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Une révolution née en Estonie
Lancée au début des années 2000, Skype n’était au départ qu’une petite start-up estonienne avec une idée audacieuse : permettre aux gens de se parler gratuitement, en audio et en vidéo, d’un bout à l’autre du monde. À une époque où les appels internationaux étaient exorbitants, où le smartphone n’existait pas encore, Skype était tout simplement en avance sur son temps.
Pour les particuliers, c’était un outil de lien : les histoires d’amour à distance, les familles séparées, les jeunes expatriés pouvaient rester connectés. Dans le monde professionnel, Skype a posé les bases de la visioconférence et, indirectement, du télétravail tel qu’on le connaît aujourd’hui.
Quand Skype est devenu un verbe
Le succès de Skype ne se mesure pas seulement en millions d’utilisateurs, mais en langage. Comme « googler », « skyper » est devenu un verbe. Une rareté dans l’histoire de la tech. Pendant plus d’une décennie, Skype a incarné l’idée même de la communication numérique simple et gratuite.
Mais les temps changent…
Puis sont venus les rivaux. Zoom, FaceTime, Messenger… tous plus agiles, plus modernes, plus réactifs. Et paradoxalement, c’est Microsoft, l’acquéreur de Skype en 2011, qui a précipité son déclin. En misant sur Teams — sa plateforme de communication professionnelle intégrée à Office — l’entreprise a fini par cannibaliser son propre produit.
Skype est resté là, figé dans une interface familière mais vieillissante, alors que ses concurrents multipliaient les innovations. Filtrage audio par IA, arrière-plans dynamiques, traduction instantanée, résumés de réunion automatiques… Skype, lui, s’est assoupi.

La visio du futur ne sera plus "skypée"
Aujourd’hui, les plateformes de visioconférence ne se contentent plus de transmettre son et image. Elles proposent une expérience enrichie par l’intelligence artificielle. Et demain ? Ce sont les hologrammes qui prendront le relais. Google y travaille. HP, de son côté, prévoit de commercialiser « Starline » : une technologie permettant de voir son interlocuteur en 3D, avec un réalisme bluffant.
Dans ce nouveau monde de l’ultra-présence virtuelle, Skype ressemble à une carte postale dans un océan de vidéos immersives.
Une fin sans fracas, mais avec respect
Microsoft a discrètement annoncé la fermeture de Skype. Pas de grande cérémonie. Pas d’effet d’annonce tonitruant. Juste une décision logique, attendue, presque silencieuse.
Et pourtant, Skype mérite plus qu’un simple communiqué. Il mérite un hommage. Parce qu’il a transformé notre manière de communiquer. Parce qu’il a aboli des distances, changé des vies, lancé des carrières à distance, maintenu des familles unies. Parce qu’il a été là bien avant la pandémie, bien avant les réunions Zoom, bien avant le travail hybride.
Ce qu’il nous reste ? Une sonnerie.
Une sonnerie devenue culte. Quelques souvenirs d’appels émus, de caméras floues, de connexions hésitantes mais réconfortantes. Skype ne sera peut-être plus jamais installé sur nos ordinateurs, mais il restera, à sa manière, dans notre mémoire collective.
Adieu Skype. Merci pour tout.
Adieu Skype : Fin de transmission pour une icône de la communication numérique
2025-05-10
HENKEL
5 min





