tambour, son handpan , ses cymbales tibétaines, son carillon koshi, son xylophone de cristal et son didgeridoo. Elle offre des retraites spirituelles et n’écarte pas la possibilité de refaire des conférences dans les écoles ou les entreprises. « Le Retour vers Soi », c’est son thème de prédilection, celui qu’elle incarne pleinement. Christine a appris à se faire confiance. « Ça a pris tout mon petit change! Des fois, je doute et mon anxiété repart dans le tapis! Mais il suffit que je me reconnecte à mon essence, à qui je suis vraiment, pour repartir – parce que je sais que c’est mon chemin, celui que je choisis avec conscience. » Dans le sport comme dans son entreprise, Christine est ambitieuse, passionnée et courageuse. « J’aime le sport, mais en fait, je réalise que je ne suis pas une compétitive dans l’âme! Je me sentais même mal de dépasser les autres dans les courses en individuel! Ce que j’aimais par-dessus tout, c’était d’être entourée de mes co-équipières, mes amies.» Aujourd’hui, elle continue de préserver l’esprit d’équipe : « on est plusieurs thérapeutes ensemble, c’est important ce lien-là pour moi, même si je dois apprendre à me mettre en valeur seule. Et ça fait drôle à dire, mais je considère que je travaille en équipe avec mes clients, on chemine ensemble, ça se fait à deux ce parcours initiatique! » Le sport lui a aussi appris à pratiquer un muscle particulier, au service de la réalisation de soi: celui d’oser se mettre au défi et de sortir de sa zone de confort pour réaliser ses rêves. Les gagnantes! Christine Boudrias avec Tania Vincent, Annie Perrault et Isabelle Charest La capacité à persévérer et la détermination sont restés ancrés en elle. Au lieu de la performance, elle laisse maintenant la place à l’équilibre. Bien malgré elle, être meilleure que les autres revient souvent la hanter : « la performance n’a plus sa place dans ma vie, mais je me compare invariablement, et je me sous-estime souvent. Je reste humble, je continue d’apprendre. » Les bons leaders font ça. Et même si ce ne sont pas des médailles qu’elle récolte, c’est le mieux-être de ses clients qui donne un sens à ce qu’elle fait aujourd’hui. Le plus important, en affaires comme dans le sport? Rêver grand, aimer ce que l’on fait, se faire confiance et cultiver une foi inébranlable! L’entrepreneuriat, c’est du sport ! ⎢Une ex-médaillée olympique raconte 2023-05-16 ISABELLE NEASSENS 8 minutes On dit qu’il faut des nerfs solides pour entreprendre, et une persévérance à toute épreuve. Mais que le défi en vaut la chandelle. Une description qui ressemble à s’y méprendre à celle de l’athlète qui compétitionne : des heures d’entraînement, une discipline de fer et des objectifs coulés dans le béton à chaque étape du parcours. Christine Boudrias en sait quelque chose : des médailles et des embûches, elle en a récoltés tout au long de sa carrière de patineuse de vitesse. Ça lui a servi quand elle a choisi de faire le saut dans l’aventure entrepreneuriale. Aujourd’hui, l’ex-médaillée olympique pratique la massothérapie et les soins sonores, un monde spirituel qui semble diamétralement opposé à celui de la frénésie sportive. On a eu le privilège de lui en parler. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) UNIVERS SPORTIF












