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La mission de l'Institut du cancer de Montréal

L’ICM occupe une place stratégique : accélérer les découvertes pour sauver des vies

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THE HOSPITAL IS SICK | “OUR MANDATE IS TO PROVIDE SERVICES..


While the public health network, weakened for years, continues...

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Dans une chambre d’hôpital du CHUM, un patient atteint d’un cancer de la tête et du cou reçoit son plan de traitement. Les données médicales, génétiques, d’imagerie et les observations cliniques peuvent désormais nourrir des outils d’intelligence artificielle capables d’aider son équipe à mieux prédire l’efficacité d’un traitement et à personnaliser la suite de son parcours. 


Ailleurs, dans un bloc opératoire, un autre patient sort d’une chirurgie thoracique sans cicatrice externe. Le robot qui l’a opéré est passé par sa bouche.


Plus loin encore, une personne atteinte d’un mélanome avancé participe à un essai clinique qui combine immunothérapie et transplantation de microbiote fécal, une approche issue d’une découverte récompensée par l’une des plus hautes distinctions scientifiques d’Europe.


Trois patients. Trois traitements de pointe. Une même réalité, souvent invisible.


Derrière chacune de ces innovations, il y a des chercheurs et des oncologues du Centre de recherche du CHUM qui font avancer la science et les soins. Et, depuis 1947, un Institut qui leur donne les moyens d’aller plus loin : l’Institut du cancer de Montréal. 


L’Institut qu’on ne voit jamais


Fondé en 1947 par le pathologiste Louis-Charles Simard, l’Institut du cancer de Montréal (ICM) regroupe aujourd’hui plus de 30 chercheurs membres affiliés au CRCHUM. Au cours des cinq dernières années, ces chercheurs ont publié plus de 500 articles scientifiques dans les plus grandes revues du monde, faisant de l'Institut l’un des piliers de l’oncologie de précision au Québec.


L’Institut, lui, ne remplace pas le travail des chercheurs et des cliniciens. Il leur donne des moyens. 

Concrètement : il transforme des idées prometteuses en percées réelles. Il accélère les découvertes qui peuvent sauver des vies. Il donne aux chercheurs les moyens de leurs ambitions, en finançant des projets, en soutenant la relève et en contribuant à l’acquisition d’équipements spécialisés. 


L’exemple le plus parlant ? En 2026, 18 équipes du CRCHUM ont obtenu plus de 19 millions de dollars en subventions des Instituts de recherche en santé du Canada. Parmi elles : la Dre Houda Bahig, pour un projet utilisant l’intelligence artificielle et les données multiomiques,  c’est-à-dire plusieurs couches d’informations biologiques, comme les gènes, les protéines ou les molécules présentes dans le corps afin de mieux prédire l’efficacité des traitements dans les cancers de la tête et du cou. Gerardo Ferbeyre, également directeur scientifique de l’Institut pour ses travaux sur la sénescence cellulaire. Et le Dr Bertrand Routy, pour ses recherches sur le microbiome et la réponse à l’immunothérapie.


Ces montants ne tombent pas du ciel. Ils s’appuient sur des équipes, des infrastructures, des données, des plateformes technologiques et des années de travail patient. C’est dans cette chaîne que l’Institut joue un rôle déterminant : créer les conditions pour que les idées prometteuses deviennent des projets solides, puis des avancées réelles.


C’est ça, soutenir la recherche. C’est invisible. Et c’est essentiel.


Voici quatre histoires qui le montrent.


L’IA qui apprend à personnaliser les traitements


La Dre Houda Bahig, MDCM, Ph. D.,  est radio-oncologue au CHUM, chercheuse au CRCHUM depuis 2019 et co-directrice du Laboratoire d’innovation en radio-oncologie (LIRO). Sa spécialité : les cancers de la tête et du cou, ainsi que les cancers du poumon ; deux familles parmi les plus difficiles à traiter sans atteindre des fonctions vitales : manger, parler, respirer.


Deux patientes ou patients atteints du même cancer peuvent recevoir exactement le même traitement et vivre des parcours opposés. L’un termine sa cure sans difficulté. L’autre développe des effets secondaires qui changent durablement sa qualité de vie. Pourquoi ?


Pour s’attaquer à cette question, la Dre Bahig s’est entourée d’un ingénieur spécialisé en intelligence artificielle : Samuel Kadoury, professeur titulaire à Polytechnique Montréal, chercheur au CRCHUM et titulaire d’une Chaire de recherche du Canada en imagerie médicale et interventions assistées.


Ensemble, leur équipe développe des outils capables de croiser l’imagerie, les données cliniques et les informations multiomiques pour mieux prédire la réponse aux traitements et aider à choisir la meilleure stratégie pour chaque personne.


L’objectif n’est pas de remplacer le jugement médical. C’est de donner aux équipes soignantes une lecture plus fine du cancer, du patient, de sa biologie, et de ce que le traitement risque de provoquer.


En 2026, la Dre Bahig a obtenu un financement de 707 626 $ sur trois ans des Instituts de recherche en santé du Canada pour le projet ADVANCE, qui vise à développer et valider une nouvelle approche fondée sur l’intelligence artificielle pour prédire l’efficacité du traitement dans les cancers épidermoïdes de la tête et du cou, à partir de données multiomiques.


Mais avant cette reconnaissance pancanadienne, il y a une trajectoire. Et cette trajectoire s’est construite dans l’écosystème CHUM–CRCHUM–Université de Montréal–Polytechnique, dont l'Institut est un pilier silencieux. Sans cet écosystème, ni la collaboration médecin–ingénieur, ni la maturation du laboratoire LIRO n’auraient été possibles.


Le robot qui opère par la bouche


À quelques étages, le Dr Moishe Liberman, M.D., Ph. D., F.A.C.S., FRCSC,  a passé treize ans à apprendre à un robot à entrer dans un poumon par la bouche.


En mars 2023, dans un bloc opératoire du CHUM, son équipe a retiré une tumeur cancéreuse d’un poumon avec un robot conçu au Québec, guidé par les voies respiratoires jusqu’à la masse. Pas d’ouverture du thorax. Pas de cicatrice externe. Une première en Amérique du Nord pour ce type d’intervention.


Pour la personne sur la table d’opération, ça change tout. Au lieu des semaines de convalescence imposées par une chirurgie thoracique classique, ce type d’intervention se conclut souvent par un retour à la maison le lendemain. Une intervention qui ne déraille pas le quotidien pendant des mois. 


Le Dr Liberman dirige le programme multidisciplinaire de chirurgie robotique, endoscopique et mini-invasive du CHUM, dont il est le directeur médical inaugural. Depuis son arrivée en 2009 au CHUM , il a participé à plus de 60 essais cliniques en chirurgie thoracique et contribué à près de 170 publications scientifiques ; l’un des programmes thoraciques les plus actifs au pays.


Treize ans. Soixante essais. Cent soixante-dix publications. Cette densité-là n’existe pas sans une chaîne de soutien institutionnel longue et patiente. C’est exactement ce que vient appuyer un Institut comme l’Institut du cancer de Montréal  : la durée nécessaire à la maturation d’un programme de recherche.


La question qui hante l’oncologie


L’IA prédit. Le robot opère. Mais une question demeure : comment comprendre les mécanismes profonds qui permettent à la maladie d’apparaître, de progresser ou de résister ?


C’est l’une des questions au cœur des travaux de Gerardo Ferbeyre, Ph.D., responsable de l’axe Cancer au CRCHUM et directeur scientifique de l’Institut du cancer de Montréal. Ses recherches portent notamment sur la sénescence cellulaire, un mécanisme qui peut freiner la division des cellules, mais dont les dérèglements peuvent aussi jouer un rôle dans l’évolution du cancer.


En 2026, il a obtenu 1 028 925 $ sur cinq ans des IRSC pour étudier le rôle de la chromatine non codante dans ce processus.


Ce type de recherche ne promet pas une solution immédiate. Il fait quelque chose de plus fondamental : comprendre les mécanismes profonds du cancer pour ouvrir la voie aux traitements de demain.


Un travail patient, qui demande des années ; et un cadre institutionnel pour les soutenir.


Le prix presque-Nobel et son origine montréalaise


En 2018, le Dr Bertrand Routy, hémato-oncologue au CHUM et co-directeur du Centre du microbiome de l’hôpital, a co-signé un article dans la revue Science démontrant qu’un microbiote intestinal sain peut renforcer l’efficacité de l’immunothérapie contre certains cancers ; alors que les antibiotiques, en réduisant la diversité du microbiote, peuvent en altérer l’effet.


Ce n’est pas resté théorique. Son équipe a mené un essai clinique de phase 1 sur 20 patientes et patients atteints de mélanome de stade 4. Le protocole : combiner l’immunothérapie classique avec une transplantation de microbiote fécal. Résultat : une augmentation d’environ 20 % de l’efficacité du traitement.


Vingt pour cent. Dans un article scientifique, ce chiffre tient en une ligne. Pour une personne atteinte d’un cancer avancé, il peut représenter autre chose : une option de plus, une réponse possible, une porte qui n’était pas ouverte jusque-là.


En 2025, le Dr Routy a reçu pour ces travaux le prix BIAL en biomédecine, aux côtés d’un consortium international de 48 chercheurs. Parmi les coauteurs du travail primé figure également Meriem Messaoudene, dont les recherches contribuent à mieux comprendre le rôle du microbiome dans la réponse aux traitements contre le cancer.  Doté de 350 000 euros, ce prix de la Fondation BIAL au Portugal est l’une des plus hautes distinctions européennes en recherche biomédicale ; et il est parfois qualifié de précurseur du Nobel.


Une médecine où ce qu’on a dans l’estomac influence ce qu’on a dans la tumeur. Personne n’aurait imaginé ça il y a quinze ans. Et au cœur de cette transformation : une équipe de recherche montréalaise, portée par le Dr Routy, Meriem Messaoudene et leurs collaborateurs, au sein d’un écosystème que l’Institut du cancer de Montréal soutient depuis 1947. 


Ce type d’avancée rappelle aussi que la recherche contre le cancer ne repose jamais sur une seule personne. Elle naît d’un dialogue constant entre oncologues, chercheurs, équipes cliniques et scientifiques de laboratoire. L’Institut intervient précisément à cet endroit : en donnant à ces équipes les moyens, le temps et l’environnement nécessaires pour transformer une découverte prometteuse en progrès réel pour les patients. 


La moitié invisible de chaque avancée


Reprenons les trois patients du début.


Ils ne se rencontreront probablement jamais. Ils ne sauront probablement jamais que les outils, les équipements et les protocoles qui structurent leurs soins sont le fruit d’une chaîne entière : chercheurs, oncologues, équipes cliniques, plateformes technologiques, partenaires institutionnels et années de recherche.


Dans cette chaîne, l’Institut du cancer de Montréal joue un rôle discret, mais essentiel. Il soutient les équipes, finance des projets, contribue à l’acquisition d’équipements spécialisés et accompagne la recherche sur la durée.


Il ne remplace pas les chercheurs. Il ne se substitue pas aux médecins. Il leur donne les moyens d’aller plus loin.

C’est la moitié invisible de chaque avancée contre le cancer à Montréal.


Et c’est cette moitié-là qui dépend du soutien du public.


Seules la recherche et la prévention mèneront à la victoire sur le cancer.


La recherche d’aujourd’hui, c’est le traitement de demain.


Faire avancer la recherche scientifique et technologique en oncologie, du laboratoire au lit du patient.


L’Institut du cancer de Montréal concentre ses efforts sur les projets les plus porteurs : immunothérapie, médecine de précision, intelligence artificielle biomédicale, microbiome, technologies de détection précoce et prévention.


En dotant les meilleurs chercheurs du Québec des ressources nécessaires, l’Institut du cancer de Montréal transforme les découvertes en solutions concrètes, applicables dans le système de santé public. Parce que les découvertes faites ici ont le pouvoir de transformer l’oncologie au-delà de nos frontières.


icm.qc.ca 

Soutenir la recherche d’ici


Sources et références


Institut du cancer de Montréal — Fondation, chercheurs, financement


Dre Houda Bahig — IA et radiothérapie

Samuel Kadoury — IA pour l’imagerie médicale

Dr Moishe Liberman — Chirurgie robotique et essais cliniques thoraciques

Dr Bertrand Routy — Microbiome intestinal et immunothérapie

Derrière les grandes percées contre le cancer à Montréal, l’Institut qu’on connaît mal

2026-06-10

HENKEL

5 minutes

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IA qui aide à prédire l’efficacité des traitements, robots qui opèrent par la bouche, bactéries intestinales qui renforcent l’efficacité de l’immunothérapie : derrière ces avancées, il y a des chercheurs, des oncologues et des équipes cliniques qui repoussent les limites du traitement du cancer. Et, depuis 1947, un Institut qui les soutient dans l’ombre : l’Institut du cancer de Montréal.

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