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- Vous avez de limpact optimisez-le
Vous générez de l’impact! Que vous le vouliez ou non. Tous celles et ceux qui travaillent de près ou de loin pour une organisation contribuent à générer des impacts bénéfiques et néfastes. Que vous soyez employé(e)s ou dirigeant(e)s, que l’entreprise soit sociale ou traditionnelle, grande ou petite, il est de votre responsabilité de contribuer à optimiser les retombées économiques, écologiques et sociétales. Vous avez de l’impact, optimisez-le! 2019-12-16 4 minutes Clément Moliner-Roy Conseiller en impact social Clément Moliner-RoyEntrepreneuriat social Vous générez de l’impact! Que vous le vouliez ou non. Tous celles et ceux qui travaillent de près ou de loin pour une organisation contribuent à générer des impacts bénéfiques et néfastes. Que vous soyez employé(e)s ou dirigeant(e)s, que l’entreprise soit sociale ou traditionnelle, grande ou petite, il est de votre responsabilité de contribuer à optimiser les retombées économiques, écologiques et sociétales. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Entretien CODE DH: LE POUVOIR DE CHOISIR Se partir en affaires est un choix et c’est nous qui en sommes les maîtres. Ne demandons... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article INVESTISSEMENT D’IMPACT : LES FEMMES ONT LA COTE! Créer de l’emploi et de la richesse, oui, mais avoir un impact positif dans son environnement... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Clément Moliner-Roy À PROPOS DE Clément est conseiller aux initiatives à impact de l’Accélérateur entrepreneurial Desjardins (AED) de l'Université de Sherbrooke. Il a pour mission de former le plus grand nombre d’agents de changement, soit des étudiants avec le vouloir de changer monde ainsi que le pouvoir de développer des projets à impact. Depuis août 2018, il oeuvre comme conseiller aux initiatives à impact à l’Accélérateur entrepreneurial Desjardins (AED) de l’Université de Sherbrooke où il coache les aspirants entrepreneurs qui développent des projets à impact social et environnemental. Avec son équipe, il élabore des stratégies pour permettre au plus grand nombre d’étudiants et d’étudiantes de différentes disciplines de travailler ensemble sur des projets concrets. Ayant passé six ans à étudier et travailler à l’international au Pays de Galles, aux États-Unis, en Chine, au Pérou et au Japon, Clément se définit comme un citoyen du monde. Il a travaillé sur plusieurs projets d’innovation en éducation à l’international, notamment sur HELIO, un programme visant à ouvrir une nouvelle ère de l’enseignement supérieur japonais. Voici quelques outils et pistes de réflexion pour entamer un processus d’évaluation d’impact: Pourquoi mesurer son impact? Les entrepreneur(e)s et intrapreneur(e)s ont tout à gagner de bien définir et de mesurer leur impact. Cette démarche peut non seulement servir à bien aligner les actions futures de l’organisation, mais aussi motiver les employés en leur permettant de voir que leur travail au quotidien contribue à un mouvement plus grand. Diffuser les résultats de ces mesures permet en outre de gagner de la crédibilité auprès de sa clientèle, de rayonner auprès de ses partenaires et d’aller chercher du financement. Sans compter que les entrepreneurs qui articulent bien leur impact auront des avantages dans le contexte de pénurie de main-d’oeuvre puisque les jeunes qui entrent dans le marché du travail sont en quête de sens et veulent travailler pour des entreprises à impact. Selon un sondage de la firme Léger effectué au Québec en 2019, 87% des 2000 répondants âgés entre 18 et 34 ans ont souligné l’importance pour eux d’évoluer dans une organisation qui améliore la société. Comment réduire les impacts néfastes? Même les entreprises les mieux intentionnées génèrent des impacts négatifs sans le vouloir. Les ONG d’aide internationale qui luttent contre la famine dans des pays défavorisés rendent parfois les peuples dépendant de leurs services. Les compagnies qui exploitent des ressources naturelles génèrent dans certains cas des déchets et émissions de gaz à effet de serre. Il semble tabou d’en parler et pourtant nous avons tout à gagner de creuser davantage. Mon mentor Jay Friedlander a créé le Abundant Cycle , un outil (en anglais seulement) qui permet aux entrepreneurs d’analyser leurs opérations afin de découvrir des possibilités d’optimisation de leurs systèmes. L’outil est accompagné de 14 tactiques concrètes que les dirigeants peuvent adopter afin d’optimiser leurs retombées sur les personnes, sur la planète et sur les profits de leur entreprise. Réduire ses impacts néfastes ne devrait pas être perçu comme un fardeau, assure Jay Friedlander, mais plutôt comme une façon de minimiser les pertes et d’optimiser les gains. Comment accroître son impact? Le guide pratique sur l’impact , coordonné par André Fortin, offre plusieurs pistes pour amplifier son impact. Par exemple, la notion d’amélioration en continu: comment faire en sorte qu’une entreprise ne reste pas sur le statu quo, mais qu’elle demeure en quête d’innovation et d’amélioration? Aussi, la notion d’influence qui consiste à diffuser son savoir-faire et ses bonnes pratiques afin d’aider d’autres organisations. Selon moi, une des pistes les plus simples pour accroître son impact est souvent de se préoccuper de la culture d’entreprise et des conditions de ses employés. J’ai eu la chance de visiter l’entreprise Cascades à Kingsey Falls dernièrement et je sentais une fierté incroyable de la part des employés envers leur entreprise. Ce qui provenait sans aucun doute des mesures prises par Cascades pour améliorer la qualité de vie de leurs employés. Horaires flexibles, appui aux initiatives de la communauté, l’entreprise engage même une équipe d’horticulture pour embellir le village! Les pistes de réflexion sont lancées, vous avez quelques outils en main avec le Abundant Cycle et le guide pratique sur l’impact , je vous mets maintenant au défi de mesurer et d’optimiser votre impact. Après tout, l’impact que vous créez au travers de votre organisation est, en quelque sorte, le lègue que vous laissez à la société. ENTREPRENEURIAT
- le notariat decrypte pour des decisions eclairees
Cette série a pour vocation de démystifier le rôle essentiel des notaires dans les moments clés de la vie. Mariage, succession, achat immobilier : des étapes souvent complexes qui nécessitent un accompagnement clair et précis. À travers des contenus accessibles et pédagogiques, nous vous donnons les clés pour comprendre les enjeux, anticiper les démarches et avancer en toute confiance. Une ressource incontournable pour transformer ces sujets parfois intimidants en décisions éclairées. Cette série a pour vocation de démystifier le rôle essentiel des notaires dans les moments clés de la vie. Mariage, succession, achat immobilier : des étapes souvent complexes qui nécessitent un accompagnement clair et précis. À travers des contenus accessibles et pédagogiques, nous vous donnons les clés pour comprendre les enjeux, anticiper les démarches et avancer en toute confiance. Une ressource incontournable pour transformer ces sujets parfois intimidants en décisions éclairées. séries Le notariat décrypté pour des décisions éclairées LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article Succession et dettes : Faut-il toujours accepter un héritage ? Lorsqu’un proche décède, devenir héritier peut sembler une évidence... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Series Frais notariaux démystifiés : Qui paie lors de l’achat d’une... Dans le monde de l’immobilier, il existe une idée reçue : seuls les acheteurs sont responsables... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article Procuration générale ou spécifique ? Différences et avantages Vous manquez de temps pour gérer vos affaires courantes ?... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article TUTELLE DES ENFANTS MINEURS... L’une des questions les plus fréquemment posées aux notaires... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article L’importance d’un testament pour les conjoint·e·s en union de fait Dans le tissu social du Québec contemporain, une réalité se dessine : un couple sur trois... CHARGER CHARGER Vous pouvez aussi Aimer Repenser le recrutement Repenser le Recrutement – une websérie qui place l’humain au cœur du recrutement, là où tout commence. Caméléon développe une vision du recrutement qui ne se limite pas à remplir des postes vacants, mais qui transforme des vies et des entreprises. À travers des témoignages authentiques et des réflexions concrètes, Repenser le Recrutement explore comment Caméléon aide les entreprises à attirer, intégrer et fidéliser des talents brillants. Shop Now Dernier épisode: Apprendre aujourd’hui, transformer demain Plongez au cœur de l’Université de l’Ontario français, une institution dynamique qui forme les leaders de demain. À travers des contenus captivants, découvrez comment l’UOF met en œuvre une pédagogie innovante, centrée sur l’apprentissage expérientiel, pour répondre aux besoins actuels du marché du travail et préparer ses étudiants à relever les défis de demain. Shop Now Dernier épisode: D'ailleurs et d'ici L’accompagnement peut transformer les défis en opportunités et significativement augmenter les chances de succès des entreprises. Shop Now Dernier épisode:
- Grand messe Montreal Inc 2021 nos cinq coups
Découvrez avec Henkel Media les cinq start-ups coups de cœur de la Grand-Messe Montréal Inc. 2021, mettant en avant des innovations en santé, technologie, environnement et plus encore. Explorez ces entreprises prometteuses prêtes à révolutionner leur secteur. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article LES PREMIERS PAS DE… PUZZLE MEDICAL DEVICES Les balbutiements d’une startup sont riches en apprentissages LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article LES PREMIERS PAS DE… KIID Les balbutiements d’une startup sont riches en apprentissages... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article DH.TV AU CONFESSIONNAL! Le 27 mars dernier, l’équipe de DanieleHenkel.tv a participé pour la première ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Pierre-Yves McSween, gourou et vulgarisateur des finances! Il a notamment écrit "Liberté 45" et "En as-tu vraiment besoin?" Sciences et santé Une entreprise technologique proposant un logiciel pour les pharmaciens, créé par un pharmacien! Faisant office de système de pré-triage, l’application de Empego Technologies Inc. permet de prendre des décisions cliniques plus rapidement et d’optimiser les consultations. Les patients eux-mêmes peuvent s’en servir comme outil de détection et de prévention des risques d’infection. Philippe Chartrand est un entrepreneur conscient qui croit fermement au « rôle des patients dans la prise en charge de leur santé ». Pour calculer les risques d’attraper la COVID-19, il a même créé un test en ligne, offert gratuitement et accueilli par la Fédération des pharmaciens du Québec et par celle des médecins omnipraticiens du Québec. L’application, de type questionnaire interactif, se base sur un système de pointage et une collecte standardisée de données. L’entreprise, qui connaît une croissance fulgurante de 800 % depuis sa création, a été encensée par Ulysse Bergeron du Devoir : « le créneau est prometteur et le fruit est mûr pour ce type de solution », a affirmé le journaliste économique. Empego Technologies Inc. a reçu une bénédiction symbolique des médias Société Révolutionner l’art en le rendant accessible grâce à la technologie. Créée en 2018 par Guillaume Parent , un ingénieur issu d’une famille d’artistes, Gallea vise à connecter un réseau d’artistes à des espaces d’exposition. Vivre de l’art n’est pas une évidence. Rehausser et personnaliser l’ambiance de son hôtel ou de son restaurant non plus. Avec son projet, Guillaume met donc en relation les artistes et les propriétaires de lieux d’exposition, entreprises, restaurants et établissements hôteliers. La plateforme regroupe déjà 6000 artistes et propose 30 000 œuvres. L’ITHQ en affichera prochainement une centaine au mur . Gallea a reçu la bénédiction de Maxime Johnson, journaliste indépendant spécialisé dans les nouvelles technologies et chroniqueur à L’actualité : « Cette innovation démocratise l’art. C’est à la fois positif pour l’artiste qui a plus de chance de vendre ses œuvres, pour le public qui peut connaître davantage d’artistes et pour les lieux qui sont transformés. Ne me parlez pas d’un tableau générique Ikea sur les murs d’un hôtel ou de mon café préféré! ». Gallea a reçu une bénédiction symbolique des médias « Coinmiles est un peu le Groupon des milléniaux et de la Gen-Z ! », lance son fondateur Dave Pouliot . Le concept est d’offrir des remises en bitcoins aux utilisateurs pour leurs achats en ligne ou en magasin. Dave Pouliot est un ancien inspecteur de police, devenu avocat puis entrepreneur. Intéressé par le monde de la finance et des technologies, il met sur pied une application qui propose un système de remises en cryptomonnaie. « C’est un peu gênant d’amener ta blonde au restaurant avec un coupon, ça ne se fait plus!, dit-il en riant. Et pour les entreprises, c’est bénéfique d’engager leurs clients en mettant en place un système de récompenses ». Avec plus de 700 partenaires dont Microsoft, Walmart, Décathlon, Simons et plusieurs autres, Coinmiles est aussi la première compagnie au monde à offrir une remise en argent instantanée en bitcoins lorsqu’on utilise VISA ou Mastercard pour payer. La plateforme a déjà 30,000 utilisateurs en 3 mois et demi et environ 200 nouveaux adhérents par jour! Tech Si les téléphones intelligents ont représenté l’innovation technologique de la dernière décennie, la réalité en 3D est maintenant en train de modifier notre façon d’interagir avec les contenus. DeepSight a été fondée en 2018 par une poignée de jeunes ( Louis-Antoine Genin-Brien , Charles-Philippe Lepage , Nicolas Bearzatto , Francis Dubé , Nathan Shummoogum et Alexander Haniotis ). Sa mission reste centrée sur l’humain : donner aux opérateurs du secteur industriel de nouveaux moyens de se former aux tâches manuelles complexes. Avec les guides holographiques en réalité augmentée , les travailleurs peuvent apprendre des procédures complexes. L’assistant virtuel permet de visualiser et d’interagir avec le contenu, capturer des données et enregistrer des fichiers multimédias. «La simplicité de l’interface, sans programmation, codes ou texte, est si rapide à intégrer que la mise en œuvre du projet prend trois à cinq semaines, comparativement à un an avec nos compétiteurs Microsoft, Unity ou Unreal », se réjouit l’entrepreneur. Des clients de l’aérospatiale, aviation et maritime sont en train d’approcher cette jeune start-up. Environnement et développement durable « On estime à cinquante millions de tonnes les déchets générés annuellement dans le monde, annonce d’emblée Mohamed Khalil , docteur en génie chimique à Polytechnique Montréal. Une infime partie est recyclée, la majorité se retrouve dans des sites d’enfouissement ou dans les pays pauvres, où ils continuent d’être toxiques. » Recycler les déchets électroniques (cellulaires, téléviseurs, imprimantes) sans émettre d’émission, c’est la mission de son entreprise Pyrocycle . Lorsqu’on sépare les composantes électroniques du plastique pour récupérer les matériaux précieux, il faut tout brûler, ce qui produit des émissions toxiques. Le plastique n’est pas recyclable. Le procédé de pyrolyse (décomposition chimique obtenue par la chaleur) mis au point par M. Khalil réduit en poudre les appareils électroniques de façon unique et non polluante. Il permet d’en conserver les métaux précieux, qui sont en quantité encore plus importante que dans les minerais. Une véritable économie circulaire, de la décontamination, aucun rejet toxique, la récupération complète des matériaux précieux, une entreprise verte: Pyrocycle répond à des enjeux sanitaires et environnementaux considérables. Des entreprises, des centres de tri, des municipalités et des fonderies, ici et à l’étranger, ont Pyrocycle à l’œil. Animé par le journaliste techno Pascal Forget, la sixième édition de la Grand-messe Montréal Inc. de la F ondation Montréal Inc. regroupait 40 start-ups innovantes. Grand-Messe Montréal Inc. 2021: nos cinq coups de cœur 2021-05-17 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Ils avaient trois minutes (et pas une seconde de plus!) pour se faire valoir dans le cadre d’un pitch. Trois minutes pour mettre en lumière leur contribution dans leur secteur respectif. En version virtuelle pour la deuxième année consécutive, la Grand-Messe Montréal Inc. a eu lieu le 14 mai dernier. Voici quels ont été nos coups de cœur dans chacune des catégories. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE
- Evol accompagne les entrepreneures de la diversite Fatou Bocoum presidente de Also Recrutement
Découvrez comment Evol Finance soutient les entrepreneur.e.s issu.e.s de la diversité à travers un accompagnement personnalisé, comme en témoigne le parcours inspirant de Fatou Bocoum, présidente de Also Recrutement. Un soutien financier et humain vers de beaux accomplissements. 2022-04-25 Evol accompagne les entrepreneur.e.s de la diversité | Fatou Bocoum, présidente de Also Recrutement Evol finance le changement. C’est son slogan. Alors quand un.e entrepreneur.e issu.e de la diversité a un projet, l’institution est là pour l’accompagner à travers le dédale financier et administratif, mais aussi social et personnel. Fatou Bocoum, aujourd’hui présidente de Also Recrutement, l’a expérimenté. La brigade-conseils et les cellules de co-développement l’ont mené là où elle est fièrement aujourd’hui. Voici en images un peu de son parcours avec Evol qui a su l’accompagner et la financer lorsque son projet était mûr. De beaux accomplissements ! ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article LA DIVERSIFICATION DE L’ÉQUIPE CHEZ EVOL... Le mot diversité est sur toutes les lèvres LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article ENTREPRENEURIAT INCLUSIF | FEMMESSOR... L’organisation Femmessor, qui a célébré ses 25 années d’existence... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article LES CELLULES DE CODÉVELOPPEMENT DE FEMMESSOR : APPRENDRE À MI... Être à la tête d’une entreprise est une position enviable, certes, mais aussi exigeante et solita... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ENTREPRENEURIAT
- Q r comment prepare t on une premiere rencontre avec un banquier
La négociation d’un premier prêt auprès d’une institution financière constitue l’un des moments décisifs dans la carrière de tout entrepreneur. MANAF BOUCHENTOUF, directeur exécutif et responsable de l’accompagnement au sein du Pôle entrepreneuriat, repreneuriat et familles en affaires à HEC Montréal, nous dit tout ce qu’il y a à savoir sur ce rendez-vous incontournable. Gestionnaire de communauté Florence Thouin est bachelière en communications (stratégies de production culturelle et médiatique) à l’Université du Québec à Montréal. Son intérêt pour l’univers des réseaux sociaux découle d’abord de son amour pour les gens et de sa facilité à communiquer. Son souci à vouloir comprendre les autres et son altruisme l’a mené à être toujours en contact avec la communauté qui s’active autour d’elle. FLORENCE THOUIN À PROPOS DE Article Q&R: QU’EST-CE QU’UN ENTREPRENEUR DOIT ÊTRE PRÊT À INVESTIR... La mise de fonds personnels est un incontournable pour tout entrepreneur en devenir. LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article Q&R : QUELLES SONT LES SOURCES DE FINANCEMENT S’OFFRANT Pour financer son entreprise, la mise de fonds personnels est bien souvent incontournable LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article Q&R: Comment préparer un plan d’affaires accrocheur et solide? Après avoir défini son modèle d’affaires, l’entrepreneur en démarrage doit commencer à imaginer LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) SE SERVIR DES OUTILS Avant tout, quand un entrepreneur s’assoit pour la première fois devant un banquier, il ne doit pas le voir seulement comme un prêteur, mais aussi comme un conseiller financier. Les institutions financières offrent des outils essentiels et adaptés qui vont bien au-delà du prêt d’argent en soi. Par exemple, un banquier peut suggérer au jeune entrepreneur des stratégies pour réduire les risques de fluctuation du taux de change dans le cadre de ses activités commerciales à l’international. Dès les premières étapes du projet, le conseiller donne des renseignements sur les standards de l’industrie et sur les pratiques qui permettront à l’entrepreneur en devenir d’aligner ses premières décisions vers le bon chemin. DÉFINIR LE MODÈLE D’AFFAIRES L’entrepreneur doit également garder en tête que le banquier n’est pas un investisseur privé, ni un ange financier. Il va certainement avoir des attentes au fil du cheminement et surtout, avoir un angle d’approche différent des autres joueurs qui financent le projet d’entreprise. De façon générale, toute personne que l’entrepreneur sollicite pour du financement veut comprendre la recette, ce qu’on appelle aussi le modèle d’affaires ou le modèle économique. On ne parle pas encore de plan d’affaires, à cette étape-ci. On doit être en mesure d’expliquer ce que l’on vend comme produit, solution ou service. À qui l’offrons-nous et comment on le produit et le vend? Quelles sont les ressources matérielles et humaines derrière le projet? Et de façon plus globale, l’entrepreneur doit connaître le modèle de revenus: comment génère-t-il des profits et où vont les principales dépenses? En général, ce sont les informations que le banquier s’attend à obtenir dès la première discussion et il est fondamental que celles-ci soient maîtrisées par l’entrepreneur et communiquées de façon claire et précise. En somme, cette première étape permet d’amorcer la discussion et de s’assurer de la compréhension sur la façon de générer de la valeur. Une fois que le modèle d’affaires est établi, il doit être traduit en un plan d’affaires et servir de base de communication avec le banquier. GÉRER LES ATTENTES Ensuite, il importe de comprendre que le banquier aura des attentes, à court et long terme. Ce dernier n’aura pas la même position par rapport aux risques qu’un investisseur. Par conséquent, un banquier va s’assurer qu’il y a une certaine garantie, dès le départ. Néanmoins, il y a des éléments qui peuvent alléger ces garanties. Par exemple, un entrepreneur qui détient déjà des clients et des revenus permet d’assurer au banquier sa capacité à rembourser son prêt, mais surtout de générer encore plus de revenus et donc de la croissance. RACONTER SON PROJET Le premier contact avec un banquier, c’est généralement avec les mots que ça se fait, comme avec n’importe quel autre intervenant dans le processus de démarrage d’entreprise. On commence d’abord avec une histoire. On donne de la logique à notre projet, on montre qu’il est cohérent et pertinent, que la solution offerte répond à un besoin réel. Ne pas réussir à démontrer qu’on répond à un besoin, c’est la première cause des échecs d’obtention de prêts pour les jeunes entrepreneurs. Alors on présente le projet à l’institution financière, on définit le modèle d’affaires et ensuite on précise le plan d’action (qui sera intégré dans un plan d’affaires). Par exemple : «je suis allé chercher mes 100 premiers clients. Je vais maintenant vous dire comment je vais aller chercher mes mille prochains!» À lire aussi: Comment préparer un plan d’affaires accrocheur? MANAF BOUCHENTOUF Directeur exécutif et responsable de l’accompagnement au sein du Pôle entrepreneuriat, repreneuriat et familles en affaires à HEC Montréal Manaf Bouchentouf, est directeur exécutif et responsable de l’accompagnement au sein du Pôle entrepreneuriat, repreneuriat et familles en affaires à HEC Montréal. Il a mis en place et dirige à ce titre l’ accélérateur Banque Nationale – HEC Montréal ainsi qu’ entrePrism-HEC Montréal , un incubateur novateur qui a pour mission de soutenir les entrepreneurs issus notamment des communautés culturelles. Il est également coach et instructeur en gestion de projet, valorisation et fournit des formations ciblées en entrepreneuriat et innovation tant technologique qu’au niveau du modèle d’affaires notamment à l’école des dirigeants de HEC Montréal. Avant de se joindre à HEC Montréal, Manaf Bouchentouf a occupé plusieurs postes exécutifs dans l’industrie au Canada et à l’international. Q&r: comment prépare-t-on une première rencontre avec un banquier? 2021-04-18 FLORENCE THOUIN 4 minutes LA QUESTION DE LA SEMAINE COMMENT PRÉPARE-T-ON UNE PREMIÈRE RENCONTRE AVEC UN BANQUIER? La négociation d’un premier prêt auprès d’une institution financière constitue l’un des moments décisifs dans la carrière de tout entrepreneur. MANAF BOUCHENTOUF, directeur exécutif et responsable de l’accompagnement au sein du Pôle entrepreneuriat, repreneuriat et familles en affaires à HEC Montréal , nous dit tout ce qu’il y a à savoir sur ce rendez-vous incontournable. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) FINANCE & COMPTABILITÉ
- Code DH Oser la difference
Oser la différence, c'est l'invitation que nous lance Danièle Henkel pour s'affirmer, créer et innover, un message inspirant soutenu par Henkel Media. LEADERSHIP Code DH: «Oser la différence» Daniele Henkel 2019-02-04 Entretien Je vous invite à oser votre différence, à l’assumer, à la célébrer! Et vous, qu’est-ce qui vous distingue et fais de vous un être unique? PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Entretien CODE DH: LE POUVOIR DE CHOISIR Se partir en affaires est un choix et c’est nous qui en sommes les maîtres. Ne demandons... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Entretien CODE DH: «IL N’EST JAMAIS TROP TARD» «Il est trop tard», entend-on parfois dire. Mais pourquoi donc? Il n’est jamais trop tard ... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Entretien CODE DH : LES AFFAIRES ET LA FAMILLE Qui a dit que la famille et les affaires ne faisait pas bon ménage? Certainement pas moi!... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE
- Comment developper une culture dentreprise saine et forte
Dans le contexte actuel de pénurie de main d’œuvre, savoir fidéliser et attirer les bons employés est un art! Un art qui n’appartient pas qu’aux ressources humaines. La gestion organisationnelle serait-elle aussi une affaire de leadership? On a parlé à Géraldine Martin, PDG chez Evol, et Vicky Marchand, la directrice des opérations et de l’innovation. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article POUR RÉUSSIR VOTRE DEMANDE DE FINANCEMENT... Trouver du financement pour votre entreprise, c’est le nerf de la guerre! LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article UNE ÎLE, DU BONHEUR, UN CHALET⎢PARTAGER UNE CULTURE... Ça fait saliver les employés et ça rend jaloux les employeurs. On peut y aller en raquette LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article LA DIVERSIFICATION DE L’ÉQUIPE CHEZ EVOL... Le mot diversité est sur toutes les lèvres LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) Une personne malheureuse ne peut pas être performante. Pour être heureux, il faut être motivé. Pour être motivé, il faut être responsable. Pour être responsable, il faut savoir pour quoi et pour qui on travaille, et être libre de choisir comment. – Jean-François Zobrist, pionnier de l’entreprise libérée Géraldine Martin, PDG d'Evol Gestion opale : responsabilisation et autonomisation « L’intelligence collective est au cœur de notre modèle d’affaires : chaque collègue participe et contribue pleinement au travail de l’organisation » affirme avec conviction Géraldine, très heureuse de sa récente nomination à la tête de l’organisation de financement dédié au succès des entreprises d’impact à propriété diversifiée et inclusive. La responsabilisation, et au final, le bonheur des salariés, permet d’entretenir une culture et un système basés sur la confiance. « Evol s’est dotée d’une raison d’être, une ambition commune à tous les employés, qui est de donner aux entrepreneurs les moyens de participer à un monde meilleur. Elle est incarnée par des employés qui veulent vraiment faire une différence et un mode de gestion qui le permet ». Il faut dire que l’organisation bénéficie du leadership de ses équipes depuis ses tout-débuts. Evol, qui s’appelait alors Femmessor, était un regroupement de 17 fonds à travers la province, chacun avec leur propre direction générale, leur conseil d’administration, leurs ententes de financement, etc. Bien que l’organisation ait fusionné l’ensemble de ses entités depuis, elle continue d’encourager le sens de l’initiative et l’autonomie de l’ensemble des collègues, et ce, peu importe le titre et la fonction attribués. Vicky Marchand, directrice opérations et innovations, Evol Evol s’est d’ailleurs construite sur cette force. « Présente à travers les 17 régions du Québec, nous avons dû bâtir une culture d’entreprise à distance bien avant le télétravail imposé lors de la pandémie, se souvient Vicky. Il fallait trouver les meilleurs moyens de communication pour rester en contact étroit et favoriser une cohésion autour de la mission commune. On a créé des liens basés sur notre désir d’être « au service de ». D’ailleurs, on embauche toujours selon ce principe. On veut des gens passionnés et investis. Notre engagement envers la communauté d’entrepreneurs est viscéral. Le côté humain est très important pour nous. » La nouvelle dirigeante compte appliquer un concept simple pour préserver la culture unique qui existe chez Evol depuis 2019, les 6 C : communication, confiance, collaboration, créativité, courage et continuum . Cela semble relever de l’évidence, et pourtant. Le concept n’est ni creux ni utopiste, et surtout, cette culture d’entreprise n’a pas à être appliquée de force. Elle l’est quotidiennement et simplement par les 70 employés regroupés, par expertise, en équipes autogérées. On est loin de la hiérarchie traditionnelle ; chacun est responsable et autonome dans son travail, comme l’explique Frédéric Laloux dans son ouvrage sur le nouveau modèle de management qu’est l’entreprise libérée, « Reinventing Organizations ». Communication et Confiance, à la base de la Collaboration Nul besoin d’imposer et de répéter aux équipes des messages ou des concepts clés qui définissent les valeurs organisationnelles : dans ce modèle, la culture d’entreprise se vit intrinsèquement par chacun des employés et par la façon dont ils travaillent et collaborent ensemble. Apprendre à communiquer, convaincre, solliciter des avis, solutionner ses problèmes La puissance de ce modèle unique est là : il amène une plus grande ouverture les uns vis-à-vis des autres, permet d’apprendre à mieux communiquer, à convaincre, à écouter, à négocier. « La communication est à la base de ce système, elle est essentielle, confirme Géraldine, passionnée du sujet. C’est le liant qui nous permet d’entrer en relation et de créer un lien de confiance, absolument nécessaire pour toute collaboration. Il faut qu’on se donne cet espace, et qu’on y revienne quand ça ne va pas. Tout part de là : une écoute active, réelle, afin de bien cerner les enjeux, puis de repartir pour avancer dans la même direction. » Il y a les rencontres hebdomadaires en mode scrum , les réunions de fonds, les moments organisés pour des mandats spécifiques, les sollicitations d’avis pour les demandes qui nécessitent de consulter les collègues avec une prise de position. Une personne peut alors convoquer les porte-paroles d’équipes pour solliciter un avis, sans forcément chercher le consensus ; ensuite, ils doivent faire preuve de jugement et prendre la bonne décision. Plutôt que de se tourner vers un gestionnaire pour solutionner leurs défis, les employés sont invités à le faire eux-mêmes. Les collègues sont naturellement plus impliqués, car tout le monde est partie prenante. « Cette façon de faire est très humaine, elle crée un engagement et une considération » se réjouit Vicky. Chacun s’approprie le succès de son travail, et le succès de l’organisation. Communiquer, collaborer, créer ensemble La Créativité, le Courage de passer à l’action et de Continuer Un environnement au sein duquel les employés ne craignent pas de partager leurs idées, permet d’essayer de nouvelles choses, et d’avoir la liberté d’agir. « La créativité peut avoir lieu seulement quand tu te sens suffisamment à l’aise pour pouvoir sortir de ta boîte, donc avec suffisamment de confiance et de soutien autour de toi, c’est de là que peut jaillir l’innovation et de nouvelles solutions », assure la dirigeante. « Passer à l’action demande du courage, confie pour sa part Vicky. D’abord le courage de nommer, de dire les vraies choses, d’avoir des discussions franches qui évitent les sous-entendus. Puis le courage de faire, de se réaligner si on a fait fausse route, le courage de changer les choses. Ça demande de l’humilité et de la persévérance. Tout le monde grandit et développe de nouvelles compétences avec cette façon de faire. Chacun prend du leadership, peu importe son titre ». L’opalité est au croisement du leadership vertical et du leadership horizontal, « car il faut quand même que nous établissions une vision claire dans notre planification stratégique pour permettre à l’organisation d’avancer. Il faut que nos rôles aient un sens » maintient celle qui mène aujourd’hui Evol. Être porteur de sens, d’enthousiasme et d’authenticité crée un espace d’épanouissement et d’engagement au travail, ce qui favorise naturellement l’adhésion aux valeurs organisationnelles. Cette façon de travailler est même un catalyseur de performance, car qui dit responsabilisation dit motivation, dit bonheur et dit succès! Comment développer une culture d’entreprise saine et forte ? 2024-01-17 ISABELLE NEASSENS 6 minutes Dans le contexte actuel de pénurie de main d’œuvre, savoir fidéliser et attirer les bons employés est un art! Un art qui n’appartient pas qu’aux ressources humaines. La gestion organisationnelle serait-elle aussi une affaire de leadership? On a parlé à Géraldine Martin, PDG chez Evol, et Vicky Marchand, la directrice des opérations et de l’innovation. Mais loin de parler d’une approche top-down , elles ont remis entre les mains de tous et chacun le pouvoir de rendre vivante la culture de leur organisation, dite « libérée ». Une vision extraordinaire, à mieux connaître sans aucun doute. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) LEADERSHIP
- Victime dune cyberattaque Pouvez vous garder le secret
Une entreprise doit-elle divulguer une cyberattaque? La loi l’impose-t-elle? Me Selena Lu révèle les responsabilités de l'employeur à Henkel Media. Selena Lu est associée au sein du groupe Droit des affaires de Lavery et concentre sa pratique en fusions et acquisitions et en rédaction de contrats types, dont les baux, les contrats de franchise, les contrats de distributions et les contrats de financement. Au fil des années, Selena Lu a développé un intérêt et acquis une expérience significative pour accompagner ses clients dans leur virage technologique. La croissance des enjeux liés à la technologie dans ses mandats l’a mené à aiguiser son expertise dans le domaine du droit des technologies. Au quotidien, elle conseille ses clients quant aux impacts juridiques de l’implantation de nouvelles technologies, qu’il s’agisse lors de fusions et acquisitions ou d’accélération du virage numérique. Me Selena Lu À PROPOS DE Chronique TRANSFORMATION TECHNOLOGIQUE: VOTRE ENTREPRISE EST... Quand on pense à une entreprise technologique, on parle de Google, Amazon, Facebook… LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP Article PROTECTION DE DONNÉES: COMMENT SE PRÉPARER.. Elle arrive de manière inéluctable: la modernisation de la loi sur la protection des renseignements LIRE TECHNOLOGIE & INNOVATION Chronique Les données, de l’or en barre Mine de rien, il est plus que probable que vous soyez présentement assis sur une mine d’or... LIRE MANAGEMENT & LEADERSHIP ( Vous pouvez aussi Aimer ) La réponse est oui, mais dans des conditions bien précises. Savon Bubulle inc. devra divulguer l’incident dans un cas où des données personnelles auraient été compromises et où leur fuite présenterait un risque réel pour les personnes touchées! Comme elle opère un site transactionnel, la savonnerie a vu plusieurs renseignements identifiables à ses clients être compromis par le cyberincident. Dans ce type de situation, tant la loi provinciale que les lois fédérales prévoient une obligation de divulgation. Dans cette chronique, je vous présente vos principales responsabilités comme chef d’entreprise et les conséquences qui vous guettent si vous décidez de garder le secret. 1. Premier réflexe: qui aviser? À la suite d’une cyberattaque, je vous recommande de dévoiler en priorité l’incident à votre conseil d’administration, à votre équipe de direction ainsi qu’aux autres membres à l’interne dont les informations ont été touchées, comme vos employés. Vous devrez aussi aviser vos clients et vos partenaires d’affaires si leurs informations personnelles ont été compromises. En vertu de la loi provinciale et des lois fédérales, vous devez aller plus loin et aviser tout individu dont les renseignements personnels sont concernés par l’atteinte aux mesures de sécurité (un ancien client, un stagiaire). Une autre condition s’applique: votre obligation de notification ne s’enclenche que lorsque la fuite présente un « risque réel de préjudice grave » pour les individus dont les données ont été touchées. Dans le cas de Savon Bubulle inc., ses clients ont fourni des informations bancaires afin d’acheter certains produits en ligne. Ces données sont critiques et pourraient être utilisées avec une intention malveillante. Voilà le genre de circonstances visées par ce critère. À contrario, les noms et adresses des abonnés de l’infolettre de Savon Bubulle inc. ne seront généralement pas considérés comme des renseignements critiques. Dans un monde idéal, il serait souhaitable d’avoir déjà réfléchi à un plan de contingence à la suite d’une cyberattaque. Je vous recommande notamment de préparer en amont un plan de communication autant à l’interne qu’à l’externe. 2. Vos obligations de divulgation aux organisations gouvernementales Au niveau fédéral, la loi prévoit que vous devez aviser le Commissariat à la protection de la vie privée (Commissariat) de toute atteinte aux mesures de sécurité servant à protéger des renseignements personnels. Au niveau provincial, vos obligations sont similaires. Plutôt que le Commissariat, il vous faudra aviser la Commission d’accès à l’information (Commission). Notez que les modalités précises sont définies par le projet de loi 64 qui est encore à l’étude détaillée, mais dont l’adoption est imminente. Si votre entreprise est active sur le plan international, elle devra respecter les règles de divulgation transnationales. Par exemple, si Savon Bubulle inc. offre des biens ou services dans l’Union européenne, elle devra se conformer au Règlement général sur la protection des données . Si vous soupçonnez un vol d’identité, une utilisation non autorisée d’un ordinateur ou encore des méfaits à l’égard de données informatiques ou tout autre acte de cybercriminalité, vous devez aussi contacter les services de police. Pour une liste plus complète de cybercrimes, je vous recommande de consulter le site ci-joint . 3. Vos obligations contractuelles Savon Bubulle inc. a des contrats avec plusieurs fournisseurs et prestataires de service. Si vous êtes dans la même situation, je vous conseille de vous attarder à ces contrats pour voir s’ils prévoient des obligations en cybersécurité. Il sera important de vérifier si une obligation de notification y est prévue. 4. Les normes informelles Les organismes fédéraux et provinciaux de réglementation peuvent vous obliger à déclarer tout incident de cybersécurité si vous en êtes membres. C’est le cas de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM). Les institutions financières fédérales (IFF) doivent aussi signaler des incidents au Bureau de surintendant des institutions financières au Canada (BSIF). 5. Conséquences d’une non-divulgation Le dirigeant d’une entreprise pourrait être tenté de ne pas respecter son obligation de divulgation afin de ne pas nuire à sa réputation, mais cette décision serait lourde de conséquences. Le projet de loi C-11 au fédéral et le projet de loi 64 au provincial attribuent de nouveaux pouvoirs au Commissariat et à la Commission qui leur permettent de recommander ou d’imposer des sanctions pénales et administratives pour une violation de l’obligation de déclaration. Ces sanctions administratives peuvent s’élever à 10 M$ ou à un montant correspondant à 2 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. Les sanctions pénales peuvent monter à 25 M$ ou à 4 % ou 5 % des recettes globales brutes de l’entreprise! Vous l’aurez donc compris, je ne vous conseille certainement pas de garder le secret! Notez que la divulgation doit aussi être effectuée dans un certain délai. Cependant, la loi provinciale et les lois fédérales prévoient seulement qu’elle doit être faite avec diligence et le plus tôt possible, mais sans plus de détails. Récemment, la Cour supérieure du Québec a jugé qu’un délai de 46 jours entre une fuite de données et la divulgation aux investisseurs touchés était raisonnable. Son raisonnement se basait notamment sur le laps de temps nécessaire pour identifier les individus, les entreprises et les informations touchées et pour placer des mesures protectrices correctrices. Restez à l’affût, car une déclaration d’appel a été déposée à l’égard de cette décision! Victime d’une cyberattaque? Pouvez-vous garder le secret? 2021-06-21 Me Selena Lu 5 minutes Savon Bubulle inc. , une entreprise fictive de savon artisanal, a été victime d’une cyberattaque! Elle a mis en exécution son plan d’intervention afin de gérer la crise et d’éviter d’autres pertes de données. La fuite a beau avoir été colmatée, il reste un problème à régler : l’entreprise doit-elle divulguer le cyberincident ? La loi l’impose-t-elle?Écrit en collaboration avec Radia Amina Djouaher et Kabrina Péron PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) CYBÉRSÉCURITÉ
- Comment passer de la performance a la pertinence
La quête de performance a pris une tout autre tournure pour les entrepreneurs depuis le début de la pandémie. Profitant de ce ralentissement, Paméla Bérubé, présidente de PB Dimension RH, a fait le pari de la pertinence pour guider ses choix. Elle nous explique sa démarche et offre 5 pistes pour donner du sens à ses actions et ses décisions en 2021. Présenté par Henkel Media. Mélissa Proulx est une journaliste, chroniqueuse et rédactrice. Elle se consacre avec passion et créativité à l’élaboration de contenus journalistiques riches et variés depuis 2002. Bachelière en lettres françaises de l’Université d’Ottawa et diplômée en journalisme, Mélissa Proulx avait 21 ans lorsqu’on lui a confié les rênes de l’hebdomadaire culturel Voir Gatineau-Ottawa, une édition régionale qu’elle a dirigé pendant huit ans. Sa route l’a ensuite ramenée vers sa région où elle a été chef de la section Art de vivre du Voir Montréal puis comme rédactrice en chef adjointe du magazine Enfants Québec. MÉLISSA PROULX À PROPOS DE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Comme bien des chefs d’entreprise, Paméla Bérubé, CRHA, s’est trouvée prise au dépourvu lorsque la pandémie a frappé. Ses affaires se sont arrêtées lors de la première vague de la Covid-19, pour ensuite repartir avec une croissance fulgurante et une multitude de contraintes à gérer. « Nous sommes dans une ère de la performance, rappelle-t-elle à juste titre. Comme entrepreneure, je ne marche pas, je cours! J’ai le profil typique de “Go Big or Go Home”.» Au fil des dernières années, même sa quête d’équilibre comme entrepreneure, mère de famille et femme a été marquée par la recherche du résultat optimal à tout prix. « Avec la performance, il y a toujours un gain ou une perte. Soit on atteint notre objectif, soit on se désole que ce ne soit pas le cas ou que ça ait été plus long que prévu. La performance apporte donc de grands bonheurs où l’on est gonflé à bloc, mais aussi des échecs où l’on pose un genou au sol. » Le confinement forcé a donc provoqué une remise en question de ce modèle pour la jeune entrepreneure. « Je me suis posé la question: pourquoi ne pas réorienter mes priorités vers la pertinence plutôt que la performance? ». Comme plusieurs entrepreneurs, le retour aux valeurs profondes a été un passage obligé, mais révélateur. Accepter sa vulnérabilit é La pertinence est le sens que l’on donne à nos actions et qui raisonne avec justesse dans la vision personnelle que nous avons de notre chemin à parcourir, cadre Paméla Bérubé. Comment puis-je être pertinent(e) dans ma vie professionnelle? familiale? personnelle? Quelles sont mes valeurs? Sur quoi puis-je agir ici, maintenant? « Ces réflexions m’ont donné envie de suggérer à mes clients de réévaluer leurs indicateurs de performance autour de la pertinence, et donc au sens qu’ils donnent à leurs actions, à leurs valeurs d’entreprise. À quel moment se sentent-ils sur leur X? ». L’ambition, l’appât du gain ou la soif du succès sont notamment des facteurs qui peuvent détourner notre attention de la pertinence. Revenir à la source de nos valeurs humaines, c’est aussi toucher à une part de vulnérabilité, souligne l’entrepreneure. « Avec la pandémie, nous étions tous face à l’inconnu. Ma démarche a été d’accepter que j’étais en apprentissage et que je devais miser sur les éléments sur lesquels j’avais un contrôle réel. J’ai fait ce que j’ai pu, j’ai donné le meilleur de moi-même, en me basant sur mes connaissances et mon intuition. Je me suis sentie pertinente dans mon approche bienveillante envers mes clients et mon équipe, car nous devions à la fois gérer notre propre réorganisation et aussi celles de nos clients! Nous avons pris soin de chaque dossier, en prenant le temps d’écouter et de laisser les choses émerger… Une fois qu’on accepte cet état des lieux, nos standards sont beaucoup moins hauts et on met nos énergies aux bons endroits.» 5 pistes clés pour ajouter du sens à ses actions et décisions Selon Paméla Bérubé, si nous réussissons à mettre la pertinence devant la performance nous aurons une posture plus saine pour amorcer l’ère «après-Covid-19». Une démarche de réflexion cohérente se doit d’être faite périodiquement, afin d’être en mesure d’apporter les changements nécessaires pour maintenir cette pertinence et de répondre adéquatement aux défis du quotidien, conseille-t-elle Voici cinq pistes qu’elle propose pour entamer la réflexion : 1. Vous connaissez-vous bien comme individu, dans sa globalité? Dans vos valeurs, vos forces et vos faiblesses? Faites l’exercice de détailler le tout, en ayant un regard bienveillant sur vos vulnérabilités. 2. Avez-vous un plan réaliste et concret, qui inclut toutes les sphères de votre vie? Ce plan devrait faciliter votre quotidien, mais aussi clarifier votre vision d’avenir, en prenant soin de teinter le tout de pensées positives et constructives. 3. Êtes-vous en mesure de traduire votre plan en objectifs et actions concrètes? Vous permettant ainsi de prioriser et de contribuer significativement à votre quête de sens et de pertinence? Par exemple, vous désirez être plus présent pour votre équipe au travail ou encore plus présent à la maison ? Quel changement concret ferez-vous à votre agenda ? 4. Êtes-vous alignés avec ces trois dimensions facilitant la pertinence? ● Votre dimension cognitive : votre satisfaction à l’égard de votre mission, de l’impact de vos actions et du développement de votre potentiel. Par exemple, votre emploi vous apporte-t-il suffisamment de défis, vous menant vers une meilleure version de vous-mêmes, en constant développement ? ● Votre dimension émotionnelle : votre rapport à votre positivisme et votre indice de bonheur. Par exemple, êtes-vous en mesure de retirer du plaisir dans vos sphères de vie (personnel, famille, travail) ? ● Votre dimension spirituelle: votre sentiment de contribuer à quelque chose de plus grand, un projet porteur. Par exemple, avez-vous l’impression que votre emploi, votre entreprise apporte une valeur ajoutée à une cause, à l’humain ? 5. Finalement, si la quête de sens et de pertinence devient par moment un objet de performance, arrêtez-vous et faites le point. À ce moment, il est fort probable que vous avez perdu de vue l’essentiel, vos fondements profonds. La pertinences’installe avec le plaisir conscient d’adhérer à de saines habitudes. Comment passer de la performance à la pertinence? 2021-01-27 MÉLISSA PROULX 5 minutes La quête de performance a pris une tout autre tournure pour les entrepreneurs depuis le début de la pandémie. Profitant de ce ralentissement, Paméla Bérubé, présidente de PB Dimension RH , a fait le pari de la pertinence pour guider ses choix. Elle nous explique sa démarche et offre 5 pistes pour donner du sens à ses actions et ses décisions en 2021. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) GESTION & RH
- Est-ce que cest normal docteur
Le mardi 15 septembre dernier, la température était froide. Assez pour qu’on en déduise que l’été était fini. Pour plusieurs, cela voulait aussi dire la fin des rencontres amicales dans les parcs ou autour d’un BBQ. L’automne arrivait et, avec lui, le confinement naturel dû aux conditions météo. Je me souviens ce jour-là d’avoir remarqué un changement dans l’humeur des gens. Les clients me demandent s’ils ont besoin d’acheter une lampe pour contrer la dépression saisonnière (réponse courte: non, à moins d’avoir un diagnostic!), si c’est normal d’avoir envie de s’isoler, si ne pas avoir envie de faire certaines choses relève de la paresse ou de la déprime… Est-ce que c’est normal, docteur ? 2020-09-29 4 minutes Nicolas Chevrier Psychologie du travail Nicolas Chevrier Psychologie du travail Le mardi 15 septembre dernier, la température était froide. Assez pour qu’on en déduise que l’été était fini. Pour plusieurs, cela voulait aussi dire la fin des rencontres amicales dans les parcs ou autour d’un BBQ. L’automne arrivait et, avec lui, le confinement naturel dû aux conditions météo. Je me souviens ce jour-là d’avoir remarqué un changement dans l’humeur des gens. Les clients me demandent s’ils ont besoin d’acheter une lampe pour contrer la dépression saisonnière (réponse courte: non, à moins d’avoir un diagnostic!), si c’est normal d’avoir envie de s’isoler, si ne pas avoir envie de faire certaines choses relève de la paresse ou de la déprime… PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien ( Vous pouvez aussi Aimer ) Article ET LA SANTÉ MENTALE, ELLE? La situation que nous vivons actuellement est sans précédent et elle bouscule nos habitudes, LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Chronique DORMEZ-VOUS? Pierre angulaire de notre santé mentale, la gestion du sommeil reste une question nébuleuse... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE À PROPOS DE L’AUTEUR(E) Nicolas Chevrier À PROPOS DE Le Dr Nicolas Chevrier, psychologue, est titulaire d’une maîtrise en psychologie clinique et d’un doctorat en psychologie du travail et des organisations dans lequel il s’est intéressé aux impacts des facteurs organisationnels sur le développement de l’épuisement professionnel chez les travailleurs. Comme je l’ai souvent dit depuis quelques mois, on doit faire attention lorsqu’on se pose la question : « Est-ce que c’est normal… ? ». Nous sommes actuellement dans une situation extraordinaire, situation qui provoque également des réactions émotionnelles hors de l’ordinaire. Est-ce normal de se sentir un peu déprimé à l’idée de retourner dans une situation où beaucoup de nos plaisirs se sont envolés (arts, culture, sport, gastronomie, fêtes entre amis, etc.) ? Absolument! Est-ce normal de se sentir irrité par des inconnus qui ne respectent pas les mesures prescrites par le gouvernement ? Absolument! Est-ce normal d’être en colère contre une situation qui s’étire au-delà de nos espérances (notre patience ?) et qui a un impact sur plusieurs facettes de notre vie ? Absolument! Une situation anormale provoque des émotions également anormales. Gardons cela en tête. Maintenant, au-delà de ce constat, que puis-je faire pour prendre soin de moi ? Deux choses. D’abord, en restant très sensible à deux attitudes qui peuvent avoir un impact important sur notre humeur: l’apathie et l’anhédonie . L’apathie c’est la difficulté à se mobiliser pour faire des tâches quotidiennes (passer la journée à ne rien faire, par exemple). L’anhédonie, c’est la perte graduelle de ma capacité à bien évaluer le plaisir ressenti (trouver que tout est plate). Comment puis-je rester à l’affût de ces deux manifestations ? Lorsque j’ai l’impression de ne pas avoir envie de faire quelques chose qui est déjà planifiée, je ne me fie plus à mon émotion et me force pour effectuer le comportement. Ainsi, si je sens que je n’ai pas envie d’aller courir un matin et que je me sens en forme physiquement, je force la sortie en y allant quand même. Ensuite, à mon retour, je me questionne sur le plaisir ressenti, sur une échelle de 1 à 10, 10 étant l’extase totale et 1 étant une visite chez le dentiste. À combien est-ce que j’évalue le plaisir ressenti avant l’activité et à combien est-ce que j’évalue le plaisir réellement ressenti après l’activité? Si j’évalue ma course à 3/10 et qu’au retour je constate que c’était plutôt un 7/10, c’est une belle victoire qui aura un impact positif sur le reste de ma journée ! Une stratégie payante est de développer une liste des activités qui vous font plaisir et de les saupoudrer dans vos semaines . Peu importe l’activité, lorsque le plaisir et la motivation plongent vers le bas, il devient très important de stimuler la production d’émotions positives. Pour ce faire, avoir une liste sous la main d’une vingtaine de suggestions (regarder un épisode d’une vieille série comique, jouer à un jeu vidéo, aller cueillir des légumes, bricoler, etc.) peut s’avérer fort utile. Les prochaines semaines seront objectivement difficiles et nous sommes tous encore un peu atteints par le printemps éprouvant que nous avons vécu. Dans un tel contexte, aussi bien être proactif et se préparer à prendre soin de notre moral avant qu’il ne dépérisse trop… SANTÉ & BIEN-ÊTRE
- AGENCES DE VOYAGE VENDRE DU REVE VRAIMENT
Le tourisme, un moteur économique mondial, a subi des pertes de 2000 milliards de dollars en 2020 et 2021. Découvrez la situation des voyagistes québécois à travers les témoignages de Moscou Côté et Éric Boissonneault de l'AAVQ. Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus. ISABELLE NEASSENS À PROPOS DE Article TOURISME: UN JEUNE ENTREPRENEUR FAIT VIVRE L’EXPÉRIENCE... Avec la pandémie, la Belle Province a revêtu ses plus beaux atours pour séduire ses habitants... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Article TOURISME: LES ENTREPRENEURS EN MODE SÉDUCTION Aux quatre coins du Québec, les entrepreneurs qui oeuvrent en tourisme ont repris leurs... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE Article TOURISME: LES HAUTS ET LES BAS D’UNE INDUSTRIE EN REDÉMARRAGE L’industrie touristique est parmi celles qui ont été les plus durement touchées par la COVID-19... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE ( Vous pouvez aussi Aimer ) « Le jour de la marmotte, version 4 ou 5 » « On ne sait même plus c’est la combientième fois, mais on s’en vient bon, lance à la dérision M. Côté. Le moral des troupes est vraiment au plus bas ». L’arrivée du variant Omicron est venue doucher les espoirs de l’automne. « De septembre à novembre, on était occupé, enfin… rappelle M. Boissonneault. Même si les consommateurs étaient frileux, ils avaient hâte de partir se détendre pour Noël et la relâche. C’est notre période la plus achalandée ; décembre à mars représentent 40 % de notre année ». Le 15 décembre, l’annonce du ministre fédéral de la Santé M. Jean-Yves Duclos, de reconsidérer et d’éviter (encore) tout voyage non essentiel a eu l’effet voulu, à la veille des Fêtes : « C’était une recommandation, et non une interdiction de voyager. Mais plusieurs ont annulé, se désole-t-il. Actuellement, ceux qui tiennent bon roulent à 5 ou 10 % tout au plus ». Pédaler dans le vide, fusionner ou fermer « Chaque fois, il faut défaire les factures, rappeler les clients pour annuler ou reporter, demander des remboursements pour les cartes de crédit, contacter les assureurs… on travaille en double, sans avoir été payé une seule fois, se fâchent les représentants de l’AAVQ. Et il faut qu’on paie l’employé qui a piloté le dossier avec les clients, et qui le rouvre pour tout fermer. Nous, on est payé qu’au départ des clients, à la commission. Avec les vols groundés , ça fait zéro, avec en plus des frais sur les bras ». Avant la crise, les agences de voyages québécoises employaient environ 11 000 conseillers et la valeur du marché se situait autour des 4,5 milliards de dollars. « 25 % des agences ont fermé, ainsi qu’un tiers des points de vente. Il y a eu des fusions, car certains ont dû se regrouper pour survivre, explique Éric. Pour aider celles-ci, le gouvernement a décidé de donner les permis gratuitement. « ce qui se passe en réalité, c’est que le permis est accroché au mur, l’agence est théoriquement ouverte, mais les heures d’ouverture sont temporairement indisponibles ». Aides et subventions pour ne pas se noyer Le Programme fédéral de relance pour le tourisme et l’accueil accorde jusqu’à 75 % de subventions pour les salaires et le loyer aux entreprises ayant subi des pertes de revenus de plus de 40 %. « C’était indispensable pour nous garder à flot », affirme M. Côté. Pour les entreprises les plus durement impactées, Québec a mis sur pied un financement d’urgence, le Programme d’Action Concertée pour les Entreprises (PACTE), volet Tourisme. « Nous avons fait du lobby auprès du ministre de l’Économie, M. Pierre Fitzgibbon, pour faire valoir notre point de vue. Et nous avons réussi. À ce jour, on est la seule province à recevoir un montant substantiel pour les agences de voyage, annoncent les deux acolytes fièrement. Ces prêts, en partie pardonnables, ont permis d’injecter des liquidités. Plusieurs ont pu éviter la faillite de justesse. Certes, ce sont encore des dettes, mais si c’est bien géré, c’est comme des subventions ». Conseiller en voyages, un métier plus qu’utile Faudra-t-il mettre les bouchées doubles pour redorer le métier et regagner la confiance des touristes ? « S’il est bien un point positif à cette crise, c’est que les gens ont compris, qu’au même prix qu’internet, un conseiller en voyages est vraiment un métier avec une valeur ajoutée, estime M. Boissonneault. Il y a eu une fausse perception selon laquelle les voyages en ligne sont moins chers, mais on est tous des grossistes, qui achetons un lot de forfaits, et en plus, on a la connaissance du terrain et des enjeux, et une relation personnelle avec le client que Expedia ou Booking n’ont pas ». « En ce moment, on gère les émotions des clients. Ils sont frustrés, enragés et mêlés. On passe du temps à répondre à leurs insécurités. On calme le jeu. On connaît les clauses d’assurance et les possibilités de remboursement, crédit ou rapatriement. On informe sur ce qui se passe réellement sur place, sur les destinations sécuritaires et sur les récentes mesures sanitaires. Étrangement, le Canada est parmi les pays les plus vaccinés, mais qui impose le plus de restrictions de voyage. Les Américains n’ont jamais cessé de voyager : ils ont appris à vivre avec le virus. On peut l’attraper ici ou ailleurs. Il y a de bons hôpitaux à l’étranger. Saviez-vous que certains croisiéristes offrent un retour en jet privé si vous êtes déclaré positif, que des chaînes hôtelières réservent des sections de plage et de restauration protégées ? » L’ AAVQ appelle à dédramatiser cette peur paralysante. Avec le temps, le monde s’ajuste et s’organise. Peut-être faudra-t-il désapprendre certaines choses pour continuer à rêver et sortir de notre bulle? AGENCES DE VOYAGE | VENDRE DU RÊVE, VRAIMENT ? 2022-01-18 ISABELLE NEASSENS 5 minutes Le tourisme, une filière qui regroupe l’hôtellerie, l’événementiel, la restauration, les loisirs, le transport et les agences de voyage, est un véritable moteur économique. « Le tourisme emploie une personne sur dix dans le monde et fait vivre des centaines de millions d’autres », rapporte Entonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU. Mais en 2019, cette industrie a été stoppée net dans sa croissance ininterrompue depuis des décennies. Les pertes essuyées en 2020 sont similaires à celles de 2021 : 2000 milliards de dollars, estime l’Organisation mondiale du tourisme. Tous les acteurs en ont payé les frais. Nous avons parlé de la situation des voyagistes québécois à Moscou Côté et Éric Boissonneault, président et vice-président de l’ Association des agences de voyage du Québec (AAVQ). PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE
- pourquoi personne ne veut plus faire denfants
Les berceaux se vident partout dans le monde. En France, au Québec, en Corée du Sud... Même les politiques les plus généreuses n'y changent rien. La vraie raison ? Nos priorités ont changé. Henkel Média est une plateforme numérique dédiée à inspirer la communauté d’affaires et à offrir des solutions aux défis actuels. Nous mettons en lumière des acteurs clés du milieu des affaires en racontant leurs histoires et en faisant rayonner leur savoir-faire. Engagés à promouvoir des pratiques plus humaines, responsables et inclusives, nous soutenons ceux qui osent faire une différence et aspirons à laisser une empreinte positive sur l'ensemble de l'écosystème professionnel. HENKEL À PROPOS DE Chronique RÉALISER UN PROJET DE RÉNOVATION POUR AIDER LES ENFANTS Depuis mon jeune âge, j’ai toujours admiré les personnes qui ont rendu ce monde ... LIRE AFFAIRES & ÉCONOMIE Videos NADIA: MA FAMILLE, MON ÉQUILIBRE La gratitude. C’est le sentiment qui habite l’esprit de ... LIRE SOCIÉTÉ & CULTURE ( Vous pouvez aussi Aimer ) Imaginez une école transformée en refuge pour chats. Des garderies reconverties en maisons de retraite. Des fabricants de lait pour bébés qui vendent maintenant des smoothies aux seniors. Ce n'est pas de la science-fiction, c'est la réalité en Corée du Sud aujourd'hui [1]. Avec seulement 0,75 enfant par femme, la Corée détient le record mondial de la faible natalité. Mais elle n'est pas seule. La France vient d'enregistrer son taux le plus bas depuis 1918 : 1,62 enfant par femme [2]. Au Québec, c'est encore pire avec 1,33 enfant par femme [3]. Même la Chine, le Brésil et les États-Unis sont passés sous la barre fatidique de 2,1 enfants par femme - le minimum pour renouveler une population. Les chiffres qui font peur Les statistiques donnent le vertige. En France, 663 000 bébés sont nés en 2024, soit 21% de moins qu'en 2010 [4]. Au Québec, l'âge moyen pour avoir son premier enfant est passé de 27 ans en 1976 à 30 ans aujourd'hui [5]. Et ce n'est que le début : selon l'ONU, les deux tiers de la planète vivent déjà dans des régions où on fait moins d'enfants qu'il n'en faut pour maintenir la population [6]. En Corée du Sud, si la tendance continue, chaque génération ne représentera qu'un tiers de la précédente. Concrètement, ça veut dire qu'un pays de 51 millions d'habitants pourrait se retrouver avec 17 millions dans 30 ans. "C'est trop cher !" La première explication qui vient à l'esprit, c'est l'argent. Et c'est vrai que les chiffres font mal. Élever un enfant jusqu'à 25 ans coûte 264 000 euros en France - soit le prix d'un appartement [7]. Au Canada, c'est 300 000 dollars jusqu'à 17 ans seulement [8]. Une récente enquête de l'ONU auprès de 14 000 personnes dans 14 pays confirme cette réalité [9]. En Corée du Sud, 58% des gens citent l'insécurité financière comme frein principal. Même en Suède, pourtant réputée pour ses aides sociales, ils sont encore 19% à s'inquiéter de l'argent. Mais attention : contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas juste une question de revenus. Même les couples aisés font moins d'enfants qu'avant. Le problème est plus profond. Les femmes ont d'autres projets La vraie révolution, c'est l'émancipation des femmes. Aujourd'hui, elles font des études, ont des carrières, voyagent. Avoir des enfants à 20 ans ? Très peu pour elles. Au Québec, 56% des bébés naissent maintenant de couples en union libre, pas mariés [10]. Les femmes ne se sentent plus obligées de suivre le schéma traditionnel. Le problème, c'est que malgré tous les discours sur l'égalité, ce sont encore elles qui s'occupent principalement des enfants. Cette "double journée" - boulot le jour, enfants le soir - en décourage plus d'une. Comme le dit Sophie, 35 ans, cadre à Montréal : "Même avec 100 000 dollars, je n'aurais pas eu un quatrième enfant. Je voulais retourner au travail." L'angoisse du futur Une nouvelle peur s'ajoute : l'écoanxiété. 19% des gens interrogés par l'ONU citent le changement climatique comme raison de ne pas avoir d'enfants [11]. "Pourquoi mettre un enfant au monde s'il va vivre l'apocalypse climatique ?" se demandent beaucoup de jeunes. Cette angoisse dépasse l'environnement. Guerres, crises économiques, instabilité... L'avenir semble incertain. Avoir des enfants, c'est faire un pari sur l'avenir. Un pari que beaucoup ne veulent plus prendre. Les gouvernements paniquent (et se trompent) Face à cette situation, les politiques sortent l'artillerie lourde. En Chine, des fonctionnaires appellent les femmes pour connaître leur cycle menstruel [12]. En Turquie, on interdit les césariennes non médicales. En Hongrie, les mères de deux enfants ne paient plus d'impôts. Résultat ? Ça ne marche pas. L'exemple du Québec est parlant : en 1988, le gouvernement offrait jusqu'à 8 000 dollars pour un troisième enfant. "Ça marche un petit bout de temps, puis les gens reviennent à leurs habitudes", explique Sophie Mathieu, spécialiste des politiques familiales [13]. Pourquoi ces mesures échouent-elles ? Parce qu'elles ne s'attaquent pas au vrai problème. Donner de l'argent, c'est bien. Mais si les crèches manquent, si les horaires de travail sont impossibles, si les femmes doivent choisir entre carrière et famille, ça ne sert à rien. Ce qui marche vraiment Les pays qui s'en sortent le mieux ne misent pas sur les primes, mais sur la qualité de vie. La Suède, par exemple, offre des congés parentaux partagés entre père et mère, des crèches abordables, des horaires flexibles. Résultat : seulement 19% des Suédois s'inquiètent de l'argent pour avoir des enfants, contre 58% en Corée du Sud [14]. Mais même la Suède ne remonte pas vraiment sa natalité. Pourquoi ? Parce que le problème dépasse les politiques publiques. Nos modes de vie ont changé. Nos priorités aussi. Une révolution silencieuse Ce qu'on vit, c'est une révolution des mentalités. Avant, avoir des enfants était automatique, obligatoire même. Aujourd'hui, c'est un choix. Et ce choix, beaucoup le reportent ou y renoncent. Les nouvelles générations veulent d'abord voyager, faire carrière, profiter de la vie. Elles ne voient plus la parentalité comme un passage obligé vers l'âge adulte, mais comme une option parmi d'autres. Une option coûteuse, contraignante, et pas forcément épanouissante. Cette transformation reflète aussi une élévation des standards. Nos grands-parents se contentaient de nourrir et habiller leurs enfants. Nous, on veut leur offrir le meilleur : écoles privées, activités extra-scolaires, voyages éducatifs... Le "coût" d'un enfant a explosé, pas seulement financièrement, mais aussi en temps et en énergie. L'immigration, solution miracle ? Face à cette réalité, certains pays misent sur l'immigration. Au Québec, 40% des nouveau-nés ont déjà au moins un parent né à l'étranger [15]. C'est trois fois plus qu'en 1980. L'immigration compense en partie la baisse de natalité, mais elle soulève d'autres questions sur l'identité et l'intégration. Et maintenant ? Faut-il paniquer ? Pas forcément. Cette transition démographique peut aussi être vue comme une chance. Moins d'enfants, mais mieux éduqués et accompagnés. Des sociétés plus durables, moins consommatrices de ressources. Le défi, c'est d'adapter nos systèmes à cette nouvelle réalité. Repenser les retraites, optimiser la productivité, mieux intégrer les immigrés. Et surtout, arrêter de culpabiliser ceux qui choisissent de ne pas avoir d'enfants. Comme le souligne le rapport de l'ONU : "Les gens veulent des enfants, mais disent que les conditions ne sont pas bonnes" [16]. Le problème n'est pas un rejet de la parentalité, mais l'inadéquation entre nos aspirations et nos réalités. Conclusion : accepter le changement La baisse de la natalité dans les pays riches n'est ni une crise temporaire ni un caprice de jeunes égoïstes. C'est le reflet d'une société qui a évolué, où l'autonomie individuelle prime sur les injonctions collectives. Plutôt que de forcer les gens à faire des enfants, mieux vaut créer les conditions pour que ceux qui le souhaitent puissent le faire sereinement. Crèches accessibles, horaires flexibles, partage équitable des tâches domestiques, soutien aux familles... Voilà les vraies solutions. Car au final, la question n'est pas de savoir combien d'enfants nous faisons, mais dans quelles conditions nous les élevons. Et sur ce point, il y a encore du travail. Sources [1] Radio-Canada, "Les taux de natalité sont en chute libre", juin 2025 [2] INSEE, "Bilan démographique 2024", janvier 2025 [3] Institut de la statistique du Québec, "Naissances et fécondité", mai 2025 [4] INSEE, op. cit. [5] Institut de la statistique du Québec, op. cit. [6] INED, "Baisse massive de la fécondité mondiale", janvier 2024 [7] Capital, "Avoir un enfant coûte aussi cher qu'un appartement", mars 2025 [8] Les Affaires, "Coûts associés à l'arrivée des enfants", mai 2025 [9] UNFPA, "La véritable crise de la fécondité", juin 2025 [10] Institut de la statistique du Québec, op. cit. [11] UNFPA, op. cit. [12] Radio-Canada, op. cit. [13] Ibid. [14] UNFPA, op. cit. [15] Institut de la statistique du Québec, op. cit. [16] UNFPA, op. cit. Pourquoi personne ne veut plus faire d'enfants ? 2025-10-09 HENKEL 6 minutes Les berceaux se vident partout dans le monde. En France, au Québec, en Corée du Sud... Même les politiques les plus généreuses n'y changent rien. La vraie raison ? Nos priorités ont changé. PARTAGEZ: Facebook X (Twitter) WhatsApp LinkedIn Copier le lien À PROPOS DE L’AUTEUR(E) SANTÉ & BIEN-ÊTRE











