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  • Autisme en mouvement Episode 1

    Henkel Média est fier de soutenir des voix qui résonnent avec authenticité et sens. Aujourd’hui, nous vous invitons à découvrir Autisme en Mouvement, un podcast profondément humain porté par Mathieu Caron et Alison Jolly. 2024-12-09 Autisme en mouvement – Épisode 1 Démystifier l’autisme : découvrez le premier épisode d’Autisme en Mouvement ! Henkel Média est fier de soutenir des voix qui résonnent avec authenticité et sens. Aujourd’hui, nous vous invitons à découvrir Autisme en Mouvement , un podcast profondément humain porté par Mathieu Caron et Alison Jolly . Dans ce tout premier épisode, Mathieu et Alison nous ouvrent les portes de leur univers. Ensemble, ils partagent leurs expériences personnelles, croisées avec l’expertise professionnelle d’Alison en santé mentale, pour aborder l’autisme sous un angle unique et accessible. Leur mission ? Briser les idées reçues, sensibiliser à la neurodiversité et montrer que chaque différence enrichit notre société. À travers des échanges sincères et bienveillants, ce podcast offre un espace où l’on apprend à mieux comprendre l’autisme et à valoriser la diversité cognitive. Un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui souhaitent avancer vers un monde plus inclusif. ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article MATHIEU CARON, AUTISTE ET ENTREPRENEUR... On pense souvent que l’autisme est une déficience qui rend inapte... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article L'INSPIRATION COMME GOUVERNAIL DE DIRECTION Comment trouve-t-on l’inspiration et comment nous pousse-t-elle à agir? LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE SANTÉ & BIEN-ÊTRE

  • Son vuong do de refugie a entrepreneur en serie

    Faire le saut en entrepreneuriat quand on vient d’ailleurs comporte son lot de défis. Se lancer en affaires au Québec, réussir et même recommencer, voilà ce qu’est parvenu à réaliser Son Vuong Do, un jeune entrepreneur Vietnamien qui a n’a pas froid aux yeux. Il vient d’ouvrir un nouveau restaurant en région, un pari dans le contexte actuel. Voici son histoire à succès. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article MINI TIPI: SUR LA TRACE DES ORIGINES AUTOCHTONES Les rencontrer, même virtuellement... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article YMMA : DEUX PAPAS ET DES POUPÉES Créer des poupées noires et métisses, voilà le projet qui a réuni deux papas autour.. LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article Maroc, France, Australie, Québec: sur la route des possibles... Rim Charkani est une fonceuse passionnée d’innovations. Cette Marocaine qui est passée par.. LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION ( Vous pouvez aussi Aimer ) Sur un bout de comptoir, Son prépare sur commande les traditionnelles baguettes Banh Mi avec la sauce de poisson, le tamarin et la coriandre. Sa femme occupe l’espace juste à côté, affairée à la préparation des smoothies et thés aux perles de tapioca et à la gelée de coco, communément appelé bubble tea . Le Bella Bubble Bar a ouvert ses portes en mai 2021 à côtés des cafés et boutiques branchées du Centro de Sherbrooke. Il fait la part belle aux saveurs de la terre natale du couple propriétaire. Son a aussi décidé de ramener de chez lui un concept populaire : le bar à crème glacée libre-service. Et pour sublimer les 26 parfums, il offre un inventaire à faire frémir les parents et ravir les petits : fraises Tagada, réglisses multicolores, serpents acidulés, pretzels au chocolat, et caramels de toutes sortes. Un concept qui lui vaut déjà un bel achalandage. On voit bien que Son n’en est pas à sa première aventure. Résilience et travail « J’aime l’argent », me dit Son Vuong Do, sans malice aucune. C’est probablement la juste rétribution des survivants qui, privés de tout, n’ont plus peur de s’afficher et de faire valoir leur ticket pour le succès. Il y a 30 ans, avec son frère aîné et son père, le jeune Son, six ans, prenait la mer sur une embarcation de fortune, laissant derrière lui sa mère et ses quatre autre frères. Après trois années dans un camp de réfugiés en Thaïlande, ils ont obtenu un laisser-passer pour le Canada. L’histoire de ceux à qui on a attribué le nom de boat people est souvent tragique, « on est à peine 20% de survivants », confirme Son qui lui, a choisi de réécrire la sienne autrement. Sitôt arrivé à Sherbrooke, le père a fait venir le reste de la famille. Personne ne parlait français. Les parents ont trouvé de l’emploi auprès de couturiers. « Et moi, je distribuais La Tribune du haut de mes 10 ans! », se souvient Son avec fierté, qui a toujours été très travaillant. Dans le camp de réfugiés, âgé de sept ou huit ans, il se faisait rétribuer pour ses commissions. « Quand j’ai eu 12 ans, j’allais cueillir des pommes, des salades, et des échalotes l’été sur la Rive-Sud de Montréal. J’étais payé au panier ou à la douzaine ». Son a pris goût à ce que le travail pouvait apporter en retour. Avoir la fibre entrepreneuriale L’adolescent a décidé de quitter l’école pour travailler en restauration, un domaine qui l’interpellait. « J’ai été serveur, puis je suis entré dans les cuisines, raconte-t-il. Là, j’ai eu le coup de foudre. Je suis monté rapidement. Trois mois plus tard, je suis devenu aide-cuisinier, et chef en moins de deux ans! ». Il a évolué dans plusieurs institutions avant de se lancer. À 22 ans, il a ouvert son premier restaurant. Mais sa fougue lui avait joué des tours : « J’étais pressé, je n’avais pas pris le temps de bien choisir l’endroit, admet-il. Après un an, j’ai revendu et je suis passé à autre chose ». Il n’a pas baissé les bras et a acheté avec son grand frère un autre restaurant. Puis un autre, avec un ami qui faisait des sushis. Et un autre, un bar karaoké. Épuisé par les horaires, il quittait la restauration, achetait un camion et devenait livreur. « Je n’ai jamais perdu au change, explique Son. Ce sont toutes des expériences qui m’ont mené là où je suis aujourd’hui ». La restauration demeure son amour de jeunesse. Il y revient avec passion, ainsi qu’avec une épouse et de jeunes enfants. Bella, le nom de son restaurant est le prénom de sa fille. Son est retourné au Viêt-Nam après avoir rencontré sa future femme. Il est retourné à ses racines quelque temps, mais le Québec était accroché à son cœur. « Ici, je peux démarrer ce que je veux, j’ai la possibilité de réaliser tous mes projets, confie-t-il. L’entrepreneuriat me démontre que je suis capable de réussir ». C’est justement avec l’idée d’ouvrir un restaurant qu’il revient avec Tran qui s’occupera du service avec lui et de la comptabilité, comme elle le faisait dans l’entreprise familiale d’élevage de crevettes. « Il fallait que j’ajoute une crèmerie à mon resto, raconte Son, heureux. Je me souviens, j’avais quatre ans et demi et c’était le nouvel an. Les adultes m’avaient donné de l’argent et je suis allé voir le marchand de crème glacée dans la rue. Je me suis assis à côté de lui et j’ai dévalisé son tuk tuk . J’ai été son unique client de la journée! J’ai tout acheté! ». Excellente idée puisque son bar à crème glacé libre-service fonctionne tout aussi bien que son offre de produits Vietnamiens. Le Bella Bubble Bar est une ode à ses origines, mais aussi un projet de famille, des souvenirs d’enfance, et le rêve de nouveaux possibles. Le propriétaire est ravi du succès depuis l’ouverture : « ce n’est que le début! Je pense déjà à ouvrir des franchises l’année prochaine », lance-t-il, l’œil brillant. Son vuong do : de réfugié à entrepreneur en série 2021-07-19 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Faire le saut en entrepreneuriat quand on vient d’ailleurs comporte son lot de défis. Se lancer en affaires au Québec, réussir et même recommencer, voilà ce qu’est parvenu à réaliser Son Vuong Do, un jeune entrepreneur Vietnamien qui a n’a pas froid aux yeux. Il vient d’ouvrir un nouveau restaurant en région, un pari dans le contexte actuel. Voici son histoire à succès. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ENTREPRENEURIAT

  • Electrique thundercat a un eclectique jazzy jazz fest

    Homonymes miroirs, juste pour vous émoustiller ! Car les sens sont en éveil au festival international de jazz de Montréal (FIJM). Du 29 juin au 8 juillet, notre métropole culturelle aux accents chantants du monde entier accueille le Jazz Fest, le plus gros de la planète, selon le livre Guinness des records Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article FAIRE LE PLEIN DE CULTURE ET D’HUMANITÉ POUR LA RENTRÉE... La cloche de la rentrée a bel et bien sonné : retentissant glas des vacances ! LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article ATIKUSS ET LES BOTTES DE L’ESPOIR, FIERTÉ AUTOCHTONE La culture est un reflet de notre identité. Elle transmet un patrimoine et donne un sens au passé. LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article ADÈLE BLAIS ... Cette série met en lumière des artistes entrepreneurs LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Samara Joy, jeune prodige du jazz © Benoit Rousseau Programmation : #diversité Parce que c’est le mot de 2022, et de 2023 aussi. Dans toutes les sphères, on brandit haut et fort la carte de la diversité. Diversité de sons, de couleurs, d’âges et de styles, le FIJM est en plein dedans. Les octogénaires Buddy Guy et Herbie Hancock sont de la partie, Diana Krall aussi, George Benson, et l’ex Led Zep Robert Plant et sa muse Alison Krauss. À côté des légendes, d’autres grands : la star mexicaine de la pop latine jazz, Natalia Lafourcade, Mélody Gardot et ses notes de velours afro-luso-brésiliennes, la fougueuse pianiste japonaise Hiromi, le trompettiste franco-libanais, habitué du Festival, Ibrahim Maalouf, la découverte de l’année aux derniers Grammys, Samara Joy, jeune prodige afro-américaine du Bronx âgée de tout juste 23 ans, le trendy duo coloré DOMi & JDBeck, le chouchou pop d’Osheaga Vance Joy et même Macy Gray en clôture (tête d’affiche programmée qui vient cependant tout juste de décommander). Mauxin Auxéméry, nouveau directeur de la programmation du FIJM @ Benoit Rousseau Jeune, brillant, éclectique : on ne pourra pas dire que le FIJM n’était pas tendance! Une belle occasion pour les mélomanes, mais aussi pour tous les autres néophytes, d’aimer le jazz. Sous toutes ses coutures, et toutes ses influences. Cette année au FIJM, il y a de la classe mais aussi de l’attitude. « Il y a quelque chose de désormais fondamental dans la façon dont on construit notre programmation, a dit Maurin Auxéméry dont la femme n’est nulle autre que l’artiste ambassadrice de la culture inuit, Elisapie Isaac. On veut ressentir différentes communautés. On veut que la diversité soit dans le public tout comme sur la scène, donc il faut offrir des artistes qui vont permettre ça. On a pu aller chercher les up and coming de la scène, tout en gardant une belle place à nos OG, nos originaux. Nous sommes très fiers de la qualité de la programmation de la 43e édition qui est actuelle, équilibrée et remplie de pépites ! » Thundercat, le cool kid de l'heure au Festival international de jazz de Montréal 2023 @ Frédérique Ménard-Aubin Thundercat, ce crazy bassiste qui redéfinit le Jazz Fest « On parle de blues, on parle de funk, on parle de soul, de R&B, explique Maurin Auxéméry. Le jazz débouche sur tout ça. Le jazz est peut-être encore une musique de niche, mais il devient une musique de niche cool. Comment ne pas arriver à faire cette place aux artistes de ces communautés afro-américaines ? En entrevue avec la Gazette, le directeur de la programmation a tranché : « I think that jazz is getting its game back. There’s a new wave. » Et le cool kid de l’heure, c’est lui, Thundercat, aka Stephen Lee Bruner. « C’est une des grosses prises cette année, un des très, très bons coups du festival ». Un bouquet de jazz, hip-hop, R&B, soul, funk, électronique. Piquant aigre douce. Avec des chats qui crachent des lasers par les oreilles, des films coréens, de la Xbox et des comic books Marvel. Vu dans ses clips. « J’essaie de ne pas nommer ma musique, les multiples inputs qui la constituent font partie d’un tout, a-t-il dit. Miles Davis et Jimi Hendrix ne nommaient pas ce qu’ils étaient en train de faire lorsqu’ils ont mélangé le blues, le rock, le funk ou le jazz. Il leur importait d’aller plus loin, point barre. » Avec des dreadlocks jaunes qui émergent de sa casquette rose Gucci, un pokémon accroché aux lacets de ses baskets blanches, ses shorts de nylon ThunderCats et son t-shirt rayé dépareillés, qui croirait avoir à faire à un virtuose? Pourtant, le jeune black au sourire désarmant est un contre-ténor chaleureux, un musicien hors de ce monde, qui décroche des rythmes endiablés, un super bassiste comme on n’en fait plus, un peu comme Flea des Red Hot Chili Peppers. Un public divers et enthousiaste au FIJM pour Thundercat © Benoit Rousseau Thundercat est un glorieux, un musicien enflammé, un passionné. Pas étonnant qu’Erykah Badu l’ait pris sous son aile, qu’il ait collaboré avec Snoop Dogg, Bilal, Flying Lotus… tous les créatifs hot de L.A. Thundercat vibre sa musique fusion avec tout son corps et son âme. Il est totalement dans son monde, mais il réussit à communiquer avec tout son public. Le public, qui prend des airs de jeunesse au Festival de Jazz grâce à des gars comme lui, en a eu pour son cash – même si c’était gratuit. Il y a une audience pour l’excentricité, l’original, le nouveau jazz, et Thundercat en est l’incarnation. Électrique thundercat à un éclectique jazzy jazz fest 2023-07-06 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Homonymes miroirs, juste pour vous émoustiller ! Car les sens sont en éveil au festival international de jazz de Montréal (FIJM). Du 29 juin au 8 juillet, notre métropole culturelle aux accents chantants du monde entier accueille le Jazz Fest, le plus gros de la planète, selon le livre Guinness des records ! À la barre, Mauxin Auxéméry, est le nouveau directeur de la programmation, jeune, Français et passionné de cette musique éclectique. Encore plus profondément jazz, intensément actuel, le FIJM s’envole et se renouvelle. Les classiques côtoient des sonorités fraîches, plurielles, presque indéfinissables. Aperçu de cette quarante-troisième édition éclatée, et zoom sur celui qui porte bien les multiples visages du jazz d’aujourd’hui, Thundercat , « le bassiste préféré de nos rappeurs préférés ». PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) CULTURE

  • ROCKY MOUNTAIN FAIRE RAYONNER UNE INDUSTRIE PAR LINNOVATION ET LINGENIERIE

    Comment rester au top ? Innovation et ingénierie dans le monde du sport et du vélo, selon Henkel Media. Comment faire rayonner son industrie ? Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article GOLF AVENUE ET CYCLING AVENUE : LE SUCCÈS DU « RE-COMMERCE » Écoresponsabilité et économie circulaire ont la cote ces temps-ci. LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article ÉMILIE PELLETIER: EN SELLE POUR L’AVENTURE ENTREPRENEURIALE Âgée d’à peine 22 ans, Émilie Pelletier a lancé son entreprise touristique l’hiver dernier... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article INNOVER, INNOVER, MAIS POUR QUOI FAIRE , L’innovation est cruciale pour la survie des entreprises. Mais qu’entend-on véritablement LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION ( Vous pouvez aussi Aimer ) L’appel de la descente, les sentiers rocailleux, le vent et la boue dans les cheveux : « love the ride ». C’est le slogan de Rocky Mountain . Si les cyclistes de cette écurie sortent médaillés des Séries mondiales et des Jeux olympiques depuis trente ans, les dirigeants innovent sans cesse pour s’assurer de rester au top. Rocky Mountain a été pionnière du free ride et elle l’est encore aujourd’hui avec son premier vélo de montagne électrique de haute performance dont elle a elle-même conçu le moteur. La recherche et développement est le fer de lance de Raymond Dutil. Choisir sa niche et tout miser sur son créneau « Choisir Rocky Mountain a été ma plus difficile et ma plus grande décision », confie dans un soupir heureux M. Dutil. Le propriétaire actuel a acheté l’entreprise mythique de Vancouver en 1997 pour en faire une division de la sienne, ProCycle, qu’il détenait depuis 1977 avec son père et d’autres associés. « On a fabriqué plus de huit millions de vélos dans notre usine à Saint-Georges de Beauce, se souvient-il. Jusqu’en 2008, ça a été la folie, on en importait aussi, on voulait offrir le choix le plus large possible et on vendait plusieurs autres marques comme Miele, Vélosport et Oryx, à la fois dans des réseaux de magasins spécialisés et des grandes chaînes. C’était la guerre des prix. Puis, j’ai fait le saut et abandonné toutes les marques pour me concentrer uniquement sur le haut de gamme légendaire qu’est Rocky Mountain ». Les vélos de la marque sont conçus, fabriqués et testés sur les pentes et terrains bruts du North Shore , « vu dans le monde entier comme la Mecque du vélo », assure M. Dutil. Leur nom se passe de présentation en Europe depuis les années 1980 : d’abord l’Allemagne, puis les passionnés qui sillonnent les Alpes en Suisse, en Italie et en France ont été conquis, avant même le Québec. De plus en plus de médailles ont été gagnées avec cette écurie venue de la côte Ouest. La première Coupe du Monde pour le Canada est remportée sur un Rocky Mountain, et s’en sont suivis plusieurs autres à l’international. Rocky Mountain a toujours eu un souci de qualité et de performance depuis le départ. Sa notoriété a participé à son succès. Elle est aussi la seule à être restée autonome et authentique : « Les autres marques avaient toutes été rachetées, les Gary Fischer et autres de ce monde », rappelle M. Dutil. La décision d’abandonner les magasins à chaîne et de choisir un seul cheval de course n’a pas été simple pour autant. « Réorienter la compagnie a été dur à court terme et coûteux, avoue M. Dutil. On perdait de l’argent, mais je refusais de baisser le budget en recherche et développement. C’est ce qui nous a sauvés et qui nous a permis de concevoir les vélos les plus performants. On peut en être fier, ça a été la bonne décision ». Aujourd’hui, il y a autant de ventes au Canada qu’à l’international, soit 37% à parts égales, et un quart vers les États-Unis. « Je ne veux pas être le plus gros. Je veux être le meilleur. Je veux être une Porsche, pas une Volkswagen ». Photo: Brian Park L’innovation, au cœur du succès de Rocky Mountain Le PDG tenait à conserver le bureau de recherche et développement (R&D) à Vancouver où se font également les prototypes et designs de cadres. « C’est comme pour l’industrie automobile, il y a des gammes annuelles, en fonction de la cosmétique et des modes, révèle M. Dutil. On a déjà vendu les modèles 2022, même s’ils ne sont pas encore livrés. On est en train de vendre les 2023 et de concevoir les 2024. La pandémie a accéléré la demande ». Le stress logistique est actuellement à son comble en terme de gestion de l’approvisionnement. Au Canada, il n’y a plus de fabricants; la grappe industrielle du vélo est en Asie et le contrôle de la qualité se fait à distance. « On envoie notre robot baptisé RM-B2 dans l’usine de Taiwan. On le dirige d’ici, on voit ce qui se passe, on peut parler aux assembleurs ». La différence réside dans la conception et la géométrie du cadre du vélo qui, un peu comme une carrosserie, est revisitée tous les trois ans. « C’est demandant en terme de cycle du produit, car c’est très technique, indique celui qui a étudié en génie mécanique. L’intelligence est de bien choisir les composantes ». Au siège social de Beauce se fait maintenant la R&D pour tout ce qui est électrique, car Rocky Mountain crée aujourd’hui ses propres moteurs électriques, un élément stratégique prépondérant. « Il y a 15 ans, on était en avance sur notre temps avec notre projet de vélo de ville électrique, admet M. Dutil avant d’ajouter fièrement : « Aujourd’hui, on est avec Tesla dans la course à l’achat de cellules pour des batteries performantes et légères ». Rocky Mountain a lancé en 2017 son premier vélo de montagne électrique en Europe, un marché avancé en terme de pénétration du produit. Le DyanMe 3.0 a été reconnu comme le meilleur en France. « Développer le moteur a coûté dix millions de dollars et a pris dix ans de recherche, raconte l’entrepreneur, satisfait d’avoir cru en son projet avant-gardiste. On est fier de pouvoir dire qu’on contrôle entièrement la programmation du logiciel, et d’être le seul à le faire ». Une réussite dont le propriétaire est fier, et qu’il voue avant tout à son équipe d’ingénieurs et de chercheurs, mais aussi à la femme à la tête de son entreprise, Katy Bond, une rider passionnée, « bientôt la seule femme dirigeante de la plus grande compagnie de vélos au Québec », aux dires de M. Dutil… ROCKY MOUNTAIN : FAIRE RAYONNER UNE INDUSTRIE PAR L’INNOVATION ET L’INGÉNIERIE 2021-08-17 ISABELLE NEASSENS 6 minutes La pandémie aura profité à l’industrie du vélo, au grand bonheur de ses adeptes, distributeurs et fabricants ; depuis 2020, l’engouement est sans commune mesure avec les années précédentes. Raymond Dutil, président de Rocky Mountain, une légende dans le monde du vélo de montagne, célèbre ses 40 ans dans ce moment charnière avec la ferme intention de rester au top. Entretien avec l’industriel qui à coups d’innovation et de brillante ingénierie veut devenir à la fois le géant du vélo et de la motorisation. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) INNOVATION

  • Etes-vous zebre Reconnaitre un profil atypique a haut potentiel en entreprise

    Ni noir, ni blanc, le zèbre est résolument non conforme. Et pas seulement la bête! L’employé zèbre est celui qui ne fit pas dans la boîte, qui est introverti ou qui déplace de l’air, mais dans tous les cas, qui excelle, qui est en marge, qui questionne, qui touche à tout, qui crée, et qui va vite. Un modèle de performance et d’innovation. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Chronique CONSEILS POUR ÊTRE UN LEADER EMPATHIQUE Quel leader ne rêve pas d’être en mesure de bien connecter avec son équipe ? LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article SENS ET CONNEXIONS AU TRAVAIL... On dit avec perspicacité qu’il faut à l’entrepreneuriat des leaders plus humains et bienveillants.. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article SANTÉ MENTALE AVEC MARTIN ENAULT Martin Enault est reconnu comme étant un bâtisseur avant-gardiste de nouvelles industries. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Multi potentiel ou complètement zébré ? On définit comme zèbre, ou même « licorne rose » pour nos voisins du sud toujours plus originaux, la personne surdouée ou à haut potentiel intellectuel (HPI). On en dénombrerait de 2 à 5% dans notre population. Saviez-vous que l’intelligence relèverait d’abord de la génétique, mais aussi de facteurs environnementaux et de la personnalité ? Le mode de pensée de la personne zèbre ou HPI est en arborescence, dans plusieurs directions inter-reliées Mais attention, il n’est pas simplement question d’une intelligence quantitative, avec un QI élevé et une vitesse de traitement de l’information rapide, mais aussi, et surtout, d’une intelligence qualitative, qui s’épanouit autrement, et qui est liée à une grande sensibilité. En effet, le mode de pensée du zèbre n’est pas linéaire ou purement logique; sa pensée est foisonnante, créative, intuitive. Il raisonne différemment et fait des liens dans plusieurs directions à la fois, il est à l’aise dans la complexité. Il détecte rapidement les erreurs et les non-sens. Il a une vision globale et systémique, et il est aisément capable d’analyser des situations compliquées et de synthétiser. Sensible à ce que vit l’humain, il a une perception très fine du non-verbal et des enjeux systémiques. Les HPI tendraient à être multi potentiels. L’inverse n’est pas forcément vrai. Ceci dit, l’un comme l’autre apprend vite et maîtrise une multitude de tâches facilement. Apprendre sans cesse est un besoin : une fois de nouvelles aptitudes maîtrisées, ils ne sont plus stimulés et sont prêts à passer à autre chose. Trouver sa vocation, chercher un emploi permanent dans une entreprise ou faire carrière toute la vie dans le même domaine? Pas possible! Perspicaces, rapides et performants, se révèlent-ils des atouts extraordinaires au travail? Créatif, différent, le zèbre sort du cadre! Comment travailler avec ce profil atypique? Il y a ceci dit des bémols à la « douance » du zèbre. Sa personnalité atypique s’accommode souvent mal des cadres établis, des tâches routinières et de l’autorité. Comment faire passer vos idées lorsqu’elles sont constamment passées au crible fin et mises en doute? C’est souvent lui qui trouve la solution à un problème avant tout le monde, qui va pointer la mauvaise décision ou direction, ou trouver là où il y a une possibilité d’innovation. Son besoin de comprendre et de questionner peut être épuisant. Son bouillonnement d’idées peut aussi être difficile à suivre. Son hypersensibilité peut être challengeante , car il est vite heurté. Tous ses attributs peuvent devenir des inconvénients quand il s’agit d’intégration dans un fonctionnement hiérarchique ou de tisser des relations entre collègues. Il peut être provocant, disruptif, attiser la jalousie, agacer ou simplement déstabiliser une équipe de travail. Certains se montrent d’une grande timidité, alors que d’autres verbalisent à en donner mal à la tête! On ne travaille pas avec un zèbre de la même manière… "Les hauts-potentiels peinent souvent à trouver leur place dans un monde très codifié – Mel Poinas, dans son blogue Suivez le Zèbre" Le zèbre se sent lui-même différent, et ce, depuis l’enfance. Outside the box , il est en décalage. Sa forte sensibilité sensorielle à l’environnement, son empathie et hypersensibilité émotionnelle et sa compréhension intuitive des choses créent une discordance avec les autres. Pourtant, il porte un doute permanent de n’être pas à la hauteur, celle des autres, et il essaye, étrangement, de toujours de faire mieux. Incompris, il est souvent victime du syndrome de l’imposteur. Tout ceci peut créer un hiatus avec ses idées visionnaires, et rendre l’expression de son leadership difficile. Son potentiel est formidable, mais pour en tirer un meilleur parti, il vaut mieux le comprendre. « Etre surdoué n’est ni une chance insolente, ni une bénédiction des dieux, ni un don privilégié, ni une surintelligence enviable. C’est une personnalité singulière aux multiples ressources intellectuelles et affectives dont le potentiel ne pourra s’inscrire comme une force dans l’ensemble de la personnalité que si et seulement si cette composante est connue, comprise et reconnue » Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne et auteure du best-seller Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué Êtes-vous zèbre ?⎢Reconnaître un profil atypique à haut potentiel en entreprise 2023-04-14 ISABELLE NEASSENS 4 minutes Ni noir, ni blanc, le zèbre est résolument non conforme. Et pas seulement la bête! L’employé zèbre est celui qui ne fit pas dans la boîte, qui est introverti ou qui déplace de l’air, mais dans tous les cas, qui excelle, qui est en marge, qui questionne, qui touche à tout, qui crée, et qui va vite. Un modèle de performance et d’innovation. Mais c’est aussi celui qui, une fois le tour du bureau accompli, a tôt fait de prendre la poudre d’escampette. Envie de mieux saisir ce collaborateur difficile à gérer mais si souhaitable à garder ? PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) LEADERSHIP

  • Le syndrome de limposteur un colocataire indesirable

    Le syndrome de l’imposteur est une tendance psychologique à la peur et à la remise en question. Il fait douter la personne atteinte de ses propres réussites et l’accable d’une peur persistante et internalisée d’être présentée comme un escroc, et ce, malgré ses capacités démontrées. – Association Médicale Canadienne, 2020 La pause RH Le syndrome de l’imposteur: un colocataire indésirable 2022-11-02 ANDREANNE THIBAULT 7 minutes Assis bien au chaud, un colocataire insidieux habite votre esprit. Il est là, jour après jour, vous chuchotant des mots à l’oreille. Un petit ange cornu qui sème le doute et la peur sur son passage.Tu n’es pas à la hauteur. Tu ne mérites pas ce qui t’arrive. Tu n’as pas les qualifications ni l’expérience requise pour ce poste. Les autres s’en apercevront plus tôt que tard et tu seras démasqué! Tu n’y arriveras pas. Cette petite voix intérieure, trop souvent familière, n’est nulle autre que le syndrome de l’imposteur. Le syndrome de l’imposteur est une tendance psychologique à la peur et à la remise en question. Il fait douter la personne atteinte de ses propres réussites et l’accable d’une peur persistante et internalisée d’être présentée comme un escroc, et ce, malgré ses capacités démontrées. – Association Médicale Canadienne, 2020 Près de 82% de la population souffre à un moment ou un autre du syndrome de l’imposteur. Dans une société axée sur la performance, où les succès et échecs de tout un chacun sont communiqués, partagés et valorisés, parfois même à l’extrême, il n’est pas surprenant que ce phénomène soit plus répandu que jamais. Intimement liée à la confiance en soi, cette manifestation émane d’une comparaison à des standards parfois démesurés, laissant ainsi la personne dans un état perpétuel de déception face à elle-même. Selon une étude de 2019 (Bravata & al.), près de 82% de la population souffre à un moment ou un autre du syndrome de l’imposteur ! Bien que le doute face à ses propres capacités puisse être normal et sain, lorsqu’il est poussé aux extrêmes, il représente un danger réel pouvant fortement impacter la vie professionnelle de quelqu’un. Comment le reconnaître? Autocritique sévère Sous-estime ses réussites Surestime ses échecs Anxiété Dépression / Épuisement professionnel Difficulté à accepter la reconnaissance Manque de confiance en soi Travaille plus que la moyenne des gens (sur préparation) Perfectionnisme Peur de décevoir/ souci de l’opinion des autres Le syndrome de l'imposteur touche majoritairement les femmes et l'Histoire est à blâmer! Une question de genre? Le doute est un concept universel et il semble que ce soit le cas aussi pour le syndrome de l’imposteur. En 1978, les docteures Clance & Imes ont établi la fameuse Échelle de Clance* dont vous avez peut-être déjà entendu parler, qui est un outil de mesure du syndrome de l’imposteur. Lors de ces recherches, 150 femmes hautement qualifiées dans leur domaine et officiellement reconnues pour leur excellence professionnelle ont été interviewées. Étrangement, plusieurs estimaient devoir leur succès à la chance ou minimisaient leurs accomplissements, percevant d’ailleurs qu’être une femme qui réussit pouvait avoir des conséquences négatives. Bien qu’on puisse croire que la situation soit différente de nos jours, ce phénomène est encore très présent. Pourquoi? Historiquement, les femmes ont été très peu valorisées et reconnues sur le plan professionnel . Il semble d’ailleurs qu’encore à ce jour, certains stéréotypes culturels attribuent l’expertise aux hommes. Malgré leurs efforts dans leurs sphères respectives, ces blessures ont laissé des traces profondes…qui sont difficilement effaçables. Les gestionnaires sont 70% plus à risque de douter ou de ressentir le syndrome de l'imposteur. Parlons de l'expérience-gestionnaire! Et quand le capitaine doute de lui? Bien que les femmes soient plus enclines à ressentir le syndrome de l’imposteur, il est intéressant de parler aussi de la situation des gestionnaires en entreprise. Par la nature même de leurs responsabilités et le contexte actuel, ce groupe est l’un des plus vulnérables. L’Indice de santé mentale (ISM) de Solutions Mieux-être LifeWorks indique que les gestionnaires sont 70% plus à risque que des travailleurs n’ayant aucun employé sous leur responsabilité. Mais ont-ils vraiment la possibilité d’en parler ouvertement à leurs équipes? Dans un contexte où la main-d’œuvre se fait rare, où l’inflation atteint des sommets, et dans lequel les impacts de la pandémie sont encore très présents, les gestionnaires craignent fortement d’aborder leurs doutes avec leur équipe, de peur de les stresser davantage et de les voir quitter. En fait, même si on parle de plus en plus de leadership humain, les gestionnaires ne sont pas encore tout à fait à l’aise de parler de leurs doutes, de leurs erreurs ou de leurs échecs… de peur d’être jugé comme étant faibles, voire même incompétents… S’ils m’ont nommé dans ce poste, c’est qu’ils ont des hautes attentes à mon égard…je ne dois pas les décevoir! Mes patrons, mes collègues et mes employés comptent sur moi après tout! – Pensées courantes du gestionnaire Il faut dire aussi que les attentes au niveau du bien-être et de l’expérience-employé sont plus élevées que jamais (et avec raison). L’expérience-employé est un sujet d’actualité, mais on parle aussi de plus en plus de l’expérience-gestionnaire. Ces derniers sont aujourd’hui les grands oubliés; or, les gestionnaires ont eux-aussi leurs craintes, doutes et insécurités. Mais leur santé mentale et leur bien-être sont également importants! Le gestionnaire, un super-héros ou un leader humain? Pourtant et contrairement à ce que l’on peut croire, le doute peut être un atout pour un gestionnaire, s’il est bien dosé. Source de remises en question et d’exploration, il est une phase normale et saine (dans une certaine mesure) ayant un puissant potentiel de créativité et d’innovation, comme illustré dans la chronique de mon collègue, Nicolas Roy, sur le sujet: “ Douter, un super-pouvoir! ”. En d’autres mots, le gestionnaire doit être en mesure de se transformer, de mettre sa cape de super-héros de la gestion au placard et devenir plus humain. Il est perçu comme un modèle par ses employés alors, quand il donne l’exemple et montre un certain niveau de vulnérabilité, il devient un vecteur de changement important. Cette transformation ne peut que faciliter la gestion du syndrome de l’imposteur pour tous. Mes conseils Comment dépasser le fameux syndrome de l’imposteur? En un mot : la BIENVEILLANCE. Traitons-nous avec gentillesse, empathie et compassion. Les uns avec les autres – et avant tout, envers soi-même. Apprenez à prendre les compliments de vos succès pour ce qu’ils sont, et non pas comme des faussetés gentilles, des obligations ou des faveurs. Reconnaissons les efforts – pas seulement les résultats! Se rappeler de ses réussites – pas seulement des échecs! Apprécions l’humain derrière les chiffres, les KPIs et les données. Avec ses bonnes et moins bonnes journées. Formez vos gestionnaires à la puissance de la rétroaction constructive visant à motiver les employés à s’améliorer et apprendre de leurs erreurs. Donnez l’exemple et parlez ouvertement de vos inquiétudes et de vos doutes : la peur se nourrit du secret! Revoyez votre processus d’évaluation de la performance traditionnel en processus d’appréciation de la contribution. Fini les to-do-lists interminables et inatteignables! Santé mentale : la confiance en soi est un aspect qui se travaille avec douceur et efforts. Communiquez et normalisez l’utilisation des ressources psychologiques accessibles et disponibles dans votre organisation (PAE, assurances collectives, thérapeutes, coachs, etc.) Soyez à l’affût des symptômes d’anxiété et de dépression : fatigue, irritabilité, manque de sommeil, difficultés de concentration. Ceux-ci peuvent être des signes de ce syndrome. Donnez-vous le droit à l’erreur : normaliser l’échec! Il est sain et c’est un puissant porteur d’apprentissage. Lentement mais sûrement, vous pourriez montrer la porte à ce colocataire nuisible- une fois pour toutes! PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Chronique SUIS-JE BIAISÉ AU TRAVAIL ? Les biais cognitifs sont fortement incrustés en chacun d’entre nous, et ils ne sont pas ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Videos LE SENS AU TRAVAIL Ah! Ce sacro-saint équilibre travail-vie personnelle! LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Chronique DOUTER, UN SUPER-POUVOIR ! Connaissez-vous beaucoup de leaders qui ne craignent pas d’admettre... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Consultante principale en gestion des talents chez EPSI, Andréanne est spécialisée en Relations Industrielles et Psychologie. Elle a été conseillère ressources humaines dans plusieurs petites et grandes entreprises. Passionnée de l’humain, elle joue un rôle conseil auprès d’organisations du secteur privé en matière d’évaluation, fidélisation et développement des talents et organisations, entre autres au niveau de l’expérience-candidat et expérience employé. ANDREANNE THIBAULT À PROPOS DE GESTION & RH

  • Semaine de relache des idees pour samuser autrement

    Quelles sont vos activités en famille pendant la relâche et le confinement ? Voici quelques idées partagées par Henkel Media. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Entretien CODE DH : LES AFFAIRES ET LA FAMILLE Qui a dit que la famille et les affaires ne faisait pas bon ménage? Certainement pas moi!... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article LA RELÂCHE… DES ENTREPRENEURS! Que font les parents chefs d’entreprise pendant la relâche scolaire ? Ils s’organisent! Entre ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Evan, apprenti commerçant « Mes fils, Gabriel et Evan, 7 et 8 ans, adorent venir travailler au café pendant la relâche. Ils aiment rendre service aux employés et être en relation avec les clients. Manipuler la caisse, c’est comme un jeu vidéo! Ils donnent avec plaisir un coup de main aux préparations en cuisine et au ménage de fin de journée…mais pas à la vaisselle! » – Nadir Martin, propriétaire de la boulangerie pâtisserie Les Moulins La Fayette, Magog *** « On est des filles de plein-air! Alors on loue des équipements à la Sépaq pour aller faire des activités qu’on ne fait pas d’habitude: ski de fond, raquettes, crampons pour aller courir dans les sentiers de montagne. On ira aussi patiner sur le sentier glacé au bord du lac Memphrémagog . Et visiter à nouveau le Zoo de Granby l’hiver, une belle promenade dehors, pas juste pour faire du sport! » – Isabelle Naessens, rédactrice principale, DanieleHenkel.tv La famille de Hemma « Je vais aller au Musée des beaux-arts de Montréal avec mes enfants ainsi qu’au Jardin botanique de Montréal . Nous allons faire des promenades quand il fait beau et rester à la maison. » – Hemma Aunaruth Rajarai, denturologiste *** « Comme enseignante, je me propose une nuit à l’ Hôtel Bonaventure de Montréal pour profiter de la piscine. Une journée massage au Spa Escale Santé , dans le quartier Rosemont. Une marche au Jardin botanique de Montréal et des journées de repos avec un bon livre. » – Jacqueline Ouellette, enseignante « Avec quatre enfants de 8, 10, 11 et 13 ans à la maison durant la relâche, je dois trouver des idées d’activités originales et stimulantes. Mes enfants adorent les jeux d’évasion! Nous allons donc nous lancer dans la résolution de défis en ligne avec Évade-toi , une entreprise de Saint-Jérôme. » – Jessica Allocca, directrice régionale de l’École des entrepreneurs du Québec *** « Mes garçons et moi allons profiter de la relâche pour aller découvrir, au Palais des congrès de Montréal, l’expérience Oasis immersion , un parcours muséal déambulatoire et sans contact qui comprend trois galeries et deux expériences lumineuses. Ces visites nous feront entrer dans les univers notamment de l’astronaute David Saint-Jacques et de la pianiste Alexandra Stréliski. » – Mélissa Proulx, éditrice DanieleHenkel.tv Gary et sa fille Alison « Pendant la relâche, on profite de l’hiver pour sortir et faire du sport avec nos filles qui sont différentes, avec une problématique de déficience intellectuelle et de dysphasie. Pour Alison et moi, c’est le ski alpin. Pour mon autre fille Megan et sa maman, c’est le patin. Et pour se retrouver en famille, on part faire une randonnée pédestre dans le parc du Mont Orford. C’est notre chienne Kayla, la plus heureuse de s’y retrouver! » – Gary Masse, directeur du développement des affaires à la Coop d’Alentours *** « Mes enfants sont grands et j’ai le bonheur d’avoir quatre petits-enfants de 7 à 15 ans. Nous allons faire un souper virtuel avec mes amours , parler de tout et de rien, s’informer des conditions de santé physique et mentale de chacun, rester connectés les uns aux autres, apprendre les vraies valeurs et prendre du temps pour chacun de nous. » – Sylvie Cadieux, aidante naturelle « Mon conjoint, son fils de 13 ans et moi irons à “MON” Tremblant en famille, c’est-à-dire à notre maison dans le village que nous aimons tant. Au programme: glissade, luge à chien et randonnée au Domaine Saint-Bernard où l’on peut nourrir les mésanges. On ira patiner sur le lac Mercier et on fera des feux à l’extérieur. On en profitera pour visiter nos commerçants préférés: ÔCafé Vieux Tremblant , la chocolaterie Palette de bine et la boucherie Les Mercenaires culinaires. » – Julie Massicotte, présidente Tapis Rouge Productions *** « Allez patiner et faire du ski de fond dans la région de Québec avec ma fille et petites-filles à distance » – Gisèle Noël *** Bonne relâche à toutes et à tous! Semaine de relâche: des idées pour s’amuser autrement 2021-02-25 HENKEL 4 minutes À l’approche d’une Semaine de relâche exceptionnelle, les parents devront faire preuve d’une grande créativité pour occuper leurs troupes. Nous avons sollicité nos lecteurs afin de partager leurs idées d’activités dont plusieurs font la part belle aux entrepreneurs locaux. Voici celles qui ont retenu notre attention. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) CULTURE

  • Dans les petits pots les meilleurs onguents Zorah biocosmetiques prend soin du monde

    L’industrie cosmétique a-t-elle souffert du confinement et de nos visages masqués ? Certainement. Or, ce que cette pause forcée a sans aucun doute redéfini, ce sont les valeurs des consommateurs. La beauté, oui…mais autrement, et pas à n’importe quel prix. Mélissa Harvey l’avait déjà compris. Il y a quinze ans, elle a cofondé Zorah biocosmétiques, une entreprise qui met de l’avant des produits écologiques et des femmes, réunies en coopératives de l’autre côté de l’Atlantique. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article TECHNOLOGIES ECOFIXE ET LOOP MISSION, DES ENTREPRISES D’IMPACT Evol a élargi son mandat afin de soutenir les entreprises diversifiées et inclusives... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article PLANETTE: UN ÉCOENTREPRENEURIAT ENGAGÉ La pandémie a dévoilé des failles de notre système... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article JEAN-MARTIN FORTIER ET SULEYKA MONTPETIT... La pandémie a dévoilé des failles de notre système... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE ( Vous pouvez aussi Aimer ) La tendance vers la beauté saine s’inscrit dans une mouvance globale de conscientisation écologique et sociale. Que contiennent ces petits pots aux mille vertus ? Comment sont-ils fabriqués? Ingrédients cancérigènes, perturbateurs endocriniens, destruction d’écosystèmes, conditions de travail déplorables… les produits de cette industrie ne cachent pas que les cernes. Même si les cosmétiques biologiques et éthiques restent nichés, ils tendent à prendre une place de plus en plus grande. Alors que le marché mondial dans le secteur croît à plus ou moins 5 % par année depuis une décennie, la part occupée par le biologique augmente à un rythme de 9 %. Réfléchir aux vastes impacts de nos choix de consommation est en train de changer la donne. Vouloir changer le monde Mélissa Harvey ne s’est pas inventée experte en cosmétologie biologique. Derrière Zorah biocosmétiques, il y a une jeune fille qui rêvait d’un monde plus juste. Il y a vingt ans, la Jeannoise à l’accent prononcé s’était lancée dans un « petit café bio et écolo » qui avait pignon sur la rue Beaubien, à Montréal. Déjà un peu en avance sur son temps. Déjà réfléchie et ouverte sur le monde. « Il me manquait quelques outils, alors j’ai décidé d’aller faire ma maîtrise aux HEC. J’allais leur prouver que les considérations environnementales et sociales étaient utiles et que le commerce équitable était rentable ». Un pari réussi puisque la porte-parole du Centre de solidarité internationale à Alma est aujourd’hui à la tête d’une entreprise prospère qui emploie une quarantaine d’employés, et plus de 2500 femmes berbères dans des coopératives au Maroc. « Il y a une opportunité dans le marché pour les entreprises qui mettent le développement durable (économique, social et environnemental) au cœur de leur mission. Les consommateurs sont rendus là et ils le demandent », explique Jean Martel. « Je suis revenue de mon stage avec Oxfam en 2003 avec un baril d’huile d’argan à vendre pour aider ces femmes analphabètes à conserver leurs terres nourricières. On devrait obliger nos jeunes à faire des stages humanitaires à l’international, c’est bon pour l’esprit d’ouverture, et ça crée des possibilités de valeurs ajoutées infinies pour tous. Ma plus grande motivation avec Zorah, c’est de prendre part à l’émancipation de la femme ». Cela fait quinze ans que Mélissa et son ex-conjoint, copropriétaire, investissent dans les coopératives de production d’huile d’argan. « Ce n’est pas un push marketing, ce sont nos valeurs. On se dit qu’on aura participé à créer une société plus humaine ». Il est évident que la société ne fait pas d’impact washing : elle ne prétend pas. Jean Martel explique que des organisations comme Evol font du financement d’impact pour soutenir la capacité des entreprises engagées à avoir des effets positifs sur l’environnement, la société et la gouvernance des entreprises. Les financiers peuvent aujourd’hui être des acteurs de changement. Mélissa travaille toujours avec celles avec qui elle avait tissé les premiers liens, marquée par l’authenticité et la solidarité des femmes entre elles, touchée par leur courage. Elle leur achète l’huile d’argan à un prix juste et équitable. « Chaque année, on finance la culture d’arganiers et on aménage de nouvelles terres. On a aussi construit des écoles, une bibliothèque, et même une popote roulante d’infirmières ». Les femmes se scolarisent et apprennent à gérer une entreprise. « Aujourd’hui, elles cultivent des pousses chez elles, sur le bord de leurs fenêtres, au lieu de les acheter aux jardiniers ». Leur autonomie est le facteur déterminant pour Mélissa. « Fatima, qui ne savait pas lire et écrire, est maintenant la cheffe comptable ! », se réjouit-elle. Et il y a Zoubida Charrouf, la professeure de chimie à l’origine de la cinquantaine de coopératives, qui a permis d’améliorer les techniques de production de ce savoir-faire ancestral, et d’augmenter considérablement l’indépendance et les revenus des femmes berbères. « C’est une vraie légende. Elle est notre David Suzuki du Maroc ». Révolutionner les cosmétiques Mélissa Harvey peut se targuer d’être une des pionnières dans la beauté verte au Québec. Non seulement elle œuvre pour le développement humain, pour une production durable et responsable, mais aussi pour la transparence et la qualité de ses produits. « Je change l’industrie un pot à la fois ! », dit celle dont les yeux lumineux sont soulignés de khôl noir, un clin d’œil à ses consœurs. « En un weekend, j’avais écoulé l’huile d’argan au marché Jean-Talon! Je ne savais pas trop dans quoi je me lançais, je voulais juste aider. Je savais que c’était un produit très prisé, mais là, j’en ai vraiment eu la confirmation », se souvient-elle. Puis une idée a germé, supportée par une rencontre fortuite avec une biochimiste réputée. Avec un rêve au ventre, le couple s’est lancé dans l’aventure. Trois ans de recherche et développement plus tard, Zorah biocosmétiques était né. « Ça a pris cinq ans avant que je puisse avoir mon premier salaire. On s’est battu sans regarder autour de nous dans une industrie très compétitive, avec un seul objectif en tête : fabriquer localement des produits sains, certifiés biologiques, écologiques et équitables. On a défriché et ouvert un créneau qui n’existait pas : les cosmétiques biologiques haut de gamme au Canada ». La performance de ses produits lui vaut la fidélité de sa clientèle. L’huile d’argan n’est pas la plus chère au monde pour rien. Des années de recherche et d’innovation se cachent dans ses petits pots (neuf ans pour la crème solaire), et aucun composant synthétique. Exit l’huile minérale et animale, parabènes de toutes sortes, ingrédients toxiques pour le corps et la nature. « Il faut apprendre à lire les étiquettes. En ce moment, le méthylisothiazolinone, un conservateur créé dans les années 30 pour stabiliser la peinture, est en train de ressortir dans les savons, mousses et shampoings. Tout le monde l’a oublié, mais il est la cause de maladies sévères ». Mélissa veut instruire et conscientiser. Zorah biocosmétiques est une entreprise de valeurs jusqu’aux bouts des ongles. Et ce ne sont pas les seules raisons de son succès : le volume et les économies d’échelle sont clés. Mélissa est une bonne vendeuse. Elle continue de « faire du terrain » et de raconter son histoire. « Je connais chaque client. Rester humain, c’est payant. J’ai ouvert le Québec, un magasin à la fois. Quand j’avais 45 clients, j’embauchais une représentante. Notre chimiste faisait les préparations dans notre laboratoire, je finissais les pots puis je les mettais dans mon auto et je partais les vendre. Aujourd’hui, j’ai plus de mille points de vente. D’ailleurs, je m’en vais faire ma tournée de Mère Noël ! » L’entreprise déménage bientôt dans une usine écoresponsable et s’en va vers le zéro-déchet. Ses emballages et contenants sont évidemment recyclés, recyclables et écologiques. Zorah révolutionne l’industrie cosmétique en respectant à la fois l’environnement et l’humain. Elle mise sur l’innovation pour continuer à amener l’industrie ailleurs, « un petit pot à la fois ». Dans les petits pots, les meilleurs onguents | Zorah biocosmétiques prend soin du monde 2021-11-25 ISABELLE NEASSENS 7 minutes L’industrie cosmétique a-t-elle souffert du confinement et de nos visages masqués ? Certainement. Or, ce que cette pause forcée a sans aucun doute redéfini, ce sont les valeurs des consommateurs. La beauté, oui…mais autrement, et pas à n’importe quel prix. Mélissa Harvey l’avait déjà compris. Il y a quinze ans, elle a cofondé Zorah biocosmétiques, une entreprise qui met de l’avant des produits écologiques et des femmes, réunies en coopératives de l’autre côté de l’Atlantique. Nous avons aussi parlé à Jean Martel, coach en développement durable chez Evol, une organisation qui finance les entreprises qui désirent avoir un impact positif sur notre société. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) SANTÉ & BIEN-ÊTRE

  • Des mentors engages

    Nous avons recueilli le témoignage de trois bénévoles d'affaires pour qui donner du temps est une question d'équilibre, comme le met en avant Henkel Media dans ses initiatives de responsabilité sociale. Un mentor, un guide Des mentors engagés 2019-08-27 MÉLISSA PROULX 7 minutes Pour plusieurs mentors du Réseau M et de la Fondation Montréal Inc. , s’engager dans une démarche d’aide et d’accompagnement est une occasion extraordinaire de redonner à la communauté d’affaires. Nous avons recueilli le témoignage de trois d’entre eux pour qui donner du temps est une question d’équilibre. Anne-Solène Rioult, se construire un réseau Française d’origine, Anne-Solène Rioult cumule plus de 20 ans d’expérience en affaires en France et au Québec. Son appel pour l’engagement bénévole s’est fait ressentir après une perte d’emploi. «C’était alors naturel pour moi de m’impliquer dans le monde des affaires pour rester active et faire travailler ma matière grise, explique celle qui a créé sa propre compagnie de conseils en développement d’affaires Les FACILitatrices et co-initié l’Université du leadership féminin. Comme entrepreneure, j’aurais aimé avoir ce genre d’accompagnement, mais j’avais de la difficulté à demander de l’aide et les ressources n’étaient pas celles que nous avons aujourd’hui.» Active bénévolement depuis 10 ans, celle qui supporte surtout les causes des femmes (en tech, en entrepreneuriat) et leur autonomisation financière dans le monde, maximise son impact en faisant annuellement la rotation des organismes pour lesquels elle donne de son temps. Exception faite des mandats de coaching et de mentorat auprès des jeunes entrepreneurs pour Réseau M et la Fondation Montréal Inc. «Ce qu’il y a de séduisant et d’addictif dans ce type d’engagement, c’est de voir l’évolution des gens que l’on a accompagnés. C’est très stimulant de se coller à de jeunes entrepreneurs en démarrage qui ont les yeux brillants, qui sont embrasés par la passion.» Depuis peu, le mentorat est une nouvelle corde à son arc. «C’est un bon complément au coaching qui me permet d’approfondir davantage le savoir-être, plutôt que le savoir-faire. J’ai d’ailleurs dû taire la coach en moi pour laisser émerger la mentore.» Si Anne-Solène Rioult avait su à quel point le bénévolat d’affaires était important pour le réseautage, elle en aurait fait bien avant, concède-t-elle. «Comme immigrante, je le recommande à tous pour se sentir utile, pour accomplir de grandes choses et pour augmenter son capital réseau. J’ai rencontré des personnes extraordinaires que je peux appeler à tout moment pour un renseignement ou de l’aide. J’ai des valeurs communes avec elles et je sais qu’elles vont toujours être là pour moi. Être bénévole permet de créer une communauté et c’est pour moi l’aspect le plus valorisant.» Paul Lapensée, transmettre ses valeurs Pour Paul Lapensée, président d’Alta Vista Consultants Inc., l’implication bénévole a commencé avant même qu’il se trouve sur le marché du travail. Durant ses années universitaires, il était impliqué dans deux organisations, dont une concernait les femmes en difficulté et l’autre les jeunes garçons en manque de repères. «Je pense que j’ai toujours eu une conscience sociale très aiguisée, observe celui qui cumule 40 ans d’expérience dans l’industrie de l’énergie, dont 30 comme cadre supérieur. À l’âge de 10 ans, j’étais membre de Pollution Probe, je vendais des pins dans les centres d’achat pour amasser des fonds pour contrer la pollution.» Pour ce bénévole très actif qui multiplie les causes, la relation d’aide s’est par la suite transposée au milieu des affaires. « J’ai eu la chance de travailler pour de grandes entreprises comme Shell qui avait à cœur d’encadrer ses employés et de les accompagner tout au long de leur carrière. Après avoir moi-même été soutenu, j’ai gravi les échelons et j’ai à mon tour guidé mes employés à grandir à travers des projets communs.» M. Lapensée a initié ses enfants très jeunes à l’action bénévole avec l’accueil de deux chiens Mira notamment. «Lorsqu’ils avaient 10 ou 11 ans, je les ai emmenés faire du bénévolat avec moi dans les CHSLD, ajoute-t-il. En observant mes interactions avec les résidents, mon fils m’avait alors dit : Papa, je ne savais pas que tu étais comme ça! Cela a été une de mes meilleures décisions comme parent. » En s’impliquant avec le Réseau M et la Fondation Montréal Inc., Paul Lapensée a confirmé que le mentorat était depuis longtemps dans son ADN. «L’accent n’est pas mis sur l’entreprise, mais l’accompagnement général de l’entrepreneur. Cela est venu valider que, comme généraliste, je faisais naturellement du mentorat en accompagnant des équipes dans divers domaines. Je prends plaisir à rencontrer ces jeunes qui infusent en moi beaucoup d’énergie.» «J’aime faire du mentorat dans différents domaines, car il y a toujours un nouvel apprentissage pour moi.» Sylvie Lamarche, développer de jeunes talents Gestionnaire, travailleuse autonome, entrepreneure, intrapreneure, Sylvie Lamarche a porté plusieurs chapeaux. L’intérêt pour le bénévolat d’affaires est né après un changement de carrière. «Je me suis fixé comme objectif de donner plus de mon temps. En ce moment, je consacre le tiers de celui-ci à mes actions bénévoles. Je ne suis pas en fin de carrière, mais j’approche et au cours des cinq prochaines années, je souhaite graduellement renverser la vapeur. Tant et aussi longtemps que je serai pertinente comme accompagnatrice ou mentore, je persisterai.» Aujourd’hui directrice de cabinet du directeur général chez Finance Montréal, Sylvie Lamarche s’intéresse particulièrement au développement des talents des jeunes leaders. «Je trouve que c’est ce qui manque le plus dans les écoles de gestion et en entreprise.» Ayant tout récemment suivi la formation du Réseau M, Sylvie Lamarche compare le mentorat à une gymnastique remarquable qui fait appel à l’intelligence émotionnelle. «C’est comme faire travailler différents muscles, illustre-t-elle. Comme gestionnaire, leader ou entrepreneur, on a des réflexes de passage à l’action et de performance. Avec le mentorat, il faut être conscients de qui l’on est, de comment on a été formés et de notre « programmation ». C’est notre intelligence émotionnelle qui doit prendre le relais.» «Il faut travailler avec l’humain et écouter. Ce n’est pas nous qui dictons les règles. Il faut accepter de ne pas avoir toutes les réponses et accompagner les entrepreneurs dans leurs réflexions.» Trois conseils de bénévoles d’affaires aguerris «Choisir une activité en lien avec ses valeurs, recommande Anne-Solène Rioult. Et y mettre du temps! Je pense qu’on peut toujours en avoir. Il importe de déterminer cette variable, de se renseigner sur l’ampleur du travail et d’être honnêtes avec l’organisme. Ensuite, il ne reste plus qu’à mettre cet engagement à l’agenda comme on le ferait d’un rendez-vous chez le coiffeur ou le médecin.» «Pour s’impliquer bénévolement, il faut aimer les gens et être portés vers eux, affirme Paul Lapensée. On ne le fait pas nécessairement pour soi, mais on donne une partie de soi. Il faut choisir des projets qui nous intéressent, qui sont en lien avec nos valeurs et s’amuser!» «Je suggère de faire un premier pas, peu importe le réseau. On connaît tous des gens qui connaissent des gens qui peuvent nous aider à déterminer où on pourrait s’impliquer. Parler aux gens de son cercle, appeler un organisme, écrire un message sur LinkedIn, bref, amorcer la discussion et, de fil en aiguille, on fait des rencontres et on trouve notre voie.» Si, comme ces mentors, vous désirez vous impliquer bénévolement et accompagner des entrepreneurs, cliquez ici . PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Entretien CODE DH: LE POUVOIR DE CHOISIR Se partir en affaires est un choix et c’est nous qui en sommes les maîtres. Ne demandons... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Send Voir tous les Medias de cette série À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE MENTORAT

  • 5 actions pour faire vivre une culture dentreprise a distance

    Au cours de la dernière année, des milliers de gestionnaires ont vu s’envoler la culture d’entreprise qu’ils avaient mis des années à construire. Pendant qu’ils travaillaient avec leur équipe à sortir la tête de l’eau, leur culture s’effritait. Aujourd’hui, elle doit impérativement vivre hors des lieux de travail! 5 actions pour faire vivre une culture d’entreprise à distance 2021-02-24 5 minutes Jenny Ouellette Fondatrice de BonBoss Jenny Ouellette Recrutement et management Au cours de la dernière année, des milliers de gestionnaires ont vu s’envoler la culture d’entreprise qu’ils avaient mis des années à construire. Pendant qu’ils travaillaient avec leur équipe à sortir la tête de l’eau, leur culture s’effritait. Aujourd’hui, elle doit impérativement vivre hors des lieux de travail! PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article [OUTIL]: L’ICEBERG, UN OUTIL DE LA PENSÉE SYSTÉMIQUE Le modèle de la pensée systémique de l’iceberg est très utile pour développer une compréhension ... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Chronique 5 APPROCHES POUR DYNAMISER VOS RENCONTRES À DISTANCE Vous êtes tannés des rencontres un peu monotones ou qui ne finissent plus, d’entendre les mêmes... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Chronique 10 BONS COUPS POUR DYNAMISER LE TÉLÉTRAVAIL Comment maintenir la productivité et mobiliser ses troupes à distance? Voici 10 pratiques.... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Jenny Ouellette À PROPOS DE Jenny est la fondatrice de BonBoss.ca inc., l’entreprise qui a pour mission de changer le monde du travail, un bon boss à la fois. Détentrice d’un baccalauréat en relations industrielles, elle commence sa carrière en gestion des ressources humaines avant d’amorcer sa vie d’entrepreneure en marketing de contenus. Son parcours atypique l’amène à développer une expertise et une vision uniques de l’avenir du recrutement et de la gestion. Passionnée par le leadership, cette visionnaire développe avec son équipe des services et des formations servant à mettre l’humain au coeur du travail. Ensemble, ils instaurent un mouvement servant à valoriser les bons gestionnaires et à inspirer les prochains leaders dans leurs fonctions. S’illustrant comme une leader de la relève, Jenny cumule les distinctions depuis 2018: prix du Leadership au féminin au Gala des Grands Prix de la relève d’affaires du RJCCQ, prix Nueva 2018 de Femmes Alpha pour sa mission commerciale aux Entretiens Jacques-Cartier de Lyon et prix Leadership 2019 du Business Community 360. Plus le temps passe sans agir pour préserver la culture d’entreprise et plus la mobilisation des employés et le maintien du lien avec eux représente un défi. Comment la faire vivre lorsque les membres de notre équipe sont dispersés et isolés? 5 actions pour entretenir une culture à distance Avant de mettre en place des activités ou des processus pour faire vivre la culture en télétravail, il faut absolument se poser les bonnes questions. Je vous partage 5 pistes de réflexion pour commencer du bon pied. 1. Faire un exercice en profondeur et un plan La première règle est d’arrêter de miser uniquement sur les solutions temporaires et intangibles qui ont envahi le marché dernièrement: les 5 à 7, les sessions Zoom ou dîners à distance.La culture n’est pas une mode. À mes yeux, la culture organisationnelle est une science étudiée depuis des années qui, aujourd’hui plus que jamais, demande une attention particulière des gestionnaires et de leur équipe. Bref, c’est du sérieux! Pourquoi? Parce qu’elle répond à plusieurs enjeux et surtout, elle est un moyen d’humaniser la manière dont nous travaillons à distance. Adresser cet enjeu, c’est gagner. L’esquiver c’est perdre au change. Négligez-la et vous constaterez les effets dans le taux de roulement, la démotivation, la baisse de performance et la perte de collaboration de vos équipes… Et malgré ce qu’on pourrait penser, les définitions des missions, la vision et les valeurs d’une entreprise sont loin d’être suffisantes. Ces éléments ne représentent pas une culture, mais la pointe de l’iceberg. Certes, c’est un début! Or, un travail en profondeur permet de trouver plusieurs autres merveilles. 2. Miser sur la pérennité Pour une culture forte et pérenne, il faut s’éloigner des solutions bonbon pour privilégier les actions durables. La règle d’or est: adaptez votre culture d’entreprise sur des bases solides et durables. Autrement dit, regardez plus loin que les espaces de travail et trouvez des actions et des pratiques que vous serez capables de maintenir dans le temps et à distance. Pas un événement isolé comme une activité d’équipe trimestrielle. Et surtout, ne copiez pas la culture d’une autre entreprise. Chaque organisation est différente. Ce qui a été un succès pour une grande entreprise peut s’avérer un flop pour une autre. Sans oublier un détail: ce qui fonctionnait avant la pandémie ne garantira pas des résultats dans le futur. 3. Co-créer Je le dis souvent: la culture ne doit pas reposer sur les épaules d’une personne. C’est utopique et inhumain. Les gestionnaires ont un impact… les employés aussi! Faire vivre une culture à distance n’est pas qu’une question de leadership. Selon le courant constructiviste, la culture se crée par les employés et leurs interactions. Les entreprises au management humain savent que faire participer les employés, c’est gagnant pour tous. À mes yeux, impliquer uniquement les gestionnaires et les ressources humaines, c’est reproduire un modèle qui ne fonctionne plus: celui de la haute direction qui impose des pratiques tandis que les employés sont mis à l’écart. Que faire alors? Faites un plan! Surtout, pensez-y en groupe! 4. Les managers au service de la culture et des employés Le rôle des gestionnaires est de communiquer, d’incarner la culture et d’inclure les employés. Je recommande de prévoir des ateliers qui traiteront de la culture et de réserver plusieurs plages horaires! À ces rencontres, demandez à votre équipe: Quelle culture vivait avant les confinements? Nos valeurs sont-elles encore d’actualité? Ensuite, dressez ensemble un plan d’action. Plus vous raffinerez la réflexion, plus vous vous approcherez de la culture, la vraie. Il deviendra alors plus facile de la faire vivre à distance. 5. Rassembler les gens même à distance «La culture est un feeling»: c’est ce que me rappelle Élissa Forget, notre conseillère en culture et communication. Lorsque nous travaillions dans les bureaux, la culture s’expérimentait: les réunions, les rires dans le corridor, les artefacts, les symboles, les routines matinales, les conversations informelles. Sans la voir, nous ressentions la culture chaque jour. Aujourd’hui, c’est différent. Il faut la vivre autrement. C’est là le défi majeur: faire en sorte que les employés et les gestionnaires la comprennent et la véhiculent de la même façon. Pas d’écart ou d’interprétation aléatoire. En télétravail, aucune entreprise n’a ce luxe. Trouver une façon de la diffuser et de la faire voir, c’est ce qui compte maintenant. Dans ma prochaine chronique, je vous partagerai mes 10 ingrédients coups de cœur d’une culture WOW. D’ici là, bonne réflexion collective! GESTION & RH

  • Six citations inspirantes pour demarrer la journee

    Danièle Henkel est une femme d’affaires, de cœur et de tête ayant su imposer sa marque, tant personnelle qu’entrepreneuriale, au Québec. Ses entreprises éponymes ont contribué à paver la voie du mieux-être et à positionner «beauté en toute vérité» au rang de nouvelle norme sociale dans le monde des affaires. DANIELE HENKEL À PROPOS DE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Six citations inspirantes pour démarrer la journée 2021-03-14 DANIELE HENKEL 1 minutes Pour Nadia , le positivisme est plus qu’une attitude, c’est une philosophie de vie. Nous nous sommes inspirés de son rituel matinal pour vous suggérer six citations à imprimer pour démarrer la journée avec force et courage! PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Sous-Rubriques

  • Comment une Kiss Cam a fait chuter deux dirigeants et ebranle une startup valorisee 740 millions de dollars

    Chronologie d’une crise virale : en 9 jours, Astronomer est passé du silence gênant aux démissions en chaîne, avant de transformer le scandale en coup de com Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Chronique COMMENT ÊTRE UN BON LEADER QUAND TOUT VA MAL ? Qu’on se le dise: être un leader en période de turbulence n’est jamais facile. LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Chronologie d'une crise : 9 jours qui ont tout changé Jour 1 - L'étincelle : Grace Springer, spectatrice du concert, filme la scène et la publie sur TikTok. L'enquête collective commence : qui sont ces personnes ? Pourquoi réagissent-elles ainsi ? Les internautes identifient rapidement Byron et Cabot, découvrent leurs liens professionnels et leurs situations familiales respectives, mariés mais pas ensemble. La vidéo explose sur les réseaux sociaux avec plus de 10 millions de vues. Jour 2 - Le silence gênant : Pendant près de 48 heures, c'est le vide sidéral. Ni excuses, ni explications. L'entreprise laisse la rumeur enfler, les théories se multiplier. Byron et Cabot suppriment leurs profils LinkedIn, ce qui accentue le malaise et renforce les soupçons. Dans ce vide, les réseaux sociaux font leur œuvre : plus de 22 000 articles mentionnent Astronomer dans les premières 24 heures. Jour 3 - Réveil tardif : Un communiqué laconique annonce que les deux dirigeants sont mis "en congé administratif" pendant qu'une enquête interne est menée. La déclaration évoque vaguement un "manquement aux normes de conduite", sans jamais nommer explicitement le problème. Un faux communiqué attribué à Byron circule même sur internet, obligeant l'entreprise à préciser qu'il s'agit d'une contrefaçon. Jour 4 - La chute du PDG : Andy Byron présente sa démission. Pete DeJoy, co-fondateur et directeur des produits, est nommé PDG par intérim. Dans un élan de positivité toxique digne d'un coach en développement personnel, publie sur LinkedIn : "Les événements des derniers jours ont reçu un niveau d'attention médiatique que peu d'entreprises rencontrent jamais. Bien que je n'aurais jamais souhaité que cela se produise ainsi, Astronomer est désormais un nom connu de tous." Il a raison. Mais être connu et être respecté, ce sont deux choses différentes. McDonald's est connu de tous. Ça n'en fait pas un restaurant gastronomique. Transformer un naufrage en opération marketing, il fallait y penser. Jour 9 - L'épilogue : Kristin Cabot annonce à son tour sa démission, bouclant ainsi une semaine catastrophique pour Astronomer. Et si Byron avait joué ses cartes différemment ? Imaginez un instant un monde parallèle où Andy Byron aurait géré sa communication personnelle avec intelligence. Un monde où au lieu de disparaître dans le silence, il aurait pris les devants. Ce qu'il a fait : Silence total, suppression de LinkedIn, démission sans déclaration, laisser les fake news circuler. C'est la stratégie de l'autruche : si je ne vois pas le problème, le problème n'existe pas. Ce qu'il aurait pu faire : Publication rapide d'un communiqué reconnaissant le malaise public, réaffirmation de son engagement envers les valeurs de l'entreprise, distinction entre vie personnelle et professionnelle tout en assumant sa responsabilité. Une déclaration rapide, digne et professionnelle aurait pu humaniser Byron et déplacer la conversation vers le leadership plutôt que le scandale. Mais non. Byron a choisi la voie du silence. Et le silence, dans une crise médiatique, c'est comme jeter de l'essence sur un feu : ça ne l'éteint pas, ça l'alimente. Cette histoire met en lumière une vérité plus large : les dirigeants ne sont plus des figures privées. À l'ère des caméras omniprésentes et des médias sociaux, les choix personnels entraînent des conséquences professionnelles. C'est un exemple parfait de la façon dont le leadership doit évoluer dans un monde hypervisible et numériquement connecté. L'ex-épouse qui transforme le scandale en coup de génie Alors que Byron et Cabot retournent à l'anonymat, leurs carrières probablement finies, Astronomer a réussi l'impossible : transformer sa notoriété toxique en coup de communication brillant. Le 26 juillet 2025, l'entreprise engage Gwyneth Paltrow comme porte-parole "très temporaire". L'ironie est savoureuse : Paltrow, l'ex-épouse de Chris Martin – celui-là même qui avait déclenché le scandale –, devient le visage d'Astronomer. Dans une vidéo produite par l'agence de Ryan Reynolds, elle s'adresse à la caméra avec un mélange parfait d'ironie et de professionnalisme : "Astronomer a reçu beaucoup de questions ces derniers jours. Oui ! Astronomer est le meilleur endroit pour faire fonctionner Apache Airflow." En quelques secondes, Paltrow détourne l'attention du scandale vers l'activité réelle de l'entreprise. La vidéo explose : plus de 500 000 vues sur YouTube, 64 000 likes sur Instagram. Un coup de génie qui démontre qu'à l'ère des réseaux sociaux, même les crises les plus embarrassantes peuvent être retournées en opportunités marketing. Cette affaire restera dans les annales comme un parfait exemple de navigation dans les eaux troubles de la viralité négative. Pour les dirigeants d'entreprise, la leçon est claire : à l'ère des caméras omniprésentes, assurez-vous que votre "maquillage" soit toujours impeccable. Et si tout s'effondre, parfois la meilleure défense, c'est une attaque... avec de l'humour et une ex-épouse célèbre. Comment une Kiss Cam a fait chuter deux dirigeants et ébranlé une startup valorisée 740 millions de dollars 2025-09-02 HENKEL 5 minutes L'affaire Astronomer illustre les nouveaux risques réputationnels auxquels font face les dirigeants d'entreprise à l'ère des réseaux sociaux. Retour sur une crise qui a coûté leur poste à un PDG et une DRH en moins d'une semaine. En 2025, plus besoin d'un tribunal pour juger les puissants : les projecteurs d'un concert et l'œil d'une caméra suffisent. Le 16 juillet dernier, au stade Gillette de Foxborough dans le Massachusetts, le public est venu pour vibrer au son des tubes de Coldplay. L'ambiance est électrique, les lumières hypnotiques. Chris Martin, le charismatique chanteur du groupe, parcourt la foule avec la fameuse "Kiss Cam" qui projette des couples sur l'écran géant. Routine habituelle. Sauf que cette fois, au lieu de voir un couple s'embrasser tendrement, il assiste à une chorégraphie de la panique. L'homme se baisse. La femme se retourne. "Soit ils ont une liaison, soit ils sont très timides", lance Martin avec l'innocence d'un enfant qui vient de mettre le feu à une forêt. Il venait de transformer Andy Byron, PDG d'Astronomer (valorisée à 740 millions de dollars), et Kristin Cabot, directrice des ressources humaines, en stars involontaires d'un scandale. Résultat : plus de 22 000 articles de presse en 24 heures. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) CULTURE

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